‹ Le premier chapitre de la GenèseChapitre 21 sur 31 · SEPTIÈME LECON · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LECON

11. Et Dieu dit : Que la terre pousse son jet, de l’herbe portant semence , et des arbres fruitiers portant du fruit selon leur espèce, qui aient leur semence en eux-mêmes sur la terre; et ainsi fut.

12. La terre donc produisit son jet, de l'herbe portant semence selon son espèce et des arbres portant des fruits qui avaient leur semence en eux-mêmes selon leur espèce.

43. Ainsi fut le soir, ainsi fut le matin. Ce fut le troisième jour.

14. Puis Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux , pour séparer la nuit d'avec le jour, et qu’ils servent de signes et pour les saisons , et pour les jours, et pour les années ;

45. Et qu'ils soient pour luminaires dans l'étendue des cieux, afin de luire sur la terre. Et ainsi fut.

Nous dûmes interrompre, dimanche dernier, notre histoire de la création au moment de l’œuvre la plus éclatante du troisième jour; je veux dire à lapparition sur la terre du peuple miraculeux des plantes. C’est le sujet qui va nous occuper d’abord aujourd’hui,

avant que nous passions à l’œuvre du quatrième jour, où Dieu concentra la Iumière autour du soleil et des étoiles, pour séparer la nuit d'avec le jour et pour mesurer le temps. Oh! que Dieu nous donne des cœurs bien disposés pour étudier avec recueillement ces œuvres magnifiques! — Je commence par votre premier verset. |

Puis Dieu dit : Que la terre pousse son Je.

Remarquez bien, je vous prie, ces mots :

Puis Dieu dit. — Toutes ces œuvres étonnantes qui se déroulent avec tant d'éclat devant nos yeux, n’allez pas croire, avec ces esprits soi-disant philosophes, qu’elles se fassent toutes seules et par la simple action des lois de la nature une fois constituées.

N’allez pas imaginer que la lumiere, l’atmosphère, les plantes, les poissons, les oiseaux, les reptiles et l’homme lui-même, soient soris tout naturellement de la terre ou des eaux comme la fumée monte au ciel, comme une pierre tombe au fond de l’eau , comme un oiseau sort de son œuf, par le seul travail des éléments et par la seule puissance des règles blablies au commencement du monde. Non,

Dreu or : voilà la cause. véritable de toutes choses. Tous ces changements, toutes ces créations nouvelles, s’opérent par la toutepuissance de-sa parole. — Dieu dit, «et la » chose a son être. » — « Dieu dit : Lumière » soit, et la lumière fut. » — Dieu dit : Que la terre pousse son jet, ei la terre poussa son jet.

Ah! chers enfants , rappelez-vous toujours cette toute-puissance de la Parole de Dieu lorsque vous lisez la Bible et lorsque vous priez. Répétez-vous toujours que ceite Parole est puissante, toute-puissante. Oh oui!

qu’elle le soil sur nôtre âme, Ô mon Dieu, pour que celte âme si malade et si faible soit véritablement convertie et sauvée ! « Seigneur » Jésus , » te dirai-je comme ce capitaine de PEvangile, « Seigneur Jésus, dis seulement » une parole et ton serviteur sera guéri! »

Seigneur, je voudrais tant être un vrai chrétien ; je voudrais tant être une vraie chrétienne ; je voudrais tant l'aimer , te suivre et ne plus toffenser ! Seigneur, « dis seulement une parole! » dis que je sois ainsi et je le serai; dis que la lerre pousse son jet, et la terre produira son jet! — Mais je continue,

Puis Dieu dit : Que la terre produise des plantes portant leur semence et des arbres portant du fruit selon leur espèce, ayant chacun sa semence en lui-même. Et il en fut ainsi. Et Dieu vit que cela était bon.

Que cela était bon : cest pour dire que cela était suffisant et magnifique, parfait en beauté, parfait en utilité, parfait en richesse, parfait en fécondité, parfait en perpétuité , parfait en variélé et en immensité. Des plantes et des arbres qui vivent; des arbres qui ont leur semence en eux-mêmes, leur semence pour revivre de génération en génération, de siècle en siècle jusqu’à la fin du monde! Y avez-vous assez réfléchi ?

Avez-vous pensé à ce que c’est que la vie ?

car C’est alors que la vie paraissait pour la première fois sur la terre. L'air, les vents et les tempêtes n’ont point de vie; la mer, Île sec, les monts, les vallées, les volcans et leurs laves coulantes n’avaient point de vie ; un gaz n’a point de vie. Mais un arbre, une plante. ont déjà la vie, bien qu’ils n’aient pas encore la pensée. En effet, voyez cette plante qui naît, qui sort de sa graine comme

un oiseau sort de son œuf. Elle perce le sol, elle grandit, elle se nourrit des sucs de la terre par les cent bouches de ses racines; elle boit par ses feuilles l’air et la rosée des cieux, elle exhale fidèlement ses parfums délicieux. On s’est même assuré qu’elle aspire et qu’elle respire, qu’elle dort la nuit et qu’elle veille le jour. Une séve vivifiante circule dans ses vaisseaux comme le sang dans nos veines ; elle engendre ses petits, et les enfants qui naissent d'elle chaque année en grand nombre ressemblent à leur mére et en engendreront d’autres.

Je vous parlais dimanche des rochers qui s'étaient déposés au fond des mers pour former la croûte de la terre; des gaz qui s'étaient dégagés au deuxième jour pour former l’atmosphère; du sec qui avait surgi le troisième jour à la surface des eaux, et des profondeurs qui s'étaient abaissées pour recevoir l'assemblage des mers. On pouvait dire, dans un certain sens, que tout cela s’était formé seul par l’action des feux, des eaux, des gaz et de tous les éléments, travaillant les uns sur les autres sous l'empire des lois données dès le commencement à la nature. Mais ici, quelle difté-

rence! Ce n’est plus un déploiement * ce n’est plus seulement une transformation ; c’est une création, c’est une vie. Un cèdre, un tulipier, un sycomore, un rosier, un narcisse, une jacinthe, un lis, ont-ils pu sortir tout seuls de la boue de la terre, avec leurs bulbes, leurs racines aux cent bouches, leurs tissus cellulaires, leurs séves et leurs moelles, avec leurs feuilles aux cent pores, avec leurs bourgeons, leurs fleurs magnifiques et leurs fruits délicieux ?

On a vu récemment des hommes de science, comme sir James Hall et d’autres, qui, dans leurs laboratoires, en prenant de la craie, de la silice, des matières végétales, sont parvenus, sous une forte chaleur et une puissante pression , à imiter les roches de la nature, à fabriquer du marbre comme celui de nos montagnes , de la houille comme celle qu’on brüle dans nos foyers, des silicates cristallisés comme les granites de nos Alpes, et même, avec du charbon, de petits fragments d’un diamant tel que celui qu’on cherche dans la lerre. Mais est-il un chimisie qui puisse faire une plante, une plante vivate , une herbe seulement, une hysope, une mousse

croissant sur la muraille, un fraisier, un bluet, une marguerite des champs ?

On a rassemblé dernièrement aux grandes expositions de Londres et de Paris toutes les merveilles de Part humain ; mais tous les savants de Punivers et tous les industriels, travaillant ensemble pendant mille ans, pourraient-ils composer un grain de blé vivant, un grain de pavot vivant, un grain contenant en germe, dans son intérieur, 10,000 plantes de blé, 100,000 millions de plantes de blé, ou 100,000 millions de plantes de pavot se succédant d'ici jusqu’à la fin du monde ? — Ceci me ramène à votre verset 12. Relisons ce versel.

La terre donc produisit son jet, savoir, des plantes portant leur semence et des arbres portant des fruits qui avaient leur semence en eux-mêmes.

Ah! mes amis, il faut ici nous écrier avec le Psalmiste : «O que tes œuvres magnifiques, » mon Dieu, sont en grand nombre! Tu les » as toules faites avec sagesse! » O puissance de mon Dieu! O sagesse de mon Dieu!

O richesse dé mon Dieu! O bonté de mon Dieu !

Je dis d'abord : bonté de mon Dieu! Voyez comme elle éclate déjà dès le troisième jour, sur cette terre qu’il prépare à nous recevoir. Voyez ces plantes portant semence. Il aurait pu faire que notre demeure contint simplement ce qui élait nécessaire pour nous loger et nous nourrir ; que, parexemple, nos aliments sortissent sur la surface de la terre sans apparence et sans beauté , comme y viennent les truffes; ou même simplement que la poudre de la terre toute nue convint à notre estomac, de la même manière qu'un homme qui a soif se baisse vers un ruisseau et prend dans le creux de sa main une gorgée d’eau qui le désaltère ; ou il aurait pu faire qu’un homme, quand il à faim, n’eüt qu’à se baisser pour prendre dans le sol une poignée de nourriture et la mettre dans sa bouche, comme nous ferions d’une poignée de sucre. Mais non; il a voulu nous nourrir par un miracle de tous les jours, le miracle du pain sortant chaque année des sillons de nos champs, afin de nous crier tous les jours : «C’est Dieu, c’est Dieu qui te nourrit! » Bien plus, il à voulu que notre demeure fût charmante et magnifique. Il a voulu faire pour nous y recevoir, comme ferait

— 137 — à Genève une tendre mère attendant pour demain dans sa maison le retour, après une longue absence , d’un fils chéri ou d’une fille bienaimée. Oh ! comme elle prépare sa demeure !

Oh! comme elle se plaît à orner la chambre aujourd’hui si chère où son enfant reposera demain ! Il faut que tout dans cette heureuse demeure exprime sa tendresse et sa joie ! Voyez-vous ces bouquets dans toutes les salles ? voyez-vous ces festons de verdure, ces guirlandes à toutes les portes ? voyez-vous ces parquets jonchés de fleurs ? Eh bien! c’est ainsi qu’a fait pour nous notre bon Pere céleste : il a paré ce monde comme pour un jour de fête ; il a voulu qu’en tous lieux, sur les monts, dans les vallées, dans les îles de la mer, ses œuvres nous redissent son amour. Vousle voyez : la terre est un tapis de verdure ; c’est un jardin de fleurs, c’est un Eden : les arbres y sont couronnés.de guirlandes odorantes ou chargés de fruits délicieux. La fraicheur relioieuse des forêts, le charme attendrissant des vergers et des prairies, ces parquels émaillés de marguerites, d’œillets, d’anémones , de pervenches et de toute cette riante assemblée des fleurs dont la plus simple encore, si vous

As —

la regardez de près, est mieux vêtue que la reine Victoria ou que limpératrice Eugénie au jour de leur couronnement; toutes ces touchantes magnificences de la campagne ne nous répètent-elles pas en chœur : « Célébrez PE- » ternel, car il est bon, etsa bonté dure à tou- » Jours ?» N’avez-vous pas lu ce trait du fameux voyageur Mungo-Park ? C'était dans le jour le plus douloureux de son voyage en Afrique. Il élait seul, harassé, haletant , désespéré : il se croyait perdu. Couché par terre dans une solitude ardente, il pensait à rendre l’âme loin de Sa tendre mère et de tous les siens, quand dans l’herbe presque sèche il aperçut une petite anémone, pleine de fraicheur et de grâce, sorlie de celte terre brülée et déserte. À cette simple vue, plein d’une émotion soudaine , il se rappela tout d’un coup qu’il y a dans les cieux un Dieu créateur, tout-puissant , tout présent, tout miséricordieux,, dont les œuvres proclament encore la magnificence et la fidélité jusque dans les brülantes solitudes de l'Afrique. Alors il versa d’abondantes larmes, il reprit courage, il se releva, il fut délivré.

Mais ilestici, chers enfants, une pensée qu'aucun de nous ne doit oublier : c’est que

si la terre aujourd’hui paraît encore si belle malgré le péché qui l’a souillée, elle était beaucoup plus glorieuse alors qu’elle ne l’est aujourd’hui, même sous nos climais les plus riches et dans les plus aimables matinées de nos printemps; car Dieu avait dit que fout ce qu’il avait fait était bon ; tandis que plus tard il Pa maudite à cause de la révolte de notre premier père ; il l’a grandement changée ; il a dit à l'homme : « La terre sera maudite à cause de toi; tu » n’en mangeras les fruits qu’avec travail, elle » te produira des épines et des chardons. »

Mais voyez ici, dans ce troisième Jour, le miracle des miracles. Y avez-vous jamais réfléchi ? IL est indiqué dans voire verset 12 : Qu'il y ait, est-il dit, des plantes portant semence ; et il y est ajouté : chacune selon son espèce.

Avez-vous pensé au miracle des semences ?

Est-il sur la terre une machine, est-il un palais , est-il une ville entière qui contienne autant de richesses , autant de prodiges , autant de grandeurs qu’une graine, une petite graine, un pepin de pomme, par exemple, une pelite semence de sycomore qu’un moineau prend en . Son bec pour la porter à ses petits, un grain de

blé, une graine de pavot ou de bluet, ou bien même encore tant d’autres semences si pelites qu’elles volent dans l'air et sont comme invisibles ? Ah! tout un monde infini d’éclatantes merveilles est caché dans chacune de ces petites graines. Voyez leur nombre immense ; voyez leur parfaite distinction ; voyez leur puissance de vie et de résurrection ; voyez surtout leur inconcevable fécondité.

Je dis d’abord : Voyez leur nombre immense, et cependant leur étonnante, leur perpétuelle, leur parfaite distinction.

Moïse a dit : chacune selon son espèce. Or, il y à 150 ans que le fameux Linnée, le père de la botanique, indiquait 8,000 espèeces diverses de plantes , et par conséquent 8,000 espèces de graines différentes ; et il estimait alors que leur nombre iotal ne dépassait pas 10,000. Cent ans après, M. de Candolle , de Genève, en a décrit.40,000 ; mais il a estimé plus tard qu’on en comptait 60,000, puis 80,000, puis même qu’on irait bientôt ipsqu à 100,000 (1).

Eh bien ! je demande si ces 100, 000 grai-

(1) Bibl. univ., 1834, 54, p. 19.

nes différentes Se sont jamais trompées ? Un grain de froment a-t-il jamais donné de lorge ? un grain de pavot, un tournesol ? le gland, un sycomore ? le marron, un châtaignier ? Ce petit moineau, qui aura pris au bord de l’Arve dans son bec une graine de sycomore , pour l'emporter sur la montagne , au Creux-de-Salève où demeure sa nichée, la laisse tomber sur une motte de terre ; elle y germe, et, dans soixante années, en 1926, à la place de cetie menue semence, nos enfants verront un arbre magnifique, étendant au loin ses puissantes branches , sous lesquelles les troupeaux de la vallée et leurs jeunes bergers iront prendre leur abri.

Je dis ensuite : Voyez la divine puissance de vie et de résurrection renfermée, dès le troisième jour de la création , dans ces merveilleuses semences, pour s’y conserver d’année en année et de siècle en siècle jusqu’à la fin du monde.

Déposez aujourd’hui dans un tiroir quelqu'une de ces graines ; puis, dans soixante an-. nées, quand vous aurez les cheveux tout blancs et que vous ne marcherez plus qu’appuyésur un bâton, semez-la dans la terre : vous

en verrez ressusciter, au bout de peu de jours, une plante éclatante de fraîcheur et de beauté.

M. Jouannet raconte (1) qu'ayant découvert, en 4835, près de Bergerac, d'anciens tombeaux celtiques , on remarqua sous la tête de chacun des morts un petit carreau percé d’un trou, dans lequel la superstition des paiens qui les ensevelirent, il y a 15 ou 1,700 ans, avait déposé des graines. On sema ces graines avec beaucoup de soin ; et que vit-on bientôt sortir de cette poudre des morts ? des héliotropes , des bluets et des trèfles, portant des fleurs aussi gracieuses et aussi fraîchement colorées que celles dont nos jeunes filles tressent des guirlandes dans nos campagnes.

Le voyageur anglais Wilkinson (2), il y a peu d'années, trouva en Egypte, dans un puits à momies, un vase hermétiquement fermé qu’il remit au musée britannique. Maïs le bibliothécaire ayant eu le malheur de le casser, on y découvrit, avec quelques graines de froment, des pois tout ridés et durs comme la . pierre. Eh bien ! on a planté ces pois sous

(1) 4e numéro du 1er vol. de M. de Caumont de Caen. (2) Christian Times, 6 avril 1849.

verre avec beaucoup de soin , le 4 juin 1844; et, au bout de 30 jours, on a vu revivre ces morts, qui, .ensevelis il y a 5,000 ans, au siècle de Moïse, avaient dormi tout ce temps, vivants mais insensibles, dans la poussière du tombeau.— Admirez, mes chers enfants, cette puissance de vie et ces preuves si manifestes de la résurrection des morts, comme saint Paul Va dit aux Corinthiens (chap. XV). S'ils ont vécu 3,000 ans dans le sépulcre, ne peuventils pas y vivre 5,000 ans encore jusqu’au grand jour de Jésus-Christ?

. Mais je dis enfin : Voyez surtout l’inconcevable fécondité de ces merveilleuses petites semences; car c’est là ce qui nous montre avec le plus d'éclat la’ divine toute-puissance du Créateur dans cette œuvre magnifique du troisième jour.

Quand je mets un marron dans la maïn d’un petit enfant, jy mets l'infini. J’y mets, nonseulement le marronnier superbe qui en sortira, mais les milliers de milliers de marronniers qui en séront produits de génération en génération jusqu’à la fin du monde.

J'ai oui raconter qu’un voyageur très-connu, revenu en Europe il y a 2 ou 300 ans, avait

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fort admiré en Amérique cet arbre encore inconnu dans l’ancien monde, et en avait mis dans la poche d’un habit neuf deux ou trois fruits qu'il avait oubliés. Arrivé à Paris, il eut à revêtir le même habit, et, ayant retrouvé son marron, il imagina de le planter dans la cour de son hôtel. On en vit sortir la saison suivante un petit marronnier qui devint grand: et c’est de la cour de cet hôtel, c’est de la poche de ce voyageur, c’est de cette seule petite graine que sont sortis non-seulement tous les marronniers qui décorent à Genève nos bastions et nos terrasses, mais tous les marronniers sous lesquels se promènent dans leurs jours de fêtes les populations de la France , de l'Allemagne et de la hautedtalie.

Telle est la fécondité de toutes ces petites semences , en apparence si insignifiantes, que le botaniste Ray mentionne avoir compté sur un seul pied de maïs venu d’une seule semence , 2,000 grains; sur un seul pied de tournesol , 4,000 grains ; sur un seul pied de pavot, 52,000 grains; sur un seul pied de nicotiane, 56,000 grains. Pline le Naturaliste (1)

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