‹ Le premier chapitre de la GenèseChapitre 7 sur 31 · QE · texte numérisé non relu

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dieu. Le grand Platon n’enseignait-il pas, 1100 ans après Moïse, que tous les astres du ciel sont autant de divinités? et Pline, aux jours mêmes de saint Jean , « que le monde est un dieu immense, éternel, qui na jamais été fait et qui ne sera jamais détruit?» Mais encore, avec tout cela, tous ces pauvres sages demeuraient après tout dans le doule le plus désolant sur ces grandes questions. La tête leur en tournait ; ilss’y perdaient : ils déclaraient eux-mêmes ne savoir que penser.

Ainsi parlaient, par exemple, tous les disciples de Socrate et de Platon ; et l’on vous fera lire bientôt en latin, quand vous serez plus grands (je parle aux jeunes garçons), un célébre dialogue sur la « nature des dieux, »

que racontait cinquante ans avant Jésus-Christ le plus grand des orateurs romains , l’illustre philosophe Cicéron. Vous y verrez ce qu’étaient leurs désolantes incertitudes. On y entend chacun des savants interlocuteurs exposer à son tour les folles pensées des philosophies de son temps ; oh! quelle affreuse confusion !

Mais quand ils ont fini, le pauvre Cicéron déclare demeurer dans le doute, après les avoir tous entendus. — Eh bien ! mes enfants, re-

= ÿŸZ présentez-vous à Rome, au milieu de ceite assemblée de sages réunis chez Cotta, l’ami de Cicéron, un petit garçon de la tribu de Juda, sa Genèse à la main : qu’aurait-il dit à ces sages Romains ? « Messieurs, vous vous trompez et vous demeurez dans le doute; mais pour nous, dans nos écoles d'enfants, nous Savons tous avec certitude , parce que Dieu nous Pa dit, qu’au commencement Dieu créa les cieux et la terre. »

Vous le voyez donc, mes amis, c’est par la Bible que nous savons ces choses, et c’est par la foi que nous avons le bonheur de les connaître de science certaine. Aussi l’apôtre Paul le disait-il aux Hébreux (XI, 5) : « C’est par. » la foi que nous savons que les siècles ont été » arrangés par la Parole de Dieu, de sorte que » les choses qui se voient n’ont point été faites » de choses qui parussent. »

Au commencement Dieu créa donc le ciel et la terre. Mais où faut-il le placer ce commencement? Remarquez bien que Moïse ne dit rien des temps sans bornes qui précédèerent ; car ces temps ne se peuvent ni exprimer ni concevoir ; c’est un abîime qui effraie le regard de l’homme et lui donne le vertige ; il

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