‹ Le premier colon de Lévis [microforme]Chapitre 22 sur 33 · NZ IMAGE EVALUATION € TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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Un procès-verbal d'arpeniage de l’ingénieur Jean Bourdon, fait le 26 août 1659, nous montre aussi que Couture avait alors dans Québec un corps de logis, voisin d'un emplacement de Pierre Petit, sur ie chemin qui montait du Culde-Sac, en la basse-ville.

L'année même où Couture érait envoyé en mission diplomatique à Albany, avait lieu le premier dénombrement nominal de la colonie.

Ce document précieux, parce qu’il est la constatation officielle du nombre de colons qui étaient alors dans le pays, n’a pas cependant le caractère d’exact:tude même relative que l’on exige d’un travail de cette nature. L'on trouve de si nombreuses omissions dans ce relevé qu’il est impossible de le prendre comme point d'appui pour juger du véritable état de la colonie.

Sur toute la côte de Lauzon, le recenseur donne trois familles seulement, et, chose étonnante, le nom de Couture n'apparaît pas. Pourtant, Couture était bel et bien établi dans cette seigneurie depuis dix-neuf ans et, d’après les actes de l’état civil, on trouve qu'il avait alors huit enfants. Le voyage de Couture à Albany explique peut-être cette omission, mais comment

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se fait-il que le nom de sa femme et ceux de ses enfants ne soient inscrits nulle part, ni à la côte de Lauzon, ni dans les autres établissements du pays ?

M. Sulte nous dit que ce recensement de 1666 fut dressé, par ordre du gouvernement, au printemps, avant l'arrivée de navires de France, et qu’il représente la population du pays durant l'hiver de cette année’. Ceci peut être. Une chose certaine, c’est qu’en consultant quelques greffes de notaires, de 1648 à 1666, on voit qu'il dût y avoir, dans la côte de Lauzon, pendant cette période, au moins vingthuit concessions de terre et, cependant, on ne trouve les noms de ces concessionnaires inscrits ni à Québec, ni à Montréal, ni aux environs.

Ce premier dénombrement parait avoir été dressé à la hâte ou fait de mémoire.

Les énumérateurs de nos jours peuvent aller aisément de maison en maison et remplir leurs cahiers de recensement. Dans ces temps primitifs il n'était pas aussi facile de parcourir une immense étendue de pays pour constater dans chaque habitation isolée le nombre exact de co-

1 Tome IV, p. 01, Histoire des Canidiens-froneuis.

lons. Ajoutons, qu'en hiver, bien des colons s’enfonçaient dans les bois pour faire la chasse et | la traite. On s'occupa de la population de fait | | sans penser à la population de droit. Cette dis-

| tinction importante n'était évidemment pas

connue des recenseurs novices de 1666 :.

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