A RONSARD
S[JR SI£S VICTOIRIZS
Hellone eut la tête couverte D'un acier sur qui rechif;na)t De Méduse la gueule ouverte Qui, pleine de tlammes, grognait.
En sa dextre elle enta la haclie Par qui les rois sont irrités, Alors que dépite elle arrache Les vieilles tours de leurs cités, Ronsard
Présomptueux. qu'Hercules, à son torse, D'un lion aille ceint, de la main terrassé De qui monstre qui soit sous les cieux n'a la force
Esquivé ; que tu t'enfles, toi, pompeux Alcée !
De la Tortue, des Pythiques le prix; QueMimnerme, chorègedes Grâces, qu'Horace aux coupes
Enchaînent l'essaim circulaire des Ris ; Que, trafiquant abominable des tueries, Un Pizarre, au retour de rober, de proue en poupe, Entasse, dépouille de son fer, un continent !
Il peut aussi, Palemon, le manant,
De ses innombrables ânesses,
S'aller, du marché revenant,
Flatter de leur prix en sesterces ; Que Faune, <à son oreille pointue, Courbe, sanglant, Bacchus mutilé de la serpe : O TOI, ne va pas leur envier (car n'as-tu
Mieux eu) ces profits si vains certes ! TOI qui, pour monument de tes flèches expertes, En bouclier dont l'épouvante est la vertu, Charge à ton bras (qui ce trophée a pour seule arme) Et la louve et la le'oparde Et tord Pythe, excrément des Gaules :
LES ODES 6l
TOI qui, de l'exploit même de Persée Horrible, au Centaure, as haussé Le front crochu d e cent couleuvres des Gorgones !