SCENE Xll
Les Mêmes, LE COMTE.
LE COMTE , à part , sans se montrer.
Que vois-je "^ . . . écoutons.
ARMAND , à part.
J'ai peine à me contenir., mais non, non, ayons le courage de faire un dernier effort. . . (haut.') J'ai su vous comprendre , mademoiselle , et , puisque vous l'exigez , je vais parler.
LE COMTE, à part.
Que va-t-il dire ?
ARMAND
Indigne de l'honneur de jamais prétendre à voire main je n'ai pas dû élever mes espérances jusqu'à vous ; . . oui, si tant de grâces , tant d'attrails, si vos yeux si doux et si expressifs , si tous vos charmes réunis n'ont pu trouver mon cœur insensible, j'ai dû renfermer en moimême un senlimenl qui n'aurait fini qu'avec ma rie. . .
non , mademoiselle , je ne vous aime pas , je ne vous ai jamais aimée.
LE COMTE , se montrant.
Paraissons !
ALFREDA.
Ciel ! . . . mon père !
ARMAND
Monsieur le Comte !
ALFREDA , à part.
Du moins , cachons-lui mon trouble. . . ( haut. ) Adieu , monsieur Armand.
Adieu , mademoiselle.
ALFREDA , en sortant.
Je ne le verrai donc plus !