‹ Le premier prix, ou, Les deux artistesChapitre 8 sur 17 · SCENE Vif · texte numérisé non relu

SCENE Vif

ARMAND , seul

Et voilà rhomme auquel monsieur de Rézoff confierait le bonheur de sa fille P Oh! non, je ne puis le croire; cependant ils vont partir ensemble. Ah! je îe sens, j'ai eu peine à contenir ma fureur, et si je restais plus longtems en ces lieux, je me trahirais malgré moi... mais hélas ! comment faire ? Dans l'espoir d'obtenir la seule récompense à laquelle j'aspirais , j'ai épuisé jusqu'à mes derniers moyens d'existence , et je me trouve absolument sans aucune ressource. Me verrai-je donc forcé de négliger mes études , pour vivre du fruit de mon travail , ou bien d'avoir la honte de découvrir ma cruelle position... Que dis-je? la lionte.. . nos plus grands peintres, Raphaël lui-même n'a-t-il pas été victime des caprices du sort.

Air : Quand la fortune avare de ses dons.

Célèbre par ses longs malheurs,

Et plus célèbre cncor par son gt'nie ,

S'il fut réfluit à broyer des couleurs ,

Pour subvenir aux besoins de la vie ;

Par ma détresse , à ce peintre fameux »

De ressembler mon âme est ficre.

Malgré ses travaux glorieux ,

Si l^apbai'l tut malheureux ,

IJois-je rougir de ma misère. (/>/s.)

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