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CHAPITRE XV

Comme tout fort ténor, passé, présent et à venir, le grand Favre avait choisi, pour débuter, l'Opéra de Guillaume Tell. C'était dans la grande scène du dernier acte qu'il avait obtenu son premier prix, le style ample et énergique de cette musique merveilleuse convenant admirablement à son organe vibrant et chaleureux.

Son dernier concours au Conservatoire avait eu un tel retentissement, les journaux avaient porté si haut vue de poitrine tant admiréparles faux amateurs et les non moins taux connaisseurs en l'art musical, que son début était attendu comme un événement et annoncé comme une solennité.

Les répétitions avaient été pour lui autant de promesses heureuses, tant l'impression fut vive sur tout le personnel du théâtre. C'est que, "vraiment, non seulement Jean-François possédait une voix splendide, mais il savait et aimait chanter. Il caressait les inflexions douces du rôle et en enlevait les élans vigoureux avecampleur et conviction.

Tout avait concouru à faire de lui un chanteur hors ligne \ les anciennes leçons du père Trévanne, l'expérience et le tact déployés — chance inappré-

ciable ! — par le professeur auquel il était échu au Conservatoiie, et aussi, la verve, l'énergie, là divination^ c'est le mot, de Marius, son répétiteur ordinaire, avec qui il travaillait chaque jour et qui, chaque jour, augmentait l'ardeur animant déjà son copain du feu sacré dont il brûlait lui-même.

Il arriva ce jour à la fois si terrible et si désiré : le début du « grand ».

La direction, fondant de sérieuses espérances sur son nouveau pensionnaire, avait convoqué le ban et Tarrière-ban des journalistes. La critique entière était à son poste et la salle bondée comme un jour de a première ».

La modeste famille du débutant, composée de maman Favre et des trois Basset — ces derniers étant tout son entourage avec sa mère — se serrait dans une baignoire de ce nouvel Opéra où tout semble avoir été sacrifié au magique escalier qui a fait la réputation de son architecte, puisque, en dehors de tout ce qui est rigoureusement de face, on est abominablement mal pour voir, depuis le rez-de-chaussée jusqu'au dernier étage.

La famille de Jean-François avait donc une mauvaise baignoire — la seconde ou troisième de côté, — un de ces réduits où il ne fait pas bon se trouver avec des étrangers qui vous gênent où que l'on craint de gêner et d'où l'on distingue si imparfaitement la scène que l'administration a généreusement mis une glace, de côté, pour la refléter»

N'importel nos amis s'arrangèrent de façon à voir celui pour qui leurs quatre cœurs battaient si fort que chacun d'eux accusait plaisamment les autres de l'empêcher d'entendre.

L'impression première fut tout en faveur du débutant.

Ses traits, sa taille, toute sa personne s'harmonisaient avec le costume d'Arnold, comme sa voix et son expression convenaient à là situation du personnage, tour à tour si tendre et si énergique, qu'il représentait.

Son succès se fit pressentir dès le grand duo : « O Mathilde, idole de mon âme ! »

Les spectateurs se casaient sur leurs sièges et se penchaient comme on fait lorsque l'on ne veut rien

perdre de ce qu'on voit et de ce qu'on entend. Le trio :

Quand THelvétie est un champ de supplices »

OÙ le ténor a ce cri de désespoir :

Mon père, tu m'as dû maudire !

De remords mon cœur se déchire !

enleva tous les suffrages et lui valut les approbations même de cette portion du public trop distinguée pour laisser, tout d'abord, se trahir une émotion quelconque. A mesure que Tœuvre marchait et que le nouvel Arnold en exprimait les sentiments différents, la salle complètement « dégelée » (style de coulisse) se laissait envelopper d'un fluide irrésistible. L'admirable mélodie :

(V Asile héréditaire Où mes yeux s'ouvrirent au jour

entraîna les mains des plus rebelles à l'applaudissement, et, au moment du superbe :

« Suivez-moi ! »

après lequel doit éclater ce formidable Ut de poitrine, recueil ou la gloire des ténors et où les attendent les « dilettanti » intelligents ou ignares qui hantent l'Opéra, les manifestations louangeuses furent unanimes, l'enthousiasme gagna les plus réservés, et, quand Jean-François lança ce fougueux :

« Trompons l'espérance homicide :

G Arrachons Guillaume à leurs coups ! »

les spectateurs se levèrent pour mieux l'acclamer; les belles dames sacrifièrent leurs éventails et leurs gants glacés en des applaudissements frénétiques

et le jeune artiste, inconnu au lever du rideau, devint Tétoile scintillante, l'astre radieux se levant sur la première scène du monde. Il dut revenir quatre ou cinq fois pour saluer un public idolâtre. En bas, dans la petite baignoire, on s'embrassait, on criait, on applaudissait, on devenait fou !

Maman Favre et maman Basset avaient fait craquer leurs gants tout neufs : qui, dans la paumy, qui, sur le dessus. Laurette s'enfonçait son mouchoir dnns la bouche pour ne pas sangloter tout haut de bonheur et Marins mordait sa moustache naissante, y étanchant un ruisselet qui, de ses py^uneauœ no^r5, s'obstinait à descendre sur sa lèvre — (nous savons qu'il était sensible).

Et tous quatre échangeaient des regards affolés de joie, de surprise... car, leur attente était surpassée : ce n'était pas un succès, c'était un triomphe... et un triomphe mérité.

Jean-François, d'abord ému d'une peur naturelle et salutaire, s'était remis peu à peu et laissé entraîner par la beauté de son rôle et la facilité de ses moyens. Il était, comme on dit en langage de théâtre, entré à ce point « clans la pea\t du bonhomme » que lui, Jean-François Favre, n'existait plus et qu'il devenait Arnold pleurant la perte de Mathilde et la mort de son père, appelant à lui tout son courage pour fuir l'un et pour venger l'autre. Jamais le rôle n'avait été tenu par un artiste unissant à la plus belle voix du monde la plus sédui- . santé jeunesse et le charme le plus pénétrant.

Encore une fois, ce fut un triomphe !

Après le spectacle, la famille se hasarda, sur la

demande du débutant et selon ses indications préalables, à venir jusqu'à sa loge qu'encombraient MM. les directeurs, MM. les abonnés et plusieurs de ses camarades. C'était un concert de louanges, de félicitations, de pronostics heureux à assourdir celui qui en était Tobjet — si nous pouvions jamais devenir sourds en nous entendant flatter.

En apercevant sa mère et les Basset qui attendaient timidement à la porte, effarouchés par tout ce monde, « le grand » ne fit qu'un bond vers eux et amenant sa mère, à qui la tête tournait, jusqu'à un siège où il l'assit presque de force — « Marins ! s écria-t-il, apporte-moi maman Basset et Lau- 3> rette!... si je ne vous étouffe pas de baisers, j'é-

> toufferai moi-même ! >

Et l'heureux garçon les embrassait, en effet, l'un après l'autre, disant aux témoins de cette explosion de tendresse dont quelques-uns souriaient peut-être un peu dédaigneusement en dedans — les expansions publiques n'étant pas de bon ton — : 1» Ma mère... mon autre mère... ma petite sœur... 3> et Marins, mon vieux Marins... vous permettez,

> messieurs? »

Comment donc ? S'ils permettaient ! mais toutes ces petites gens devenaient des personnages, à son reflet.

Leur entrée amenant une diversion, fit s'écouler plus vite le flot des compliments et Favre put songer à se dévêtir du costume d'Arnold pour reprendre ses habits de ville.

— « Allez m'attendre chez le concierge, dit-il aux

> trois femmes, je descends, avec Marins, dans dix.. 1 minutes.

Chez le concierge?... par exemple !... M. le directeur mit gracieusement à la disposiiion de « ces dames y> son cabinet où Jean-François et Marius vinrent les prendre pour retourner rue Pétrelle.

Maman Favre ne se sentait pas d'aise de l'amabilité directoriale. On s'empila tous les cinq dans une voiture à quatre places où les longues jambes du grand Favre enduraient un martyre qu'il ne sentait même pas, tant il était radieux.

Ils parlaient tous à la fois, chacun se rappelant un épisode de cette soirée mémorable. Tous étaient si surexcités de bonheur qu'un mauvais plaisant qui aurait crié au cocher: « à Charenton! » ne se serait trompé qu'à demi.

Au modeste logis de Favre, une attention touchante les attendait: Laurette avait attaché un bouquet au portrait de Minie qui, souriant dans son petit cadre, semblait prendre part à la joie générale.

On eût encore les yeux mouillés devant ce portrait, maisles larmes qui coulent sur un être aimé que Ton a perdu, alors que l'on est dans une circonstance heureuse, ne laissent point d'amertume au cœur et semblent faire au bonheur l'ombre douce que l'on recherche au milieu des vives ardeurs du soleil.

Le second début de Jean-François fut aussi brillant que le premier. Après le troisième, qui n'eut pas moindre chance, le directeur, alarmé de certains bruits venus à lui, au sujet d'un impresario étranger qui songeait à lui disputer sérieu- . sèment son pensionnaire, manda celui-ci dans son cabinet et, à sa grande stupéfaction, lui annonça

qu'il portait ses appointements à trois mille francs par mois, doublés la seconde année et triplés la troisième, avec deux mois de congé rachetables à la volonté de lui, Favre.

Le Pactole allait lui couler du gosier.

Ce fut une nouvelle joie rue Pétrelle : les mères joignaient les mains avec une surprise admirative et les trois enfants battaient des entrechats que Laurette agrémentait de bras en guirlande, pendant que les garçons prenaient des poses et esquissaient des pas ressemblant plus au « cancan » national qu'à la gavotte de nos pères.

Trois mille francs par mois !

Cette fortune amena pourtant le premier nuage au bonheur de nos amis.

La rue Pétrelle était loin de TOpéra et le logenfent de Favre bien exigu pour y recevoir les visites des auteurs, des régisseurs et des intermédiaires étrangers qui viendraient lui faire des offres pour employer les deux mois de congé auxquels il avait droit.

Ce fut maman Basset qui, la première, fit tout haut ces réflexions judicieuses que madame Favre avait déjà faites tout bas à son fils, mais auxquelles celui-ci ne s'était pas arrêté d'abord, bien qu'il en sentît l'opportunité.

Il se rendit plus vite à celles de leur amie, lui disant seulement avec un peu d'inquiétude ; « Eh »bien!... et vous ? »

-- « Nous, répondit madame Basset, nous reste- » rons ici : Marins et Laurette ensemble, gagnent, » par an, un peu plus que toi par mois, tu comprends bien que cela ne nous permet pas de te suivre où ta bonne fortune va te mener !

— « Mais, alors, dit le « grand » tout déconfit, y> c'est une séparation ? »

Marins et Laurette échangeaient des regards attristés; madame Favre baissait les yeux pour ne pas laisser voir que ce changement lui causait encore plus de contentement que de regret, malgré qu'elle ressentît certainement une émotion pénible à cette nécessité de se séparer de leurs amis.

Maman Basset, seule, avait la fermeté nécessaire à la situation et, sans arrière-pensée aucune, continuait à développer les raisons nécessitant un nouvel arrangement pour la mère et le fils.

— « Cette séparation n'était-elle pas chose

> prévue, au cas où Jean-François réussirait?

— «Pas par moi! s'écria vivement le jeune homme qui ne pouvait se faire à cette idée.

— « Parce que tu es un véritable étourneau ! repritensouriantraamanBasset...«En somme, qu'estai ce qu'une séparation qui nous fera loger à vingt

> minutes les uns des autres ?

— « Pourquoi ne louerions-nous pas dans ce

> quartier ?objecta Favre cherchant tous les moyens possibles de faire cette séparation moins cruelle si elle était jugée indispensable; il y a de beaux

> appartements dans l'avenue ïrudaine.

— « C'est trop loin du théâtre : quand tu sortiras

> de scène ayant très chaud et très faim — puisqu'il

> te faut dîner légèrement et de bonne heure les

> jours où tu chantes —si le temps est mauvais, tu

> retarderas ton souper et ton coucher pour atten-

> dre une voiture, sans compter les rhumes que tu

> attrapperas quand tu ne pourras pas en avoir...

> ah! dame ! un ténor c'est fragile: ça se ménage.

— « Une voiture? fit étourdiment Jean-François : :> avec trois mille francs mensuels je peux bien

> m'en payer une au mois !

— « Je crois qu'une voiture de louage revient à

> sept mille francs par an ; il te faut un apparte-

> ment d'au moins trois mille; le dit appartement

> doit être meublé, sinon luxueusement, au moins

> confortablement. Tu dois avoir une domestique :

> coût quinze cents francs; la table largement servie, » — tu seras obligé de recevoir, de temps en temps,

> — l'entretien de ta mère, le tien ; joins à tout cela

> le chapitre des dépenses imprévues; retranche

» de tes appointements les amendes pour cause de » retard, les retenues pour cause de rhume ou » d'indisposition durant plus de cinq jours (cette » clause est dans ton traité comme dans ceux de » tous les artistes lyriques ou dramatiques) et tu » arriveras bien vite à la fin des trente mille francs » que te vaudra ta première année— car tu as deux » mois de congé dont tu ne prévois pas encore l'em- » ploi.

— € Ces congés me rapporteront peut-être plus » que mon année d'appointements*

— «Situ te portes bien, si ta voix n'est pas altérée, » si ta mère ne fait pas de maladie qui te retienne à » Paris... Crois-moi : commence par arranger ta vie » économiquement, sans ladrerie ni privation d'au- ^ cune sorte; loge près de ton théâtre, quitte à payer )) ton loyer un peu plus cher: tu éviteras ainsi la » voiture que tu t'octroierais peut-être un peuhâti- » vement et aussi des allées et venues les jours de y> répétition... Tu ne prendras d'exercice que ce » qu'il en faudra pour ta santé et tu n'exagéreras » ni ta fatigue, ni tes dépenses... Il ne faut pas » perdre de vue cette éventualité que ton admirable » voix ne puisse être malade, ou même perdue, avant » que tu aies pu gagner le pain de tes vieux jours.

— « Bon! maintenant je ne muerai plus, je » pense ?

— « Ou ce sera pour toujours: aucune Compagnie » ne peut t'assurer contre les laryngites, les extinc- » tions, les chauds et froids et les accidents de » toutes sortes qui menacent la pauvre humanité!... » Moi, jeté parle en vieille amie qui t'aime et ne j^ voudraitpas te voir t'exposera tomber de trop haut

230 LES PREMIÈBES AMITIÉS

» si ta destinée ne reste pas telle que je te la désire. )i> Rappelle-toi que ces idées-là étaient celles de ta » chère Minie ! »

Marius et Laurette restaient muets, acquiesçant cependant, de toute leur raison en imposant silence à leur cœur et maman Favre opinait du bonnet, radieuse que ces bons raisonnements concordassent avec ses secrets désirs.

— J'avais pourtant rêvé que nous demeurerions » ensemble ! dit Jean-François avec ungros soupir.

— « Quant à cela, il n'y faut pas songer! fit vivement madame Basset: mes enfants sont destinés » à une existence modeste, parfois gênée, à laquelle » ils ne peuvent se soustraire en vivant aux dé- ^ pens même de leur meilleur ami.

— «Cependant, interrompit le « grand» sans lâcher pied, il fut un temps où tout était commun y> entre nous ?... et si les économies Favre ont été y> dépensées pour tous pendant la guerre, le travail » Basset nous a fait tous vivre de longs mois après.

— » Ça ! c'est vrai ! s'écria maman Favre avec un élan sincère.

— » Mais, dans ce temps, reprit madame Basset toujours souriante et affectueuse, les positions » étaient les mêmes et si humbles qu'un peu plus » d'un côté ou de l'autre ne faisait guère de diffé- » rence. »

— » Vous êtes fière, maman Basset ! murmura le grand blond tout suffoqué de tristesse.

— » Non, mon enfant... ou, du moins, je ne le » suis que comme il faut l'être pour savoir se tenir » à sa place.

— » Alors, si c'était Marius qui gagnât trejit^

s> mille francs et moi trois mille, vous ne compren- » drièz pas que je partage avec lui ?

— » Hé ! grand fou ! tu refuserais toi-même ce par- » tage!... Est-re que des hommes de votr^ âge ne » doivent pas tout se devoir personnellement?... » Est-ce que celui qui est capable d'accepter la vie » large aux dépens de sa propre famille même, est » susceptible de faire effort pour se la procurer tout » seul?... Tu n'accepterais pas plus le pain gagné )) par Marins, pouvant le gagner toi-même, que 5> Marins ne peut chanter tes rôles à ta place ou î> que tu ne peux écrire sa musique à la sienne... » Quant à Thabitation en commun, crois-tu, enfant » que tu es, que Laurette puisse convenablement » habiter sous ton toit où aucun mari ne viendrait » la chercher, se demandant à quel titre elle y ))est?

Cette dernière considération fit baisser les yeux à la jeune fille et le « grand » eut une mine effarée presque comique, n'ayant pas l'air de comprendre qu'un mari dùtjamais se présenterpour Laurette... Maman Basset continua :

— « Pour tout résumer : en quoi ce changement »de situation peut-il influer sur votre amitié... si » elle est sincère comme tout l'a déjà prouvé?... » Vas-tu cesser de travailler avec Marins parce » que tu es en train de devenir un grand chanï> teur?

— « Oh ! ça, non, par exemple !... à moins qu'il ^ ne veuille pas accepter que je lui paie ses leçons > avec tout l'arriéré.

— « Tu verras bien si tu me donnes un sou I s écria Marins furieux.

— « Alors, j'abuserai donc de ta peine comme » un grand ladre ? s'exclama Jean-François non moins furibond.

— « Là... là... intervint maman Basset avec son calme imperturbable: « à quoi bon payer en argent » ce que tu peux reconnaître bien plus efflcace- » ment pour lui ?... Est-ce que ses œuvres, chantées » par toi, ne vont pas prendre une valeur triple aux » yeux de ses éditeurs ?... Est-ce que, ton influence » grandissant avec ton talent, tu ne peux pas arri- )» ver — si le sien grandit aussi comme nous l'espé- » rons — à lui ouvrir les portes du théâtre... si dif- » ficiles à entrebâiller pour les jeunes?... Est-ce » que, dans ta situation, tu ne vas pas pouvoir lui » procurer d'excellentes leçons, ainsi qu'à Lau- » rette ?... Entre vous, mes enfants, le seul échange » possible est celui du dévouement : vos carrières » se tiennent si bien que, tous les intérêts seront » forcément sauvegardés tant que vous vous aime- » rez comme vous vous aimez.

' — « Toujours, alors ! dirent les deux copains » avec un élan spontané.

— « Maintenant, cherchons tous ensemble un » appartement où les courants d'air ne puissent » pas endommager VUt de notre fort ténor.

— « Tous ensemble ? fit Laurette battant des mains : « ça va être amusant !

Et, consolé de la séparation, par la justesse des raisonnements de madame Basset autant que par la perspective que le grandissement subit de l'un devait ouvrir aux autres, on partit en bande pour chercher un nouveau nid au signor ténor di2>^vno cartello — comme on dit en Italie,

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