ZE MR AG UINE D
(4 Rheïinisches Museum für Philologie, 1897, p. 398.
(5) L. 9. M. Scialoja (Bullettino IX, p. 19, n. 1) y voit une faute du graveur.
(6) Sfadtrechte, p. 455.
lex Tarentina (1). Il s'appuie sur la forme praevides, qui existe dans la lex agraria, de 643/111 (2). Il y aurait donc eu un génitif praevidis, devenu par suite praedis. — Mais M. Schlossmann a remarqué que le texte de cette loi est un de ceux où l’on trouve le plus de fautes ; il y observe une tendance à développer les mots, à fournir des arguments aux théories philologiques d’alors. Praevides en serait un exemple (3).
On peut fortifier cette argumentation en remarquant que les lois Acilia repetundarum (631/123 ou 632/122) et latine de Bantia (de 621/133 à 636/118) portent praedes (4). N’est-il pas extraordinaire que, en 643, on emploie la forme archaïque et, en 636 au plus tard, la forme moderne? La lex agraria, ellemême, contient praedia (5), mot dont l’analogie avec praedes est généralement admise (6). Il y a quelque étrangeté à lire praevides et praedia dans le même texte. Enfin, si praevides avait été la forme correcte en usage en 643/611, il est plus que vraisemblable que Varron, né en 638/616, aurait hésité à rattacher praes à praestare; praevidere Jui aurait suggéré une étymologie tout aussi conforme à ses principes philologiques. l
Cette étymologie a, en effet, séduit un auteur du
(1) Ephemeris epigraphica, IX, p. 8, n. 50.
(2) Lignes 46, 47.
(3) Z. S. S. 1905, p. 286. — Cf. Rüdorff, Z. f. g. Rw., X, p. 2.
(4) Loi de Bantia, ch. 1. — Loi Acilia, 1. 57.
(5) L. 46, manceps, praevides, praediaque….
(6) Ihering (Géist, I, $ 10) fait dériver ces deux mots de praeda. — Rivier (p. 16-18) combat cette analogie, admise par Mommsen (Z. S. S., 1902, 439, 440).