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septième siècle de l’ère chrétienne, dont les procédés rappellent ceux de Varron. Isidore de Séville ne sait s’il doit faire venir praes et praedium de praevidere ou de praeda (1). L'’argument que Mommsen tire du témoignage de cet auteur est, par conséquent, des moins probants.

Cette forme praevides constitue W’ailleurs l’un des arguments des auteurs qui, à la suite de Rivier (2), font dériver praes de praevas. La possibilité d’invoquer le même argument en faveur de deux théories différentes en montre la faiblesse. Quoi qu’il en soit, cette étymologie est acceptée par la très grande majorité des philologues (3) et des jurisconsultes ; parmi ces derniers, je citerai seulement MM. Peltier({), Cuq (5), Girard (6), Lenel (7).

Outre la forme praevides, ces auteurs font remarquer la concordance de praevas et du subvas, mentionné par Aulu-Gelle (8). Par une double syncope, praevides aura donné praedes (9). Le praevas serait donc un renforcement du vas (10), une caution pri-

(1) Etymologiarum libri XX, 13, 8, 5.

(2) Untersuchungen, p. 14.

(3) En particulier, Curtius, Grundzüge der grieschischen Etfymologie, Leipzig, 5e édit., 1879, p. 196 et 249. — Fick, Vergleichendes Woœærterbuch der Indogermanischen Sprachen, Gœttingen, 2° édit., 1871, p. 396.

(4) Caution praedibus, p. 16.

(6) Manuel, p. 747, n. 3.

(8) Noctes Atticae, XVI, 10.

(9) Cf. Lindsay, The latin language, p. 180. — D'après M. Lenel (Z. S.S., 1903, p. 414), on eut praivads, puis praiveds, avant praevas.

(10) Rivier, p. 14.

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