‹ Le presbytèreChapitre 26 sur 45 · CHARLES A MARTHE · texte numérisé non relu

CHARLES A MARTHE

De Ge&ivé.

Marthe,

M. Prévère m^ahandonne-t-il aussi?... Oh! que ]*aimeraisle voir!... un instant seulement. Plus que lui! Marthe, plus que toi !.». plus rien. Que le bon Dieu me retire !

Si tu peux faire savoir à M. Prévère.... Oh! que je souffre! Marthe.... Soigne-la beaucoup. Que de choses!

Je voudrais voir M. Prévère.... Dis-lui que je voudrais le voir.... Supplie-le, Marthe, pour que je le voie.

Adieu.

CYII

JACQUES* A MADAME DE LA COUR

Verrèze, dans le val d'Aoste.

Gomme madame m'a recommandé, je lui donne des nouvelles de not' monsieur, d'autant mieux à propos que j'imagine que madame n'en a point encore, not' monsieur n'ayant guère le cœur à écrire, tout désœuvré qu'il est , sans quoi il m'aurait donné des ordres pour porter à la poste. J'ai pris la liberté de l'y faire penser, et, sans disconvenir, il s'en est tenu à ne pas s'y mettre.

Pour bien dire, les premiers jours, on a eu assez affaire à cheminer, et, à un endroit par ces montagnes, où on s'est arrêté trois jours, c'était un trou quïl n'y avait pas dans la banlieue une goutte d'encre, ni une plume, que celles qui sont aux poules, encore qu'ils n'en ont pas, le pays étant froid et donnant peu de grain, à raison des froidures, qui commencent tôt et finissent tard, par rapport aux montagnes. Un pays de loups, et encore

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