‹ Le presbytèreChapitre 6 sur 45 · LE CHANTRE A CHAMI^IN · texte numérisé non relu

LE CHANTRE A CHAMI^IN

De la cur^. «

Si je n'ai pas répondu à la tienne, aujourd'hui ancienne, .oîi tu m'avertis que ce garçon a découché, c'est que j'en savais plus que toi sur cet article. Quand Charles t'a dit qu'il était venu à la cure, il te disait vrai, bien que, trompé par ces langues dont tu t'entoures, tu ne l'aies pas voulu croire, préférant lui prêter des actions qui montrent que. tu ne le connais guère. Non que je veuille faire son éloge, puisque enfin je connais trop ses défauts; mais, pour lui, le péril est ailleurs que dans des désordres de mœurs ou dans, des tabagies. Sur ce point j'ai dormi tranquille, et ton propos ne m'a pas réveillé.

Quant à tous ces discours que tiennent ces mêmes langues, laisse dire et abstiens- toi ; c'est la demande que ije te fais, d'ancien à ancien, comme tu dis. Qu'un. notable ait demandé ma fille ou qu'aucun ne Tait demandée, je ne vois pas à quelle fin ces commères dont tu parle» ont à s'en enquérir, non plus que toi, qui la sais promise à ce Charles, ainsi que je te l'ai écrit et que

je te le confirme. Pour ce qui est de ne pas tenir à mon engagement, ice* n'est pas ma façon de faire, fallût-il, en fait d'opulende ei de condition, lâcher le corps pour Tombré. C'est tout ce^cfoe j^i à te répondre, sans te détourner, d'ailleurs, de faire taire tses cctomères, dont le caquet m'a tout Pair de ne profiter qu'au malin.

Ton àffeètionné Reybaz.

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