‹ Le Président Wilson et l'évolution de la politique étrangère des États-UnisChapitre 11 sur 49 · LA DOCTRINE DE MONROE · texte numérisé non relu

LA DOCTRINE DE MONROE

ger de là une attaque contre nous. Nous devons donc nous déterminer à garder et à défendre le Canal de Panama et ses abords, à maintenir Tordre et à sauvegarder la civilisation dans les territoires adjacents à la mer des Antilles, et veiller à ce qu aucun de ces territoires, petits ou grands, ne soit envahi par une nation de l'Ancien Continent qui se servirait de lui contre nous. Le devoir primordial, naturellement, est d'assurer des conditions de vie possibles au Mexique. Tolérer les conditions où se débat le Mexique depuis cinq ans, c est offrir une prime à toute intervention européenne ; car, lorsque nous manquons à notre devoir envers nousmême, envers les Mexicains honnêtes et respectueux des lois et envers tous les Européens étrangers établis au Mexique, nous ne pouvons espérer échapper d'une façon durable aux conséquences de notre faiblesse. » (Le Devoir de l'Amérique en face de la guerre. Paris, 1917, p. 63.)

NOTE

sur la politique coloniale des États-Unis.

M. Coolidge expose les considérations diverses qu'a soulevées à 1 étranger la politique de colonisation des Etats Unis : « A la théorie qui voulait que lacquisition de possessions coloniales fût contraire à la politique traditionnelle des Etats Unis, on répondait de deux manières : ou bien, tout en ladmettant. on jugeait que le temps était venu de procéder à un changement ; ou bien Ton niait quelle fût exacte historiquement. Suivant les défenseurs de cette seconde idée, le développement du pays s est fait surtout par voie de colonisation. Dès l'origine, les Etats Unis ont été une puissance à expansion rapide ; chaque génération en a étendu le territoire ; bien plus, ils ont à plusieurs reprises occupé des pays qui furent pour eux de véritables colonies, car les habitants n y possédaient pas lautonomie.

« L'inconvénient principal de cette thèse est quelle néglige une différence essentielle entre les acquisitions des Etats-Unis avant et après 1898. On veut bien accorder que dans les deux cas on est en présence d'un même élan d'expansion, et que la seconde partie en suivit naturellement la première : mais il n'en subsiste pas moins une distinction fondamentale entre les deux mouvements. Avant la guerre avec l'Espagne, tous les territoires acquis par les Américains étaient situés dans des régions favorables à la colonisation par les blancs.

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