‹ Le Président Wilson et l'évolution de la politique étrangère des États-UnisChapitre 15 sur 49 · LA QUESTION DES PHILIPPINES · texte numérisé non relu

LA QUESTION DES PHILIPPINES

Philippines et continuer notre œuvre. Mais, depuis, nous avons, relativement aux autres Puissances, reculé incalculablement au point de vue militaire. Nous sommes beaucoup moins capables de nous défendre. J'ajouterai que nous avons promis lindépendance aux Philippines dans un avenir immédiat, et que nous avons continué jusqu'ici à les maintenir sous une autorité, d'ailleurs très débile. Une telle indécision dans notre conduite internationale montre que notre peuple ne devrait pas se charger du gouvernement d une colonie éloignée, d abord pour des raisons militaires et aussi à cause de la nécessité de tenir les promesses qui ont été faites. Quittons donc les îles Philippines. Comme elles souhaitent notre départ, nous sommes quittes de toute obligation morale vis-à-vis d'elles et nous ne serons jamais obligés, en quelque circonstance que ce soit, de les défendre contre les autres nations. » {Le devoir de l Amérique en face de la guerre. Paris, 1917, p. 195 et suiv.).

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