‹ Le Président Wilson et l'évolution de la politique étrangère des États-UnisChapitre 18 sur 49 · Aujourd'hui quarante-huit · texte numérisé non relu

Aujourd'hui quarante-huit

2. John Adams : Works, vol. VI, p. 467. (Lettre à John Taylor.)

Devant cette complication de balances on comprend la difficulté de changer quoi que ce soit dans la constitution écrite. Il en est résulté que l'évolution gouvernementale a procédé par l'adoption d'une série de fictions commodes qui permettent de conserver les formes sans obéir laborieusement à l'esprit de la Constitution. « Il paraîtrait, disait M. Wilson, qu'aucune force moins puissante qu'une révolution ne pourrait maintenant mettre en mouvement le mécanisme compliqué de l'article 5 ^ qui vise la révision forn^Ue de la Constitution. Il faudrait un tel mouvement d'opinion extraordinaire pour entraîner les deux tiers de chacune des Chambres du Congrès et la population de trois quarts des États ^ »

Par conséquent on a dû avoir recours à des moyens extra-constitutionnels pour modifier le système fédéral là oii Féquilibre des pouvoirs était trop délicat pour être pratique.

La manière de choisir les présidents en est un exemple. « La différence entre le mode actuel et le mode constitutionnel, ajoutait M. Wilson, c'est celle qui existe entre un choix idéal sans esprit de parti et un choix fait sous Finfluence des partis, c'est la différence entre un choix fait par des électeurs indépendants, libres de toute promesse, agissant séparément dans les États et un choix fait par une Convention nationale de parti. Notre Exé-

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