‹ Le présidial de Bourg et le bailliage de BresseChapitre 2 sur 28 · LE COMTE · texte numérisé non relu

LE COMTE

Vous vous moquez je crois'? l'argent esl-il un titre?

LISIMON.

Plus brillant que les tiens ; et j'ai dans mon pupitre Des billets au porteur, dont je fais plus de cas Que de vieux parchemins, nourriture dos rats.

Et voilà ce qu'on appelle les idées modernes ? La Révolution les a empruntées, toutes formulées, à l'ancien régime.

On peut ici préciser les dates. Lorsque Molière éci'it le Bourgeois (jt'ui II homme.

]a famille enrichio imite la noblesse qu'elle croit de beaucoup au-dessus d'elle. En 1698, époque où les pièces de Dancourt paraissent, la famille enrichie n'imite plus, elle prend les places en même temps que les biens et les titres du second des trois ordres. En 1738, Turcaret n'éprouve plus le désir de devenir marquis.

La vénalité des charges n'est qu'une partie de l'ouvrage intéressant que l'on pourrait composer sur ce sujet. Elle est, nous le répéterons plus loin, l'un des échelons d'une nouvelle échelle de Jacob qui conduit les parvenus, non pas encore à l'égalité civile, mais au-dessus de ceux qu'ils ont laissés loin derrière eux. Elle est l'un des éléments essentiels de la Révolution pacifique, opérée bien avant 1789, et qui a détruit en partie les Ijarrières séparant entre eux les trois ordres de l'Etat. A ce titre, elle mérite un sérieux examen. Nous ne l'avons étudiée qu'en Bresse, et nous espérons que les documents exhumés du greffe de Bourg ont une portée plus grande. Sans doute, certains chapitres où nous parlons des Montre vel, du banc du Présidial, des

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derniers jours du Présidial n'ont qu'un intérêt local. Le lecteur trouvera, au point de vue de l'organisation générale de la magistrature, des études sur la compétence et l'organisation des Présidiaux, la maréchaussée, les chevaliers d'honneur, les Lieutenants généraux d'épée, les Grands-Baillis, les gages, les épices , les finances des corps judiciaires, etc., etc.

Le Présidial nous a fait connaître les corps qui se trouvaient on relations suivies avec lui, ou les questions (pii lo touchaient de près; c'est-à-dire :

Les juridictions royales de la Bresse (cour souveraine , parlement et sénéchaussée de Bombes, gabelles, élections, maîtrises^ traites foraines).

La juridiction ecclésiastique de l'oflicial.

Les justices seigneuriales.

Les justices ducales sous Ja domination savoisienne.

Les justices et les élections municipales anciennes.

Les dernières convoc'ations du haii cl de l'arrière-ban de la noblesse (1689-1696), etc.

A défaut (l'un ouvrage didactique , uous rapportons quelques gerbes glanées péniblement. Les esprits ciu'ieiix de rechercbes nous en sauront peut-être gré.

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