‹ Le pressoir drame en trois actesChapitre 60 sur 92 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

BIENVENU, HEINE, VALENTIN père et fi.ls.

VALENTIN) qui va vers le fond avec agitation.

Mais je ne peux pas consentir...

PÈRE VALENTIN, le retenant.

Je te défends d’y aller. Il se doute de la vérité : il te chercherait querelle ! Non, je ne te quitte pas !

BIENVENU) tout accablé. %

Suzanne le dit... nous nous repentirions... C’est donc décidé comme ça !... Il faut du courage! Oh ! j’en ai ! Je ne suis pas un homme ordinaire pour me laisser abattre par les coups du sort!., (sanglotant.) On ne me verra pas faiblir dans l’adversité... On ne me verra pas verser une larme!

REINE) qui est sortie lentement de la maison et tombe à ses genoux.

Oh! mon cher parrain ! comme vous avez de la peine!... Et c’est moi...

BIENVENU) passant à la colère, mais pleurant toujours.

Toi?... (il la repousse. ) Oui. au fait! c’est toi ! enfant de malheur! Ote-toi de devant mes yeux, toi à qui l’on offre tout, et qui refuses tout, parce que tu n'as envie que de troubler le bonheur des autres! Tu n’as pas voulu de Pierre, tu n’as pas voulu de Valentin : il te fallait ce grand sans-cœur de Plantier, parce que je l’avais choisi pour mon gendre. Ce n’était pas assez de désoler mon 01s, il te fallait aussi tromper et humilier ma fille, moi , par conséquent! Ah! c’est, trop, vois-tu! Tu peux bien, à présent, chérir et suivre qui tu voudras ! je te déshérité de mes bienfaits, je te maudis!

REINE) atterrée, restant à genoux.

Eh'bien... écoutez...

BIENVENU , i'toutf&nt.

Non!... rien! Je te maudis! je te... maudis! (u sort exaspw par

le fond.)

LE PERE VALENTIN, le suivant. (A part.)

Une fille de rien... sans dot !... (Haut.) Mon fils, je vous défends de songer à elle ! (a Reine.) Et vous, tenez-vous pour avertie ! Vous n’aurez jamais mon consentement, et si vous me résistiez, je saurais si bien ameuter le monde contre vous, qu’on vous forcerait de quitter le pays, (u sort.) ...

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