‹ Le prétendu par hazardChapitre 12 sur 21 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Lesprécédens, COURTOIS.

Courtois.

A merveille, mes enfans, j'aime à voir régner entre vous cette bonne intelligence, et j'en tire un heureux augure pour l'avenir.

Pardonnez, monsieur, si je ne me suis pas d'abord présenté chez vous.

Courtois.

Mon ami, je ne me plaindrai jamais, de vous voir me préférer ma fille.

Gaspard.

Et je ne me lasserai jamais de lui prodiguer les soins les plus assidus.

Courtois.

Aussi tendre que brave ! ah» ma fille , situ avais vt* tvec quel courage il a défendu mes jours.

COMEDIE i5

Gaspard.

Tout autre se serait comporté de même à ma place.

Daubignac.

Et puis , nous nous étions aguerris d'abancé ; car bous saurez qu'en chemin nous abons fait rencontré aussi dé quelques fripons.

Gaspard.

Qui m'ont enleré tout ce que j'avais sur moi , et les présens que mon père m'avait chargé d'offrir à Mademoiselle.

Daubignac.

Enbain j'opposai la baillance à la forcé, enbain lé sang ruissela autour dé moi....

Lise.

Vous me faites trembler !

Daubignac.

Lé courage fut inutile , et le crime triompha. Air : De Couverture du jeune Henri.

Lise, Adèle, Courtois.

Un aussi Funeste accident.

Nous attriste , Et sans qu'on insiste, Vous devez croire assurément , A notre peine en ce moment. >

Daubignac.

Maigre' ma noble ardeur , On nous entoure et l'on nous pille ;

Il fallut par malheur , Céder tous nos biens au vainqueur.

Gaspard.

Ils m'ont pris jusqu'au portrait

De votre séduisante Aile ! \

Pour moi , voilà le sujet , Encoredeprnsd'un regret.

Courtois, Daubignac, et Lise.

Monsieur, n'ayez aucun regret , Qu'ici renaisse l'allégresse.

a,,; madamoiselle , nous *«,

°m ' mon Adèle , me Paraifc Bien préférable à son portrait.

Courtois.

Ke pensons plus l'un- et l'autre à nos malheureuses rencontres, et ne songeons qu'à nous réjouir. Daubignac. Ce*t là lé bon parti.

i6 LE PRETENDU PAR HASARD,

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