‹ Le prétendu par hazardChapitre 18 sur 21 · SCENE XIV · texte numérisé non relu

SCENE XIV

Les mêmes, COURTOIS, GASPARD.

Courtois.

Ainsi vous pensez que vous vous arrangerez de cette ma/son ?

Nul doute, c'est-ce qu'il me faut.

Courtois.

Rousselot, que demande monsieur ?

ROUSSELOT

Monsieur va s'expliquer lui même.

Courtois.

Monsieur veut-il bien me dire ce qui me procure l'honneur de le voir?

B E n j a m r N , saluant ridiculement. L'expression de mon visage ne vous instruit pas de la cause et du motif de mon voyage en ces lieux ? Vous ne devinez pas au feu qui brille dans mes regards. . » . Co urtois, souriant.

Que signifie ?. . .

Benjamin.

Est-ce que vous allez imiter les ris de vos....

Courtoïs.

L'original !

Benjamin.

Les ris de \tos gens ? Le cœur ne vous dit donc rien en ma faveur, beau-père? Allons , sans plus larder ,embrassez votre gendre.

Gaspard.

Qu'entends-je ?

Courtois.

Parlons sérieusement, s'il vous plaît, et dites-moi en quoi je puis vous servir?

Benjamin.

.l'aurais voulu que !a douce effusion d'une sensibilité touchante ait seule amené une reconnaissance aussi tendre que délicieuse; mais, puisque vous êtes sourd à la voix du sentiment , puisqu'il faut produire des preuves, voîcl les lettres de mon père, et le portrait de mademoiselle Adèle que vous m'avez envoyé , il n'y a pas trois semaines.

Gaspard, le saisissant.

Misérable !

Ben j a m i n ? ejjrayé.

Vous m'avez saisi.

Gaspard.

Tu me reconnais à présent? Je suis confondu d'une pareille audace.

Courtois.

Expliquez-moi....

Gaspard.

Vous voyez en ce traître, un de ces fripons qui m'ont si bleu dévalisé....

COMEDIE. a5

Benjamin.

Moi , monsieur , un fripon ! ah !...

Gaspard.

Et qui croyant , sans doute , que je n'oserais me présenter de sitôt, dans l'état où ils m'avaient réduit, a profité des renseignemens q uë lui ont donné mes papiers, pour m'enlever encore le plus cher de tous mes biens , la main d'Adèle

Cotjrto is.

C'est pousser trop loin l'effronterie.

Benjamin.

Beau-père, moi, je n'entre pour rien dans tout cela j

Dieu merci, je suis connu: le jour n'est pas plus pur,

et caetera, et voilà mon extrait de baptême que je puis

vous montrer. Lisez: Jean-Etienne- Nicolas- Cyrille-

Dieudonné-Benjamin Duterroir , c'est un nom de terre.

Roussel ot.

C'est fort de venir narguer encore celui dont on a pris l'argent.

Benjamin.

Air : Du vaudeville de l'Asthénie.

De tous ces propos outrageans ,

Sachez enfin que je me lasse ;

Cessons , Messieurs , il en est tems,

Et je vous le demande en grâce:

Venant sous de riants aspects ,

Sans qu'un seul obstacle m'arrête r

Je croyais les Troyens moins Grecs ,

Et Monsieur Courtois plus honnête. (bist)

Gaspard.

Xaissez-moi le traiter comme il lemérke.

Courtois.

Ne vous abaissez pas jusqu'à le punir vous-même.

Rousselot.

Xa justice nous en fera justice.

Gaspard.

En attendant. ....

Benjamin.

Où fuir ? où me cacher ? au secours ! au secours î

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