XXV. — tIé«uN-Chri«*t
1247. litre est vifa œferna ut cognosrnnt fe et queni 7nisisfi Jesum Christum. La vie éternel le, c'est de vous connaître vous, mon /Heu, et celui (/ue vous ares envoyé, Jésus-Christ. (Joan. xvii, ;î.) La connaissance de Jésus- Cluist. voilî\ la science des saints. Saint Paul se glorifiait de n'avoir que celle-lA. C'est, en elTet. de toutes les connaissancesia plus nécessaire, la seule nécessaire, la seule divine. Que nous sommes à plaindre en ce monde ! 11 nous semble qu'il n'y a de réel que ce que nous voyons, ce que nous entendons, ce que nous touchons; les choses invisibles nous paraissent des rêveries et des chimères. C'est presque le contraire qui est la vérité !
Tout ce qui tombe sous nos sens, ce ciel qui s'étend sur nos tètes, cette terre qui nous porte, les richesses qu'elles nous fournit, leshommes avec qui nous vivons, tout jusipi'à nous-mêmes s'effacera à nos yeux, au jour de la mort, eomuije une vapeur aux rayons du soleil ; et nous nous trouverons en
(1) Josué, à la fin de sa carrière, réunit tout le peuple; et aprèslui avoir rappelé les nombreux bienfaits du Seigneur, il conclut par ces mots: « Maintenant donc, rejeter les dieux qu'ont servis vos p^res en Mésopotamie et en Egypl'i, et servez le .Se'gneur. S'il v.ius semble mauvais de le servir, je vous laisse le choix, prenez le parti qu'il vous plaira, pour moi el ma maison nous servirons le Soigneur. > El tout le peuple répondit : ( A Dieu ne plaise que nous abandonnions le Seigneur pour servir des dieux étrangers.» Et J'isué fi'pril : « Vous êtes donc tous témoins que vous avez choisi le Seigneur. » Et ils répondirent tous : « Nous en sommes témoins. — Maintenant, soumettez votre cœur au Dieu d'Israël. > Et Josué conclu( une alliance solennelle entre son peuple et Dieu dont il rappela la loi; e>, prenant une grande pierre, il la fil placer dans le sanctuaire eldit: « C<^tte pierre sera là pour témoigner que vous avez entendu là la paro'e de Dieu, et vous préserver d'être iiifilèlesà l'avenir. » (Cette prière indique le souvenir de mission.^ (Jos. xxiv, 15).
(Û) Ou trouvera une connaissance complète de la doctrine sur Notre-Seigneur dans notre ouvrage intitulé : Soire- Seigneur J ésiu-Christ, pri.» : I franc.
« La Connaissance de Dieu, sans celle de notre misère, fait i'urgueil. La connaissance de not>e misère, sans celle de Jésus Christ, fait le désespoir. Mais la connaissance de Jésus-Christ nous exemple, et de l'orgueil, et du désespoir, parce que nous y trouvons Dieu, notre misère, et la voie unique de li réparer. Nous pouvons connaître Dieu sans connaître nos misères; ou nos misères, sans connaître Dieu; ou même Dieu et nos misère», sans connaître le moyen àc nous d'-livrer des misères qui nous accablent. Mais nous ne pouvons eonnatire Josos Chri.Ht sans connatire tout ensemble, el Dieu, et nos misères, et le remède de nos misères; parce Jésus-Christ n'est pas simplement Dieu mais que c'est un Dieu réparateur de nos misères.
* Il ThuI donc tendre uniquement à connaître Jésus Christ, puisque c'est par lui seul que nous pouv.ms prétendre connatire Dieu d'une manière qui soit utile
» C'est lui qui est le vrai Dieu dos hommes.c'esl à dire de? mi.sérables et des p«*cheurs. Il est le c>-nire de tout et l'ubjot do tout: el qui ne le connaît pas, ne connaît rien dans l'ordre du monde, ni dans soi-même. Car non seulement nous ne connaissons Dieu que par J'isuS' Christ, mais nous ne nous conniisson> nous mêmes que par Jésus-Christ.
» Sans Jésus Christ, il faut que l'homme soit dans le vice et dans la misère ; avec Jésus-Christ l'homme s'alfranchii du vice et de la miàèie. En lui est tout bonheur, notre vertu, notre vie, notre lumière, notre espérance; et hors de lui, il n'y a que vice, misère, ténèbres, désespoir, et nous ne voyons qu'obscurité et confusion dans la nature de Dieu et dans Outre propre nature. » (Pascal Ptméet,.