‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 104 sur 416 · i'.tii · texte numérisé non relu

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à s.i pauvre IC^Iiso jtar loutp sorlc <\o cniaulés, afin tic faire voir (ju li ne tenait pas son rovaiiMif fie l'a|>piii ni do la coinpiaisance îles ftrands. Mais «pianil il lui a plu «1 aUaisser à ses pi(Mls la majesté de l'empire : Venez, venez À moi; o «iésais. assez, et trop longtemps vous avez persécuté mon Kglise : entrez vous-mêmes dans mon royaume, où vous ne serez pus plus considérables que les moindres de vos sujets. Kn même temps, Constantin, ce Jriompliant empereur, obéissant à la l'rovidenee, éleva l'étendard de la croix au-dessus des aigles romaines : et par toute l'étendue de l'empire, la paix fut rendue aux Eglises. Où ètes-vous, ô persécuteurs 1 Que sont deveniis ces lions rugissants qui voulaient dévorer le troupeau du Sauveur ? Mes frères, ils ne sont plus, Jésus les a défaits; ils sont tombes à ses pieds : Populi sub te cadent. Il en est arrivé comme de saint Paul. Jésus (it mourir son persécuteur, et mit en sa place un disciple ; occijfws iniinicus Chrisfi. vivit discipulus C/iristi, dit saint Augustin. (In. psalm. xmv, toiii. iv, p. ^99). Ainsi ces peuples farouches qui frémissaient comme des lions contre les innocents agneaux de Notre-Seignem-, ils ne sont plus, ils sont morts, Jésus les a frappés au cœur : In corda inimicorum. C'était dans le cœur qu'ils s élevaient contre lui, c'est dans le cœur qu'il les a blessés : Cadunt in corde. Ibi se erigebant adversu.s Christum, ibi cadunt ante Christum. (Saint Augustin ibid.)Les flèches de mon Maître ont percé le cœur de ses ennemis.» (Bossuet). Le ciel, la terre sont à lui ; il règne sur les anges, sur l'Eglise et sur toutes les ftmes pures, sur les nations : lietjes eo in virf/a ferrea. Sa parole a réduit toute intelligence à l'obéissance envers lui. « Il obtient que tout esprit l'accepte, se laisse convaincre, et trouve dans ses dogmes la règle de sa pensée et la loi de sa vie. Il obtient ciue les petits et les grands, les rois et les peuples, les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, croient sans voir, écoutent sans comprendre. Il obtient que la science acclame ses mvslères, que le génie les révère, que la calomnie les consolide, (pie les attaques ne fassent qu'en agrandir et en développer la puissance. Il obtient iiue depuis dix-neuf siècles rbuinanité, suspendue à ses lèvres, préfère la folie apparente d'un symbole mystérieux aux lumières de ses sages, et aux systèmes de ses philosophes ; que le siujple doute sur une seule de ses paroles soit regardé comme un crime : que leur empire s'étende en même temps (pie la civilisation, et que leurs progrès soient en raison directe des progrès des sciences, des lettres et des arts; que tout peuple (jiii vient à lui trouve dans ces mystères la lumière et la vie et que tout peuple qui se drtaclie de lui retombe par là dans les ténèbres et dans la mort. » (Mgr Besson.) Il a droit de régner sur nos cœurs, c'est là ce (pi'il demande surtout : Prœbe, filimi,cor tuum mihi. Regnum Deilœtitia et pax et gaudium. Cui servire regnare est. Dirons-nous comme les juifs: Nous ne voulons pas qu'il règne sur nous ? Ah ! plutôt disons comme les élus : // est digne de recevoir le royaume.

1268. Sa bonté doit lui gagner tous les c(jeurs, et ici se rapportent les faits cités plus haut sur la tendresse de Jésus à l'égard de tous et sur sa passion, voir n. Ii37. « Ce Dieu fait homme, ce Verbe incarné, qu'est-il venu faire en ce monde ? avec quel appareil nous est-il venu enseigner ? s'est-il caché dans une nuée ? a-t-il tonné et éclairé sur une montagne toute fumante de sa majesté ?a-t-il dit d'une voix terrible: Hctirez-vous ; que mon serviteur Moïse approche tout seul ; et les hommes et les animaux qui aborderont près de la monUigne mourront de mort (Exord., xix, 12, \'Mi La loi mosaii]ue a été donnée avec ce redoutable appareil. Sous l'Evangile, Dieu change bien de langage : y a-t-il rien eu de plus accessible que Jésus-Christ, rien de plus afTable, rien de plus doux ? Il n'éloigne personne d'auprès de lui : bien plus, non seulement il y souffre, mais encore il y appelle les plus grands pécheurs, et luimême il va au-devant : Venez à moi, dit-il, et ne craignez pas. Venez, venez à moi, oppressés, je vous aiderai i porter vos fardeaux (Math., xi, 29) ; venez, malades, je vous guérirai; venez, aiTainés, je vous nourrirai; pécheurs, publicains, approchez, je suis votre libérateur. Il les souffre, il les invite, il va audevant. Et que veut dire ce changement, chrétiens ? d'où vient cette aimable condescendance d'un Dieu qui se familiarise avec nous ? Uni ne voit qu'il veut éloigner la crainte servile, et qu'à (piebpie prix que ce soit, il est résolu de se faire aimer, môme si j'ose parler de la sorte, aux dépen» de sa propre

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