JÉSUS-CHRIST
grandeur ? Dites-moi, élail-ce pour se faire craindre auil a voulu être pendu à la croix ? n'est-ce pas plutôt pour nous tendre les bras, et pour ouvrir autant de sources d'amour comme il y a de plaies? l'oiirquoi se donne-t-il à nous ilans rKucliarislie ? n'est-ce pas pour nous lémoigner un extrême transport d'amour, quand il s'unit à nous de la sorte. Ne diriez-vous pas. chrétiens, que ne pouvant souffrir nos froideurs, nos indifTérences, nos déloyautés, luimême il veut porter sur nos cœurs des charbons ardents. Comment donc excuserons-nous notre négligence ? mais où se cachera notre ingratitude ? » (Bossuet).
Saint Ambroise a donc dit avec raison .' « Nous avons toutes ses choses en Jésus-Christ et Jésus-Christ nous est toutes choses. Si nous désirons la guérison de nos plaies, il est un médecin. Si nous sommes dans l'ardeur d'une flèvre ardente, il est une fontaine. Si nous sommes accablés sous le fardeau de nos péchés, il est la miséricorde même. Si nous avons besoin de secours, il est de force. Si nous craignons la mort, il est la vie. Si nous voulons quitter les ténèbre, il est la lumière. Et si nous voulons aller au ciel, il en est le chemin. » Même conclusion (I).
{\) (a) Des flatlPU'S appelaient Canul, roi d'Angleterre, qui se promenait sur le rivage, le roi de la terre et de.^ mers. C'était au muoieni du flux où la mer montait. Canat s'assied et ordonne à la mer de ne pas venir jusqu'à lui; d<>jà l'eau s'elevani couvrait •es jambes. Les courtisans le prièrent de s'éloigner; il le flt et leur dit: « Vous voyec que je ne suis point le roi de a terre et des mers. • tt leur montrant le crucifix: a Leur vrai roi, ajouta t-il, le voici. • Et devant toute sa cour, il adora l'image de Jésus crucifié.
(h) La légende de saint Christophe rapporte que ce saint homme était d'une (aille gigantesque et qu'éiant encore paTen, il avait l'ambition de se mettre au service du plus grand roi du monde. Il alla en effet s'ofTnr à un roi qui était en grande répuialion ; mais Chribtophe remarqua que ce roi qui était chrétien, faisait it signe de la croix, quand on pariait du démon. Ii en conclut que le di^roon était plus puissant que lui. et il partit
pour " ~ -u service du démon qui se présenta en ellei à lui a la tête d'une grande
arm» - comirie une croix se trouvait sur la route, le démon se détourna et fil
un {;: >ur pour l'eviier. Cliristophe lui en demanda la raison, et voyant que le
démon avait peur de Jésus-Chnst. il dit: « Je vais me mettre au service de Jésus- Christ.» En effet, ayant rencontré nn solitaire qui l'instruisit, Christophe se mit au service du roi du ciel pour Ifquel il vécut désormais, et pour lequel il mourut martyr. (Voir D. <^62 I Ayons une noble ambition, celle de servir J^sus. le plus puissant des rois.
,r< vn ims, à Pans, le canon de la gU'-rre civile grondait non loin de l'église de de, près des appartements où Chàii-aubriand se mourait : il arriva qu'un tufort, une clameur plus sauvage, parvint jusqu'aux oreilles de l'illustre vieillard. Il prii alors son crucifix, attacha sur l'image du Sauveur un regard ferme et doux, et dit : « Jésus Christ seul sauvera la société moderne, voilà mon Roi. » Ce furent les dernières paroles de Ch&ieanbriand.
fdi Le général de Vouges, l'un des héros de Reicbsboffen, mort à Besançon en 1879, ne craignait pas de dire : • O'i travaille à réor^Hnist-r l'armée; mais on n'y parviendra que lorsqu'on aura placé Jésus Christ au cœur des soldats. •
(e) Vn mot de Napoléon I" sur Jésus-Christ: « Nul homme. quelqt;e grand qu'il soit, n'a jamais été aime p'us long'erops que sa vie... Aujourd'hui, qui aime César, Alexandre? Non, les grands hommes ne sont pasaimésl Jésus-Chnsi, c'est le seul. Mais
{'e méconnais en h ni ' '' • "' " - ' - v * -Tuni, après dixluit siècles, ou amie • Il est vrai que
les saints aussi sont <i: . ist dont ils s<>nt
revêtus.
(fi Charles II. roi d'Anglelerre, hattoà la bataille de Wnreesier. dot pour se soustraire à ses ennemis, »*enr<i 'l et re déguiser en bûcheron, portant une lourde
cognée et couvert rii enis d'un ouvrier. Mais ceux qui étaient dans le
secret, Voyait en lui k ...;.;.. Ifurroi; et ils l'en aima'ent (lavaniag*-, attendris
qu'ils étaient de ses malheurs. C'est ain.<>i que ceux qui ont la foi voient en Jésus Christ revêtu d«'S haillons de I h>>mantté, leur Souverain et leur Dieu, et il leur est d'autant plus cher qu'il s'est plut anéanti. iVoir la noie du n. h7j).
{g) S'om (U Jésus te comte Armoga»le qui faisait partie de la suite de Théodoric, fils
de *'•' — ' " ■ '■ ^ ■ "■' ' ' "^ f". eut à souffrir toutes sortes de • '- - ■•!•
cons> Christ. On finit par lui lier fors
parti» ^ logasie se Contenta de prononcer ^
et 8«ii lien» t<>uit»crent iiu:>siiôi coume une toile d'araignée. On renouvela U mOiue
épreuve avec des cordes plus fortes qui ne purent rérisier A l'invocation du nom de Jésus.
Ainsi tomberont, si nous invoquons ce nom. le» chaînes dont S."ilan cherche à nous lier.
(Â^ Saint Edmond était encore enfant; on jour, il quitta en récréation ses compagnons
oui SEnMONS DK MISSIONS