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ADORATION DE LA CROIX

Romption pour ceux nui ne font pas pénitence. Le mauvais larron resta obstiné, au monient où il fut témoin de tant de miraoles. des bons exemples de son coin|)ai:non. au moment où le sang de Jésus ré()andu pour lui est encore tout binullanl. 0<i ils tremblent ceux qui dilTèrenl leur conversion !

Marie en entendant que Jésus prie pour ses bourreaux et parle à un larron. s>nbardil à fendre la presse et à se placer auprès delà croix. Là elle dit dans son cn>ur à Jésus: Oui vous a ainsi terni, o le pur mij-oir de toute vertu? qui vous a ainsi flétri, ô la belle fleur des clianips? qui vous a ainsi troublé, ô la fontaine d'eau vive ? qui vous a l'ait éclipser, o vrai .soleil de justice? qui vous a ainsi obscurci, ù splendeur de la gloire du Père? qui vous a rendu difforme, ù le plus beau et le plus agréable de tous les entants des hommes ? (pii vous a ainsi comblé d'amertmne, ù douceur du ciel et de la terre, quel a été le téméraire, l'insolent, le dénaturé qui a osé attentera votre Personne divine?

0 impitoyable croix, ren<ls-moi mon enfant, celui (pii est ma vie, ou du moins permets que je lui ferme les yeux, que je l'embrasse, qu'il reçoive le dernier baiser de sa mère; que ne m'as-tu saisie et attachée à ton bois |»our être toujours avec lui? Tu es cruelle en tuant le Fils, mais plus cruelle en [•ardonnant à la mère. N'a-t-on pas dit que laniour est aussi fort que la mort? comment est-ce donc que la mort peut séparer ceux qui sont si étroitement lit's par l'amour? Prends-moi, ô croix ! attache-moi avec mon Fils ; tu as pris ma plare, je veux prendre la tienne ; changeons, ô croix ! hélas! que je serais heureuse ! ù mon Fils, qu'avez-vous fait pour être réduit à un tel état ? Kst-ce là la récompense (jue le monde donne à vos bonnes œuvres ? ô monde ingrat, est-ce là le salaire que tu paies à ses miracles, à ses fatigues, à ses sueurs, à ses veilles, à sa céleste doctrine ? La haine que !>ieu porte au péché estelle si excessive que de vous punir si sévèrement pour l'iniquité d'autrui ! Fallait-iJ, mon Fils, être si cruel envei-s vous pour être charitable aux autres?

i) Jésus, vous êtes pour moi père, frère, époux, tout. Je deviens orpheline de mon père, veuve de mon époux, désolée de la mort de mon enfant. Kn Vous |>erdant, je perds tout, que deviendrai-je, ilorénavant ; où irai-je, à qui aurai-je recours quand je vous aurai perdu, vous, mon Fils, mon l»ieu, mon tout? .Ne me réponilez-vous pas? dites au moins encore une [larole que je puisse conserver dans mon co-ur en gage de votre amitié: vous (pii parlez à un homtue inconnu, et en laveur de vos ennemis nïême, ne direz-vous rien à Nc.iif M.-re? Kh ! vous l'aimiez tant, vous lui ténioigniez tant d'affection.

1,0 Mis regardant sa .Mère avec ses yeux tout couverts de sang, et tout baignés de larmes, et lui montrant son .Apôtre saint Jean, lui dit d'une voix lugubre: Mil fier, hce filins finis.

Jésus pour ne pas augmenter la douleur de Marie, évite de lui ilonner le nom de .Mère qui l'aurait émue davantage encore ; il veut du reste s'interdire à bii-iiK'me cette consolation, et nous apju'endre qu'au service de l>ieu. il faut sacrilifr toutes les affections de la terre. Opendant voulant aussi nous ensei-

Îner la piété filiale envers nos parents, il conlie Marie à son disciple litlole ean, et il n(MJS la donne pour Mère, ntuis laissant ce qu'il a «le plus cher icibas, sa Mère qui clovicut la nôtre.

/)cus mens, */ Il are f ni" r/erefii/uisti ? Seule plainte de Jésus, seul malheur du |m'( licnr. I ,i|i;indon de Dieu. Sitio. soif des Ames, le prix d'une Ame, le /' !'■ I''iii 1,1 siiiM-r: Consummatum est. (Voir ces paroles ccuumenices n. \i\ii). In r/iitriiia fiias, Domi/ie, romtnentio s/tirifiim meum. Kt |iar là il remit entre les mains de son l'ère, non seulement .son Auu^. mais chacune île nos ômes. Il les lui confia. .\ riidre heure dernière, souvenons-nous-en. et disons avec confiance : /// ma/tus tuas.

jfi i..w,,c .1.. w , , i-.,;» M.. i..,,w i.r;...i,o I..V ^onlrnient les gran<ls enseigne-

excu.sc iiw. . .

runt pas. du x > Son ftiim aH'

(BVUXDALOUI) .

522 SERMONS nn missions

monts qup ronfcnnonl ses paroles, il nous instruit plus oncoro par ses PXPinplos. nous Hppronnnl lu liaino du pé<h<N le prix ilo nosAuios, les vertus que nous devons prali<pier : olicissance. palienoe, liumilité, douceur, niorlifioation. gi'nfnisitc pour nos livres (1). Inspice. et fnc secundum ejcemplar </uo</ tihi i/i inuiite monstrutum est. 0 vous qui n'adorez pas la croix avec nous, ne 1 insidlez pas; car je vous le deniamle, où irions-nous chercher désormais le secret d'oublier vos injustices, de vous pardonner, de vous chérir? Où les allligcs iraient-ils chercher la consolation; lesco-urs faibles, leur force; les fiénilenls, la miséricorde : [)ar pitié |)our les niahules, pour les mourants, pour ce pauvre peuple dont vous dites que vous l'aimez; par pitié pour vous, car il viendra un jour, où (luand tout vous abandonnera, la <:roix sera votre iini<pie espérance, ne l'insultez plus, ne l'enlevez plus de nos places |iubliques, de nos écoles.

i:U7. 3" Etendard. E.rpolians pn/iripafus et potesfufes ; delens f/uod (idrersuni nos erat chir(>t)rn})liiiin derreti tptod eraf confrarium nn/jîs, (iffiijens i/lud cruci. Cion e.niftatus fuero a terra, omnia trahain ad nieipaiitn. (l'est le monument de sa victoire.; c'est autour de ce signe sacré qu'il enrôle ses soldais. Sous quel étendard, ô (Constantin, avez-vous vaincu Maxence? La croix vous est apparue du haut des cieux. avec cette inscription: In hoc sif/no rinces, et vous lavez fait porter en tête de vos armées par cinquante hommes d'élite, et vous avez vaincu les Ivrans. Sous quelle bannière avez-vous combattu, inartvrs, qui, au nombre de plus de seize millions, avez versé votre sang {tour .lésus-dhrist? Sous la bannière de la croix. Ecce l if/ m/ ni crucis.

Sous quel <lrapeau déclariez-vous la guerre au monde. A la chair. A Satan, religieux, vierges, saints, (pii. à travers dix-neuf siècles, étant toujours persécutés. necom[itez que des victoires? Ecce lif/num crucù-^. .Sous quel étendard allez-vous jusipiaiix extrémités du monde, apôtres, missionnaires de t(»ute sorte, et cpiel étendard plantez-vous sur la terre étrangère qui vous lient lieu de la patrie que v(tusavez i\\i\[[.ée? Ecce lif/num crucin. \oi\ii votre dra|)eau. chrétiens ; groupez-vous autour de lui, sojez Gers de le porter, il vous mènera à la victoire sur le démon.

i;VlS.4o y/ /-(yMi- nerrira d'armure (a) pour vous défendre conireles Héaux et les coups du démon : Fuf/ite, partes adrersœ Ci). (César de Bus, n. llHS.y

(\) (a) Saint Thomas, demandant un Jour à saint Bnnaventure où il pnisait les trésors de doctrine qu'il répandait dans ses écrits, saint Bonaventure lui montra 9on crucinx. En elTet. les premiers religieux de saint François, n'avaient d'autre Ijibliollièque qu'une grande croix, autour de laquelle ils se réunissaient pour prieret méditer; et ils partaient de là p. ' ■ iiiverlir.

<h\ I. , mon à Toulon, le 24 septembre 1879, pendant sa dernière maladie,

dans ui . . le douleur, montra à un membre de sa famille le crucifix qu'il

portail constammeni sur lui, en lui disant : « Je voudrais que ceux qui ont le malheur de ne pas croire fussent ici: je leur apprendrais que dans ce remède il y a une force que ne donne aucun autre remède. »

(c) Saint André fut condamné pour la foi, par le proconsul Egée, k mourir sur une croix. Quand le bienheureux mprtyr aperçut l'instrument iie son supplice, il s'écria: « Je vous salue, ô croix, qui avez été sanctifiée par les membres de Jêsus-Clirist, je vous ai toujours aimée et toujours désirée, et je vous vois enfin préparée pour moi ; recevez- moi des mains des hommes et rendez-moi à mon Maître ; qu'il me reçoive par vous, celui qui par v.ius m'a racheté. » Et il mourut dans des transports de joie, pai-ce qu'il subissait le même supplice que son Dieu. Aimons la croix, elle nous aidera à aimer les croix.

('JMrt) Al) "" • ' — ' ■ ' r.onrad le Salique, empereur d'A!!" "tta-

quaieni la \ ribfrt donna aux Milanais, pour ^ir

les cbanip.i . .ryO.. Sur un char de guerre, un \u , vé

que ceux des plus mands navire», portait un drapeau de soie blanche, sur lequel était brodée l'imaee du .S.tuveur, les brasélendus en croix Quelque vaste que fût la plaine où se livri; -. cet élendani sacré apparaissait aux guerriers comme un gage

dp vie' ,3 furent obligés de battie en retraite. Ecce cruccm Domini,

fugite ;

(b) Le maréchal Vioménil, était sur son lit de mort; on lui dit qu'il regrettait peutêtre de ne pas tomber sur un champ de bataille et sous le drapeau de l'honneur. A ces mots le mourant, qui tenait un crucifix à la main, le souleva et s'écria en le montrant : «Eh! Monsieur, n'est-ce pas le plus beau drapeau I >

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