‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 113 sur 416 · LA. PRIÈRE · texte numérisé non relu

LA. PRIÈRE

demander aux tii's crnmls de pptife~s choses. C'est son trône, c'est sa grandeur, c'est sa propii^ IV'Iioité qu'il nous veut donner. » (Bossikt) (1).

<1) Si nne mère ne donne pa< à ses enfants malades, autant de vin qn'ils pn demandent, ils (v -i^r qne c'est par épargne: mai» si elle ne leur donne pas au-

tant d'eau qi: 'ni, puisque l'eau ne lui c« ûie rien et qu'ele a pour

eux nne alTect: .. .elle, qu'elle leur donne des remèdes qui sont fort chers, s'ils ont tant soit peu d'esprit, ils doivent penser qu'elle leur donne l'eau par mesure, parce que l'excès leur en serait funeste ; et quanl elle leur en donne un verre, elle leur en voudrait dcnner on seau, s'il leur élait utile ou nécessaire. Il coulerait moins à Dieu de vous donner cent mille pièces d'or, qu'à moi de vous donner une goutte d'eau: ce n'est d- • ■ ■ - ■ -t épargnequ'il ne vous les donne pas; cen'esl aus<i pas taule d'afTeclion, pui- i donné ce qui lui coûte si cliT, ce qni lui est si précieux, les mé-

rites de ' «a chair et sa propre substance ; c'est donc qu'il connaH qu'elles

vous seraieoi nuisibles. Quand il vous donne un sou, en effet, il voudrait vou= en donner cent mill»' ; et il vous les donnerait effectivement, s'il ne prévoyait que vous en feriei

/ m, et exnndiv't me, dit 'e Psalmiste. Sur quoi saint Augustin dit :

« {J-. . , -. - xaudiuntnrnon inquirunt Domhi'im : non dixit : Inqumvi aurum a Uumxno, et exandi>it me ; inquixirin Domino xencctiitem, et exaudivit me. Aliiid e^t inrjnirere aliquid a Domino, alind ipsum Dominum inqiiivere; noli ali' qu' rii eum qnarere : xed ipsum Dominum quœre, et exaudiet te,

et de dicet : Ecce ahnvn. Quîil estecce adsitm, ecce prcesenit snm -f

Iui .. ineqnœrini' qnidquid tibi dedero, vilius est qiMm ego ; meipsum

a' re, et me nmpleclere »

l' liait que nous devons faire nos actions dev!int les hommes, nous souve*

nant que Dieu les regarde, et que nous devons faire nos prières devant Dieu, comme si les hommes les entendnient. Sur quoi saint Augus>in dit : Si les hommes vous entendaient dire dans vos prières : Mon Dieu, donnez moi les grandeurs du monde, faitesmoi plus riche qu'un tel, etc. Vous mourriez de honte; qui sonderait le fond de votre coeur, verrait que c'est !à ce que vous demandez à Deu, Injwiam facis illi et damnum tibi, dit saint Augustin : vous lui faites injure, et vous vous faites tort à vousmêmes.

Un grand roi al'ait un jour se promener avec sa cour dans la maison et le jardin d'un humble paysan, qui l'accueillit de bon cœur. L* roi en fut ravi, et à la fin il lui dit : Demande? — ' •• 'c que vous voudrez et je vous l'accorderai. I^es courtisans étaient dans l'é! <H le brave homme, après réflexion, dit : Sire, vous avez de beaux chevaux, ; i amener dix chariots d'engrais pour mon jardin. On conçoit sans peine que celle réponse fut l'objet de la risée de toute la cour. Ce paysan, c'est votre âme. Jésus vient en vous, dans votre cœur, à Pâques au moins. Que lui demandezvous • n" < vos affaires, la santé. Omnia arbilratus snm ut slercora. Quand un esl entre les bras de sa mi^re, voit un couteau bien brillant et affilé, il vtL .: ; sa mère ne le laisse pas faire. Nous sommes de grands enfants. Vous voyez les grandeurs de ce monde, les biens, les délices de la terre : cela est si beau et si brillani en apparence, d'être grand, riche, et de vivre à son aise. Vous voyez votre compagne qui esl belle et bien parée, à qui on fait la cour ; vous souhaiteriez être comme elle; vous êtes un enfant, vous demandez un couteau; si vous étiez comme elle, vo- - ' - ' • - - "' • ' qui brûlent en enfer, et y hrûii- . as»rvi d'amorce à des libertin- ■•lé laides, elles régneraient avec le> Vuus languissez dans un lit des mois ei des années entières, vous vous "t demi^ndez à Dieu la santé avec beaucoup d'instances, el il VI. us semble qi: i de vous la refuser. Vous êtes un enfant: vous d iiiin h'z un coui< i>z bien, vous seriez continuellement dans an

('i'li.iiet ou dans des i ,.,...... ■ r.irriifnt.

Dans la vie de saint Jean I ' >iirnommé. parce qu'il donnait tout aux

pauvres; il c^t dit qu'un n. : . lui apporta un jour une grande somme

d a' ".es, le pr.uiii de recommander à Dieu dans ses prières

un ^ vie loi élait fort chère et fort précieuse. Le saint dis-

inliii 1 ' '■" ~- -" '■' -•:----■■ — - - ' - , ■

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pauvres: je vuus avaM fuii une in^uiile pnere puur le lils de ce bon père, et vous l'avez retiré de re monde. Dieu lui révéla que retle mort était on elTel de sa pnère et de l'aumône ' ar si cet en'' iixse seraient damné», le p«Vo par

«varice. ; de grand- lits par l'exrès de t^ ,lt*b.'»u. hi-s-

et par le ...^.^ wsage et le» »v. ..;... ,..^ . >..,.^,...„;.cc de ses grands biens lui aurait

priicurés.

Ainsi nous voyons que, comme dit saint Augustin, il y en a que Dieu exauce selun leur

Nous pouvons dcmamlcr sans réserve les prAces spirituelles nécessaires à notre salut et A «^elui <les aulres. Nous les obtiendrons siirement ; mais quand on demande pour les autres, il n'est pas toujours sûr (ju ils profiteront des Brftces que nous leur auntns obtenues ; car la grèce n'enlève pas la liberté. S'ils ne se convertissent pas, lorscpic nous avons prié pour eux comme il faut, c'est |»ar leur faute et non par défaut degrAce. Si un roi donnait ordreà tous ses officiers de ne laisser mancjuer de rien à tous les sujets rie son royaume, de puiser largement dans ses trésors pour fournir le nécessaire à tous les

Eauvres ; ot si malgré cela il se rencontrait (luelque malheureux couvert de aillons etc. qui se plaignit de sa misère, on lui (hrail avec raison: r:'est bien votre faute; pourquoi ne demandez-vous pas? Ce que les chefs d'Ktalne font point, Dieu le fait pour les biens s[)irituels. Vous avez des tentations, vous n'en triomphez pas? vous êtes déjtourvus de grâce et de vertus? c'est bien votre faute. Pourquoi ne demandez-vous pas, quand vous êtes sûrs de par la promesse divine de tout obtenir ? Donc, demmides et vous recevrez: la grftce, cherchet Dieu et vous le trouverez, frappez à la porte de la clémence divine et elle vous sei'a ouverte, en attendant (pie s'ouvre pour vous le ciel I

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