‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 123 sur 416 · XXXIV. — lies noms de FEucharistio · texte numérisé non relu

XXXIV. — lies noms de FEucharistio

((Il I .. cons des mots est quelquefois plein d'idées lumineuses, et nous res; davantage nos saints mystères, si nous comprenions bien les

mci ,.ic leur seul nom révèle.

Les l'éres, la liturgie. désignent le Saint-Sacrement de l'autel: i^ sous le nom de Sdcrenirnf ilu corps et du satuf de Jésus-Christ. L'Eucharistie est, en elïet, un > c'est-à-dire un signe sensible qui frappe nos yeux,

nos sens et ; , en nous la grâce. Le signe que nous voyons, ce sont

les s du pain et du vin qui signifient la grâce, la vraie nourriture

de I C'est l'Auteur lui-même fie la grâce qui nous donne son corps

en n.Kirrilure et son sang en breuvage, .\ussi, appelle-t-on aussi l'Eucharistie, nain df vie, jmin supersuhstantiel ou surnaturel. Table du Seif/ueur. On lui donne encore le nom <i'Eulof/ie ou de bénédiction et d'oblfifion; parce que le pain et le vin, avant d'être consacrés, ont été bénis et offerts à Dieu par le prêtre, et parce que la messe, durant laquelle le j/rêtre consacre, est un vrai sarrifire offert à Dieu. 2*» Hicn que le sacrement soit un signe sensible. It - ",'s qu'il recouvre ne paraissent pas à nos yeux: la présence de Noti r est cachée à nos sens ; c'est pourquoi on appelle aussi ce sa< I rps : et par excellence, saints mijstères, le saint du Sei- U'i' homini, ou Sancta. (Juoi de saint, en effet, comme le Dieu df III- (]iii se cache par amour pour nous, afin" que nous nous apj le lui avec moins de terreur: IV' On le désigne aussi sous le nom

''<• .:..! rnblée, ou de co/«/«u/n'o« ; car ce sacr*^:"'

ii'iis iiiiil I notre chef, de la manière la plus in

11'"^ . ., iue. Il unit les uns aux aidres tous !•■- ■'

'!< ' num rorpus multi sumujs. omnes tfui de uno pane ,

III' 1 !'• Il- i>;iiii ^. r.iit avec plusieurs grains broyés en.; . lo

\ il! ■< ; de même, tous les enfants de Dieu ne doi-

Mii . . Ame (1).

Il) nomère et les tutres poèiet anciens disaient qae Jupiter avait une cha'.ne d'or si merveilleuse et si puis.*anle que, par elle, il pouvait eo'ever la terre et la joindre i la plus hante sphère du ciel, en liant pur m« ch«tn<>n« le* dieni aox h'>mm«»« et 'e« hymnes aux dieux i des païens ci>

5a(;es de nos , „ ........ ,, ^ .-et

au monde ei unie de la nature à la Jumitre de la g^rèce et d«s

lént^bre.* de l.i , . de l'Kvanfrile.

Mais pas8«>iis de ce:» pcn.'<oes prufanet à des pensives divines dignes de n ei disons qu'il y a une chaîne rare, adiniral>le, précieuse, par laquelle le T^r

556 SRRMONS DE MISSIONS

1412. 40 Viatique. Nous sommes des voyageurs sur la terre : notre pairie c'est le ciel. La l'iitisue <lc la roule nous lasse, les ennemis nous liarcèlenl. Jésus est notre pr(i\ision de voyage, et il le sera surtout au moment solennel où nous arriverons au terme de la carrière, et où il faudra frunchir l'espace qui sépare le temps de l'éternité. Ah ! qu'ils sont à plainrlre, ceux qui s'en vont «le la terre, sans sèlrc munis de ce viatique divin!...

.%<» Knfin on désigne surtout ce sacrement sous le nom d'Euc/tarii<tie, ce qui signifie: 1) belle (frâce ; c'est en elTet le grand don du ciel à la terre. Dieu ne pouvait nous donner davantage. 2) Actions de f/rdces, (a) parce que Notre-Seigneiu- en l'instituant rendit grAces à son l'ère ; (b) parce qu'en le rej^evant, nous devons rendre grAces nous-mêmes. Gratins (if/amus Domino Jfeo nostro ; (c) parce que l'Kucharistie en tant que sacrifice rend grAces à Dieu pour tous ses bienfaits. 0 sacrement adorable qui contient l'Auteur de la grâce! à mystères sacrés de l'amour d'un Dieu, pain sans lequel on ne

fieut vivre de la vie surnaturelle! Communion merveilleuse de nos Ames avec eur souverain bien, et avec tous les membres vivants du Sauveur ; Viatique céleste qui nous donne la force d'arriver au ciel ; Kucbaristie, don que Dieu fait aux hommes, de lui-même ici-bas, en attendant qu'il se communique à eux en récompense éternelle, je vous adore, je vous aime. Donc adoration à la messe, dans les visites, en passant devant l'église. Aitionr. comniimion fréquente, etc.

Autre plan sur l'Eucharistie.

1413. Credo, Domine, adjuva incredulitatem meam. L'Eucharistie est un mystère de foi. Voyons : L L'objet de cette foi : (on expose ce qui est défini à ce sujet d'après la théologie, en en faisant voir la sublimité). II. La certitude de notre foi en ce mystère : 1" fondée : 1} sur la parole de Dieu, 2) sur l'enseignement <le l'Eglise. 2° Tonfirmée, 1) par les miracles, 2) par les consolations d'une bonne communion et les remords d'une commimion mauvaise. li) par les effets de la communion dans ceux qui la reçoivent souvent, 4) par la familiarité de Dieu avec l'homme, dans la loi de crainte, qui doit être

dès celle vie, le corps morlel des hommes à sa divinilé ; ctiatne composée de trois chaînons attachés l'un à l'autre. Le premier, c'est la résidence essentielle et substantielle de la divinité du Père en la personne du Fils par la génération éternelle; l'autre, c'est la résidence personnelle du Fils d.ins le corps de Jésus-Christ par l'incarnation : /n ipio inhabital omnis pleniludo ; la troisième, c'est la résidence du corps déifié de Jésus dans le nôtre par l'Eucharistie. Ainsi, par certains degrés et échelons, nous sommes unis à Dieu, même dés cette vie, de cette chaîne divine dans laquelle se trouve le nœud et le principal ressort de la religion chrétienne. L'Eucharistie est le nœud qui nous unit k nos frères qui reçoivent comme nous la chair adorable du Sauveur. Les membres ont pour leur tête un amour si naturel et si désintéressé que si vous vous blessez la léie, le bras d'un premier mouvement, sans consulter, sans délibérer, sans tarder tant soit peu, se présente aux coups, souffre plutôt d'être mis en pièces, que de permettre que la tête soit tant soit peu offensée. Nous devons faire de même pour Jésus: ses intérêts nous doivent être plus chers que les nôtres, ou pour mieux dire, nous devons oublier les nôtres pour les siens, et nous faisons tout le contraire, nous sommes très sensibles à ce qui nous touche, stupides et insensibles, en ce qui touche Jésus-Christ ;8i quelqu'un nous dit une seule injure, nous ne la pouvons pas souflrir. nous l'appelons en justice, nous demandons réparation d'honneur; si on en dit cinquante à Jésus-Christ, nous n'en sommes point émus, nous n'en remuons pas le doiftl ;

La raison pour laquelle les membres sont ainsi affectionnés à leur chef, c'est qu'ils connaissent par un insiincl naturel, que leur conservation, leur vie, leur santé et tout leur bien dépend du chef. Il en est de même de vous : tant que vous ne serez pas bien avec Jésus vous ne serez jamais bien avec vous-même, ni avec aucun de vos frères, et vos gens ne .«eront jamais bien avec vous, s'ils ne sont bien avec Jésus, comme les membres ne sont pas bien ensemble, s'ils ne sont pas bien avec Ifur tête. Si votre femme n'aime pas Dieu, elle ne vous aimera pas, ou si elle vous aime, ce sera d'un amour sensuel, d'un amour d'intérêt, d't!" — - m^onstant; si vos serviteurs ne servent pas Jésus- Christ, ils ne vous serviront ment, ni fidèlement, mais négligemment, par manière d'acquit et en votre [ ; cmenl ; si votre ami n'est pas fidèle à Dieu, il vous trahira dans l'occasion. Au coniraire, si vous faites en sorte que vos gens soient bien avec Dieu, qu'ils aient son amour et sa crainte, qu'ils prient Dieu soir et malin, qu'ils vivent en bons chrétiens, et qu'ils aiment Jésus: en l'aimant, ils vous aimeront et vous honoreront comme un de ses membres. (Le JEUXE).(Yoir la noie delà fin du noSTB.)

l'kucharisimiî 557

pîiis L'iiindc sous la loi tiamoiii*. III. U'ialitos de celte loi : 1" Elle doit i^lre donc nous instruire par de saintes lectures des merveilles de I ^lie ; â" agissante, se manifestant par notre empressement à venir

à 1 église, à la communion, au saint SacriOce, par notre respect extérieur et intérieur, etc.

Autre plan sur le même sujet.

1411. In /iiietn dilexit eos. Eucharistie, mystère d'amour. I. Jésus nous a aimés au point de se donner : 1" tout entier, corps, âme, divinité ; 2» à tous les enfants cle l'Eglise : pauvres, riches, jeunes, Agés ; S» pour toujours, à travers tous les siècles. 11. Donc nous devons l'aimer (l)e\, comment: 1» il demeure avec nous, donc le visiter; 2*> il se donne, donc le recevoir souvent et dignement ; ',i^ il s'immole, donc assister au saint Sacrifice.

O Iteum si dicere fus est prodir/um sui. Annon prodigum qui ?ion solum suased et semetipsum impendit ((iucrric). « Certes, s'écrie saint Bonaventure : me totum voluisti qui mihi te totum tribuisti. 0 amor quid facis ? et tamen quasi omnes negliyunt hune amorem. Ah ! il n'en sera plus ainsi désormais ! »

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