XXXIX. — De la profanation de»* Sacrements
MW.Que l'homme s' epT'OUve lui-même avantde se nourrir de jiain eur/iaristiaue. (I.(,'(»r. xi. 28.) Oiiand Dieu donna sa loi auSinaï,il ncsoulfril pasquele peu[ile s'a ppr()cli;\t de la monlagnesanss"étrc purifié. Il chargea Josiié de crier aux Israélites : Prenez garde de vous approcher de l'arc lie : et il faisaitdire aux prêtres de l'ancienne loi : Sogec purs, vous qui porte: les vases du Seigneur. Et pourtant qu'étaient la montagne, le tabernacle anti(|ue, les vases du temple des juifs, comp.irés au sacrement de l'Kucharistie ? Aussi iNolre-Seigneur
(1) (a) On rapporte de saint Philippe de Néri que, voyant dans l'église de l'Oratoire i Rome, un homme partir aussitôt après «voir communié, il envoya aussitôt deux acolytes pour l'accompagner avec des cierges. Cet homme paraissait fort étonné de voir ces acolytes autour de lui ; le saini s'approchant lui dil: « Ne faut-il pas accompagner le bon Dieu avec des cierges, quand on le porte hors de l'église? Rentrez donc, mon ami, et faites votre action de grâces comme loul bon chrétien. »
(6) Saint Louis de Gonzague consacrait trois jours de la semaine à la préparation i la communion, et les trois autres à l'action de grâces. Imitons-le. Ce serait oITenser un honnête homme qui nous ferait visite que de paraître n'avoir aucun plaisir à s'entretenir avec lui. Si le favori d'un roi avait sa femme dans une maison de campagne près de la capitale, qu'il quittât le palais toutes les fois qu'il le pourrait pour aller la voir, et que celte femme d'ailleurs très fidèle le laissât là à son arrivée pour s'occuper de ses fermiers, de ses servantes, de sa basse-cour; quelle peine n'en éprouverait pas son mari? Jésus, le roi du ciel, l'Epoux de nos âmes, fait ses délices d'être avec nous ; et aussitôt après l'avoir retu, nous lui tournons le dos. (Sur l'action de grâces voir n' i'6'2.) C'est une grande perte pour nous, car il est probable que l'Eucharistie produit la grâce tant que les espèces ne sont pas altérées; et par conséquent, il est permis de conclure qu'une seule communion suivie d'une fervente action de grâces, peut produire en nous plus de fruits que plusieurs communions sans action de grâces; celui qui une seule fois resterait un quart d'heure auprès d'un bon feu, en retirerait plus de chaleur que celui qui s'en approcherait souvent, mais irait aussitôt à l'air. Judas communia et poi^t fiur.cellain introiiil in eum Satanas. Les autres Apôtres communièrent, et après s'entretinrent encore des bagatelles de ce monde. (Jui$ eorum videatnv esse major I aussi saintl'ierre renie son Maître et 1»»8 auiie» l'abandonnent. Saint Jean seul qui a reposé sa tête sur la poitrine de Jésusà la Cène, et goûté plus que iesautres le mystère de l'Eucharistie, a le courage de suivre Jésus jusqu'au Calvaire et c'est à lui que Jésus confia sa divine Mère. (Le Jkc:^k).
Saint l'aul et saint Anlf i —ml la nuit entière en louanges de Dieu, parce qu'il
leur avait envoy»* un pain ministère d'un corbeau. l.e vieillard Siméon chan-
tait son nunr (liinitlis pi,< .n l'enfant Jésus un instant dans ses bras. El nous ?
(2) .Si on donnait cette inatrucHun le jour de la première communion, on pourrait a la péroraison, ajouter: Cesheureux effetsde l'Eucharistie, vous les avez ressentis un jour. Votre cœur alors était inondé de joie. Hélas I il en est peut-être qui ne la goûtent plus, parce qu'ils ont déserté la table sainte. Arxiit cor meum quia ohlitus sum cornedere panem vieum. Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme, el si vous ne buvez pas mon sang, vous n'aur»2 pas la vie en vous. Jésus est toujours le même. C'est vons qui avez changé; il vous poursuit toujours, vous le fuyez. Ah! revenez à lui.
En rendant aux parents leurs enfants, après leur communion, on pourrait tirtr