PROFANATION DES SACREMENTS
dit-il à ses minislros : Ne donne: pas les choses saintes aux chiens, et ne jeter pas les pierres précieuses itérant de vils animan.v. Mais comment le pn'^tre, qui ne lit piisilans les Amos. [tnurra-t-ii écarter des sacrements ceux
Î|ni en sont imlicnes ? Kn obéissant à la recommandation de sainte Thérèse : •r^che/. disait elle, contre le sacrilèj^'c ; car il daiime beaucoup de chrétiens.
1 ' -e, c'est In profanation d'ime chose sainte et en particulier des
sa (Juand Jésus eut prédit qu'il serait trahi par un des douze, tous
dein.iiinti cni quel serait le traître ; et Jésus répondit: Le voici, c'est celui qui met la main avec moi dans le plat. Si vous me demandez quel est celui qui se rend coupable de sacrilège, le voici : (l'est celui qui se confesse sans contrition, sans ferme propos, sans franchise; c'est celui qui fait la communion en état de péché mortel. (Voir n. 481 et 493.) Nous devons faire comprendre i tous : I. I outraire que ce crime fait A Dieu, et 11. le malheurqu'ii attire sur celui nui s'en rend coupable ; III. nous devons réfuter les vains prétextes, sous lesquels les âmes, séduites par le démon, vivent dans le sacrilège.
144i. — I. Outrof/e (/ne fait à IHeu l'dme sacrilèfje. — t» Klle se confesse et trompe le confesseur. Le prêtre lève sa main... .Anpcs arrèlez-la, fermez ces lèvres qui vont prononcer l'absolution. 0'»»^i ! le sangde .Notre-Seigneur va donc couler en vain sur cette î\me ; elle va fouler aux pieds ce prix du rachat du monde, ce sang «pie Madeleine recueillit avec tant d'amour au Calvaire, dont Marie vénéra les gouttes sacrées sur la voie douloureuse. 2*> Ce n'est pas assez de ce premier crime : l'Ame sacrilège assiste le lendemain au saint sacrilice avec les autres. Au moment de la communion, elle s'approche de la table sainte avec les autres. Le prêtre passe, et elle ne prend point la fuite. Yoilez-voiis la face, anges saints, et pleurez ; le Dieu, devant lequel vous vous prosternez en tremblant, est jeté dans la boue d'un cœiîr coupable!
!4t:V {) Si un homme, entrant dans le saint lieu, brisait la porte du tabernacle et jetait la divine Hostie dans un égout. ou la donnait en pAtureaux chiens, nous fris.sonnerions d'horreur. « i\e n'est pas un crime moins abominable de recevoir le Fils de Dieu dans une bouche souillée, que de le jeter dans la boue, » «lit saint Chrvsoslome : et saint IJonaventure va juscpi'à s'écrier ; « Impudiques, avares, vindicatifs, il n'est point de chiens plus hideux que votre Ame. si vous ne l'avez point réconciliée avec Dieu. « 0 homme, disait Kpiclète à un étudiant vicieux, ne vovez-voiis pas dans quel vase dégoiitant, vous recevez un noble don «lu ciel, la science. Qu'aurait-il dit, ce païen, de ceux qui re«;«iivent le Dieu des sciences liii-m«^me dans un cceur souillé ? 2) l'n tvran de l'antiquité, dont parle un poète célèbre, enchaînait à un cadavre un à un. ses ennemis vaincus. jusipi'A ce «pi'ils expirassent entre les bras d'un mort. Le sacrilège, mort A Ja grAce, condamnée un supplice semblable l'auteur «le la vie.
\ 4 ti. .'{) Hérode recherchait l'Enfant-Dieu, .sous prétexte de vouloir l'adorer, mais en réalité ii«»ur le mettreA ni«)rt. Image du sacrilège. 4) Judas trahit son Maître et le livra à ses ennemis par un liaiser. Mon ami. lui dit Jésus, pounpioi êtes-\ous venu 1 11 «lit la même parole à l'Ame shcrilège. Je viens, moi. pour Ion salut, e' toi tu viens pour me profaner, pour me crucifier de nouveau ; mais ce reproche n'arrête pas le sacrilège : il est ingrat comme Ju«ias. Ilxpocriif romine lui, il s avance les yeux baissés. Perlide comme Judas, ce n est pas aux bourreaux «pi'il livre Jésus : mais au démon «pii est «lans son cœur. .*>) Les Juifs se saisirent «lu Sauveur, le llagellcrent et ralla«'hèrent
parli des pnrntrs <fr In pile ilr Pharaon à ta mère de Moits : Accipe puerumiitum
et nutri mi !• Ou encore raconlfr le trait suivant:
(Junnd Ich mm à leur père, pour le c<>n«luire en
EcN ■ ■ ■'■■ ' ' ""■ • ' ' ■•'"»
al. ':(
jamin el le ratotrn«ratriit »ain et !«auf l'artiiU, vulre tmitttur %i>u» avail > fan'?, spr^? !« pr*>fni^r<> c"«T>moni'>f>, nf If^ «vrf-von* pa^ lain*^ â^ynr^r i
aux MIDIS ornces ei aux Mcremenis; le lui promeitei-vousY
572 SKRMONS un MISSIONS
à la croix. Si los Juifs aviiienl connu le Roi de gloire élerncllc, jamais ils ne IVusscnl crucilié. Le sarril»>ge le fonnait. Los Juifs furent les ^murreaux de Jésus dans son «'(al niorlel et passible : le sacrilèjie rlevient le bourreau de Jésus immortel et dans son état de gloire. I^es Jiufs en donnant la mort à Jésus procuraienl. sans son douter, la gloire de Dieu: le sacrilège fait A Dieu le f>lus sanglant outrage. Les Juifs ruinèrent l'empire du démon et de la mort, e sarrilège l'établit. Jésus accepta la croii préparée par les Juifs, il repoussa eelle A laquelle l'allache le sacrilège. Les Juifs ne le crucilièrent qu'une fois, et il esl des sacrilèges qui renouvellent souvent leur crime (l),
Malbeureiix péclieur, c'est donc ainsi (pie vous traitez votre Dieu, votre (iréaleur, votre Père ! li'empereur Constantin embrassait les cicatrit'cs des confesseurs de la foi; et pourtant ce n'était pas pour lui qu'ils avaient enduré les tourments; et vous foule/ aux [)ieds le sang répandu pour vous Vous traitez Jésus-(;hrist comme un tyran traitait ses ennemis, comme le traitèrent Hérode. Judas et les'bourreaux. (» Dieu, vengez donc votre Majesté méconnue ! Vous plaçâtes un Sérapliin à l'entrée du paradis terrestre, pour bannir Adam coupable : plac,ez donc à la table sainte, deux anges armés de la foudre, pour en écarter le sacrilège !
Hi^\. 11. Malheur au nacri/èf/e ! Dieu peut-il laisser impuni im tel crime ? f)sa approcha de l'arche une main téméraire, et il fut sur le champ comme foudrové. IMus de cinipiante mille Hethsamites lurent frapi)és pour avoir regardé l'arche d'un (til indiscret. Balthazar, pour avoir profané dans un festin les vases sacrés, vil ime main mystérieuse qui écrivait sur la muraille sa condamnation, et il perdit aussitôt son royaume avec la vie. Si celui qui méprise la loi de .Moïse meurt sans pitié, (piels supplices plus terribles doit mériter celui qui foule aux pierls le Fils de Dieu et le sang «pii devait le sanctifier ! Malheur à celui par qui le Fils de l'homme sera trahi, a dit le Sauveur; il aurait mieux valu qu'il ne fut jamais né ! Le sang de Jésus-Christ nu'il profane, crie vengeance contre lui plus éloquemmcnt que le sang d'Abel ne criait contre (]ain.
CD II n'est pas dit que parmi les Juifs qui demandèrent la mort de Notre-Seigneor se soient trouvés les malades qu'il avait guéris, les morts qu'il avait ressuscites. « Or ici, mes Frères, comprenez quel esl le crime du péclieur qui communie indignement : c'est un aveugle que Jésus-Christ a éclairé; c'est un lépreux qu'il a mille fuis guéri; c'eAl un mort que sa bonté a ressuscité : il porte encore sur lui les marques précieuses de ses faveurs ; il est marqué du caractère ineffaçable de ses dons : la reconnaissance toute seule devrait l'attacher à son libérateur; il ne devrait paraître à l'autel que pour lui venir porter l'hommage de son amour et de ses actions de grâces. Que l'infidèle que Jésus-Christ a négligé, que le barbare qu'il a laissé dans les ténèbres de la superstition et de l'impiété, viennent le déshonorer sur ses autels, nous n'en serions point surpris : il les traite à la rigueur ; il ne les a pas comptés parmi les brebis qui devaient entendre sa voix. Mais un Hdèle pour lequel il n'a rien eu de réservé, un disciple de son Evangile à qui il a révélé tous ses mystères, communiqué tous ses dons, qu'il a associé à l'espérance de ses prome.sses; mais un chrétien devenu la chair de sa chair, et les os de ses os, par l'union ineffable qu'il a contractée avec lui dans son baptême, peut-il armer contre lui des mains consacrées par son sang? peut-il venir même insulter son bienfaiteur dans le plus signalé de tous les bienfaits ? Ah I c'est de quoi il se plaint lui-même dans son prophète : Si mon ennemi, dit-il, si un. sauvage qui ne méconnaît pas, et qui n'a presque rien reçu de moi. m'avait chargé d'outrages, je l'aurais souffert avec patience : Si inimicus mem maledtxisset mi/ii, sustinuissem utique; mais vous qui ne deviez plus faire qu'un corps et qu'une âme avec moi, vous qui étiez au nombre de mes disciples et de mes amis : Tu vero homo unanimia. dnx meus, et notua meus.
Il est rapporté dans l'histoire que l'empereur Constantin baisait avec respect les plaies glorieuses que de saints évéques avaient reçues pour la confession de la Foi de Jésas- Christ, et qu'ils portaient encore sur leurs corps : cependant ce n'était pas au milieu de ses armées, et pour la défense de sa gloire et de son Empire, qu'ils avaient reçu ces marques illustres de leur courage. El vous, mon cher auditeur, qui voyez la chair de Jésus-Christ sur l'autel, partout encore marquée des cicatrices éclatantes .les plaies qu'il souffrit pour nous; encore marquée de ces signes glorieux de la victoire qu'il remporta sur vos ennemis ; ces marques si touchantes n'excitent pas votre respect, ne réveillent pas votre reconnaissance : et au lieu de leur donner un baiser de paix et d'amour, ah I vous déchirez vous-même cette chair sacrée, et vous y faites des plaies plus profondes et plus ignominieuses que les premièresT N'êles-voas pas le plus dénaturé et le plus ingrat de tous les pécheurs? (Hjissillo5).
PRûrANATION DES saCrkmrnt^ 573
liKi. !■ *.ii'ii iiiiritls , corporels. On sait celui de Judas : après qu'il eut niante indii^nemonl le (iorps de Jésus-Ciirist, le démon entra en lui et Ju<las
cdi; ■^;i Iraliison, puis alla se pondre de dt'-sespoir. Dégoùlé de sa lemnie
Tli i.otliaire, roi de Lorraine, l'avait quittée pour épouser Val-
ili saint Adon, archevêque de Vienne, informa le Saint-Siège de la
Cl. e prince. La reine légitime porta aussi plainte à Home; et le
paj is L après un mûr examen, excommunia le roi de Lorraine.
Toutes les iniri;.'iits et toutes les menaces du roi échouèrent devant le Pontife, intrépide délenseur de la vérité catholique et de la sainteté conjugale.
Alors Lothaire prit le parti de dissimuler et se rendit en Italie pour demander l'absolution de son crime. 11 trouva à Rome le pape Adrien II, successeur de Nicolas I''"". « Prince, lui dit ce ponlil'e, avant de lui donner la sainte communion qui devait sceller son retour et sa réconciliation, si vous avez la ferme résolution de n'avoir plus de commerce avec Vaidrade, approchez et recevez avec confiance le sacrement de la vie éternelle ; sinon, n'ayez pas la témérité de recevoir le corps et le sang de Jésus-Christ, et de vous inci»rporer, en les profanant, votre propre comlanmation. » Le Pontife parla de la même manière aux seigneurs qui étaient complices de l'adultère.
A ces paroles formidables, quelques-uns furent saisis d'elTroi et se retirèrent ; mais la plupart communièrent avec le roi. Après son sacrilège, ce prince parjure se hâtait, avec son cortège, de rejoindre l'objet de sa passion ; mai.s il fut atteint ù Liicques d'ime lièvre maligne, dont les elTets furent terribles. Il perdit ses cheveux, ses ongles ; sa peau même tomba; et il périt misérablement, trente-neuf jours après son sacrilège, ainsi que la plupart des seigneurs <pM avaient communié avec lui (I).
MIT. âo Lhs châtiments spirituels sont plus redoutables et plus inévit.tl.l.^ l*.i'iiinne n'y échap[)e. tjuel bonheur que celui d'une âme qui .se conf(- ;iii commimie saintement ! Tout est pardonné. Jésus se donne â I , 'Z donc comme la même nourriture a des effets ditTérenls, dit saint Thomas ! La fournaise de Mabvlone fut un séjour de délices pour Daniel et ses compagnons ; et elle dévora de ses flammes les bourreaux, tpii s'en approcheront. La mer Kouge servit de rempart à l'arnïée d'Iraèl ; et elle fut le lomltoau des Kgvptiens. Dans la comunmion la vie est pour les Ames bien disposées; la mort est pour les autres. Oui, la mort ! L'Ame sacrilège se confesse, chargée déjà d'une chaîne d'iniquités ; elle y ajoute un nouvel anneau. Le prêtre dit : Je vous ab.sous ; Dieu dit : Je te condamne. Allez en paix, dit le prêtre ; et il n'y a point de paix pour cette âme. Le lendemain elle communie ; et non .seulement elle ne reçoit aucune des grAces qu'apporte la visite du Sauveur, mais encore elle mange son jugement et sa conuamnalion. Le pain des anges est changé en poison pour ce cu-m' coupable. S<»n Sauveur devient à u fois sou accusatem- et son juge; et, en entrant en elle, il I ■ ' ^' "n'iirn celui par t/ui le Fils de r/io-—-
géra trahi! \\< it, endurcisseiuont du co'ur, eni
ment plus grand .1.^ ,.,,-.^, ...... . ....unie de Satan devenue plus criiell» , >. ..
sont les Iriiils du sarrilege. Le |)rol"anateur erre, comme i'.iwu, ou couime Judas, de crime en criuie. Devant quollesabomin liions leculera-t-il celui uni a os<' profaner le corps et le sang de son Di util pas aller
scMidile jiis.in'j^ se faire le meurtrier de sr ileculera-l-il <!•
liisv i-Mii il .!• '-ou père ou lie .sa mère? La crainte des hommes le retient pciii ciii'. lui .|iii a per'iu la crainte de Dieu; mais il marche du moins à ;.'r.iii.ls pas vers la riqu'obation, s'il ne se convertit point.
lil.x. Saint Antonio rapiiorte ((ti'im jeune hoiume de grande vertu, ayant eu le uialhetirde toui' '. n'osa pas la déclarer. I -
rant obtouir par ime 1 , le sa faute, sans la coni.
il entra «lan» un couvent austère, où il vécut dans la pratique 'les plus
(1) Saint Cyprien raconte qu'une femme chrétienne, qui avait eu I ' éctiapper à la mort, de maniçir des viandes consacr<'e« aux ido'ei. os. manier. Aus!«iiôl après, elle se sentit comme élouffée, et muurot à la lauie mainte a«na des convulsions horribles, en présence de tous les aMistanls eflTrayés.
574 SëUMons Dk Missions
gramles vertus, mais oaclianl toujours sa faute. 11 mourut, et [tendant iju'ort célébrait ses funérailii's avof la solennité d'une léte, il se montra i\ toute l'assistance envinmno de l'umée et de flammes et criant : Je suis damné pour avoir caché un [téclié en confession, ijne d'autres, si Dieu leur permetlait de sortir de leur prison de feu, pourraient tenir le même langage ! Si nous avions le malheur d'avoir commis ce crime si injurieux à Dieu, si funeste pour nous, de grûce, hàtons-nous d'en faire pénitence.
iH\). m. Nous devons ici, selon leconseil de saint Liguori, répon<lre aux prétextes, [lar les(piels le démon cherchée retenir les âmes dans cet horrible état. 1« J'ai honte de dire ce pérhé f — N"aurie/-vous pas honte de le voir révélé, non pas seulement devant votre confesseur, mais devant tous les hommes au tribunal de Dieu? .\ime/-vous mieux l'enfer qu'ime légère humiliation ? Kt puis est-il vrai cpi'il y ait de la honte à dire vos fautes 1 C'est le démon tpii vous le fait croire. Saint Liguori parle d'une pécheresse nommée Adélaïde, qui, résolue de changer de vie, allait se confesser. « — Où vas-tu donc. ,lui dit le déuvon ? Vilaine hète, réj>ondit-elle, je vais me confondre et loi aussi. » Faites c<mime elle, et sacliez tpie dire ses fautes, c'est une gloire d'autant plus grande (pi'elles sont plus sérieuses. Si vous ne le comprenez pas, et si vous voulez t lire vos péchés, cessez de vous confesser, et ne profanez pas le sang de Noire-Seigneur.
1450. 2" Quedird mon confesseur ? Ce que dit Notre-Seigneur de Madeleine et de la femme adultère. Votre confesseur trouvera que vous avez été faible, et que vous devenez généreux, en réparant vos faiblesses.
liril. :$« Il me urondera ? Le prêtre n'a-t-il donc à vos yeux point de charité ? (Ironderiez-vous cpielqu'un qui vous ferait l'aveu de grandes misères ? Personne ne donne autant de consolation au prêtre, que les pénitents oui accusent de grandes fautes, siu'tout s'ils n'ont jamais osé les dire, car les confesseurs voient flans ces aveux un signe extraordinaire de contrition.
1452. \'^ J'attends qu'il vienne un confesseur étranger? — La mort pourrait bien ne pas l'attendre. Combien ont eu cette espérance et sont maintenant damnés.
Ho'.i. 5" Je n'ai pas confiance en mon confesseur ? — Dites-moi, si vous vous étiez démis un membre, et que vous n'eussiez pas confiance au médecin qui est à votre [tortée, n'auriez-vous pas recours à lui plutôt que de rester longtemps en cet état?. Mais enfin, si vous ne voulez pas vous adresser à votre confesseur, allez à un autre plutôt que de cacher vos fautes.
Ii54. (>" Mon confesseur en sera afflif/é ? — Krreur. .Mais serait-ce vrai, voudriez-vous, pour ne pas déplaire à votre confesseur, faire un sacrilège cl vous damner ? (Juand vous serez en enfer, votre confesseur vous en rctirera-t-il ?
1455. 7'> /:/ si on faisait connaftre mon péché à d'autres ? — Quelle folie que de croire un confesseur capable d'un crime si grave et inouï ! Votre confesseur oublie vos fautes aussitôt que vous les lui avez dites. 11 aurait bien à faire s'il fallait se souvenir de tout ce qu'il entend.
14.%. 8'> Mon péché est trop grand? — C'est le mot de Cain. Combien ont péché plus (pie vous et reçu leur pardon : léuioins, le bon larron, saint Augustin, sainte Marie Kgyplienne et tant d'autres! Le démon vous exagère votre faute, afin tpie vous ne la confessiez pas ; mais votre confesseur a cent fois entendu des péchés plus énormes que lesvôlres. Donc rejetez cette vipère «lue vous avez dans la conscience ; elle vous tourmenterait jiis(pj'à la mort et dans l'éternité même. A peine aurez-vous percé cet abcès (pie vous serez soulagé et consolé.
Dites au rnoinsà votre confesseur : Mon Père, j'ai une peine que je n'ose nas dire, et il fera lui-même sortir ce monstre de sa tanière ; ou bien écrivezlui celle faute que vous n'osez [tas avouer. Kt avec une sainte confession, vos sacrilèges seront réparés; et vous pourrez devenir un grand saint! Le P. Paul Segneri raconte qu'une religieuse fit un tel effort sur elle-même, pour dire certaines fautes commises dans son enfance, qu'elle s'évanouit aussitôt après les avoir confessées. .Mais Dieu la récompensa par de si grandes grâces, qu'elle vécut et mourut en odeur de sainteté. (Liguori, loin. XI, p. 38 ; tom. .\V1, p. 331.)
l.A l.U.NlMl Ml».\ ^l'Ilil 1 L l.l^Ll. o7d