‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 133 sur 416 · VISITE AU SAINT-SACREMENT · texte numérisé non relu

VISITE AU SAINT-SACREMENT

très incommodes. La paix quelquefois y est troublée par les cliagrins qu'on v reçoit. Plus tie fois encore la conscience y est blessée par les discours médisants (jn'on y lient, et qu'on y entend. Enfin ce sont presque toujours des vi- ' ' ' - t pernicieuses, par la dissipation qu'elles ca»isent,et par la qui s'y présentent. .Mais il n en est pas de même des visii> -1 I • u ■ ' hrisl et à son Sacrement. Ce sont des visites toutes

saintes, >'< < salutaires, des visites toutes consolantes et pleines

d'une ont!, ...,iie. l'ne Amey trouve mille avantages pour sa perfection, et en remporte des fruits inestiuiables.

1) \is;t,v; Imites saintfs, soit par la fin qu'on s'y propose, et le motif qui y ••oni ' ir les actes «le toutes les vertus qu'on y pratique.

i) ^ ites salufaire.t : puisqu'on y va à la source même des grâces.

Kn effet, comme la plénitude de la divinité habite en Jésus-Christ corporellemont, c'est aussi dans le Sacrement de son (iorps et de son précieux Sang s sont renfermées, et c'est de là que ce Dieu Sauveur les abondance. De sorte que les mêmes miracles qu'il opérait - ird du corps, en parcourant la Juf/èe. il les opère à l'égard io l'Ame en demeurant dans son Tabernacle. Il éclaire les aveugles, il loitilie les faibles, il guérit les infirmes, il ressuscite les morts. .Mais pour obtenir de lui toutes ces merveilles, il est bien juste que nous ayons recours & lui, et que par nos assiduités nous l'engagions à nous les accorder. (1)

(0 Hoc facile in meam commemorationem ; voas enviez, dit saint Chrysosiome, le sort d'one hémorroïde qui louctie ses véiemenis, d'une péc.lieresse qui arrose ses pieds de »es larme.*, des temmes de Galilée qui eurent le bonheur de le suivre et de le servir dans les courtes de »on ministère, de !<es Disciples avec qui il conversait familièrement, (les peuples de ce temps-là qui entendirent les paroles de grâce et de salut qui sortaient de M bouche : vous appelez heureax ceux qui le virent; bien des Prophètes et des rois l'ont souhaité en vain : mais vous. M. F., venez à l'autel, vous le verrez, vous le toacherez, vons lui donnerez un saint baiser, vous l'arroserez de vos larmes, et vos entrailles mêmes le porteront comme celles de Marie. H^las I nos pères allaient dans une terre sainte y adorrr les traces de ses pieds, et les lieux qu'il avait consacrés par sa présence. iir dIsail-OD, il proposait la parabole du bon Pasteur et de la brebis égarée; ici, Dciliait une femme adultère; ici, il consolait une pécheresse ; ici, il sanctifiait les ii'jces et les fesiina par sa présence; ici, il multipliait des pains ponr rassasier un peuple HlTamé ; ici, il défendait à ses disciples de faire descendre le feu du ciel sur une ville criminelle ; ici, il s'abaissait jusqu'i converser avec une femme de Samarie; ici, il souffrait les enfants autour de lui et blâmait ceux qui voulaient les éloigner; ici, il rendait a vue aux aveugles, il redressait les boiteux, il délivrait les possédés, il faisait parlerles muets et ouïr les sourd.o. A ces paroles, nos pères se sentaient saisis d'une joie sainte, ils versaient sur celte terre heureuse des larmes de tendresse et de religion ; ce spectacle, ces images leur rapprochaient le lennps, les actions, les mystères de Jésus- Christ, rallumaient leur ardeur, consulaient leur foi, les pécheurs y trouvaient une douce contiance, les faibles une n<'uvelle force, les justes de nuuveaux désirs.

Ah (chrétiens I non, il n'est pas nécessaire de traverser les mers, le salul est proche de vous; la paro'e que nous V"us préchon«, «ern, •>{ v'mis voulez, sur votre booche et dans votre coeur ; ouvrez les yeux de la foi, i ^ auieN ; ce n^sont pus des lieux

consacrés aulrefo's par sa présence, c'e- -même: approchez en mémoire

^» l„i v.r,», V .-, l„„,..r I,,.,. ..» „,,.. V. cnl, .1^ l<.n,ir.. A^ lOUChant,

il pas de t. emporleiiiei.i.') et vus laipaueiici's . que te souvenir U' vie piniLie vous confonde sur votre mollesse: que le souvenir de • humilité qui lui faisait prendre la fu'te lorsqu'on voulait le faii '■ ^f voi

projets, de vos prétentions frivoles; que le s ous

détrompe sur les fausses raisons qui vous por uctr;

que le souvenir de son zèle contre les profanateurs du Temple, vuas apprenne avec quel respect et quelle sainte frayeur vous devez y entrer; qne le souvenir de la simplicité et de la frui^allié de set mœurs condamne It^ ~ léset les excès des vôtres:

que le souvenir de «es retraites et de ses y «se de fuir le monde, de

vous retirer "■'■'■"•^■■'- ■'•'"^ '»"■■•■•'"'''- '■'■M > , „.. ^..isser du ni'""« .in-i^uei

heures de I . nsable delà prière : que le •«

tendreiîsc ft e affamé, von<; donne des er,; ha-

x ; vjue le souvenir de ses s . tiens v(.os "B-

mtement, utilement avec lf« 'n un mot, nir

oe K.uitsises verMi^ puis Vif alors, plut présent au r-iui. n i rsprii, vou« c<>i<iki uc «w»*t«e rot (aibletset ; voilà ce qu'on appelle communier en mémoire de lui. (MASsitLCfi.

Visiles toutes consolantes ; il n\v a que ceux qui se incitent en élal de l'éprouver, qui puissent le conniiiLi'e. et qui en pinsseni ]»arler.

Vdici donc les résolutions que je forme, ou (pie je dois former : de renouveler mil dévotion envers le Très Saint-Sacrement de l'autel, et de in'adresser à Jésus-Ohrisl dans toutes les conjonctures et tous les étals de ma vie. Si j'ai quelque affaire à entreprendre, j'irai la lui recommander; si je me sens atlatiué de la tentation, j'irai implorer son assistance. Dans mes tiédeurs et mes lAchelés, il me ranimera; flans mes dissi(»alions et mes égarements, il me rappellera à moi-même ; dans mes dégoûts, mes ennuis, mes inquiétudes, dans toutes mes souffrances, soit intérieures, soit extérieures, il me consolera; en un mot dans tous mes besoins, il sera mon refuge et ma plus solide ressource. .\u reste, ce ne sera pas seulement pour mon intérêt que j'irai à lui, ni pour les biens que j'en espère ; mais pour sa gloire et pour l'honneur qui lui en peut revenir. Ce ne sera pas seulement pour moi, mais encore pour luimême, .le m'unirai de cœur avec lui, et jouissant, autant que je pourrai de sa divine présence, je commencerai dès maintenant ce que par sa griVce je dois faire dans réternité bienheureuse, (|ui est de l'aimer et de le i)osséder.

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