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XLIII. — Sanctification dee; actions

1474. Amassez-vous des trésors dans le ciel. (Math, vi, 20.) Que de peine on se donne pour amasser des trésors sur la terre! Et pourtant, la rouille les dévore et les voleurs les ravissent. La mort dépouille de tout. Donc il nous faut acquérir des mérites pour le ciel : I. nous le devons; II, nous le pouvons tous, pourvu que III, nous remplissions les conditions voulues.

1475. I. Nous le devo7is. d» Notre-Seigneur l'ordonne : Exerces le négoce avant que je vienne, nous dit-il dans l'Kvangile. C'est comme s'il disait : Avant que je vienne pour vous juger, exercez-vous à faire votre fortune spirituelle. Kt remarquons que Notre-Seigneur entend que nous prenions de la peine à amasser des mérites ; car il compare le ciel A un salaire, qu'on ne donne qu'à la fin du jour, à un trésor cache et enfoui, pour lequel il faut creuser la terre; et il nous fait dire par saint Paul, que personne ne sera couronné, s'il n'a pas lèfjiiimement combattu. 2<i Du reste, le ciel en vaut la peine. (Voir n" 1177) (Ij. Donc efforçons-nous d'y arriver: Contendite intrare. (Li'c.)

(t) Si Dieo nous donnait son paradis pour rien, ce nons serait un grand bonlieur, mais nous n'y aurions point d'honneur, lin prince de l'antiquité répondant à un jeune homme qui lui demandait des honneurs par pure grâce, lui dit : Je puis hien vous donner des richesses, mais non pas de l'honneur, si vous ne le mériter : Dominus virtutum ipse est rex gloriœ. On ne pouvait entrer anciennement dans le temple de l'honneur sans passer par celui de la vertu : et nous savons qu'Alexandre-le-Grand, quand il était encore jfune et petit de corps, mais déjà grand de cœur et de courage, entendant parler des conquêtes de son père, s'en plaignait à ses favoris et leur disait : Mon père ne nous laissera rien à conquérir; ce n'est pas qu'il ne ^ût que tout ce que son père acquérait était pour lui, mais il savait aussi que nous jouissons avec plus de gloire de ce que nous avons acquis à la pointe de l'épée et à la sueur de notre visage, que de ce que nous avons hérité ou reçu gratuitement par la libéralité d'un autre. Afln donc que nous ayons plus de gloire el plus de plaisir à posséder lesjfélicités du ciel, Dieu veut que nous les achetions par la pratique de la vertu qui en est le prix et le mérite ; et pour montrer qu'il ne cherche pas ses intérêts en ceci, il récompense nos moindres bonnes oeuvres, non bonnes volontés et nos bonnes pensées au-delà de leur mérite.

Combien surprise, étonnée et ravie sera l'Ame bienheureuse dans le ciel, quand elle verra qu'on mettra sur sa tête une couronne de pierreries pour des souliers demi-usés qu'elle aura mis aux pieds d'un pauvre, qu'on lui donnera une robe de gloire pour une vieille chemise, et un torrent de voluptés pour une mortification d'un quart d'heure I

Quand vous êtes au marché ou dans la boutique d'un marchand, et que vous marchandez quelque étoffe, vous dites : C'est trop cher, vous me surfaites celte étoffe; mais quand elle vous est livrée, et que vous pensez l'avoir eue à bon marché, vous vous réjouissez et vous dites que c'est pour rien : pro nîhilo $alvos faciet. Maintenant que vous achetez les biens célestes et la vie éternelle, il vous semble qu'on les vend bien cher, parce qu'il faut se mortifier, se lever matin pour prier Dieu, dompter vos pas-

-\N(. 111 KATION DES ACTIONS 585

1476. H. .\otis il' /lOHvons tous, l" car Dieu veut que tous les hommes soient sauvés. 2'^ Tous nous avons A noire port«'^e, du moins un uioven de ; '- "• forme spiriluolle. Ceux qui veulent acquérir ici-bas des ri-

l'nnenl diversement : les uns se lancent flans de grandes enlre- (..,-:>, ...,,,-. ris(iuent tout poiu* gagner beaucoup ; s'ils ne réussissent pas, ils font des banqueroutes édalanles ; d'autres s'y prennent plus modestement et arrivent plus sûrement. Ils ne dépensent rien, ils tirent parti de tout avec économie. De même, il y a deux manières de faire fortune poiu* le ciel. Quelques saints ont adopté un genre dévie extraordinaire ; ils ont pratiqué des aus'érilés nui nous étonnent, ou entrepris de grandes œuvres pour la gloire de Dieu. Ils ont réussi ."c'est bien; mais cette manière de faire n'est sans doute pas A la portée de tous. Il en est une autre qui nous ira à merveille ; elle consiste à ne point perdre son temps ni sa peine, à tirer parti do tout ce que l'on fait pour amasser des mérites, en d'autres termes, à sanctitier ses actions ordinaires (1).

1477. i) Ce dernier moyen est efficace. La Vierge n'a rien fait d'extraordinaire, et pourtant elle est élevée en gloire au-dessus de tous les saints. 11 en est à peu près de même de saint Joseph ; et quand nous arriverons au ciel, que de saintes âmes nous y verrons qui n'ont rien fait d'extraordinaire en ce monde, qui se sont contentées de remplir leurs devoirs de parents chrétiens, d'enfants soumis, d'ouvriers consciencieux ! (2). 2) .Mais ce moyen si efficace de se sa<iver est nécessaire, nous l'avons dit : le royaimie des cieux n'est pas pour les lAches ni pour les paresseux ; donc il faut l'employer.

1478. — III. Mais à quelles conditions nos devoirs de chaque jour, nos travaux ordinaires deviennent-ils méritoires? 1<> Il est nécessaire que nous soyons en état de gri\ce. (Voir n<> 10()5.) i» Il faut offrir nos actions à Dieu par un motif inspiré par la foi : Soif que v^ous ma/igiec. soif que vous buviez, et quoi que vous fassiez, que tout soif pour la plus r/ramle gloire de Dieu. Il y en a qui agissent sans aucune intention, sans se proposer aucun but A atteindre, comme celui qui lancerait des (lèches en l'air ; ils ne font de leur vie qu'un jeu et qu'un amusement, et ils tuent le temps sans profit. D'autres agissent pour un but, mais pour un but purement natiu-el, pour faire fortune, établir leurs enfants, ce n'est pas là sanctifier ses actions (3). Pour

siona. pardonner les injures; mais qaand vous serei dans le ciel, et qu'après cent ans, cinq cents ans et dix mille ans, vous jouirez des délices, des joies et des félicités que vous aurez achetées par ce» travaux, vous vous réjouirez, vous direz avec élonnemenl : non tunt condvjnv p'txidoni'S. Vous admirerez, vous adorerez, vous vous pAmerez d'amour pour cclie très adorable el très aimable justice de votre Dieu. (Lr Jeujie).

(i) La Vénérable Gertrude d'Orient fut d'abord une humble domestique de Delfl en Hollande. Là, avec deux de ses amies, elle chantait sur un des ponts de la ville un pieux cantique, commençant par ces mots : Le jour se lève à l'Orient ; c'est de là que lui vint s-n surnom. Entrée plus tard chez les béguines, elle brûlait de zèle pour la san. 'les domestiques. Quand elle recommandait la piété, celles ci lui disaient :

« I vivre I — !V<ur servir Dieu, leur répondait Gertrude, il suffit d avoir

b,,, «. i™. .1 ;.... ,..,. ,,..,i...r.« .,., ;r „n fuseau. » Les actions les plus humbles

s,,. : m ce qu'il aura été, mais selon ce qu'il

aiu ' s, près de Tours, entra dans la cuisine,

el s'amusa A causer avec un inarâiiloii qui ne le connaissait pas : Combien pagnes-lu à ton métier ? lui dit-il. — Je pagne autant que le roi. — Comment cela ? — Le roi

f;nu'tie 5a vie et moi au.wi.— Il disa ' ' ' ' "' ' — ' • -.< tout :

Il vif qu'il gagnait n'c'tait pas au n>«i* '•

P'un iH'iil artisan peut Rapner la vie '' qu* '8

plus t,Mand roi, ou lo plus grand prélat de Ifcglise.

(J i>n raconte qu'un pauvre paysan rencontra un jour le ffrand roi de Perse, AriHXfrvi's. Suivant la coutume de ce pays, quiconque approchait du monarque lui «ifTrait un pit'^ent. Or le paysan, n'ayant nen, puisa un p«»u d'eau dins le creux do sn main et 1,1 ()it's»'(it,i ,v.i x, ' , .... ■. .. . .- ,[ j.y„ 5J ^„,.^ ,. - ... . :,p.

pela s. 'Il ii.'s-i '■ . san un pl^: ■<•«

de même uiélul. - "> ' , "se, ennui; , ''o

ciel, la moindre action que nous faisons par amour pour lui.

(.3i II y a des oiseaux qui prennent leur essor très haut, comme les vaulours, les épprviers el les milans; Dieu les regardait comme impurs oi défcnd.iil de les onVIr tn sacrilice, pendant qu'il acceptait l'offrande des colombes. C'est parce que ce» oiseaux, st

qu'une leltro arrive h sa destinalion, il faut y mot Ire l'adresse. Adressons nos aclionsA Pieu, si nous voulons qu'il les revoive favorahlenicnt. Donneriez-vous son salaire à la fin du jour à un ouvrier qui aurait travaillé pour votre voisin ? 11 serait déjà trop "heureux, si vous ne lui faisiez pas des reproches. Dieu ne nous doit rien, si nous ne travaillons pas pour lui. Donc selon le sentiment de gran<ls théologiens^ sentiment qui est le plus silr, rapportons-lui nos actions, par un sentiment de charité, d'amour parfait pour ce I>ieu infiniment aimable, afin que toutes soient dignes du ciel (i).

Si vous travailliez en une mine de fer ou de plomb et qu'un homme sage vous dit : Mon ami, vous avez beaucoup de peine et vous gagnez peu. 11 .y a \i\ une mine d'or. Creusez-y, vous n'aurez pas plus de peine et vous gagnerez beaucoup plus. Ne seriez-vbus pas bien mal avisé, si vous ne lécoutiez pas ? Vous sou iTrcz, vous obéissez par contrainte, etc. Vous faites un petit métier. Si vous le faisiez en vue de Dieu, et par amour pour lui, vous auriez beaucoup moins de peine et vous gagneriez davantage. Quand Dieu pèsera vos (puvres dans la balance de sa justice, s'il les trouve trop légères, sa justice l'emportera et malheur A nous! t:e qui fait «pi'une chose est légère, c'est le vide qui est en elle. Une boule creuse est légère. Ce qui fait le vide, c'est le néant de la créature : Siibstantia mea tanquam nihilum ante te. Quand nous faisons nos actions pour les créatures ou par amour de nous-mêmes, elles n'ont pas le poids voulu. Agissons en vue de Dieu.

147'.>. Dès notre réveil, ce que nous avons de plus pressé à faire, c'est de tourner notre esprit et notre cœur vers Dieu et de lui dire ; Mon Dieu, qui êtes infiniment parfait et aimable, je vous aime plus que tout, et pour l'amour de vous je vous offre tout ce que je ferai aujourd'hui. 11 est bon de renouveler cette offrande au commencement de nos principales actions. Ainsi faisait un saint solitaire : avant son travail, il s'arrêtait, regardait le ciel ; et quand on lui en demandait la raison : J'ajuste mon coup, répondait-il, afin de ne pas le manqijer. Ainsi font les chassems. Ajustons nos œuvres de la même manière, afin qu'elles aillent droit à Dieu.

Qu'on ne consente jamais à ce qu'une action, qui doit avoir un Dieu pour récompense, soit déshonorée en lui proposant pour fin un intérêt temporel. Ce serait un malheur qu'une princesse, digne d'être l'épouse d'un roi, fût mariée à un vil artisan. C'en serait encore un plus grand que la vertu, qui mérite un Dieu, s'occupût à acquérir des biens terrestres et périssables.

Toutefois, l'offrande faite le matin suffit, tant qu'elle n'est pas rétractée par une faute grave, commise pendant le jour. Vous partez le matin vers la ville voisine. Il n'est pas nécessaire de dire à chacpje pas : Je vais à la ville, vous y arriverez sans cela. Ainsi, lorsque vous vous êtes mis en route le matin du côté du paradis, par lolfrande de vos actions à Dieu, étant en étal de grAco, tout ce que vous faites de bon et même d'indifférent, comme le travail, les repas, le sommeil, tout est méritoire et digne du paradis, alors même (pie vous n'y penseriez pas ensuite. Rien n'est nf'nln ;nec Dieu, que ce que l'on ne fait pas pour lui.

élevé que coit leur vol, regardent toujours la terre, tandis que la colombe tourne sonveni »e8 yeux vers le ciel. Ceux-là sonl l'image de ceux qui, dans des actions même grandes, ont en vue des intérêts temporels ; ceox-ci, celle des âmes qui font tout en vue de Dieu.

(2) Voir Péronne, De merito, et Cury Dumas. — Deux soli'aires priaient le ciel avec aideur de leur faire connaître la manière de servir Dieu parfaiiement, lorsqu' ils entendirent une voix céleste qui leur d'sait d'aller à la ville d'Alexandrie, auprès d'un homme appelé Euctiariste dont la femme s'appelait Marie. Ils partirent donc pour Alexandrie, et demandèrent Euchariste que personne ne connaissait ; apercevant cependant une pauvre femme sur la porte de sa maison, ils lui demandèrent où demeurait Euchari.ste. « C'est mon mari, dit-elle, entrez, reposei-vons, il reviendra bientôt. • Sur le soir, reviil Euchariste avec son petit troupeau de brebis. Les solitaires l'embrassèrent et le prièrent de leur dire fon genre de vie. » Je suis un pauvre berger, répondil. — Mais comment servez-vous le Seigneur? — Ce serait à vous, mes frères, à m'apprendre à le servir, mais puisque vous vouiez que je vous dise la manière dont je m'y prends, je fais tout et je souffre tout pour l'amour de Dieu depuis que ma bonne mère me l'a appris dans mon enfance; et Marie, ma femme, faitcommemoi. » Les soli* tftires s'en allèrent émus et édifiés.

■SANCTIFICATION DtS ACTIONS ôSl

Mais si vous aviez le malheur de tomber ce m»^me jour dans une faute grave, il serait nécessaire de rentrer aussitôt dans l'amitié de Dieu, par la confession ou la contrition parfaite jointe au désir de vous confesser : puis vous renouvelleriez votre offrande. C'est ainsi cjue nos actions les plus modestes aux yeux des hommes deviendront d'un éclat merveilleux aux veux de Dieu, avant plus de valeur devant lui que les victoires des conquérants, etc. (1).'

H) (a) Il ne fant pas s'étonner que Dien attache la grande rëconnpense du ciel i des actions communes. Il est vrai qu'on peut dire des saols : Pro nihilo habuerunt terram detiderabilem ; mais d'autre part ces œuvres communes faites par le juste ont un grand prix aux yeux du Sjignfur. Yulnerasli cor meum, soror mea sponsa.in uno crine eoUi tut ; ce qui d'après les Pèrea signifie que les moindres œuvres des justes charment le cœur de Dit-u. Et cela se conçoit. Les lustes en effet, sont les amis de Dieu, et tout est bienvenu de la part d'un ami, ses moindres services nous agréent. Les actes des justes, s'ils persévèrent dans la justice, seront donc agréés éternellement et éternellement récompensi^s de Dieu. De pins, le juste agissant en juste, agit pour Dieu et au nom de Dieu. Or, quand les saints ont sgi au nom de Dieu, que n'ont-ils pas fait avec les plus faibles insliumenls, .Mufse avec une baguette, Samson avec la mâchoire d'un vil animal ; comment s'étonner après cela que IfS actions du juste aient grand crédit. Enfin les juste» sont unis à Jésus-Christ, leurs bonnes œuvres sont le fruit de la vie de Jésus-Christ ea eux et de sa divine gr&ce qui leur donne un prix merveilleux et les rend dignes de la béatitude du ciel.

[b) Tandis que le maréchal de Luxembourg était étendu sur fon lit de mort, on visi« teur, pour le distraire, crut devoir lui rappeler ses anciennes victoires. « Ahl Monsieur, répondit le maréchal, un verre d'eau donné pour l'amour de Dieu est plus précieux à cette heure que le gain de plusieurs batailles. > — Bayard, le chevalier sans peur et sans reproche, blessé grièvement, adossé contre un arbre, baisait avec amour sa glorieuse épée, la compagne de sa vie et l'instrument de ses victoires. Que d'ouvriers pourraient baiser à leur mort les instruments de leur travail, qui ont été ceux de leur sancliAcation. (Voir la note du n" <5I3.)

L'intention au commencement de l'acte étant défectueuse, la source est empoisonnée, tons les ruisseaux s'en ressentent ; la racine de l'arbre est gâtée, il ne peut produire de bons fruits.

Parfois le démon, comme certains voleurs, n'ose pas nous attaquer en sortant du logis on à l'entrée de la forêt, c'est-à-dire au commencement d'une œuvre, il nous attend au milieu (lu bois, c'est à-dire de l'action, pour que nous y mêlions quelques pensées de sensualité ou de vaine gloire.

I»'" ' ■" ' ^ -ne les pirates qnj attendent que les vaisseaux soient ben chargés

pr ' Tche à ta fin d'une action à nous en enlever le mérite, en nous en

s'i I i (S. Ayons soin de lui dire : je n'ai pas commencé pour loi, je ne

finirai pas pour loi. A'e perdatis quœ operati etti$, seà ut mercedem plenam accipialis.

Vous fa ■ " *")!», il péchait à la ligne avec on hameçon d'or; et

comme li il perdait souvfnt ses hamec')"'*, on se moquait de

lui, cl 'r. . ,e, il ne prend qu'un méchant poisson et il perd

sou <;on qui en vaut plus de cinquante. Cette œuvre que vous pratiquez vaut

SOI] . ; elle piiirnii ncfitii*rir des richesses inestimable» et inconcevables dans

le < X , ri viius en p> narce que vous vous en servez pour pécher un peu

c1(> v.iri:ié ou an pei ■ l.

S'' III faire II"" '• ' "'■■■ '••'■'■>•' I"- -i r/..,nct -,,,,. i>. ,,A..a^<-,,r,,^ ., ' y .•""

CMnir'Tii, fi (I rirciinsl.ini-e / .

beauté du visage, li l'aui i > >iu ii>utti<> tci parliez, il Taut quu I» front, les

yeux, les joueii, la bouche «oici >; pi>ur le rendre difTorme et horrible, il ne

faut que ' " " . . .^ ^jj^jj

coupée; serait

pour «ii-i . - , . - - i>a», ne

redresse pas la mauvaise action, m même toute sorte d'action.t inJilTerenles.

Vous êtes ouvrier, et vous voulez que tout ce qu'on fait (tour vous sosi bien fait, un

Chi: ' .

pour l'aoiour de Dieu. Pour l'aatuur de Dieu t certes, »i vuu» le faites encore ainsi, jt

588 SEBMONS DR MISSIONS

1480. 3" Qnc si vous ne voulez pas la dernière place du paradis et si vous désirez acquérir une gloire éclatante, ne vous contentez pas de cette offrande du matin, ni même de la renouveler plusieurs fois ; mais dans toutes vos actions appIi<piez-vous à agir, à souffrir, à parler, à penser comme Noire- Seigneur et les saints. Une mère, une jeune personne qui prendront en tout la Vierge pour modèle; un laboureur, un ouvrier qui chercheront à imiter saint Joseph, seront placés au ciel à des hauteui-s qui étonnent. « Mon frère,

vous donnerai bonne pénitence; ce que l'on fait pour l'amour de Dieu, peut-on le faire négligemment et de mauvaise grâce T

N'est-il pas vrai qu'il doit y avoir d'autant plus de façon h un travail, que le salaire qu'on en recevra sera de plus grande valeur) Si le service que vous rendez à votre mari ou à votre maître, si cet ouvrage que vous faites dans votre atelier était pour un prince, qui vous eût promis mille écus, n'y appliqueriez-vous pas tous vos cinq sens ? ne tendriez-vous pas tous vos nerfs pour le bien faire 1 Savez-vous bien ce que vous devez gagner par cet ouvrage que vous faites, quel qu'il soit 1 non mille écus, non dix mille, non cent mille écus, non un royaume, non un monde, mais un Dieu créateur d'un monde : Ero merces tua magna nimis.

Jean Diacre, rapporte dans la vie de saint Grégoire, que ce saint Docteur, étant abbé d'un monastère de Borne, sa bienheureuse mère Silvic, très noble dame, lui envoya un potage de légumes dans une écuelle d'argent; incontinent après, un pèlerin se présente à lui et lui demande l'aumône; le saint lui donne cette écuelle et quelques pièces de monnaie qu'il avait. A quelque temps de là, ayant été créé pape, il pritlacuulume de donnera dîner et de servir à table douze pauvres pèlerins. Un jour il en aperçoit treize ; il appelle son chapelain : Pourquoi avez-vous aujourd'hui fait entrer treize pauvres contre la coutume I Saint Père il n'y en a que douze. Le saint assure qu'il y en a treize ; le chapelain les ayant compti's et recomptés, assure qu'il n'y en a que douze, comme en effet, lui et les assistants n'en voyaient que douze. Le saint se doute qu'il y a quelque chose d'extraordinaire, vu surtout qu'il remarque que ce treizième surnuméraire changeait quelquefois de visage, prenant tantôt la forme d'un beau jeune homme, tantôt celle d'un vénérable vieillard. Après le dîner, ayant congédié les autres, il retient celui ci; et, le prenant par la main, le conduit dans son cabinet, le conjure de lui dire tout simplement qui il est. Je suis ce passant à qui vous donnâtes l'aumône quand vous étiez abbé: vous pensiez la donner à un pèlerin, et vousla donniez à un Rnge;et en récompense de cette aumône. Dieu résolut de vous faire chef de son Eglise et successeur du prince des Apôtres; il m'a commandé de me tenir auprès de vous, d'avoir un soin particulier de vos affaires, et d'obtenir de sa Divine Majesté l'accomplisgemenl de vos prières. Saint Grégoire, bien étonné de ce qu'il voyait et entendait, se jette par terre, et avec une très profonde vénération, s'abaisse devant Dieu, et fondant en larmes, il dit: Si Dieu, en récompense d'une si petite action, m'a élevé au comble de toutes les dignités de ce monde, et si de plus, il m'a donné l'assistance extraordinaire d'un de ses anges, quelle récompense me donnera t-il, si je fais de plus grandes aumônes, et si je garde fidèlement ses commandements et ses divins conseils T Cela fut cause, dit l'historien, qu'il engaijea toutes les rentes de son patrimoine pour en faire des aumônes, étant assuré par ce fait des grandes couronnes qu'il en recevrait dans le ciel. Oh ! mes Fières, si vous saviez ce que c'est que Ditu, si vous aviez la lumière pour connaître la grandeur de ses divines perfections, et combien il mérite d'élreaimé et servi, vous l'aimeriez de tout voire cœur, vous le serviriez de toutes vos forces, quand même il n'y aurait point de récompense à gagner à son service. Que devons-nous donc faire quand nous considérons sa libéralité et sa magnificence infinie, les joies, les honneurs cl les délices incompréhensibles qu'il a préparés en récompense du moindre service qu'on lui rend.

Nos bonnes œuvres sont des semences pour l'éternité, dit saint Bernard. Supposons que vous, n'ayez jamais vu d'arbre qu'en peinture, et qu'on vous montre dans une botte le pépin d'une pomme reinette, ou d'une poire bon-chrétien, ou le noyau d'une prune de Damas, et qu'on vous dise : Avec ce pépin et ce noyau on peut faire venir un grand arbre, non pas en peinture comme celui-là, mais vrai et réel, qui poussera tous les ans de belles fleurs, des feuilles verdoyantes, des fruits savoureux, d'ici à dix ans, quinze ans, vingt ans, vous diriez : Je n'en crois rien, quand vous le jureriez ; et néanmoins vous savez que cela est viai. L'Evangile et l'Eglise vous disent qu'une parole d'instruction que vous dites à votre métayer, cinq ou six pas que vous faites pour visiter un pauvre malade ou pour accompagner le Saint-Sacrement, une bouchée de pain que vous donnez enauniône, en état de grâce et pour l'amour de Dieu, vous produiront des joies, des contentements, des félicités inconcevables d'ici à cent ans, d'ici à mille ans, d'ici à cent mille, en toute l'étendue des siècles. Vous n'en croyez rien ; cela ne laisse pas d'être vrai.

Comment des œuvres si petites en apparence peuvent-elles mériter une telle gloire ? C'est la grâce de Dieu qui les intpire et dans laquelle elles sont faites qui leur doniie

ÎNSTRl CTrON POUR LES MKRES CHRÉTIENNES 589

,ert''" *■• vous avez grand tort de dire que Dieu vous demande l'iinpossi-

blo I d'exiger do vous l'impossible, il ne vous demande que ce que

von- Sicut e^ihiOuistis... ita nunc ejchibete. » (Bossuet.) Vous

avt : vous, poiu* les créatures, faites la même chose pour Dieu. A

\\v . n/r/ietons le temps perdu, car nos jours ont été mauvais.

\*r,< qui nous restent et amasso/is îles trésors daris le ciel.

C\v< ! si un fourbe vous enseijjnait l'art de convertir le cuivre

en or, vous en voudriez faire 1 essai, quoiqu'il vous dût coûter beaucoup ; et Dieu vous enseigne ici, par notre bouche, sur la foi de sa parole, comment vous pourrez de terre devenir un ciel, de chair devenir un esprit, et d'homme devenir un Ange, et vous ne vous mettez point en peine d'en faire l'épreuve. Videte vosmetipsos, ne perdatis quœ opérât i estis, sed ut mercedem plenam accipiatis. (u. Joan, 8.)

S[LIV. — luntruetion pour les mères ehrétienue*«.

1481. Mères, vous ne vous damnerez pas, ni ne vous sauverez pas seules ! Le salut des membres de vos familles dépend en quelque sorte de vous. Dans le dé.sir que vous fassiez votre salut et celui de tous les vôtres, nous allons vous rappeler ce que vous devez: I, à Dieu, II, à votre époux, III, à vos enfants.

1482. — I. A Dieu 1» L'aimer et le craindre. Rien n'est afTreux comme une âme, qui n'aime pas ni ne craint pas Dieu, et est par là même livrée au démon ; mais quand celte Ame est celle d'une mère, c est chose plus terrible encore. Quoi ! vous portez un enfant, entre vos bras ou dans votre sein, vous êtes chargée d'attirer sur cet être si cher la bénédiction de Dieu, et vous êtes en état de péché mortel ! Mais ne tremblez-vous pas à la pensée que Dieu, dont vous êtes l'enneuiie, lancera peut-être sa malédiction sur votre enfant, à cause de vous? De grAce donc, ne commettez jamais de fautes graves ; mais il en est dont vous devez vous préserver avec plus de soin, parce qu'elles sont de nature st-andaleuse pour les familles : 1) la négligence à sanctiûer le dimanche, à assister à la messe, aux saints offices : i) la violation de 1 altsiitit-n' <• nu.uid une femme habitue ses enfants, son époux, par son exemj.l." nii SI -Mniiilic lié, à violer, ne serait-ce que de loin en loin, ces deux

si la ruine de l'esprit chrétien dans une maison. Hors de

ils, son époux vivront comme des païens. Et qu'on observe

!.i. ' ' '• ' ver à la messe ses enfants, et de leui*

r.iii tnt sept ans accomplis. Si elle ne le

liii- ■ ' Me.

I ■ préserve de toute transgres-

siMii ..,,,.,,,. .. ...-,-.i or cette crainte A ses enfants.

.Mon ivent Blanche de (iaslille, j'aimerais mieux vous voir mort

■ î' ., it' vous savoir en état de péché mortel. — Virginie Bruni,

t Home à vingt-cinq ans, avec trois uetits enfants, malin et soir

. . . . , -cre avec eux ; et puis, la prière achevée, laissait ses enfants à

an g] haut degré d'excellence, qu'il n'y a rien sur la terre qui paisse en égaler la digniK^, ou leur éfe cuinparé. Si dans une balance on meltail d'un côlé les ouvrages des plus c(éièbres artisans en menuiserie, en orfèvrerie, en archileclure, les plus braves exploits el les plus généreuses actions des Hercule, \><i\ el autres anciens conquérants, et d'un autre eu.

qu'une Ame dévole exerce en sa médilaiiuo, cet acte c : ,. . ^ - .. ^ J

Dieu et des anges.

Dans l'asscmbîéc (les C!»prtts anjrélÎTnes, Diea ne fa:l pas admirer comment Alexandre le Grand i ' tiaitu vaillammen:

autres or.: . mais eoiBBeoi i>

un fumier, .14 1 ' ■" "" "" ■" ■

semblable sur i i de tant d'alllicii

tience. il n'a pas déiiicoii eu uu »«ul potitl la lidéUiéei Sauveur moolrant un jour à ses anges une aumône qu'

la personne d'un pauvre : Voyei, dit-«l, Martin qui n'e.ti i>as cnore oa()iisv, ■("■ " '^«l que caiéciiumène, m'a revêtu de ce manteau. (La Jco.xs).

1)90 SËAMO^S Dfi iit<^stcM^

genout ; et debout, les mains jointes, les yeux tournés vers le ciel, elle disait avoo tout l'acoenl de la foi : « Mon Dieu, vous savez combien j'aime ces enfants, nui soni mon uniijuo consolation en ce monde, dcfniis que la mort m'a enlevé leur père ; mais s'ils doivent vous offenser mortellement un jour, failes-les mourir maintenant môme à mes pieds. Non seulement je ne m'en plaindrai pas. mais je vous en rendrai d'éternelles actions de grAces. » Et les petits enfants frissonnaient, en entendant la prière de leur mère. -Mi! mères, si vous parliez ainsi i\ vos enfants, le péché n'étendrait pas sur leurs Ames, de si bonne heure, son cruel empire. Pauvre femme, (pii ne craint pas Dieu, elle ne peut donner à ses enfants ce qu'elle n'a pas!

HH'.\. i" Prier iJieu. Ooe sont devenues ces femmes anciennes, qu'on vnvait prier Dieu à toute heure ? Que de chapelets elles usaient ! Une femme (pn ne prie pas, tarit pour elle et pour les siens la source de la grAce et se livre à la merci du démon. Priez et faites prier vos enfants, vos serviteurs, vos époux, matin et soir, et habituez-vous à vous recommander à Dieu dans la journée, siu'tout dans la tentation.

ï-481. 3" S'approcher de Dieu par la fréquentation des sacrements. Les sacrements sont, avec la prière, le grand moyen de salut. Quand on s'en éloigne, on ne prie pas, ou on prie mal. On s'éloigne par conséquent de Dieu. Nisi manducnreritis carne/n Filii hominis,non habehitis vitam in vobis. Serait-il possible «pi'une femme omit le devoir pascal ? Maissuflit-il même de laccomplir, et peuvent-elles vivre de la foi, les Ames qui ne se confessent qu'aux grandes fêtes? Elles deviennent toirles matérielles, elles ne pensent qu'à leur ménage, à l'entretien de leurs enfants ; point de préoccupation surnaturelle, point de zèle ; et, semblables à l'autruche ipii enfouit ses œufs dans le sable, elles enterrent les Amos de leurs enfants dans la matière.

Nous n'avons pas le temps, disent quelques femmes négligentes! Hélas! le temps perdu est celui que l'on passe loin de Dieu ; et si, en ne s'approchant pas des sacrements, on reste en état de péché mortel, tout ce temps est stérile jtour le paradis. (Ion fessez-vous assez souvent pour ne jamais tomber dans une faute grave, ou au moins pour vous relever aussitôt après une chute. Et si vous ne faites pas de faute grave, ne vous laissez pas arrêter par une fausse humilité ; communiez tous les huit jours ; non seulenient vous ne ferez pas mal, mais même vous ferez très bien ; et la commimion fréquente vous préservera des chutes et vous aidera à vous corriger de vos défauts. (Juel bel exemple vous donnerez par là à vos enfants, que vous devez exhorter à la fréquentation des sacrements! Vous vous rendriez gravement coupables, si vous n'envoyiez pas vos enfants se confesser dès l'Age de sept ans, et même avant, si déjà ils savent discerner le bien du mal et sont capables d'offenser Dieu (1). ( Voir la note du n" .'iOr").;

1485. — II. A vos éponx : \<> le respect et la soumission ; rigoureux devoir, caput nuilieris vir. Il faut voir dans un époux l'autorité de Dieu. Dominabitur tui. Tel est l'ordre, dit saint Chrysostome, aussi est-ce un désordre hideux que de voir en haut ce qui doit être en bas ; la tête au-dessous du corps. Donc point d'insultes, ni de plaintes, ni de reproches, surtout quand il est dans la colère et dans l'ivresse. Vouloir toujours dire le dernier mot et reprendre A contre-temps, c'est provoquer des blasphèmes et peut-être des coups. Comment espérer de faire entendre raison, à qui la passion a ravi toute raison ? Quel scandale pour les enfants, quand ils sont témoins de ces scènes désolantes, qu'une femme pourrait si facilement s'épargner, par la patience et le silence ! (Voir n" 512, en note.)

Il n'est pas toujours facile, il est vrai, d'être ainsi maître de soi, mais, à tout prix, il en faut venir là. Si vous ne pouvez vous contenir, retirez-vous à

(i) L'abbé prince Aiexandre de Hohenlohe raconte qu'un jour on parlait en sa présence d'une jeune f]lle qui communiait tous les jours. L'ne dame, mère de deux jeunes filles, l'unp de dix ans, l'autre de Jix-huit, toutes deux d'une santé florissante, osa dire : « J'aimerais mieux voir mfs deux filles mortes que de les voir communier tous les hait ^ours. » Le pieuv prêtre la reprit de ceue horrible parole. Ceci se paSî^ait au mois de juio ; or le 23 décembre de la même année 1818, l'une des filles mourut, et sa soeur la suivit dans la tombe le 2 janvier 1819. Malheur aux parents qui détournent leurs eDfant« de la fréquentation des sacrements.

INSTRUCTIOK l'OUR LES MÈRBS CHRETIENNES

récart, pleurez aux pieds d'un crucifli, en demandant à Dieu la patience, et en lui promettant de ne pas laisser échapper une parole dure. Notre-Scignetu* n'a-l-il pas enduré pour nous, et sans se plaindre, toute sorte d'alTronts ? Le leniitMu.iin ou plusieurs jours après, quand la raison sera revenue, vous pourrez ensuite donner un bon conseil, ou plutôt faire une prière ; mais jamais quand vous prévoirez que votre mari s'en aigrira. Ainsi faisait sainte Monique ; et quand d'autres femmes se plaignaient à elle des brutalités de leurs maris, dont elles porUiient (juelquefois des marques sur le visage : « Prenez vous-en à votre langue, disait Monique, il n'appartient pas aux femmes de tenir tèle à leurs maris ; soyons douces, regardons-les comme nos maîtres et nous vivrons en paix (1). » Pour prévenir les écarts d'un époux, il faut chercher à le retenir à la maison, en lui en rendant le séjour aussi agréable que possible, par la douceur, par les caresses des petits enfants, par une lète de famille organisée le dimanche surtout.

11S6. i<i Lu fidélité. La femme n'est plus libre de donner ses affections à d autres quA snn mari et à ses enfants (i). Trahir les engagements sacrés contractés auprès des autels, ce serait un crime capable d'attirer sur une famille la malédiction de Dieu. Aussi l'opinion publiipie elle-même sait le flétrir ; et, si déjà c'est une honte et un déshonneiu-, qui l'ail rougir la mère, quand une jeune lille s'égare, qu'en serait-il de la femme qiii aurait de coupables relations? Donc luirles occasions, savoir fermer sa porte à qui offre un péril, ne jamais aller dans cette maison où l'on doit le rencontrer, ne jamais se plaindre de ses peines à des personnes de différent sexe. Les consolations qu'on recherche dans ces contidences coûtent trop cher. «Quiconque vient louer votre beauté et votre gnlce doit vous être suspect, dit saint F ran^ois de Sales ; car quiconque loue une marchandise, qu'il ne peut acheter, est pour l'ordinaire grandement tenté de la dérober. Mais si, en vous louant, quebpi'un ose de plus mépriser votre mari, il vous offense infiniment ; car il est clair que non seulement il veut vous perdre, mais qu'il vous tient déjà pour demi-penlue, puisi^ue la moitié du marché est faite avec le second inanli and, quand on est dégoûté du premier. »

I ixT ;{" Le bon eu-emple. Hien n'est plus contraire à la fin du mariage qiir ' 'ur un époux, un sujet de scandale, en se rendant complice de

siv . ou en les partageant. .Malheur à la feumie qui ne se respecte

pas vil' -1.1 uie, et qui amène parla son époux à la mépriser! Saint Léonard de l'orl-Maurice assure qu'il y a en enfer une multitude lie femmes, ipii n'y sont que pour n'avoir pas pratiqué les lois de la chasteté dans le mariage. Le même sort est réservé à celles qui, malgré les cris de leur conscience, cherchent A se persuader que tout est permis dans leur état. Faites-vous donc instruire <le vos devoirs au saint tribunal, et soyez-v fidèles, vous souvenant que la purleur est le trésor le plus précieux de la femme. L'homme peut se faire un nom sur le champ île bataille, ou en dictant des lois à une nation. 1^1 gloire delà femme c'est la pudeur, sans laquelle elle n'est plus qu'un être avili et dégradé.

(1) Sainte ElïMbeth da Purtagal eut à gémir longtemps des inlUcMiKs de son mari à son égard, moins à cause de sea droits méconnus qu'à cause du scandale donné et de Tiiffenae de Dieu, Elle aupportail tout avec patience ; elle al'a même jusqu'A <•,...•,.,.».. dcM enfants que le roi avait eus d'autrcs femmes ; elle les confliit à des f tueuses, et quand ils avaient grandi, elle les rî-unissait auiour d'elle poui à la crainte de Dieu. Une telle vertu, jointe au châtiment subi par un de ses caioiu;ii,ileurs, ouvrit enfin les yeux du roi, qui se convertit. (Voir la note du n» Hli [m), sainte Elisabeth.;

fi) Quand le maréchal de N<tnehy fût conduit en priMn par les révolutionnaires, M"" de M.)'jrliy, sa femai '' ' '" . ' ■ - " •- " - :• - --

faU pan ni-'iii in d'elle. Mi

ji' le SUIS aii-^i » M ■'•• M -. -. - - - — -- ----- ,

gaii^iie. I.';i<'>-ii-i iti'iir rut qu'on ne l'a pas mandée t.t elle répond: « i'uisque

moi) mari est ciit' à « ai, je le suis SQi^i • Enfln le mari'-cbtl est condamiu^ A

mort. La courageuse fcuunc m >nte avec In . irretle fatale, t Mus vous néies

point condamnée, » s'écrie le bourreau. K nd encore : « Puisque num mari

est condamné, je le suis aussi. • On ne puiu.v. .. -.»..« réponse de cette femme admirable, et 00 fut obligé d'employer la force pour la faire descendre de l'èchafaud.

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