‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 142 sur 416 · II · texte numérisé non relu

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iW.y... .IncLces. La Sainte Vierge continue ainsi son discours : «< Si la récolte M gAte, ce n'est rien que pour tous autres. Je vous l'ai f«U voir

l'année dernière par la récolle dos pommes de terre, vous n'en avez pas fait cas. Ces! an contraire ; quand vous en trouviez de gftlêes, vous juriez, vous meltipz le nom de mon Fils. Klles vont continuer à pourrir ; et, à Noël, il n'y en aura plus. « Kn elTct, au mois de décembre qui suivit l'apparition, à la Salelle, à Corps et dans les environs, il restait à peine de i)ouime8 de terre ce qu'il en fallait pour ensemencer les (^hamps au sortir de l'hiver.

Jus(jue-là la belle Dame a parlé le français ; or les deux pAtres ne comprenaient pas cette langue, qui n'était guère usitée A Corps avant l'apparition ; n'étant, du reste, allés à l'école ni l'un ni l'autre, ils n'avaient pu l'apprendre. A cet endroit du discours. Mélanie interroge du regard Maximm, comme pour lui demander ce que signifie un tel langage.

La belle Dame, alors, avec une maternelle condescendance ; « Mes enfants, dit-elle, vous ne comprenez pas le français, je vais vous le dire autrement. » Klle reprend en patois ces mots : Si la récolte se gAte, etc., et elle pours\iitson discours, toujours en patois. Chose étonnante 1 le soir même, les enfants ont répété en français la première partie du discours «pi'ils ne cohiprenaient point : les enfants, c'est-à-dire .Muximin, qui à peine avait pu en trois ans apprendre le Pater et Y Ave, et Mélanie, qui ne savait encore que faire le signe de la croix ! La Vierge prédit donc en patois la famine, la mortalité des petits enfants, la maladie de la vigne et des noix. Menaces prophétiques (]ui ne se sont que trop réalisées en diverses localités de l'Kuropc depui.s LS4t), et qui sait ce que 1 avenir nous réserve?

4.')31. 8) Secret. Après avoir fait entendre des menaces, la Vierge continue de parler à haute voix. Tout en vovant le mouvement de ses lèvres, Mélanie ne l'entend plus. Maximin reçoit un secret en français, bientôt après, la Vierge s'adresse à la petite bergère, et Maximin cesse de l'entendre... Klle confie aussi à Mélanie un secret, également en français et plus long, paraitil, (pie celui de Maximin. Les enfants ont été d'une discrétion merveilleuse à garder leur secret pendant cinq ans; mais, en 1851, le Saint-Père l'ie IX, ayant manifesté le désir de le connaître, ils se décidèrent à l'écrire dans deux lettres séparées, qui furent scellées du sceau de l'P^'èché de (îrenoble et confiées à deux "vicaires généraux de ce diocèse, MM. Rousselot et (Jerin. Ces Messieurs furent admis à une audience du Saint-l'ère, le 18 juillet 1851. Après avoir lu la lettre de Maximin, l'ie IX dit : « C'est bien là la naïveté d'un enfant. » Puis, pendant la lecture de la lettre de Mélanie, qui sembla plus longue que celle de Maximin, le Saint-Père devint triste ; et, à la fin, il prononça ces paroles : « Ce sont des fléaux qui menacent la France ; elle n'est pas seule coupable : l'Allemagne, l'Italie, toute l'Europe est coupable et mérite des chàlimcnts. Ce n'est pas sans raison que l'Eglise est appelée militante et vous en voyez ici le capitaine. » Uue chaipie àme demande à la Vierge un secret, c'est-à-dire une bonne résolution, comme elle sait l'inspirer ; et qu'elle la garde lidèlement.

1552. 0) Proniesnes. La Vierge, poursuivant ensuite son discours de manière à être entendue des deux enfants à la fois, fit aux hommes des promesses de prospérités temporelles s'ils se convertissaient. Quel père châtie son enfant pour avoir l<î plaisir de le voir souffrir? Or, personne n'est aussi père que Dieu ; s'il nous châtie, c'est pour nous convertir ; et, dès que nous serons revenus à l'observation de sa loi, il changera en bénédictions de toiilcs sortes les fléaux qui nous affligent.

'. 10) Prière. S'adressant ensuite d'une manière plus spéciale aux deux .- is, la belle Dame leur dit : « Faites-vous bien vot re prière, mes enfants ?^ — Oh ! non, Madame, guère bien, répondirent-ils tous deux avec franchise. — Ah ! mes enfants, reprit-elle aussitôt, il faut bien la faire soir et matin. Onand vous ne pourrez pas mieux faire, (il fau<lra) dire seulement un Pater et nr\ Ave Maria ; et quand vous aurez le temps, (il faudra) en dire davantage. « Si la Vierge nous avait posé la nu'^me question qu'aux enfants, nous aurions été contraints de faire la même réponse. Oh ! désormais, à partir de ce jour, dès ce soir, faisons la prière matin et soir en famille (voir no» 1333. 1339) ; et surtout recommandons-nous à Dieu par des oraisons jaculatoires dans la tentation.

1554. 11) Sanctification du dimanche : « 11 ne va que quelques femmes

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