LE VŒU DE PAUVRETÉ
l'ontribiier au développement de sa congrégation, avoir en ce monde le centuple et la vie éternelle en l'autre.
Saint Cyrille de Jérusalem, dans une lettre à saint Augustin, rapporte <|M un monastère de la Thébaïde. composé de deux cents religieuses, n obser- \ li' pas la pauvreté. L'une d'elles, restée fidèle, reçut mission de saint
I Mi.^ «raverlir sa supérieure de ramener l'observance régulière, sous peine
ment. Elle le lit et on s'en moqua. Saint Jérôme lui apparut une "is, et lui ordonna de renouveler cet avertissement, el de ne pas
II stor dans le monastère si on n'en tenait pas compte. Elle obéit ; et, comme l;i munition était mal reçue, elle quitta le monastère qui s'écroula aussitôt et ensevelit toutes les religieuses sous ses ruines (Liguori, tome, X, pajre 260) (i). V e ' » F e
Acfe de contrition auœ nieds de Jésus pauvre. O'Sauveur, que ma vie, mes goù'.s sont peu semblables au\ vôtres! Ce n'est pas vous qui vous trompez, c'est moi. Je veux vous ressembler. Je renonce à cet objet, à cette attache, à
(t) (a) Saiot Norbert, visilaot un jour le monastère de Moscesca, trouva que l'abbé Rodolphe y avait faii de trop belles constructions ; il en eut une douleur sensible, i Vous avez, dit-il à l'abbé, employé h faire des palais ce qui aurait pu nourrir plusieurs pauvres. Il n'en sera pas ainsi. » El il se tourna en priant Dieu vers un petit ruisseau qui coulait tout près; puis il partit sans qu'on pût le retenir. Le ruisseau, qui n'avait presque point de force, devint un torrent impétueux qui renversa tout. Les religieux, après ce désastre, voulaient se bâtir un monastère à un endroit où ils fussent plus en sûreté; mais Norbert leur dit de reb&lir à la même place, car désormais ils n'auraient plus rien à craindre.
Dans un autre monastère, en admettant un novice qui avait de grands biens, on lui avait fait faire une donation générale, toute en faveur du monastère. Norbert se fil apporter l'acte et le déchira, et <e relira en priant Dieu de punir le couvent. Aussitê>t un incendie éclate et réduit en cendres la plus grande partie de l'éditîce.
ib) Unand sainte Macrine mourut, saint Grégoire de Nysse, son frère, vint assister à ses derniers moments et recueillir son dernier soupir. Le monastère était si pauvre qu'on n'y trouva qu'un voile tout usé pour recouvrir le corps de la sainte. Saint Grégoire fut obligé d'étendre sur lui son manteau. Macrine portait à son cou un anneau et une croix de fer. Saint Grégoire donna la croix à une religieuse et garda pour lui l'anneau qui renferm^iii ..i,o r^i ,,,,<. ,Iû u i-r^io croix.
(C) dans la pauvreté. L'Ordre que venait de fonder saint
Cam:> ' :is la misère; il avait même des dettes considérables.
Lps .'^ rères éuieru dans la plus grande inquiétude. « Mes frères, leur disait leur saint fondateur, il ne faut jamais douter de la Providence. Rappelez- vous ce que le bon Sauveur disait à Catherine de Sienne; Catherine, pense k moi. et je penserai à toi. Ainsi pensons i lui et à nos pauvres pour qu'il pense à nous. Lui est-il si difficile de nous donner un peu de ces biens dont il a comblé les Juifs et les Turcs? a Comme ses créanciers lui disaient : « Père, quand finirez-vous de nous payer? — Ne vous inquiétez pas, dit-il, Dieu n'est-il pas assez puissant pour envoyer ici demain des sacs d'argent? > La eonliance du ;aint ne fut pas trompée, car à cette époque mourut le cardinal Mondovi qui. sur le point de quitter cette vie, prit dans ses mains tremblantes les mains de Camille el lui dit : ■ Père, jf vons ai aimé dans la vie et dans la murl. » £n eiïet, il légua à son Ordre plus de 80 0(iO franc». (Voir la note du n. 62i).
Dans un temps de famine, le 5aint faisait tout distribuer aux pauvres; ses religieux craif^nairni qu'il ne restât plus rien pour eux. Il leur répondit que les oiseaux du ciel ne semaient m ne recopiaient rien, que Dieu saurait bien les nourrir aussi. Ce jour-là même. en I iTei. un boulanifer leur apporta du pain, leur promettant de ne pas les en laisser niïini)uer tant que durerait la famine.
(di Na>:it (.arian, fondant une maison de Tbéatins à Naples. le comte d'Oppida voulait lui (ler-^ualer (l'ac( • pior des rentes pour ses religieux. Le saint s'y refusant, le comte le m arcuiiif nier pu d'autres religieux de mérite. « Veuillez me dipc. mes Frères, quelle assurance vous .hvi i île recevoir annuellement vos rente*. — ^ des fermiers. —
(,tui viius ;,'araniii iiuil» vous paieront? — Le» contrats bien titres. — Oh I
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pouvait Vivre ainsi à iNdple», lneo que cela lui eùl réussi a Veaise: «Je oroia < qui- le Dieu de Venise est !e Dieu de Naples. • Le comte insistant toujours, su sorti avte ses compagnons, ferma lea clefs de la aaison, les renvoya au fon tnoiii ri partit, parce qu'il ne pouvait vivre là dans un entier abandon à 'a Providence; mais le comte, il celle nouvelle, court après le saint el le ramène avec s«^ .dmoa^'nons.
cette perle de temps! Mon bonheur sera dans la privation et non dans le bien
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