‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 153 sur 416 · II ... . . ><î · texte numérisé non relu

II ... . . ><î

VUU5 III rnierioes; citr vvs yeux et vu» ureiiics vous uni «ouvenl it\iiii|>'es et ne p^m ir..mper. et c'*«t Hl# q'ii nom assure de relie vérité ; Seplus chorcis

■ur y vivre en rfli-

en grand respect et avi>c une profonde humiliation d esprit et de corps. ^ <'n

eussiez demandé la raison, elle eût dit : r/est que je ne kui« que femme ' ' ur

de la terre, d'un prince mortel et corruptible; mais ces vierges-ci sont épouse^) de Icof pcreur du ciel, immortel et impassible. (Voir n. 1578.) (U JKt;:iK^.

05i SERNfONS VOVR r.BS COMMUNAUTÉS

filles de Bîibvlonc dont la gloire est dans la confusion, vous montrent ce qu'elles ont «io comparable. Klles se revotent de pourpre et de lin, sous lesquels elles cachent une conscience en haillons ; vous, couvertes de pauvres haillons peut-^trc, vous brillez comme une perle au rej^ard de Hieu. dette beauté «le l'Ame sainte n'est qu'un reflet de la beauté divine. Une eau pure rclli'le le soleil, amsi l'Ame pure retrace l'image de Dieu, (c) La santé du corps lui-mi'nie est souvent le fruit et la récompense delà pureté de l'àme. Voilà le centuple en ce monde, en attendant une sainte mort (1) et une place à part dans le ciel. 0 vertu de chasteté, qui ne serait ravi de vous avoir voué sa vie (2) !

1601. 11. VuEi'. Malheur toutefois à ceux qui, après l'avoir fait, le transff ressent, ils étaient vêtus de pourpre comme les rois, et ils ont embrassé la fange. Comment l'or pur s'est-il obscurci ? Comment cet éclat a-t-il disparu? Parla violation du vœu qui condamne : !<> Le désir de s'engager dans le mariage. Kuibrasser l'état du mariage avec le vœu solennel de chasteté, c'est un crime et le mariage est nul. .Si on n'a fait que le vœu simple de chasteté, comme toutes les reli^'ieuscs de France, la Savoie et Nice exceptées, c'est un crime ; mais le mariage est valide. Désirer de commettre un crime, c'est une faute grave. Le seul désir du mariage est donc une faute grave pour une personne consacrée à Dieu, si ses vœux sont perpétuels, et môme dans le cas où elle n'aurait que des vœux temporaires, si elle avait linlention d'exécuter ce désir pendant la teneur ou la durée de ses vu'ux. (jucl outrage c'est faire à Notre-Seigneur que lui préférer un mortel ! Qu'une telle coniluite est loin de celle des saints!

Sainte Domitillc, nièce de l'empereur Aurélien, disait à ceux qui lui co;iseillaient d'épouser un des grands seigneurs de l'empire: « Si l'on offrait A une jeune fille, d'un côté un monarque, de l'autre un pâtre, lequel devraitelle choisir ? Kenoncer au Roi du ciel pour épouser un homme, fùt-il Aurélien. serait donc une folie. » Cette folie est le partage des âmes religieuses qui conserveraient des regrets d'avoir choisi Dieu, ou des désirs d'être un jour inlidèles.

1GU2. 2" Le vœu de chasteté interdit, tout acte extérieur ou intérieur qu\ serait contraire à la vertu de pureté. Les péchés contre celle vertu sont tondes péchés contre Je vœu. On sait que toute faute volontaire contre la chas lelé, même de pensée, est un pèche mortel pour les gens du monde qui nom point fait de v(ku. Mais quand on a fait Je vœu, le péché est doublement grave, ou il renferme deux malices distinctes dont chacune est grave. Poiii rame religieuse, une pensée, un désir, une parole, une action volontaires, contraires à la pureté, sont un péché mortel, contre le sixième ou le neuvième commandement, et de plus un péché mortel de perlidie. parce (pi'ils violent un vœu en matière grave. Je dis volontaires, car il est des Ames perpétuellement tentées, et (pii prennent des tentations pour des fautes. Elles ont le mal en horreur. Ouelles se rassurent donc et obéissent à leur confesseur, méprisant les pensées et les tentations quelles éprouvent malgré elles. (Voir la note du n» 410.) .Vu lieu de se tourmenter des imaginations mauvaises qui leur viennent à l'esprit, elles devraient s'en réjouir comme d'une occasion de mérite. Chaque fois, en effet, qu'elles les repoussent, eJJes font un acte méritoire.

Les péchés extérieurs des personnes consacrées à Dieu par Jes vœux soJen-

(1) Sainte Hyacinthe Mariscotti, Clarisse de Viterbe, à la fin de sa carrière, apprenant qoe les plus célèbres médecins de la ville conféraient sur les moyens de la sauver : « Remerciet-les de leur bonne volonté, dit-elle ; mais dites-leur que demain je serai dans le ciel auprès de mon fiancé, b Puis elle se confessa plusieurs fois, ei murmura: « Jésus, fiancé de mon àine, venez à mon secours. Je remets mon àme entre vos mains. » Et elle s'endormit daus le Seigneur. (Voir la note n- 1518.)

Ci) Il n'est donc pas étonnant que des saints aient tout sacrifié plutôt que de perdre la chasteté parfaite. Saint Stanislas, duc de Lilhuanie, se mourait de langueur: les médecins, pour prolonger ses jours, lui indiquaient comme remède le mariage, qui lai donnerait du reste l'espoir de succéder à son père comme roi de Pologne, il aima mieux mourir. La grande modestie de ce saint inspirait l'amour de la pureté à tous ceax qui Ifl voyaient.

La VBRTlt ET LE VŒU I»E CHASTETÉ 655

nels ont Je plus la malice du sacrilèce ; quelques théologiens enseignent qu'il (Ml sfiaii ilc iii'iiio si on violait dans les mômes conililions les vœux qui ! Is. Si même une action contre la sainte vertu avait

'in lile, il y aurait très probablement «lans celte action,

leurs lois gravement cou^)able, un autre péché contre la charité. ■ rer, en elTet, l'état religieux, ruiner la réputation de sa communauté, ce n'est pas une faute légère.

I(i03. — Rien ne désole tant les âmes qui ont la foi, que la vie des relicieux infidèles. Les saints Docteurs ont, du reste, exhalé à ce sujet les plaintes les plus aniéros ; « .Malheur à toi ! s'écrie saint Chrysostome s'adressant à une vierge tombée. .\ quelle haute destinée t'appelait la miséricorde divine ! Dans quelle abîme le plongeton infamie! .Malheur! l'Epoux céleste t'appelait â ses noces, lu l'en es bannie loi-mème ! Comment es-tu tombée du ciel, toi qui étais plus brillante que l'étoile du matin ? Je te vois assise, abandonnée. Avec plus de raison que le Prophète pleurant sur Jérusalem, je dois gémir et pleurer sur ton malheur ! »

.Saint .Vmbroise fait entendre les mômes accents : « Enumérerai-je, dit-il, les biens que vous avez perdus, ou pleurerai-je les maux que vous avez .......^^.. ,;yj. votre tète? Vous étiez comme une fleur dans l'Eglise, vous

'Use de Jésus-Christ, le temple du Saint-Esprit ; et toutes les fois i,..- ,. .is ce que vous étiez, il est nécessaire que vous versiez des larmes ; car vous n'êtes plus ce que vous étiez. Ah! quel changement! Vous qui brilliez comme l'or, vous êtes devenue plus vile que la boue des places publiques, foulée aux pieds par des animaux immondes. En tombant du ciel, vous •lui aviez l'éclat d'un astre du firmament, vous êtes devenue plus noire que n. Malheur, malheur encore à vous qui avez perdu tant et de si - "ns. pour un plaisircpii a duré si peu ! »

iiioi. — III. Mot/en fie ijarder lu vertu et le vœu. Le lis fleurit entre les épines. C'est en l'entourant des épines de la vigilance, du travail et de la mortification des sens, qu'on fait fleurir en soi la virginité (1).

\t^:\, — lo i^e premier degré de la vif/ilance est le plus nécessaire pour

I- les chutes, c'est la fuite des occasions. Celte doctrine s'applique

I lis surtout à ceux qui seraient tombés. {Résumer ici ce qui a été

dit sur Itfs orrasions et répondre au-r objections.) (Voir n^» iOiO.) Onind on

est jeté dans ces périls, il faut avoir soin de dire à ses supérieurs qu'on est

se perdre dans la maison où l'on se trouve, dans l'emploi que l'on

ils se feront un devoir de nous écarter du danger. Et c'est là en

riiii jioiir eux unei'- r" obligation.

1G<)<». — i) Les f n tèle à létc avec les personnes de différent

sexe, ser.ii - ' " m. jut -, >. tintes, voilà une des plus dangereuses occasions.

.Sauisun, i lUion n'y tinrent pas. .Saint Martin envova annoncer sa

visite à un, ... ■ ^. qui vivait saintement dans la solitude. Maïs elle le fit prier

de ne pas lui faire cet honneur, lui «lisant (pielle s'était fait une loi de ne

v.iii- .ipi, lin lini. lin.' et que le refus qu'elle osait lui faire, lui donnerait le

Il trie à tout le monde. Saint Martin admira celle réponse,

Il qu'elle lui fil porter. Que tout le monde sache, dit

qu une jeune fille refusa de voir saint .Martin, lui qui guéris-

|iu le voyaient.

{>(• |»fiiis |.i.-M<'iit.s, lies lettres plus ou moins tendres reçus des personnes

d un autre sexe <>ii à elles adresses, des compliments, des flatteries échangés

amollissent les Ame» et préparent les chutes (2). Les entrevues même aveo

M) Saint Dominique, tnr le poial de mourir, en diunt adieu à ses frères en religion, lear contii »on secret. ■ La miséricorde divine m'a ^srdé jti^qa'ft ce j'>ur la chasteté que j'ai eue à mon berceau. C'e.nt là un Krand bém > dépenses

nécessairoH pnur se le procurer. Il faut i le toute

familiarité avec les personnes d'un autre sexe, v"" t'^..^"..». .. c^^iw^c «d <ci lU au péril ; car la chasteté parfaite est eoaoM la vie qui peut facilemenl se perdre et qu'on ne peut recouvrer. >

(â) Un grand capiuinf avait coutume de dire qu'il n'y a point de ville si forte quelle ne 56 rendtt, si on pouvait l'attaquer avec une artillerie d'argent. Point de vertu si éprouvéf qu'elle ne cèd«à des présents, à des flatteries. (Voir no i49o.>

t>56 SERMONS POCn LES COMMÛNAtJT^S

un confesseur ÔU directeur hors du confessionnal, à la sacristie, au presb.vic-re ne conviennent pas A une vierge. (Saint Léonanl.) Qu'on ne fasse jamais connaître à un oonlesseiu* lalTeclion même involontaire que Ton peut avoir pour lui, et que l'on allende. pour ces sortes d'aveu, un confesseur extraordinaire. .Ne pas dire au saint trihcmnl des inutilités, ne pas se faire plaindre ni vanter par le confesseur, ni lui faire aucim compliment. .Saint Liguorineveut pas qu'on s'offupe de sa cuisine ni de sa lingerie. Avec beaucoup de menu fil. dit à ce sujet saint Léonard, on peut faire un gros câble, et former un attarlieuient, sinon mortel, <lu moins fort dangereux. Qu'on n'introduise jamais ailleurs iiu'au parloir, les personnes d'un autre sexe. Qu'il est facile de ruiner la réputation d'un prùtre avec la sienne propre (1) ! ( Voir ta note du /joS.'W et (lu /lo 1.^)78.)

KJUT. i) Les amitiés avec les femmes du monde, parentes des élèves, ancienties élèves mariées, et venant faire des confidences à leurs maîtresses d'autrefois, anciennes compuf/nes enf/af/ées dans le mariage, présentent aussi des dangers. « La compagnie des femmes engagées dans le mariage n'est pas faite pour vous, écrivait saint Bernard à sa sœur. Si vous ne l'évitez pas, elle vous sera un sujet de tentation. Vous apprendrez ce que le mari dit à sa femme, ce que celle-ci lui répond. Ces paroles frivoles sont remplies de venin.... l.'ne femme mondaine, c'est l'instrument du démon, elle chante à vos oreilles les charmes des plaisirs d'un moment, et elle vous ouvre le chemin de lenfer. Les chants d'un monstre, appelé la sirène, sont d'une mélodie suave, (ieux qui voyagent sur mer, en prêtant loreille à ces doux accords, vont se précipiter contre les écueils. Les paroles des femmes mondaines sont aussi perfides que le chant des sirènes. Hedoutez-les autant que le sifllemcnt des serpents. N'a-t-on pas vu sainte Thérèse, qui vous valait bien, trouver un péril dans les conversations d'une cousine, qui était simplement légère (2) ?

HWH. A) Let: parloirs sont quel(/uefois la ruine de la chasteté. C'est à travers les parloirs que s'échappe l'esprit religieux et (pi'enlre l'esprit du monde. Saint Vincent de Paul voulait que ses missionnaires fussent comme des apùlres dans les missions et comme des chartreux dans leur résidence. Toutes les Ames religieuses devraient déploverunzèie apostolique dans leurs emplois, et, en dehors de hi, vivre comme des ermites, seules avec Dieu. L'air le plus saint pour une religieuse est celui de sa cellule. Donc, ne jamais aller au parloir sans permission et s'y arrêter le moins possible, et seulement pour faire du bien aux visiteurs.

.Malheur à celles qui remplissent le couvent des nouvelles du monde et le monde des nouvelles du couvent ! Madeleine de Pazzi -évitait de passer par le parloir. Elle le détestait au point qu'elle ne pouvait l'entendre nommer ; et quand elle était obligée de s'y rendre, elle en versait des larmes. Saint Liguori recommande den écarter le plus possible ses propres parents. Les peines qu'ils rarotitent ne servent (pi'A remplir l'esprit de distractions et d'inqiiiétuilc. Sy faire accompagner par une soeur, ou par un enfant, quand on ret.oit des personnes de dilTérentsexe (3).

(1) Les frères de saint Thomas l'avaient emprisonné dans une tour, afin de l'empécher d'entrer en religion ; et ils eurent l'impudence d'introduire auprès de lui une infâme courtisane qui tentait tout pour le séduire. Thomas s'arma d'un tison embrasé pour chasser ceue vile créature, puis tomba k genoux pour remercier bieu de «a victoire. Deux anges lui ceignirent les reins, et depuis lors, il fut à l'abri de toute tentation.

(3) I.a H. Oringa était une humble bergère de Toscane; en s'enlretenant familièrement avec Dieu (oui en gardant ses troupeaux, elle avait conçu une (elle répulsion pour le mal, qu'une mauvaise parole lui occasionnait des vomissements, de telle sorte qu'elle Alail onugée de se boucher les oreilles 'tuand on tenait devant elle des discours légers. Cette horreurdu vice l'accompagna jusque dans la tombe. Après sa mort, on laissa son corps exposé pendant dix jours ; une femme de mauvaise vie s'en étant approchée, la Bienheureuse se voila le visage avec ses vêtements.

(3) (a) On sait combien siinle Scholasiique aimait à s'entretenir avec saint Benoti son frère. Une méoie mère les avait portés, une même règle les avait moi tifiés et un même tombeau devait recevoir leurs restes murle's. Toutefois Scholastique disait souvent À ses religieuses qu'elles roiireraienl plusdeproQi de la conversaiioa avec Dieu que des entre*

. Il 1 ij r. 1 1 , r.

DE CHASTETli r»57

1<Î<W. il /'.'> mites. Si on veut éoArler les visites <lii dehors, il faut avoir

soin «l'éviter <l"en faire, sauf celles qu'imposent la charité et les convenances :

,>,,..,... ..<;(. il bon do se faire accompagner. «< (Jue les vierges ne sortent

lies, ccrivait saint Jérôme à Démétriade, jamais sans lein" mère.

> i opervier st-pare la colombe de ses compagnes pour la saisir ensuite

et la déchirer. La brebis malade s'éloigne du troupeau et devient la pâture du loup (I). »

1610. 5) Les lettres. Qu'on n'écrive jamais à des personnes de différent sexe à linsu de ses supérieurs. Malheur à qui se chargerait de faire passer des lettres suspectes ! Saint Léonard de Port-Maurice raconte que des portières ayant refusé à une sœur de faire passer une lettre qui n'avait pas été vue, la sacristine s'en chargea, à force d'instances. Elle appela le servant de messe et lui Gt passer la lettre par le tour. (lelui-ci, après avoir pris la lettre, ferma le tour si violemment que la inain de la sacristine fut coupée, et elle niounit quelques jours après dans d'horribles convulsions. « Si vous recevez de quehju'un une lettre où vous apercevez quelques mots affectueux, dechirez-la aussitôt ou jetez-la au feu et ne répondez pas. Si cependant une réponse est nécessaire, à cause de quelque affaire urgente, faites-la brièvement, en termes graves, sans montrer que vous avez fait attention aux senvprimés. Et si, ensuite, la même personne vous appelait, refusez ut d'y aller. » (Saint Liguori.) l'ii I. i" Le travail. (lent démons sont à la poursuite d'une âme oisive : un seid attaque celle qui est active. L'épée dont on ne se sert pas se rouille; la teigne ronge les vêtements qu'on ne porte point; l'eau qui ne coule pas se coritjmpt et devient l'asile de reptiles immondes. Que le démon ne nous ii-,.,,v.. ;>i..ii\: ,,i<;fs (Jqc religieuse doit être dans sa cellule toujours active, dans sa ruche. « Il y en a qui n'y font que des toiles ' I ''onard, des ouvrages futiles pour être offerts en ca- ■ ! Dieu demamle de nous un travail sérieux et utile, , >sé8 et nous préserve de la rechute, Saclions donc agir DU du moins nous distraire, causer avec une personne, ne .lis l'apathie. Dans la nuit, prier, éviter de prolonger le sommeil au delà <iu nécessaire.

{i')\i. 3o La mortification, 1) d'abord extérieure. Si quelqu'un, disait saint ' i Croix, enseigne une doctrine qui porte au rel;\chement dans la

-ion de la chair, on ne doit pas y ajouter foi, quand même il la conliriiiciail par des miracles (i). Donc la mortification de tous les sens : (a) des ijfuj:. La mort entre par les fenêtres. Un regard perdit David, « Le Seifrneur, dit saint Augustin, a en abomination celui qui attache ses yeux sur la créaiuff» : si donr vmis jpIpz sur elle vos regards, ne les fixez jamais », pas

onnes de même sexe, à plus forte raison, jamais

ne voit pas comment excuser de péché véniel

n.s r.-i:aiis ii\'S siir u.s i)frs«)nnes jeunes de sexe différent. II n'y a pas moins

tiens avec les créatures; el pour leur donner l'exemple, ce n'est qu'une fois chaque année qu'elle s'enlrelenaii avec son frère. (Voir la nuie du n» 1177 )

(b) Un jeune novice du Munt-Cassin aimiii extVémemenl ses parents, et étant sorti pour leur rendre visile caus prendre la bénédiclion de saint Itenott, il mourut le jour même où il arriva chrz eux. On l'eoterra; mais coiome si la terre eût en horreur de lo coaieoir, elle le rejeta jusqu'à trois fois.

(f) (a) Saint Antoin< i>nx<<<ni in l.inr tiir Alexandrie, le i^onvernear d'Ei^rpte voulait l'y retenir que ques j : < Il en est d'un oioine coanne d'un pois»

son ; l'on nKitrt. %'ti ! qtiitle si solitn le.

<•. el •■ <■ .ii-il.

saut avec des âécuiiera.

(2) Sainte Claire de Moatefalcone souhaitait quelquefois d'avoir cent corps ou on corps aussi grand qu'une montagne, pour se faire soufTrir A cent endroits différents, taal pour Ki propres féc\x6s que pour les pOcliét de tous les U<juiuic».

658 SKftNlON'S l'OL'U LES COMMUN A UriiS

do poiil H voir tjn'à •'•trp vue. a <lil Tcrtiillien. La bienheureuse Claire de Moiilolalfone ne regardait jamais le visage des personnes avec lesquelles elle cttuvcrsail. et, coiuuie on lui en faisait le reproche ; <( A quoi bon les regarder, répondit-elle, piiisiju'on ne leur parle qu'avec la langue. Les yeux de Daviil n'auraient pas tant pleiu'é,sils n avaient pas regardé une femme. «

Quand on a les veux baissés vers la terre, le cœur s'élève vers le ciel, dit saint hernard. Saint Louis de (ionzagiie n'arrêtait passes yeux sur le visage delà manptise, sa mère. Il eut un jour un scrupule d'avoir regardé ce que faisait un novice (jui se trouvait [»rés de lui à table. Kl, en avouant ce scrujiule. il dit qu'il ne faisait jamais cette faute d'ordinaire. Saint .\. Kodriguez, jtorlier pendant (juarante ans, avouait, avant de mourir, qu'il n'avait jamais regardé, durant ce temps, une femme en face. Saint homard, après un an de noviciat, ne savait pas si sa cellule avait un plafond ou une voiile (I). Des terfures romanesrjues firent grand mal à sainte Thérèse. Ne jamais ouvrir ni romans, ni feuilletons, ni journal léger, ni aucun écrit de ce genre.

U!1:L (ff) Mortification de l'unie. Fermez les oreilles aux llalleries, aux compliments. Ceux qui veulent nous perdre nous protestent souvent qu'ils nous aimenl, a dit saint CypVien ; et le co.'ur de la femme surtout a une espèce de besoin d'entendre ces protestations, qui sont des plus dangereuses. Los bruits du numile, les chants légers, les nouvelles de mariage, les chroniques frivoles qui circulent dans un pays, ne doivent pas pénétrer dans la solitude d'ime i\me religieuse. On coiq)e court à certaines conlidences, à certains aveux dos personnes du dehors ou des enfants, dès qu'on voit qu'ils louchent A la sainte vertu. On peut, jusque-là, les favoriser, alin de trouver l'occasion de recommander instamment à ces Ames la fuite du danger et l'ouverture en confession ; on peut s'assurer ensuite fju'elles ont évité le péril et fait part de leur peine au saint tribunal ; mais on doit éviter de les l'aire entrer dans dos tlétails qui pourraient devenir dangereux pour la vertu. Il faut se souvenir qu'on empoisonne les Ames parles oreilles, comme le corps par la bouche- (2).

KM L (r) Mortification de V odorat. Point d'autres parfums pour l'âme religieuse que l'encens de la prière et la bonne odeur de Jésus-Christ qu'elle tient A répamlrejmrlout. Les filles du siècle cueillent des fleurs d'un jour, dit saint .\mbroise, et moi je vous montre une fleur que vous deve/ cueillir, c'est .lésus-Chrisl qui a dit : Je suis la fleur des champs et le lis des vallées (3).

(•i) (a) Une jeune aveugle, nommée Dane, iraplura l'assistance de sainte Bri^Mlle d'Irlande el recouvra la vue par ses prières; puis, ayant considéré que ce que l'on voit par les yeux du corps n'est qu'un embarras pour l'âme, elle retourna auprès de sa bienfaitrice pour lui demander de redevenir aveugle. Elle fut exaucée.

(b) Saint Hugues était si modeste dans ses regards, qu'après cinquante-deux ans d'épisciipai à Grenoble, à peine connaissait-il une femme de vue. On lui reprochait, un jour, de n'avoir pas fait une réprimande à une dame mise trop légèrement, qui était venue lui parler. Il répondit qu'il ne l'avaii pas vue. — Saint Vincent Ferrier, pendant trente ans, ne vil de son corps que ses mains nues.

(2) (a) Le même saint Hugues était tellement détaché des biens de la terre, qu'il ne pouvait souffrir que les gens de sa maison, qui étaient presque tous clercs ou religieux, lui en donnassent des nouv(;lles.

(b) Saint Bernard d'Abbeville, voyageant un jour avec deux de ses religieux, rencontra une femme mise d'une manière très mondaine; s'étant aperçu que ses deux compagnons n'avaient pas été asseï modestes, il leur dit après : « Celte femme serait belle, SI elle n'était borpne ; et tous deux assurant qu'elle ne l'était point: Pour moi, dit-il, je ne me suis pas appliqué à savoir si celle femme n'avait qu'un œil ou si elle en avait deux. > La leçon fut comprise.

(C) Sa.nle Julienne de Kalconieri, durant toute sa vie, ne leva jamais les yeux sur le visage d'un homme. — Quand Charles V revint à Naples, après la défaite des infidèles en Afiique et la prise de Tunis, quoique la pompe de son entrée dans la ville fiit une des plus éclalanie» qui ait jamais été faite à aucun empereur, et que sainl Gaétan de Thienne n'eût qu'à ouvrir sa fenêtre pour contempler cette magnificence; il s'en priva pour l'amour de Dieu et demeura tn oraison pendant tout le temps de ce triomphe.

(3) Saint Pierre Damien parle de la jeune femme d'un doge de Venise, qui avait ses appartements parfumés de toute sorte de senteurs. Or, Dieu lui envoya, pour la punir,

î.\ Vertc bt le voja de chasteté 650

!615. (rf) Mortification de la langue. Ne soyez pas de ces femmes dont ji' ' ■-■' y ■■ — - - - liant que dire, ne s;ivent cependant se taire. 1. i|) expose II dire des paroles K-gères, bouf-

fuiiii.^ .11 ...iiK :, .|... 11. .i.iivent jamais se trouver sur dos lèvres religieuses. « Le rire et les plaisanteries frivoles trahissent une ;\me vaine, i. fi v.jt saint Bernard à sa sœur ; là où ils abondent, la charité parfaite ne pas. »

; (p\ ^fnl'f!flrntiondxlgoât. Saint Bernard continue : « La nourriture j u est utile à l'àme et au corps. Si vous maltraitez trop

N , Il nez la mort à votre compagnon ; si vous le ménagez à

-. vous nourrisse/ votre ennemi. .\ la suite de la nourriture et de la Il prises sans tempérance, entrent les mauvais esprits pour perdre les • On peut perdre au réfectoire tout ce que l'on a acquis aux pieds des Inns les exercices de piété, dit saint Léonard. Kt saint Philippe de à un de ses pénitents qui ne savait pas se raorlilier à table : Mon ne serez jamais un homme spirituel. Saint Laurent Jiistinien ne Luv.iii jamais lu>rs de table, même durant les grandes chaleurs; et quand on lui demandait comment il pouvait supporter la soif : Comuient, répondaitil 'M-ai-je les feux du purgatoire ? Qu'ils sont loin d'une telle mortiti ux qui se plaignent toujoure de ce que l'on sert au réfectoire ! mauvaises roues d'un chariot, dit saint Léonard, sont celles qui

isO) '

, Aj ) Morfificafion du toucher. « Seule dans son appartement, dit saint

. une vierge no doit pas pour cela s'écarter des règles de la modestie

' is- mémo durant les ténèbres de la nuit). Saint Fran<.'oi8

nue aussi digne étant seul, que s'il eût été en public.

■■it saint et cous êtes ce temple. Si quelqu'un profane

ur, leSeif/neur le détruira. Donc ne rien faire de con-

<'■!« une raison qui le justifie; encore faut-il, même

i éviter une certaine mollesse ou lenteur dans ces

- lies. L'ne certaine hésitation, une certaine paresse

pou! lies.

\ . int de familiarité, pas môme honnêtes, ni de jeux de

s. ni avec les enfants, ni avec les frères ou sœure

•' dirai-je ? avec certains animaux domestiques. C'est

pour une personne du monde, de caresser sans cesse

f*t(\. qu'en pst-il donc pour une religieuse f Les anges

I ' pas. La vierge doit être un ange. Plus

,^, moins elle est profonde et pure, et plus clic rapproche des sicuUmuuU do« mondains et même des libertins, et de la

ao ulcère a'' i At poarrir toute vive, avec ane odeur tellement infecte que per^

«nnne ut \ >rder, excepté une domeslique qui, se munissant d'odeurs très

f lui ren.jre quelques services et se relirait aussiiôt. Sa mort, au lieu d'être

tristesse, fui un soulagement pour tous.

uni Paléoion dit à saint Pacônoe, son disciple, un j "*' " ' ' arer

r la fête, quelques mets mieux assaisonnés que .: mit

... ,;t;u d"t>uile sur les hciti. < «mvages donl il vu .1-. au

fiu d'en fairs usage, Paie t en larmes el se frappant la poitrine:

« ' >i, dit-il, m<>n Sauveur a • -i el je me nourrirais délicatement ,' > El

Il V» résoudre à nser d'un mels, qu'il croyait trop exquis, bien qu'il fût insipide

M. .,,,., « 1 ...ne reçut un jour une bella grappe de r-.:-" " -■<." -riva,

i la pénitence, il la lll porter à un une

. fli passtT à un autre, qui en fit >t' '•Ite

ia mains '- is toutes Ici cellule.s du liemiri qui étaient

lier qui la rla à saint Macaire, ne s.^ohanl pas qu'elle

i:. i.e siirii, reconnai«s.i;ii \.\ gi.tppa et apprenant qu'elle avait été portée

les cellules, remercia Oieu dr~ la morliflcation et de la chanté de tous le«

. i'ilt>ert, f<.r rre, avait touj..ur> à : i!. .■ :t plat

u\ le plat 1 ce qu'il y avar. Je inuU-r ; «l

Apics le repas il le distiLbuait aux pauvres.

vie nniin;ilc. Saint Louis de Tionzagiie ne laissait pas môme voir le bout de ses pieds aux domestiques qui le servaient.

Vnc jeime fille sérieuse vient un jour auprès d'un missionnaire. Elle avait une vraie vocation religieuse, et elle l'a prouvé depuis. Klle le consulte sur l'institut (pi'ellc doit choisir. N'aimez-vous pas les Sœurs qui vous ont élevée? demande-t-il. — ISon, mon l'ère ; je n'entrerai jamais liï,— Pourquoi? — Quand j'étais au pensionnat, mes maîtresses étaient toujoti-rs à me caresser. Kt je me disais à moi-même : (Comment se fait-il que des personnes qui ont renoncé à la famille et à toutes les affections de la terre se fa.ssent les esclaves de ces petitesses ? Je ne veux pas d'une telle maison. — KUc avait du bon sens. — Marguerite du Saint-Sacrement. (Voir iv 1000.)

^(!1S. l»oinl de mollesse dans les soins donnés aux malades : il en est(ju'une religieuse fera bien de s'interdire absolument, dn n'est pas tenu, pour soulager les autres, de risquer de se perdre soi-même. Dans la tenue. Kvitcr des postures nonclialanles, même quand on est seul, et certaines allures légères,

li.iMl.iim's; iiii VMitili^llseS.

Il est parfois des grâces sons le voile, Il est un art de dunoer d'heureux tours, A l'élamine, à la plus simple toile,

a (lu 1111 poiii' satirique. Si je plaisais aiuc hommes, je neseratc j>,i.^ it serritetir de Jésus-Christ, dit saint Paul. Saint (ibrvsoslomc veut que la modestie étende son pouvoir sur la démarche elle-même ; elle ne souffre pas qu'elle soit molle, ni efféminée ; elle la veut simple et sans affectation (1).

KilD. — ^) Mortification intérieure. La mortification extérieure offre des barrières i'i la chaslcté. « Mais qu'importerait «pie les barrières du temple fussent debout, dit-il encore, si le temple lui-même était renversé?» Il faut donc aussi tnortifier ta mémoire, l'esprit, le cœur, (a) La mémoire. Effarons les souvenirs du monde, de ses fêtes, de ses plaisirs, des affections et des périls qu'on y a rencontrés, des fautes même qu'on y a commises. (b) L'esprit. Saint Basile veut que l'ùme de la vierge, comme un miroir très pur, ne retrace qu'une seule image, celle de Nolre-Seignem-. Que jamais ce miroir ne reficte les li-ails d'un homme présent ou absent, conlinue-l-il, de peur que cette image terrestre n'efface celle du divin Epoux.

(c) Lecœur. Catherine de Sienne écrivait à sa nièce Eugénie : « Garde-toi de lier ton cœur à d'autres ipi'à Jésus-Christ; car lorsque tu voudrais ensuite le détacher, tu ne le pourrais qu'avec une grande peine et de violents efforts.» L'amitié sainte avec une personne vertueuse est un bien ; mais saint Augustin nous dit (lue l'amour spirituel engendre l'affectueux, et l'amour alTeclueux engendre le charnel, qui produit à son tour l'amour criminel. Celte ponte est glissante; tenons-nous bien, afin de ne pas nous laisser entraîner dans des abîmes.

i(î2(). 11 est facile de reconnaître si une affection que l'on éprouve n'est pas selon Dieu : si on perd son temps avec les personnes que l'on aime ainsi, soit supérieures ou supérieurs, directeurs, soit égales, soit inférieures, si on éprouve une satisfaction sensuelle à se trouve<» dans leur compagnie, si on se donne de mutuels éloges, si on excuse les défauts l'un de l'autre, si on aime leurs caresses et si on leur en donne, si ou se ruine en prolucbses d'affection, si on a de la peine à se séparer d'elles, si on est jaloux

(\) Saint Cirijgoire raconte qu'une jeune flile pieuse, nommée Hase, avait encore quelques allures de légèreté. La Sainte Vierge lui apparut au milieu d'un admirab !e cortège de vierges, et lui demanda si elle voulait venir avec elle. Muse, toute ravie, lui répondit qu'elle le désirait ardemment, c Si vous voulez être admise dans nos rangs rrprit la Sainte Vierge, il faut renoncer aux rires, à toute légèreté et puérilité, et dans trente jours vous serez avec nous. » Après cette vision, la jeune personne parut toute changée. Ses yeux étaient devenus modestes, son visage sérieux, ses paroles rares. Ses parents étaient surpris de ce changement. Le vingtième jour, elle fut prise d'une fièvre ardente, et le trentième la Vier^ revint avec le même cortège et l'appela. « Me voici, ma souveraine, • dit Muse. En disant ces mots, elle expira. ('Voir les notes du u* 1193.)

l'obéissakce G61

«jiinn(1 lf<! nntrfs les fréqiienlent,Bi on se cache pour s'entrolcnir tout à l'aise ;i • lient à se voir regardé d'elles, et A les regarder, si on se

I .s dans la prière et ailleurs, il y a là un désordre. La croa- ' la |>lace du Créateur et l'Ame est troublée, la paix étant la tran-

i ordre, t/csl lo cas de rompre, d'éviter des rapports qui ne font qu'attiser ce feu ■'li n'est déjà que trop ardent, et de se relancer rlavantage dans l'amour du 1/ouverture qu'on fait de cette tentation à un confesseur iiefois pour la dissiper ; mais il importe, si celte affection .tijot \<^ confesseur lui-même, d'avouer son état, sans qu'il puisse e de qui il s'agit (1).

; rivo souvent que certaines Ames ont de la peine à se défendre de ces i.ins, tout en avant la bonne volonté de s'en affranchir. Qu'elles ne se (lumilent point : mais qu'elles conviennent avec Noire-Seigneur que, toutes les fois qu elles penseront A cette personne, elles feront un acte damour pour lui; et SI ell^s sont tidéles à cette promesse, celle affection humaine leur servira, coninie d'un marchepied, pour s'élever au pur amour de Pieu. Mais malheur A l'épouse de Jésus qui oublierait que son Kpoux réleste est jaloux et qu'il tient surtout à son cœur ! Malheur à qui. s'étant donné A Dieu, se reprend pour se livrer A des affections humaines I Quelle triste existence ! Que de lomps perdu ! que de déceptions ! que de troubles! Virr/inem carne, virqinem mente, voilA l'Ame religieuse. Elle ne se contente pas d'éviter les fautes et de pratiquer une chasteté vulgaire ; son cœur est à Jésus seul : Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu! (2).

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