r? Ut diligatis invicem sicut dilexi vos
comuH' JfsUb-LlàâJsl uuus a aimés, Jésus-Christ voilà noire modèle. Or, comment nous a-t-il aimés? (Voir Jésus-Christ, n" 1257 et suivants.) Quel amoiu* ! il le pénètre tout entier, il détrempe son esprit, son cœur; il inspire ses paroles. SOS actions, ses souffrances. Ainsi devons-nous nous aimer mutuellement. l'> par l'esprit : Cogitationes meœ cogitationes pacis et non afflictinnis. Itissinmlans peccata propter pœnitentiam. C'est ce qu'a fait Notre- ^ .. C'A«/-»7as /lo/j (0.7 i7a/ ma/Mffj. Les supérieurs qui sont chargés des
iivent et même doivent soupçonner, aUn de prévenir le mal ; mais il . ' as la charge des autres, Jésus-Christ dit: JVolite judicare
ut / ; Ne jugez pasafln de n'être pas jugés. L'n jugement sans
mi> Mn<i ceux qui ne font pas miséricorde: Judicium sine miseri-
con non facit misericordiam. Le simple soupçon, le simple doute
sur . ......... ,..;e d'aulnii, est une faute, s'il est téméraire. « Le jugement
appartient à Dieu, parce qu'il est le souverain; et lorsque nous entreprenons de juger nos frères sans en avoir sa commission, nous sommes doublement coupables, parce que nous nous rendons tout ensemble et les supérieurs de nos r:.'.iij\. ri les égaux de notre supérieur, violant ainsi par un même attentai is de la société et l'autorité de l'empire. •> (Bossuet.) Et quel ini" \ a-t-il à se tromper et à juger bon celui qui est méchant? Tanilis que . »• serait une injustice déjuger uuH-hant celui qui serait bon (1).
//nnori' invicem prœcenientes, eslimons nos frères. Et ne sonl-ils pas estimables par leur âme faite à l'image de Dieu, pour laquelle Jésus a versé sou sang, et qui est destinée û l'aimer éternellement ? Le tableau de grand
enfants des hommes, elle n'a pas pa voir an Dieu sur la terre sans le balr et sans Iramer »« mort.
Sainte Monégonde de Cbarlres s'était retirée à Tonrs à la fln de sa vie, el elle avait réuni autour d'elle une fervente communauté. Quand elle fut à sa dernière heure, toutes ses filles l'entouraient, et. fondant en larmes, elles lui disaient : « Est-ce que vous nous
abandonne! entièrement 7 "^ ~ vius que vous êtes notre mère. Dites-nous donc à
qui vuuâ nous recommanda uiitant T * Et la sainte leur répondit : « Si la paix
règne parmi vous, et si v JtfZ à travailler à voire sancullcation. Dieu même
sera votre protecteur, et dès que vuus m'appellerez à voire secours, je me truuverai au milieu de voue. *
(b) Sainte Mrichtilde, avant de mourir, dit aux religieuses de Diessen que ses parents avaient fundée*, que ni leurs jeûnes, ni leurs abstinences et leurs veilles, ni leur promptitude à assister aux divins oflices et i obéir, ni l'éclat de leur virginité, ne leur assureraient les fdTeurs du ciel, si elles n'avaient l'amour molael et ne le faisaient paraître dans leurs actions.
(l; (a) Charles Yl, roi de France, était donx et alTable ; il n'ajoutait pas foi aux rap« ports défavorables qu'on lui faisait ^nr autrui. < J'aime mieux, disait-il, ne pas croire l« mal où il est. que d«- :'i$. •
ib) .Saint Anasiasf : religieux qui avait mené ane vie tiède, que,
se truuvant à sa dertiKie mrun-. n avait l'àise remplie de cenHance. Ses frères qui
l'entouraient lui demandent d'uti lui vient laat de calice. « Ah I si je considérais mes
Dt'i i..^. i'iur.-ti$ bien lieu de trembler ; car les anges m'en ont présenté le tableau, et
venir que j'étais bien coupable ; mais je leur ai dit que depuis mon entrée en
• n'ai juffé perconne et n'ai, gardé aucune haine, et que Noire-Seigneur avait
; i ; : ; i< >i i , i% ne serez pat jugés, pardonnei et on vous pardonnera.
A ,~ .1 . ^ la liste de mes péchés. C'est pourquoi je meurs en paix. •
Li !.. ' ■ ' ■
(. lue de Salamine, recevait à sa table l'illu»!ro II 'innn, son
ami ■•. depuis qu'il portait l'hahil des »olitairc5, il n'i^aii jamais
mangé quelque ch^^ qui eût eu vie. Epiphane r^pi>ndti : a Pour m«i. Jepuis que je porte le œ4me habit, je n'ai jamais souffert qui quelqu'un s« soit endormi ayaai d«ai
RIO SERldOKS POCR LES COMMt'NAL'TlJs
Fri\, dont le revers serait couvert de toiles d'araignée, n'en est pas moins œuvre d'un grand mailre. Un pou do poussière enlèverait-elle à un diamant sa valeur.? Au lieu de nous iniligner fies liéfavits d'autrui, en les remanpiant comprenons In laideur des niMres pour lesquels nous sommes si disposés à l'indulgence. (Jn'ils sont loin de la eharilé ceux qui soupçonnent, qui méprisent, qui sinlormenl de ce qu'on dit, ou de ce qu'on pense d'eux ! Esprits ombrageux et toujours inquiets !...
\(')M. io Charité du cœur. In charitate perpétua dilexi te, ideo attraxi te miseraiis fui. Induite vos viscera misenrordiœ. Le religieux, dit à ce sujet saint Liguori, ne parait jamais sans son vêtement : la charité, voilà le vêtement dont son coiurest revêtu : Charitas benif/na est, non œmulatur, non irritatur, non f/uferit quœ sua sunt; non fjaudel super inif/uifate. La charité est bienveillante; elle n'est pas jalouse ni colère, elle est désintéressée, elle ne se réjouit point du mal, elle pleure avec ceux qui pleurent; conijaudet autem i^eritati : elle se réjouit du bien. La mère qui aime son enfant, quelle indtilgence dans son cœur! On trouve tout bien chez ceux qu'on aime par passion. La charité n'aurait-elle pas le même effet? Omnia suffert, omnia sustinet. La charité souffre tout, elle supporte tout. Au lieu de porter envie au bien des autres, elle s'en réjouit. En s en réjouissant, elle participe au inérite de ceux qui font le bien. Saint Bernard disait ; Je ne suis pas chartreux, mais j'e8{>ère avoir part à leur récompen.se parce que je les aime. El saint (irégoirè : Hona aliéna si dilif/eretis, vestra faceretis bona ; non diliijendo, vestra facitis mala. 0 charité, que vous êtes riche, vous vous appropriez tout sans rien enlever à personne !
\^'M\. 3" Dans les paroles. Il évitera les discussions et les cris, avait dit un prophète parlant de Notre-Seigneur ; et, en effet, ce divin Sauveur dit à Judas : Mon ami, pourquoi êtes-vous venu? Donc, évitons : 4) les médisances. « Il est des religieux, dit saint Liguori, dont la langue ne saïu-ait lécher sans écorcher. Ces mauvaises langues devraient être entièrement bannies des cloîtres, ou du moins constamment renfermées dans une prison. » On doit surtout éviter ce défaut à l'égard des membres de la communauté, des confesseurs, des supérieurs. On rencontre des religieuses assez peu discrètes pour faire connaître à leurs parents, aux gens du dehors, les petites peines qu'elles ont en communauté, faisant ainsi haïr la vie religieuse, et donnant en môme temps une pauvre idée de leur vertu.
Qu'on craigne surtout de ruiner l'autorité et l'esprit d'obéissance. C'est médire que de révéler des défauts, de les exagérer, de prêter des intentions mauvaises, de ne pas s'associer aux justes éloges qu'on donne à autrui, ou d'en rabattre le plus possible. Sepi aures tuas spinis, linguam nequam noli audire. Partout où se trouvait sainte Thérèse, ses sœurs se croyaient en sûreté, elle les défendait au besoin (1).
son cœur quelque chose contre moi, et je ne me suis jamais conché ayant moi-même dans le cœur quelque chose contre le prochain. » Hilarion convint sans peine que la pratique d'tpiphane était meilleure que la sienne.
(\) (a) La langue, dit un Apôtre, est un feu dévorant; on monde et un assemblage d'iniquités; un mal inquiet : une source pleine d'un venin mortel : lingua ignts est ; universitai iniquitatis, inquietum malum, plena veneno mortifeto. Et voilà ce que j'appliquerais à la langue du méjisant, si j'avais entrepris de vous donner une idée juste et naturelle de toute l'énormité de ce vice : je vous aurais dit que la langue du détracteur est un fen dévorant, qui flétrit tout ce qu'il touche ; qui exerce sa furear sur le bon grain comme sur la paille, sur le profane comme sur le sacré ; qui ne laisse parluiit où il a passé, que la ruine et la désolation ; qui creuse jusque dans les entrailles de la terre, et va s'attacher aux choses les plus cachées; qui change en de viles cendres ce qui avait paru, il n'y a qu'un moment, si précieux et si brillant; qui dans le temps même qu'il parait couvert et presque éteint, agit avec plus de violence et de danger que jamais; qui noircit ce qu'il ne peut consumer; et qui sait plaire et briller quelquefois avant que de nuire : Lingua iytiis est. Je vous aurais dit que la médisance est un assemblage d'iniquités: un orgueil secret qui nous découvre la paille dans l'œil de notre frère, et nous cache la poutre qui est dans le nôtre; une envie basse, qui blessée des talents et de la prospérité d'autrui, en fait le sujet de sa censure, et s'étudie à obscurcir l'éclat ii tout ce qui l'efface; une haine déguisée, qui répand sur ses paroles l'amertume ca-
l\ CBAun; 'i?!
i) Lfs rapports tnntro la charité. I^ Seigneur ilelesle celui <iul sème la
disi'nnlp pntrt' l»\s fnres. (Prmv. vi. 16.) .\vez-vous entendu une parole contre
I lissez-la dans votre cœur comme dans un tombeau.
'.'•s tntifs i/'es/trit pif/u(infs ; 4) les disputes. Mieux vaut
■ II" i t'iiniorter. Mieux vaut une once de charité que cent charretées
^. ilisait le cardinal Hellarmin. Le saint abbé Sabas a dit une belle
ii.iii 'Mit combattre les démons et céder aux hommes (1). Donc, si
ch^edan? le c^eur; une daplicité indigne, qai loae en face et déchire en secret; une légèreté honteose, qui ne sait pas se vaincre et se retenir sur an moi, et qui sacrifie souvent sa furtune et son repos à l'imprudence d'une censure qui sait plaire : une barbarie de sang-froid qui va percer votre frère absent; un scandale où vous êtes un sujet de chute et de péché k ceux qui vous écoutent : une injustice où vous ravissez à votre frère ce qu'il a de plus cher: Lingua univenitat iniquilatii. Je vous aurais dit que la médisance est an mal inquiet qni trouble la société, qui jette la dissension dans les villes, qui désunit les amitiés les plus étroites, qui est la source des haines et des vengeances, qui remplit tous les lieux oii elle entre de désordre et de confusion, partout ennemie de la paix, de la douceur, de la politesse chrétienne : Lingua inquietum malum. Enfin, j'aurais ajouté que c'est une source pleine d'un venin mortel, que tout ce qai en part est infecté, et infecte tout ce qui l'environne; que ses louanges même sont emp tisonnées; ses applaudissements malins; son silence criminel; que ses gestes, ses iriAi'.ements, ses regards, que tout a son poison et l« répand à sa manière; Lingua ]''.■ •'■■".■■ Tiortifero. (Massillo.-»).
. s'écriait saini Bernard, si cela est. c'est-à-dire si nous devions être
-^ hommes du siècle à ce péché de médisance et d'une manière sérieuse,
ni d'exercices pénibles et mortifiants que nous pratiquons tous les jours, et
servent-ils T Si ita est, Fratres, ut quid sine causa morlificamur totd
'lie 7 ruurquoi ces retraites, ces veilles, ces jeûnes, ces continuelles prières, si nous ne
laissons pas avec cela de nous damner en ne retenant pas notre langue? Pallail-il nous
lionnpp inui iii> inMiic pour nous perdre avec les autres î Ne pouvions-nous pas trouver
' et plus supportable pour descendre dans l'enfer? Siceine ergo
•i : ,is via lolerabilior ad infernum 1 Que ne marchions-nous dans
-jï plaisirs et du monde, afin d'avoir au moins cette espèce de conso-
i't la j'iie à la souffrance, et non pas de la souffrance à une autre souf-
i saltem illam quœ ducit ad murtem latam viam elegimus, quate-
id luctum, non dt luctu ad luctum transiremusf Qa'impone que C9
' : >de la chair ou par ceux de l'esprit, que nous tombions dans l'abtme : que
oe »oii par l'iuipureté ou par la médisance, puisque la médisance est seule capable de
nous y précipiter? (Boubdalooi).
Saint Macaire l'Ancien allait an jour de Scélé à la montagne de Nitrie. Il était précédé d'bn de ses disciples qui marchait devant lui à une assez grande distance. Le disciple, ayant rencontré un prêtre des idoles qui portait un b&ton à la main et courait comme dans les bacchanales, lui cria: « Oii. cours-tu ainsi, démon ?» Le païen, furieux, frappe si rademenl le moine qu'il le laisse à demi-mort, puis se remet à courir, il rencontre saint Hacaire, qui n'avait pas vu ce qui s'était passé et qui. saluant avec bonté cet homme, le plaint de la fatigue qu'il se donne. Touché de cette compassion, cetidolAlre lit à Macaire : « Au moins vous n'êtes pas comme ce moine qui m'a mal parlé; aassi je l'ai laissé à demi-mort. » Macaire lui fait voir que la peine qu'il prend pour ses faux Jieux ne lui servira de rien, et l'idolâtre tombe à ses pieds, en lui disant qu'il ne le quilera pas qa'il ne l'ait tait moine; tons deux vont relever le pauvre frère et le remportent lu monastère. Le prêtre des idoles, sincèrement converti, se fait moine ;et sa conversion en détermine plusieurs autres.
fb) Sainte Claire de Rimini avait par mégarde prononcé à l'égard d'une personne une parole qui n'était pas assez polie. Dans sa douleur, elle rentra dans sa cellule et, prenant des tenailles, elle se tint la langue hors de la bouche, pendant un temps si considé» rable, qu'elle la mit tout en sang «t qu'elle fut ensuite plusieurs jours sans pouvoir parler.
iV L'antréîique saint Thomas lisnot an jour sa réfectoire, fut repris par le censeur,
- . 1 ; '. : - '.car le saint ; lon-
lime le cen~ .lit.
Kt.iiii ut'pu:.'^ iiiirrr'imr u*tun\\i*n u i .ifati i.iii • *agcmeat . n .;innM ic peU
de faire nne syllabe longue ou brève, mais 'up d'eue bien humble et
bien obéissant. Disons de même en notre suj<': :( peu de savoir si telle
chose se passa du temps de François l*f ou de Uean 11. si an tel bourgeois est plus riche que son voisin ; mais il importe beaucoup de ne pas rompre la charité avec votre prochain. (La Jao.ii).
67Î SE6MÔKS POCB LES r.OMNtCSAUTÊS
quoiqu'un parle, que ce soit comme la parole de Dieu. Pas un mot répréhedsiblo. .lil s;iinl l'aul. Une réponse douce apaise la colère. (Prov. xv, I). 5) Leslticarreries de caractère. 11 est des personnes qui, selon l'expression d'un •Saint Père, se réjouissent pour un écu, et s'altrislent pour une obole. Faits à l'iuiiij;e et à la ressemblance de Dieu, par suite de nos défauts nous jouons plusieurs rôles ; et de même qu'au théAlre on voit le même personnage r.M rwdinip tanUH la force d'Hercule, tantôt la mollesse de Vénus, tantôt le lit de (>ybèle, ainsi nous-mêmes, nous faisons autant de personicnts qucnous avons de défauts. Ces bizarreries sont de nature à rendre lu vie dure à ceux qui vivent avec nous.
1(»37. 4» Dans les actions. Noire-Seigneur a passé en faisant le bien ; Omnibus omnia factussum ut omnes faceremsalvos. Unusquisque proximo fdaceat in bontim ad œdificationem. 11 est certaines manières, certains gestes, certains regards nui blessent plus profondément <}ue les paroles dures, il faut donc éviter tous les procédés peu polis, et, de plus, remplir à l'égard du prochain tous les devoirs de la charité.
Xolite dilif/ere verbo neque lingua. Sainte Thérèse cherchait toutes les occasions d'exercer quelque charité à l'égard de ses sœurs ; et lorsqu'elle n'avait pas pu le faire durant le jour, elle tâchait de le faire pendant la nuit, ne fùl-ce qu'en sortant de sa cellule pour éclairer celles qui passaient dans l'obscurité. Sainte Madeleine de Pazzi, quand il y avait quelque travail extraordinaire, s'offrait toujours à le faire toute seule ; elle aidait, en outre, ses sa'iirs dans tous les emplois pénibles ; aussi disait-on qu'elle travaillait |)lus que quatre su'urs converses. Klle se trouvait plus heureuse quand elle assistait le prochain, que lorsqu'elle était en contemplation. Quand je suis en oraison, disait-elle, c'est Dieu qui m'aide; etquandje secours mon prochain, c'est moi qui aide Dieu. (i).
iG38. Surtout, ne négligeons pas les actes de charité spirituelle. Les vieilards, les malades, les enfants, les étrangers, toutes les âmes sont l'objetde la charité d'une Anjc religieuse qui a compris la perfection de son étal. Mais les onivres spirituelles de charité lui sont particulièrement chères : donner un bon conseil, reprendre à propos, instruire les ignorants (2), consoler les
(l).(a)LePèreLeJeaDe parle d'une carmélite qoi par tendresse d'afTection envers Jésus, baisait quelquefois les vers qu'elle lencontrait au jardin, parce que Jésus s'était comparé À eux. Comment est-il possible que nous ayons de la haine contre notre prochain après le mystère de l'Incarnation 1 Quand nous voyons un homme, un pauvre, un serviteur, ne devrions-nous pas dire en nous-mêmes : Mon Sauveur est fait comme cet homme, il est de même nature que lui, il a été pauvre comme ce mendiant, il a été terviteor comme ce valet, /brmam tervi aceipiens? Est-il possible que nous n'aioiions pas celui qui a tant de conformité et de ressemblance avec notre Bien-Aimé 7
(b) Quand Edouard, roi d'Angleterre, faisait le siège de Calais, celte ville était en proie À toutes les horreurs de la famine. Le roi envoya dire au gouverneur de la place qu'il lerait grâce au peupie, si sept des principaux habitants de la ville venaient lui en apporter les clefs et se livrer à lui à discrétion. A cette nouvelle, chacun est consterné, et on se demande avec effroi qui va avoir assez de dévouement pour se livrer ao roi d'Angleterre. Alors, devant l'assemblée des grands et du peuple, Eustache de Saint-Pierre prend la parole et il dit : « Ce serait un trop grand malheur de laisser périr tout un peuple quand il y h moyen de le sauver, et Dieu ne peut qu'avoir pour agréable un tel dévouement ; je m'offre donc à me livrer le premier. » Six autres citoyens suivirent son exemple, et tous sept allèrent au roi, s'exposer à la mort. Calais était sauvé.
(C) Madame Louise de France, devenue maîtresse des novices ao Carmel de Saint- Denis, buvait elle-même une partie d'une potion amère, pour déterminer une de ses novices malades à prendre l'autre. — Elle se levait la nuit pour consoler une sœur afligée, qu'ell- avait oubliée de visiter pendant le jour. — Elle acceptait d'éveiller une soeur da voile blanc à deux heures du matin, afin de lui épargner la crainte de ne pas se lèvera temps pour sonner l'office.
(2; (a) La maison Yianney, où naquit le vénérable curé d'Ars, était l'asile ouvert à tous les malheureux ; ils s'y donnaient rendez- vous à la nuit tombante; et il n'était pas rare que la grange en reçût jusqu'à vingt à la fois. Parmi eux se trouva un jour saint Beiioti-Joseph Labre. Dans la mauvaise saison, Mathieu Vianney avait soin de faire allumer au milieu de la cuisine un grand feu de fagots pour les réchauffer. Puis on mettait lur ce foyer une grande marmite de pommes de terre que les enfants mangeaient eosuito
La oHAttiTi: B73
at'illgc's, siippoi-ler les liétauls d'aiitriii, prier pour \û prochain (1).
Fer... Aller alterius onera portate. Qui n'a ses défauts? Ne nous étonnons point, par conséipient, d'en Irouv.r .li./ autrui. l,e plus malheureux est
avec les paavres assis à la même table. Apres ie suuper, la prière se faisait en commun e. le chef de la famille allait installer ses hôtes dans le fenil ou ailleurs, veillant à ce qu'ils fussent dien au cbaud ei qu'ils ne manquassent de rien.
Kb) Sainte Christine l'admirable était une humble bergère de Saint-Trond, qui vécut et mourut ■tauiiemeni après avoir éditié par son esprit de prière. Au jour de ses funéraille> ociia à la vue de tous les assistants. Dieu avait renvoyé sur la terre son
âme : e alin qu'elle expi&i pour les Ames du purgatoire et qu'elle tra-
vaillai » .u ....... orsion des pécheurs. Dès lors pénétrée de sa mission, la sainte s'éloigna
du monde et n'eut de commerce avec les hommes qu'autant que la chariié le demandait, pour soulager les indigents, convertir les pécheurs, et surtout assister les mourants. t ' ssail à peine le sommeil. Presque toutes ses nuits se passaient en prières et
liions expiatoires. Elle marchait d'ordinaire la tête inclinée et les regards bJL>^^e^. uu l'entendait très souvent pousser des soupirs qui brisaient le cœur, et des flots de larmes amëres tombaient presque continuellement de ses yeux ; ses vêtements étaient pauvres et misérables, sa demeure la plus habituelle était dans les lieux écartés et solitaires. Elle livrait son corps à des tourments qui font frémir. Elle demandait l'aumône aux pécheurs les plus endurcis, afin de les ramener à Dieu. A ce moyen elle Joignait les avenissemenis, et cela avec tant de larmes et de soupirs qu'on ne pouvait résister à ses instances.
Les plus misérables d'entre les pécheurs avaient la plus grande part dans son assistance. Apprenait-elle qu'un d'entre eux éuil atteint d'une maladie mortelle, elle redoublait à l'instant ses prières et ses œuvres de pénitence, ses jeûnes et ses abstinences, ses expiations et ses tortures; elle offrait tout à Dieu pour cetie &me, alin d'obtenir une grâce signalée de conversion. De plus, elle allait trouver les malades ; et éclairée l'une lumière surnaturelle, elle leur mettait souvent devant les yeux :us secrètes, leurs crimes les plus cachés. Elle leur parlait ensuite avec L- . -. . .1 SI inspiré de la mort malheureuse du pécheur, du jugement de Dieu, de ia sévérité inexorable do sa justice, et surtout des souffrances incompréhensibles de l'enfer, que les malheureux pécheurs saisis d'angoisses et terrifiés, demandaient un confesseur avec une ardente impatience, afin de lui faire l'aveu des fautes de leur vie entière.
Une autre faveur inappréciable que la sainte obtenait d'ordinaire aux mourants qu'elle assistait, c'était d'être préservés des angoises effrayantes de l'ugonie. En effet, elle leur mettait dans l'àme tant de consolation et de courage, qu'ils voyaient approcher le momeni suprême avec une entière tranquillité et se reposaient avec une pleine confiance sur la miséricorde inlinie de Dieu.
La vieentièrede sai ne ne fut qu'un long martyre accepté par l'amour, non
seulement pour la coi< pécheurs et le salut des mourants, mais encore pour les
4mes du purgatoire. L.... ^ i puur elles les tortures les plus effrayantes. Ce qui la
soutenait dans ses supplices et la remplissait d'une ardeur toujours nouvelle, c'est que Dieu permettait a chaque àme délivi>e de venir remercier la sainte. Les souffrances le* l'^passani touie imagination, ne lui semblaient plus rien dans la contemiies rayonnantes de la gloire céleste, plongées dans l'enivrement de leur u Miii.:ui uiciii'i. A l'exemple de cette sainte, ayons à cœur ces trois grandes et saintes œuvres, la conversion des pécheurs^ l'assistance des mourants et la délivrance des âmes du purgatoire.
(1) Comulê, carpe, doa, tolare, fer. ora. On peut développer eurtout f»r et ora et recommander aux boears qui s'occupent des malades l'assistance des moaraols.
(aj Lorsque Daniel signifia â Baiihazar, roi de Rabylune, trois effrayantes vérité» ; l'une, qu'il avait éié p«s* et comliinnt» au j'igemtfni il»t Dieu; l'aoïre, que son royaume
iii*me, 1 crut
.- . ^ y , .,„,..>. (..w,..i vlll de
sa > ice qui avait I & ■ isque dans le revers le plus
acoi rvé toute la mi <, raisonna bien autrement.
Uue ui 1. .' il (■la;>;a^sa Daniel, il le comtila de faveurs, u commanda sur le champ qu'on le revêtit de ia pjurpro. qu'on lui donnAt le collier d'or, que tout le peuple le révér&t et lui juoiT karce qu'il jugea, dit aaint Cbrysostome, qu'un bomme qui avait
la f reapeclueusement de telles vérités à un prince, et qui ponr s'acquitter
de <:> Tolque, savait oublier son propre intérêt, qu'un hnmme, divje, de ce
caracicfc, uiëiilait toutes «ories d'honneurs, et ne pouvait être aeses exalté : Tune juhenie rege, iuduttu ett Uitniel purpurd, ei circumdata est torgue$ aurea collo tjM. C'eat poar cela, ^uute le texte Mcré, que Baltbuer bonure n*D>*i, pirce qu'evx
()74 'ÎRIIMONS POUft LKS COMMUNAUTÉS
celui .jui 111 a <K- jtitisgiMnls. Il esldonc hion plus A plaimlre qu'à blitner. Si un iiiomiu'e <lo Ih couiuiiiniiulé avail une iiiliruiil»; du «-orps, le rebuleriezvous ? Founiuoi donc ne pas supporter ses inlirmilés spirituelles? Sidiliffitis eos t/ui vos ililif/unt, quam mercedem habebitis, nonne et ethnici hoc
dépens même de sa personne, et dans l'extrémité de son malheur, il voulut honorer la vérilé.
El nous, Chrétiens, comment traitons-nous cette vérilé? Ahl permettez moi de vous faire ici la cumpaiaison entre nous et ce roi infidèle, et d'opposer son exemp'e à notre conduite : bien loin d'aimer la vérité qui nous fait voir nos défauts, nous la haïssons et nous la fnjons. (UocnDALOUs).
« Une jeune fille qui, dans l'Age des illusions, de la jeunesse et de la beauté, se consacre comme religieuse à l'instruction des enfants et au service des ma!ade$, montre, dit Italmè^, plus ùt grandeur d'âme que tous les conquérants de l'univers. » Voltaire luimême avait parlé dans le même »ens.
(ti) Madame de Sainte-Beuve, fondatrice des Ursulines de Paris, demandait à un Père Jésuite, comment on pourrait renouveler le culte de Dieu qui allait en s'afTaiblissant. Il lui répondit: « Si une belle pomme était à moitié pourrie, il n'y aurait qu'à en sortir les pépins, les planter en bonne terre, les cultiver avec soin, et ils produiraient des arbres capables de porter de belles pommes. I! faut donc soustraire l'enfance à la corruption, la placer dans des écoles où elle soit à l'abri.
(c) Conseils de Hossuet aux religieuses. « Puisque vous êtes destinées à l'instruction de la jeunesse, il faut sans doute que vous soyez exactement instruites des choses que vous devez apprendre à ces enfants. Vous devez savoir les vérités de la religion, les maximes d'une conduite Sige, modeste et laborieuse ; car vous devez former ces filles, ou pour des cloîtres, ou pour entrer dans des familles honnêtes et chrétiennes, où le capital est la sagesse des mœursj'application à l'économie et l'amour d'une piété simple. Ainsi, apprenez-leur à se taire et à se cacher, à travailler, à souffrir, à obéir et à épargner; voilà ce qu'elles auront besoin de savoir, supposé qu'elles se marient; mais fuyez comme un poisson toutes les curiosités, tous les amusements d'esprit; car les femmes n'ont pas moins de penchant à être vaines parleur esprit que par Ijur corps. Souvenues lectures qu'elles font avec tant d empressement, se tournent en parures vaines et en ajustements immodestes de leur esprit; souvent elles lisent par vanitt^, comme elles se coiiïenl. Il faut faire de l'esprit comme du corps: tout superflu doit être retranch('^ tout doit sentir la simplicité et l'oubli de soi-même. Oh I quel amusement pernicieux dans ce qu'on appelle lectures les plus solide' ! On veut tout savoir, jugi-r de tout, se faire valoir sur tout. Rien ne ramène tant le monde vain et faux dans les solitudes, que celte vaine curiosité des livres. Si vous lisez simplement pour vous nourrir des paroles de la foi, vous lirez peu, vous méditerez beaucoup ce que vous aurez lu.
« Je vous recommande très expressément de ne les' point porter à avoir cet air de distinction des modes et des vanités du monde: car delà vanité, qui les porte à l'immodestie, on tombe malheureusement, dans l'impureté. Je sais bien qu'il y a des parents ()ui les aiment de la sorte, et qui les veulent voir ce qu'on appelle enjouées, agréables et jolies: mais je vous prie, n'ayez point de condescendance pour eux, ne les écoutez point, tenez ferme; et faites-leur entendre que le plus bel ornement d'une fille chrétienne est la modestie, la pudeur et l'humilité».
(d) Sainte Véronique de Benasco, naquit à la campagne dans une condition pauvre. En allant sarcler l'herbe dans les champs, elle cherchait des endroits solitaires, afin de pouvoir s'entretenir avec Dieu. Désirant fort être admise chez les Sœurs de Sainte-Marthe de Milan, elle se donnait beaucoup de peine pour apprendre à lire toute sp.ule. Elle appelait la Sainte Vierge à son secours dans ses difllcultés; et un jour la Vierge lui apparut en lui disant : « Console-toi, ma Aile, il n'y a que trois lettres qu'il soit nécessaire de connaître; la première, c'est la pureté du coeur, qui fait aimer Dieu par-dessus toutes choses; la seconde, c'est de supporter avec patience les défauts du prochain et de prier pour lui ; la troisième, c'est de méditer chaque jour la passion de Jésus-Christ a. Vémnique fut admise au couvent, et elle y vécut dans une merveilleuse sainteté.
(e) A propos de carpe on peut citer ce mot de saint Augustin : Amor sœvit, charitas stBvit, sine (elle uecit more columbino, non corvino. Pour guérir le roi Ezécbias, le prophète Isufe appliqua sur son ulcère un cataplasme de figues. Faites comme lui.
Le cardiual Pierre Damien allègue, à ce propos, l'apologue des anciens. Ils disaient
3ue le soleil et la bise disputant, lequel des deux avait plus de force ; la décision du ifférend fut itmise à l'expérience. Il fut convenu que celui-là auiait le prix, qui pourrait ôter le manteau à un voyageur; la bise commence à souffler, et plus elle souffle, !>lus le voyageur serre son manteau, et s'enveloppe dedans. Le vents'éiant retiré, lesoeil fait paraître ses doux rayon%,etlui fait quitter non seulement le manteau, mais même le pardessus. C'est pour dire qu'en remontrant doucement le prochain, en lui faisant voir la vérité par les rayons d'un cbaritable avertissement, vous gagnerez plus sur lui, et V019 )ç ferez plutôt se dépouiller de ses mauvaises habitudes, que par l'impétuosité et la vio<
/<ii iintr r [i). .W;iis i) m en l'ait tant endurer. Tibi imputa, vépond saint Hernanl. tftiidquiif imteris ah co qui sine te pot est. nihil.
Ora. Prions [»our les membres de lat:om;niinauté, vivants et défunts, pour
les pauvres péclieurs. Mes sœurs, disait à ses religieuses la Bienheureuse
\f >,.;.. M . i.,i..;„g jg i>azzi, nous aurons à rendre compte à Dieu pour tant
N ; si nous les avions chaudement recommandées k Dieu, elles
t.^ ,.> al-ôtre pas damnées. Sainte Thérèse convertit autant d'àmes
que saint François .Xavier (2). Prions aussi pour tous les défunts.
leoce d'aoe réprimande rigoureuse. Quand vous voulez laver un verre, si vous le maniei trop rudement, au lieu de le aeuoyer. vous le rompez et il vous b'esse la main
Si vous frappez avec une pierre à feu sur de la cire ou de la iaioe, il n'en sortira poinl de feu ; mais si l'on en frappe sur une autre pierre à feu, vous en verrez sortir
<*"' ■' "Mes. Votre voisin aune àme dure comme la pierre; c'est une allumeUe de dis-
ii rencontre en vous un cœur mou comme de la cire, doux comme de la laine, I : point de feu de discorde ; mais si vous êtes une autre pierre à feu, aussi
euipurié et querelleur que lui, il en sortira des étincelles de dissensions qui s'allumeront entre vous et ne s'éteindront pas aisément. (Le Jec^e).
M) (a) Une dame pieuse d'Alexandrie demanda à saint Athanase de lui donner une pauvre veuve qu'elle pût nourrir chez elle, accomplissant ainsi une œuvre de charité. Saint Athanase lui en lit choisir une du plus heureux caractère, qui ne cessait de témoigner de toute façon sa reconnaissance à sa bienfaitrice. Celle-ci, trouvant que sachante n'avait pas as^ez de mérite dans ces conditions, s'en plaignit à saint Athanase, qui ordonna de lui en donner une d'une humeur chagrine et colère, Cette dernière fut plus facile à trouver que l'autre. La pieuse dame la reçut avec bonté; mais bientôt sa nouvelle protégée laissa voir ce qu'elle était. C'étaient des plaintes, des murmures et même des coups quelquefois. La pieuse dame remercia néanmoins saint Athanase et persévéra dans cet almirable exercice de charité durant quatre ans, après lesquels elle alla au ciel recevoir sa récompense.
(6) Saint Dosithée avait l'emploi d'infirmier.et il s'jn acquittait avec une charité et une propreté qui consulaient fort les malades et édifiaient tous ceux qui en étaient témoins. S'il lui échappait quelque oubli ou quelque parole ua peu rude, il se retirait dans sa cellule et, prosterné contre terre, il pleurait à chaudes larmes, déplorant sa fragilité; il avait besoin que saint Dorothée vint le consoler et l'encourager k reprendre sa t&che, ce qu'il faisait de b'>n cœur.
(c) Il y avait à Sienne une malheureuse nommée Cecha; une lèpre couvrait son corps, et ses plaies répandaient une (elle infection que tous l'abandonnaient. Sainte Catherine adopta cette pauvre fumme, l'entoura de ses soins, se lit son esclave, et elle ne crai* gnait pas de l'embrasser comme une amie. Cette malheureuse finit par se croire la maîtresse de la sainte et eo vint à l'injurier, à exigt^r même qu'elle renonçât aux ufHces du dimanche. La mère de Catherine lui disait de laisser là cette vieille, lui faisant entrevoir qu'elle lui communiquerait la lèpre; et c'est en eiïet ce qui arriva. Catherine, malgré tout, continua l'exercice de t'en hérofque dévouement jusqu'à la m>>rt de Cecha, qu'elle voulut ensevelir elle-même ; et après ce dernier acte de charité, Notre-Seigneur la guérit, et tes mains couvertes de lèpres deviorenl nettes comme celle d'un enfant. (Voir saint Camille en note n. .HOO).
(i) (a) La Vierge apparut un jour à sainte Luigarde avec des habits de deuil et avec one telle douleur que la sainte, étonnée, lui demanda comment elle était dans un état si digue de compa^'''"" ^«'-"i'" r.i,.„i,i que cela venait des hérétiques albigeois qui attirai*-nl la colère le, et que pour l'apaiser il fallait entreprendro un
jtilne de sept an !•; grand cœur et le pratiqua fort rigoureusement;
aprt^s ces Aepi ari>^, ur lui demanda encore un second carême de sept ans
pour l«« péctit'ur!) ca la sainte le lit, et elle ne cessiii de pleurer et de prier
^ péclu'urs. T.'SKf - -■ t ||2|. 14 QQ grand nombre, ^es yeux étalent iiine de larmes '.^oeur lui apparut un jour : il la remercia
,>laidé lacaasedc^ , , et de sa main il essuya ton visage inondé
de pleur».
(b\ s^ini Ronitvenlure visitait on des couvents de son ordre djnl il était général... Un
jeune fui' i il fort lui confier ses peines, désespérant de pouvoir lui parler à
rsut^ (te II <■ pressait autour de lui, prit le p<trli d'aller l'attendre sur le che-
.>^..iii le couvent. C'est ce qu'il Ht. Siini Btnaventure, v.vini .ii)« ce
:i de lui, se sépara de sa compagnie, s'assit par terre cet
\, qui put l'entretenir tout 4 l'aise et recevoir toutes les I lont
il ciaii avilie. Cela prit du temps; et les autres religieux qui attendaient, munuaiitieni.
Le «a.nt s'en aperçut et leur dit : « Ne savrz-vous pas que Je suis le ministre et le servi*
teur, et que ce bon religieux est le matlreT »
^cj Saia; Caihbert, d'abord moioe et «osailt i^vé<)u« en Ecosse, ne pouvait comprendre
l'i'O SERMONS l'OUa LES COMMONAUfés