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tin IMerre hamicn ; il est
ànic>. ic prise incur ui- 1 i.i.u^. . .'..oii Uernard commentant cc.> , — -
inpace amaritudo mea aman$»ima, dit: Amara priut in nect marft/rum;
708 SERNfONS POUU LES BCCLESIASTIQUES
amarior in conpiclu hfrreficorum : amnrissima in tii.ruria ecclesiasticorum. Par est ft non est pa.r. Par a pat/anis, pur nb hœreticis, et non p<ur a filiis ; filii propriam tnafrem eriscernnf.
De ce vice découlent, dit saint Tlioinas, cœcitos mentis, odium l>ei, affectas pnrsfntis sa-ntli, horror futuri. ii, ri, q. 153, a. i. Superceciilit if/nis (lihiilinis). commente saint Thomas, et non viderunt solem. Vitia carnalia ea-tinf/uïtnt judiriiim rafionis. l*ar elle, comme saint Liguori le remarque après le I>octeur anj^éliqne, /lomo mnjcime reredit n iJeo. Animalis /lomo non percipit. (I. (!ok. ii, 14). De là tous les vices ; car, selon saint Uonaventure, omnium virtutum eradicat yenimina ; et saint Aiiibroise: Luxuria seminnrium est et origo otnnium vitiorum. De là la difficulté de se corriger. Noc rete diaholi si quis capitur, non cito solvitur, dit saint Jérôme ; et saint Augustin : Dum servifur lihidini, facta est consuetudo, et dum consuetudini non resistitur, facta est nécessitas. I/épervier attaché à sa proie, perd la vie, en se laissant tuer par le chasseur, plutôt que de la lâcher. Aussi saint (Ivprien ilit-il: Impudicitia mater est impœnitentiœ. L'autel du Seigneur ne soulTrc pas d'autre feu que celui do Tamour de Dieu, dit saint Pierre Dainien ; quiconque donc v apporte la flamme des passions charnelles, sera consumé par le feu de la divine vengeance. Ah! si celui qui entra au festin sans la robe nuptiale, fut jeté dans les ténèbres extérieures, qu'en sera-l-il de celui «pii y porte les souillures et la puanteur d'une honteuse Juxure? Le 1*. Segneri dit que l'orgueil a rempli l'enfer d'anges, et que ce vice le remplit d'hommes. Dans les autres vices le déinnn pèihe avec Tnamevon; ici, c'est avec le filet (1). (Voir n. 1752).
Le vice engendre le sacrilège.
1725. IL Le sacrilège, siu'lout à l'autel. (Voir n. 1441.) Ln prêtre est exposé i\ administrer ies sacrements; un pasteur surtout peut y être tenu à toute heure. Quel malheur, si chaque ab.solulion, chaque communion données, chaque baptême, chaque extrèmc-onction administrés, était un sa-
(\) .Si on se contentait de Iraiter ce sujet, on pourrait, dans an second point, donner les moyens de garder la chasteté. (Voirn. '1G04).
FciTB DES OCCASIONS ET i)B l'oisiteté. — On peut citer saint Augnslin: Nec tamen guia sancliores sunt, ideo minus carendœ : que enim sancliorei fuerint, eo inagis alticiunt. Le P. Consoloni de l'Oratoire voulait qu'on ne se mil en rapport avec les femmes môme saintes, que comme avec les Ames du purgatoire, de loin et sans les regarder. Réserve donc avec une domestique; ne pas la laisser entrer dans sa chambre pendant qu'on y est, et s'interdire la sienne. ( Voirn. 23, 1033, 1018, 6», 1033 ei 1752>. On pourrait faire toute une conférence contre l'oisiveté ou sur le travail, et établir que nous devons à Dieu, au prochain et à nous-mêmes de travailler.
I. A Dieu. ■!<> Comme homme: [n sudorc vullus tui vesceris pane. '2' Comme chri'tien: .Noire-Seigneur, ses enseignements, ses exemples. Hegnum cœlorum rim patilur. Abnegetsemotipstun.'A" Comme prêtres: Euntes doceteA^aeWes fonctions, quel ministère et quelle charge que les nôtres l les saints l'ont compris. Quel scandale quand dans un pays tous travaillent, excepté le prêtre I
II. Au prochain. Posui vos ut eatis et fructum afferatis. Omnibus debilor suin. Eril renier servut.
lit. A nous-mêmes. Pour expier nos péchés et nous préserver des périls de l'oisiveté, et surtout pour être chastes. ^
MonriricATios (Voir n. 1612 et suivants, ou n. 1616). Ebrietas et vinum auferunt cor. (Os. IV, 11). Facile contemnilur clericus qui vocalus ad prandium, ire non recui^at, dit saint Jérôme; et il ajoute: « Il vaut mieux que les laTcs nous aient pour consolateurs aux jours de tristesse, que s'ils nous avaient pour convives tn des jours de festin». C'est le môme saint qui a dit: Venter mero et cibis œstuansdespumat in libidines.
Humilité.— (Voir lOU et 1758). On pourrait y ajouter : Qui major est in vobis fiât sicut minor. {Lvc. x\u, 26). Saint Laurent Jusiinien dit: Humilitas est sacerdolum gemma; saint Augustin: In summo honore, summa sit ÂMmiiiias. Quelle honte, dit saini Grégoire, de voir doctores liamililaUs, duces superbiœ. Si glorientur nuhes quod genuerint tmbres, quis non irri(i(?«n demande saint Bernard. Servi itiutiles sumus. Si Dieu convertit les âmes par votre ministère, ce serait folie de vous en glorifier. La boue avait les mêmes raisons d'être fière de la guérison de l'aveug'e-né. N'est-ce pas souvent un fruit de la vanité, fille de l'orgueil et ennemie de l'humilité et de la chasteté, que de porter des franges à ses vêtements, une longue chevelure bien ajustée. Vir si comam nutriat, ignominia est illi, etc.
PORTES DE l'enfer 709
crilègc! De ià l'obligation pour tout pasteur surtout, d'<Hrc toujours en état (le ).'ri\i:c.
Mais, necessario fatemur, dit le concile de Trente, nullum aliud opus atleo sanctum a Chrisfi fidelibus tractari passe quam hoc fremenau/n mysterium. (L'Eucharistie, Ses., 2, 2). Ilabuit borein judœus, dit saint Pierre de <^lunv, hahet C.hristuni Christianus. Quis dubitat, dit saint (irégoire.j/t ipsd immo/ationis hoi'd,ad sacerdofis vocem, cœlos aperiri,in illo Jesu Chnsti mysterio anyelorum choros adesse ? Safis apparet omneni operam in eo ponendam esse, ut ijuantd maximd fieri potest interiori cordis inunditui, (hoc mysterium) perayatur fTr.). ("est ce que signifie la blancheur de l'aube dont le prêtre est revêtu. Dieu honore tant le prêtre ; à son lour le prêtre doit l'honorer, et comment ? iVo/t in cuit û vesfium, dit saint Bernard, se'/ ornât is moribus, studiis spiritualibus, operibus bonis. 1-e prêtre en état de péché le déshonore autant (pi'il est en lui, il rcjeUc ses propres souillures sur cette hostie sainte, <{Hœ nulla malitiâ offerentium inyuinnri potest. Tout péché du prêtre est très grave; mais il y a loin de r.églii:or les ordres du prince, à chercher à le percer d'un dard, dit l'ierre hamien. heterius nemo /leccat yuam sarerdos t/iii indiyne sacrificat ; aliter peccantes quasi Dominum in rébus ejus, offendimus : indiyne vero sacrifiaintes velut in personam ejus, tnanus injicere non timemus.
Hiiand le prêtre en état de péché monte à l'autel et qu'il baise les saintes Ueliqiios, Notre- Seigneur ne lui dit-il pas: Juda, oscuto Filium hominis tradisf Lorsque le prêtre étend la main pour se communier, Notre-Seigneur lui dit: Ecce manus tradentis me mecum est in mensa. Kn effet. Notre- Seigneur révéla à sainte Hrigitle rpie taies sacerdotes sunt reri proditores. M Hélas ! s'écrie saint Honaventure, il y a des prêtres malheiu'cux et insouciants de leur salut, qui mangent le (iorps de Jésus-Christ à l'autel comme la chair de vils animaux, qui, couverts et souillés d'abominations, ne rougissent pas de toucher de leurs mains infAmes, de baiser de leiu-s lèvres impures le Kils de Kieu, le Fils unique de la Vierge Marie! Oui, je ne crains pas de le dire, si Dieu a pour agréable le sacrifice de tels hommes, il est menteur: il se fait le compagnon des pécheurs. Non, de tels hommes ne suni point des prêtres, mais des sacrilèges; ce ne sont point des chrétiens, mais îles hérétiques ; car sans doute, s'ils avaient une foi sincère et véritable, ils craindraient de se livrer au péché, ou du moins ils s'abstiendraient de célébrer ».
.Saint Augustin a écrit: Gravius peccant indiyne offi'rentes Christum reynantem in cœlis. yuam qui eutn crucifi.verunt amhiilantem in terris. Si roynorissent, nunt/uam cruci /{.rissent. Semel Judivi manus Christo infulerunt, isti yuofidie tnanus lacessunt. Oh ! manus prœscidendœ ! (Tert.i Celui qui vient de donner à Jésus la vie eucharistique devient m Miêiiic temps son bourreau. La même bouche qui a enfanté en quehpie s.; !,• le Siiiivciir, en proférant les paroles sacrées, devient son tombeau. Saitii ( iirvsi.stome va plus loin : .ifulto dn'monio pejor est qui peccati conscius am-i/ifadaltare: Les déwions tremblent en présence de l'autel : c'est ce (pie vil sainte Thérèse pendant qu'un nuiuvais prêtre célébrait ; et le sacrilège au lieu de trembler : Filium Dei conculcaf, lui, ad rujus aspectuni volumntf cadi contremisrunt.{hn\.\\\\, W). //eu ! socr'io saint Bernard. />omin^ /ffun.ffiiia i psi sunt in persecutionetud primi qui videntur in ecclesid tua ■m. Saint Liguori, dans sa théologie morale, dit ipie le
|ir. fait un péché grave, l"en consacrant, 2" en admi-
uisliani, .,i" en rc. cvunl, 4" en administrant A un indigne le sacrement de l'autel.
Quelle fin-eur de ■ ! - ' i^t on damnation, le sacriûce en sacrilège, la
vie en mort! Du iii' is. ne monte/ pas à laulel, ne vous appro-
chez |>as. Hélas! loi <ii ok- i< <. ie besoin de cacher la honte d'une vie coupable fait tout fouler aux pieds.
Vtr ei qui se a/ienum fererit ah fo, et multum ivr^i yi/i f »"'""""'"« artesserit, dit saint Bernard. Vw sarrileyis manibus, dit saml I ' Villeneuve. Omne supnlidum minut ett delicto quo tlhristus von' in hoc tacrificio ; maledirti tunt in cœlo et in terrd, connue Nolrc-.seigncur
710 SERMONS POITR UBS ECCLÉSIASTIQUES
le r^v^la k sainte Hrlgilte, ef ab omnibus rreafuris quia ipsœ ohediunf f}eo, ef ipsi spreverunt. Prope est manus iila et scriptura terrihilis : Mane, Thecel, Phare*.
Aumerafum. \'n sacrilège siiflit pour mettre fin A toutes les grftres.
Appensum. Vn le) crime peut faire pencher la balance de la justice vers la perte (•tornellc d un pn'^tre.
Divisum. L'abus dos choses saintes, dit Massillon, mène à tout, excepté au repentir. Dieu méprisé le séparera de lui pour toujoui-s. C'est à l'autel que seront fixées les chaînes qui attacheront à jamais cet esclave du démon. Sumentes indif/ne prœ rœteris delicta f/raviora committunt, et pertinaciures in malo surit. (Sarnt Laurent .lustinien).
Le sacrilège étoulTe le remords. Veux-tu n'avoir aucun remords, disait Luther A un de ses prêtres apostats, dis la messe. Le malheureux avait expérimenté ce qu'il disait. Il est écrit de Judas : Post buccellam. introirit in eum Satanas. Le sang d'.Abel criait contre Caïn. Le sang du juste iXabolh criait contre .\chab et Jézabel, et attirait sur cette reine cette menace prophétique qui se réalisa : Canes lingent saïujuinem Jerahel. (III Rec. \xj, Î9.) (ju'en est-il donc du sang de Jésus profané? L'histoire rafiporto que, dans un concile, les évèques signèrent la condanmation d'un hérétique, après avoir trempé leur plume dans le calice consacré. Image de ce que fera le .Sauveur à son trilxinal contre les prêtres sacrilèges; son sang servira à écrire l'anathème qui doit les foudrover.
La sri'ur Marie Crucifiée vit un jour célébrer la messe sacrilègement. et elle entendit une trompette cflrayante qui résonnait : /'Ifio, pœna, dolor. « N'en doutez pas, disait Massillon de son temps, si les fiéaux nu ciel sont si comnnms et si terribles en nos jours, si les maux et les discussions de l'Kglise semblent croître et s'aigrir chaque jour, si les calamités publiques sont si durables, si les maux se multiplient sur nous, c'est la profanation des choses saintes qui arme la justice divine, ce sont les méchants prêtres qui attirent ces malheurs sur le peuple. »
Si inimirus meus maledixisset mihi... tu vero homo unanimis, etc. (Contrition, espérance, résolution.)
L'impureté et le sacrilège engendrent le scandale.
17i(j. Ili. Le Scandale. .Nous avons dit, n. 830. quelle est la malice du scandale pour les fidèles, qu'en serait-il donc pour les prêtres ? 4" Vos estis sal terrœ. quod sisal eranuerit. in quo salietur. 2» Vos estis lux mundi, quod si lumen quod in te est, tenehrœ sunt, ipsœ tenebrœ quantœ erunt. (.Mat. VI. 'i',\.) Aussi saint (irégoire dit : Causœ ruinœ populi sunt sace.rdotes viali. Sidéra errantia dont la lumière sinistre ne peut conduire <p»e dans les abîmes où elles se précipitent. 'A" Vous êtes les pasteurs. Cum pastor per abrupta (jraditur consequens est, ut in preripitiurn gre-t feratur. (Saint (irégoire.) Grex perditus factus est jtojnilus meus, pastores eorum sedurerunt eos. (Jkr. i., fî. Les pasteurs deviennent des loups. 4" Ils sont la tète du corps de l'Eglise; si la tête est malade, comment les membres seraient-ils sains ? 5" Ils sont /es bases du temple, comme les a|>pelle saint Crégoire. L'édifice croule si les bases viennent à manquer. Dispersi sunt lamdes sanctuarii in capite omnium platearum : ce que saint Jérôme applique aux prêtres scandaleux qui, dispersés par les chemins, ne servent qu'A faire tomber les pauvres laïques. 6» Presbijter prœbens iter. Teipsum prœbe exemplum. Nihil est quod alios magis ad pietatem et Dei rultum assidue instruat, quam eorum vita et exemplum, qui se ditnno ministerio dedicaverunt. Cum enim a rébus seculi in altiorem sublati locum conspiciuntur, in eos tanquam in spéculum reliqui oculos conjiciunt et ex eis sumunt quod tmitentur. (Trid. ses. 22. Cap. i. de reformât.)
7'> Vous êtes les pères des chrétiens, comme le dit saint (Irégoire ; et saint Clirvsostorne : quasi totius orbis pater sacerdos est. De tels pères ne deviennent-ils pas d'odieux parricides, en devenant la cause de la mort de leurs enfants? Et de même que les parents pèchent doublement en péchant devant leurs enfants, de même les prêtres, dans les fautes scandaleuses qu'ils commettent, pèchent gravement contre la charité et, de
PORTES DE l'enfer 711
ftlus. contre leur devoir d'état, en même temps que contre la vertu qu'ils >lesscnt.
8'> Leurs scandales ont du reste une efficacité désastreuse. Le démon réussit, de l'aveu mt^me des païens. A rendre les hommes vicieux en leur faisant iidortM- les vices. Or, dit saint Lipuori, ce que le démon obtenait par le moven de ces slupi<les divinités, il l'obtient par le moven des pn^tres scandaleux; car les pauvres tidclos se pereuadent que ce qu ils voient faire par leurs pasteurs leur est permis, ou du moins n'est pas un si grand mal. Saint l»ernard parle de préti'es catlioli<pios dans leurs prédications et hérétiques dans leurs moMirs ; ils font par leurs exemples ce que les hérélicpies faisaient par leurs erreiu's, et ils sont plus redoutables «jue les hérétiques eiix-mi-mes; car les exemples sont plus ellicaces ipie les paroles. D'ailleurs on peut se parer des hérétiques, on est obligé de recourir aux prêtres, .\ussi, si vous faites im reproche à certains pécheurs, iis vous disent : Quid non tafia clerici et majoris ordinù faciunt f Plutanpie dit que les princes qui donnent le mauvais exemple, mettent du [toison non pas seulement dans une coupe, mais dans la source elle-même. Qu'en est-il donc du prêtre, chez qui tous doivent |iuiser ? Quis cœno fontem rei/uirat ? (Saint Hernard.) Qui ira leni r des conseils salutaires:* Nudessine aqiid ; et s'ils en donnent,
qu( , iié auront-ils? Si un laïque s'écarte de la voie. <lil saint Ber-
nard, Il [•cni seul ; mais si c'est celui qui esta la tête des autres qui s'égare, il nuit à tous ceux dont il a la "direction. <]ombien. ajoute-t-il, qui. en considérant la vie de certains prêtres, n'évitent pas le pécliê, mé|»risont les sacrements, ne redoutent pas l'enfer et ne désirent plus le «-iel! Saint Jean «ihrvsostome dit que les infidèles, en voyant la conduite «le certains prêtres, disaient que le Dieu des chrétiens n'était pas le vrai Dieu, ou qu il était mauvais. Saint Jérôme a écrit : Veteres scrutans historias, invenire non iwssum sciduse Ecclesiam et pojnttos sedu.visse prœfer eos qui sarerdotes a Deo positi sunt (1). Hélas! si on interrogeait les réprouvés, combien qui accuseraient, comme étant les auteurs de leur perte, ceux qui devaient les sauver !
« Il faut, dit Massillon, que les miséricordes de Dieu soient bien gramles sur ime paroisse conduite |)arun [tasteur scandaleux, pour que quelques Ames puissent se préserver de la contagion; et il ajoute : Tant que les ministres ont été saints, la sainteté a régné parmi les fidèles. La pureté du christianisme n'a commencé à déchoir qu'avec la décadence du ministère ; ainsi c'est nous seuls qui décidons pour ainsi dire de la perte ou <lu salut des peuples. »
Saint Vincent «le Paul écrivait à un prêtre : «« Disons, Monsieur, <|ue c'est de lii iDauvaise vie des ecclésiastiipies que sont venus tous les désonlres qui ont d.solé cette sainte épouse «lu Sauveur ; que diraient nos anciens Pères s'ils Voyaient la profanation que nous y voyons, eux qui ont estimé (pi'il y avait fort peu de prêtres sauvés, quoique de leur temps ils fussent île la plus ■ '■ ' :<erdotes, quia vohis judicium est tjuoniam
. et rete e.rpansum. (f)s. v. l.) Les prêtres S' .iiici;ii.'u\ iijiin its ;iiin?.. i>;iii» la persécution de Sapor, im prêtre, noujmé
(1) IVIâge, Eutych^s. Ft;"-— "•■'•cr. CEcoiam—^" v..i--ip ^. ,;.->. r.nAi-n. ^hos, Célestiui, Calvin étaient < Ires. Nesl' '■ pa-
iriarclies. L'archevêque de ' y eut la gr.n terre.
r.e sont les antipapes qui ool o^ré plui de vingt scbibuies et armé les ruyaumes les uns contre le» «iitre».
>iir la sérénité avec laquelu mu-
« contre lui; el il dit A un ' 'mn
cunuuc lui : l'i- ■ it.- prélics qui ont ftirmé la m
lyran, que cf - le» pr<^ires C'insti'.uliiinnois ijn
Ils ont seu's as •"• ■■' '•■' ' •
que ce seraient
qui conduiraient ' t ■ -
béte féroce.
Paul, ayant apostasie pour garder ses trésors, et ayant reçu l'ordre d'égorger liii-m^mc cinq vierges qui. autrefois ses paroissiennes, avaient servi comme diaconesses et comme chanteuses dans son église, ces vierges le voyant avec le glaive du boiuTcau, l'apostrophèrent en ces termes ; « LAche pasteiu-, c'est ainsi que tu te jettes sur ton troupeau, et que tu égorges tes brebis ! C'est ainsi que change en loup, homme ra|)ace. tu ravages le bercail ? Est-ce là le fruit du sang (jui donne la vie et que tu offrais A notre bouche? » Se pourrait-il qu'un prêtre méritAt d'entendre de semblables reproches des Ames qu'il devait sauver! Ne soyons pas hypocrites. Dieu garde! Mais mieux vaudrait l't^tre. que de devenir scandaleux. Que celui «jui veut se danmer le fasse au moins seul, qu'il ne damne pas les autres avec lui. Pauvre Eglise de Dieu ! Filii matris meœ pugnaverunt contra me. (Cant. i. 0.) Les scandaleux font ta honte en même temps que la leur, et la ruine de tes enfants. Les scandales ont pris la place des persécutions, lis font plus de victimes que les édits des tyrans. On résistait aux menaces, on écoute les flatteries et les mauvais conseils ; on se faisait ime gloire de mourir pour Dieu, on ne sait
fdus vivre pour lui. Qu'importe que la foi soit conservée, si la pureté faitnauragc ? Les œuvres saintes ne sont-elles pas nécessaires au salut ? Kn ruinant les mœurs, on peuple l'enfer ; les tourments en faisant des martyrs peuplaient le ciel. L'Kglise et les âmes auraient à regretter les premiers persécuteurs, si elles avaient des prêtres scandaleux.
9» Châtiments. Les Néron, les Caligula et les autres ennemis du nom chrétien, ont été chfttiés dès ce monde par une fin tragique, en attendant les supplices éternels. Quels châtiments sont réservés aux sranrialeux! Vœ homxni illi : mais les prêtres tôt murtibus digni sunt, dit Saint (irégoire, (/uot ad subditos ea^empla transmittiint. Quels lléaux seraient assez grands pour punir les messes indignement célébrées, les sacrements profanés, le parricide des f\mes qui allaient demander au prêtre un appui et qui l'ont trouvé indifférent oti séducteur? Quel sera son sort au Jugement de Dieu, quand le Seigneur réalisera cette parole : Occurram Us quasi ursa, raptis catellis ! (Os.,xni, 8).
u Donc, prêtres, mes frères, gardons-nous de perdre les ftmes par nos mauvais exemples, nous que Dieu a placés sur la terre pour les sauver. Et pour cela, il faut éviter non seulement toute action illicite, mais l'ombre même du mal. Avoir dans la maison déjeunes domestiques, bien qu'elles ne soient pas une occasion de péché (ce qui est iuipossible), c'est du moins une apparence de mal, et le prochain peut en être scandalisé. » (Saint Liguori). Ab omni specie mala abstinefe t^os ; c'est ce que ne comprennent pas certains prêtres qui, entendant blAmer quelques-unes de leurs relations, veulent tenir tête à l'orage, sous prétexte qu'elles ne sont pas coupables. Mais ruiner sa réputation et faire mépriser le sacerdoce, est-ce donc innocent ? Et n'est-ce pas une présomption ridicule d'espérer imposer silence à l'opinion publique en la bravant ? En se raidissant, au lieu de se justifier, on acnève de se compromettre ; et on fait croire à une passion bien criminelle, puisque rien ne peut en faire écarter l'objet. « 11 faut aussi bien se garder de prononcer certaines maximes du monde, comme celles-ci : // ne faut pas se laisser marcher sur le pied ; il faut tirer bon parti de la vie présente ; heureujo qui a de l'argent ; et en parlant des pécheurs obstinés dans le crime : Dieu est miiéricordieujc. il compatit à nos misères.)) (Saint Liguori.) U y a d'autres propos qui ne sont pas moins funestes. Par ex. : Une mère de famille a autant de mérite qu'une vierge, ou autres paroles de ce genre. Une proposition générale ainsi conçue est hérétique. Quel grand mal n'y aiu-ait-il pas de louer un homme qui offense Dieu : par ex. : qui se venge, qui entretient des liaisons criminelles? Saint Jean Chrysostome dit : Longe pejus est collaudare delinquentes auam delinquerè. Celui d'entre nous nui aurait eu le malheur par le passé, de donner scandale, ou occasion de scandale, doit savoir qu'il est rigoureusement obligé de le réparer par de bons exemples : iXolite cœlum claudere, dirons-nous avec saint Augustin, clauditis dum maie vivere osfenditis. Evitons môme les petites fautes : Splendidœ vestis manifestioressunt înaculœ. dit Saint (Irégoire de Nazianze. (Saint Liguori).
LE CIBL 713
r<;l rf^ in.*mo assez de ne pas scandaliser? Et ne pas faire le bien, n'est-ce ] ? N'est-ce pas faire croire aux (idèlcs que le péché n'est rien,
q ihose indilTéronle, qu'il n'est pas si urgent de faire arriver le
règne de l)ieu. Kst-ce b;\tir que de ne pas démolir, est-ce cultiver une vigne que de ne pas la dévaster, est-ce paître le troupeau que de ne pas l'égorger ? !.e prêtre serait-il semblable à ces voleurs qui veulent qu'on leur sache gré lu mal (piils ne font pas? Tôt occidimus quot ad mortein iretepidi videmus. (Saint (irégoirc).
Il n'v a prosfjue pas de milieu pour un prêtre : s'il n'édifie pas, il scandalise ; s'il ne vivifie pas, il donne la mort ; s'il n'inspire pas la piété par sa conduite, il autorise le vice. (Massillon.) Liber laicorum vita clericoruni. Du ■^s seront efficaces, quand elles seront soutenues par nos saints (irégoire de Nazianze ne dit-il pas (pie la parole de saint Baaii un l'innerre. parce que sa vie était un éclair? Donc liiceat liuc. ■i cornm hoininihus. n. Le zèle du pasteur est la lumière du troupeau. Il ' ' pasteur resplendisse par ses mœurs et sa vie, afin que les fidèles '■ confiés puissent voir en lui, comme dans un miroir, ce qu'ils ont
le mettre en pratique ; ce qu'ils ont à éviter pour ne pas se
Grégoire.) — Par la chasteté, par la piété au saint Autel, ,.,w ....... .,... -, saintes, entraînez dans votre course vers le ciel, tous ceux que
vous pourrez.