‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 169 sur 416 · VII. — I.e cîel · texte numérisé non relu

VII. — I.e cîel

1727. ("e sujet va à la fin de lu retraite. V. n" 1177, auquel on peut entremêler les [tonsées qui suivent : Laudabimus, dans le ciel chaque élu chante si]i II I\ K' des prédestinés, ses délicieux souvenirs, et l'hvmne invariablede : Abraham, le généreux sacrifice de son cher Isaac ; Moïse, le can- I .1 délivrance et les prodiges du désert ; David, les éternelles miséri-

cordes du Dieu de Jacob ; Isaie, les grandes douleurs et les éclatants triomphes du Désiré des nations ; Daniel soupire les désirs du .Messie, les plaintes t!i' IV'xil, les captifs de Babvlone, les rives du Jourdain, et les tombeaux de lr:!v frères; saint Jeanliajitiste, les charmes du divin Agneau; et le bieni[ile, les ineffables délices de la charité fraternelle ; Pierre célèbre ■ croix du Capitole ; et Paul, les brillantes dépouilles de Corinlhe os ; les .Martvrs, la puissance de Jéhovah et leurs glorieuses victoi- ■ifer huuiilié ; les anachorètes, les douceurs de la solitude cl de la I , Il ; !' - '.!. i"^. les charmes de la pudeur et de l'innoccace ; Am—

lni.i-i'. \ - i !i \ ir, Vincent de Paul, les pro<ligieux succès du zèle K'ursconvcrlisreclisent tous ensemble le touchant retour de la maison de son tendre père, et les immortelles couron- II. s (M M .isteiii"s!... Transportés, ravis de ce «-oncerl unanime et

varié de 1 i d'IIosanna. nous, prêtres de Jésus-Cilirist qui. comme

les anrioii^ [.■•,., es de la captivité, chantons aussi les amours de la patrie al. sente, nous em[»arant à l'envie du grand orgue de lélernité. nous enlonii.i,,..< ,l..iv iiii X ,liii (Miili.iiisjasme : Suisum corda; et les peuples accou-

f/tiberfiiis ad l>ominum — dratins Uf/amus

licuples: Dif/niim efjusfum est .'... Saint, saint.

s armef's, diront i\ leur tour, sur leurs Ivres mélodieuses.

ns: la terre et les lieux sont remplis de sa gloire: hon-

II' ir. piiipir»', u au divin .\gneau qui a sauvé tous les huuunes !

\| :i.\ fpite \ tondre .pie la .oloinbe. mais plus forle (luune armée

!e Heine, couronnée de douze éloiaussi, elle, dans l'ivresse de son Ixiiiheiir il de sa ni iiun.ii.ssuui.:e . Mni/nifK ut anima rufa ltaminum\ Mon àiiic glorifie le Seigneur de m'avoir donné pour enfants tous rcs Mienheureux .jui ('ntourcnt mon trône et qui partagent lu félicité de leur Mère : Mat/nijii lit anima mea Ihtminum !

I'. ' ■' ! comme î ' ' ' • ' -ir. le

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videte quoniam suavis ett l)ominu*î (Psal., wxiii, D.) O vous tou», me»

71 i SERMONS POUR LRS EfCLlîSIASTigUES

/•lus, no craignez iioinl qui! larissp oc fleuve de voluptés dans lecpiel vous vous désaihMT/, à longs traits ! Gnistuteet videte, </uoniam suuvis esf Doniinus j'i.v ifui diliyunt illuni ! O vous siirloul, valeureux disciples de uïon l'ils bien-ainié, vous (jui. par vos labeurs et vos exemples, avez introduit dans mon immortel séjour celle multitude innombrable de Hienbeureux qui vous béniront éternellement, vous serez assis sur ces trônes éclatants et inébranlables que ma justice et ma bonté réservaient A votre dévouement et à votre fidélité: éternellement vous me contemplerez face à face; vous m'aimerez de toutes les puissances de votre cœur; vous me comblerez de bénédii^tions et vous tressaillerez d'allégresse. E.TsnUnMtis et vos nuque in semjiifernumt !'ne fois arrivés dans le ciel, nous dirons donc : .le suis heureux pour l'éternité!... Fetitittenius inr/î'edi in illam requiem. (Hkhk., iv. ■11.) IIAtons-nous d'entrer à l'envi dans ce sanctuaire de la paix, (iardons-nous bien de perdre le peu il'années. le peu de jours peut-ôtreipii nous restent, à reciiercher <les honneurs éphémères, à amasser des ricliesses périssables, à poursuivre de faux plaisirs qui retarderaient notre marche et nous feraient oublier l'unique objet de tous nos vœux! « Depuis que mon œil, s'écriait saint Augustin, a pénétré dans la cité de mon Dieu, il ne peut plus contempler les choses de la terre ; mes mains défaillantes ne peuvent plus soutenir ma lyre attligée. » Oui, beau paradis, depuis que tu t'es montré à moi dans toute ta splendeur, mon cœur se dessèche d'ennui! Champs paternels, loin de vous je languis tous les jours! () Dieu de Jacob, à mon l'èit;, quand permettrez-vous à votre (ils bien-aimé de vous presser dans ses bras et de couvrir votre front de ses tendres baisers? Quand lui direz-vous comme au serviteur fidèle de l'Evangile : Intra in f/audium Domini fui. (M.\t. xxv, 21.) A celte parole du î^auveur, l'Ame du juste, l'Ame du prêtre s'élance vers sa nouvelle patrie avec la rapidité de l'éclair; portée sur les ailes des anges (|ui la félicilenl sur sa glorieuse destinée, elle a franchi en un clin d'o'il l'immensité îles airs; déjà elle est arrivée au brillant séjour qu'elle doit désormais habiter. .\ l'aspect éblouissant de la couronne immortelle qui va ceindre son front radieux, elle s'écrie dans les transports d'ime joie quelle ne peut plus contenir : Je vous salue, ù aimable Sion, demeure chérie de mes ancêtres! je contemplerai flonc éternellement vos ravissantes beautés! Je vous salue, Trinité adorable, qui M)'avcz aftpelée du néant pour me faire jouir d'un spectacle si magnifique! je vous salue. Vierge sainte. Mère de notre Hédempteur, soyez à jamais bénie «l'avoir été mon étoile prolectrice sur la mer orageuse du monde! ô (ihérubins! ù Séraphins! qui daignAtes présenter mille fois à rKlcrnel. mes vo'ux, mes pleurs, mes sacrifices, je vous salue! Kt vous aussi, ô mes parents, à mes amis, qui, du sein de la gloire, vous intéressiez si vivement à mon bonheur, salut! Comme vous, me voilà heureusement arrivée au port; avec vous je chanterai éternellement le cantiipie de l'amour et de la reconnaissance! Ainsi soit-il ! (l». Mercier.)

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