EXERCICES ORDINAIRES DES MISSIONS
sermons; 7" les conférences, (,'haoun d'eux sera In matière d'un des articles suivants:
AiHKLi; 1. — Lr ihapflet.
2f>H. Il nv a pas de dtnotion |»lus catlio]i*]ue que celle du rosaire; et f|tiols fiMiils uicrvoillrux do conversion na-t-cllo iiaso|»érés ? Aussi saint Li^'uori voiilail-il <juo dans les missions on apiirit au jKMiple à réciter le rosaire, en méditant les mvstères. A cette (in. avant l'exercice, un missionnaire racontait un trait frappant de la protection de Marie, puis annonçait brièvement le mvslère, en faisait comprendre renseignement, et demandait, par une courte prière, à la .Sîiinte Vierge d'aider les Ames à en recueillir le fruit. Otte pratiipie si salutaire ne piTnd point de temps, si l'on a soin il'èlre Itref et de ne récitfr qu'un cliajielet, pendant que les fidèles arrivent h l'église pour l'exercice du soir.
Ahtiole 11. — Dfs avis.
207. Hien n'est plus important que les avis. Ils décident du succès 'des missions dont ils dirigent et au besoin raniuu'nl le mouvement. Ils complètent les instructions, en revenant sur ce qui n'a été dit qu'en passant ; ils rectifient, si c'est nécessaire, ce cpii aurait man(pié d'exactitude dans les sermons. Le soin de les régler appartient, sans doute, au directeur de la mission; mais celui-ci se fera un devoir de confier la l'onction de les donner à celui de ses confrères qui v réussira le mieux.
(/est là surtout (|u"il faut de la clarté, de la précision, de la simplicité, du naturel, accompagnés delà bonté et de la iiiiidcnce. qui savent ne blesser personne et dire toutes choses avec h propos et <i< ni^'' ■ ■■■ ' -i" '■ '• - ■■ > 1er de bon comu-. Celui (lui devra remplir ce lïiinisti r de tout ce qui a été dit dans le chapilc • •■'> ni ne nous semble plus nécessaire pour v
Qu'il vise aussi à la brièveté, af;::
temps ; et s'il s'oubliait, qu'on ne !!■ lui.ir piiû ùa wioiiis a aoregcr Jc scruiuo. Si on se délie tant s(til peu de^sa mémoire, il faut avoir soin de porter en cbaire une note des divers avis à donner, afin <le n'en omettre aucun ; surtout qu'on soit attentif à donner chaque joiu" l'ordre des exercices du lendemain, cl à annoncer à temps l'ordre des cérémonies,
208. Le moment le idus favorable pour les avis, c'est celui où le nombre lies auditeiu'S est le plus complet. S'il n'y avait |)as A craindre de voir les hommes se retirer, on pourrait donc les donner à la fin des exercices ; mais connue il y a lieu souvent de redouter cet inconvénient, il est ordinairement à propos de les placer après la glose, ou immédiatement avant le .sermon. Le dimanche à la messe, soit le jour de l'ouverture, soit dans le cours de la mis sion, on les donne avec fnu'l après la communion du prêtre. Dans le cas où les exercices du soir se terminerauuil par les avis, celui (pii les donnerait aurail soin d'être bref, et surtout de ne pas détruire, cojnme il arrive souvent, l'enet d'une instruction importante. S'il avait à dire «piehpies parohes capables de distraire les esprits pénétrés d'une grande vérité, il ilevrait en terminant hramener à la rétlexion par une pensée sérieuse. Au tome 11, n" 375, nous disp*»sentnsdans leur ordre logicjue, les principaux avis qu'on a roccasion de donner dans une missicm.
Article 111. — (Jatérhisme des petits enfants.
209. Ce que nous avons dit aux numéros ■144 et suivants nous en fait assez connaître l'importance, o La manière «l'expli^pier la doctrine doit être adapte à l'intelligence des enfants, dit saint Liguori. .\ l'explication d'un mvstèreon d'un précepte, on doit toujours ajoulei- quelque courte moralité, par exemple, après avoir exidiuué que Dieu récomjiense les bons et punit les méchants, on dira : Voyez (piel bien apporte le service de Dieu, et quel mal apporte I' péché, etc. Il faut remanpier qu'on ne doit pas dire beaucoup de choses au\ enfants, et tju'il vaut mieux leur répéter les mêmes vérités, ou pratiques, afin
rATBCHISMK DES PETITS KNKANTS 71
qu'elles se fixent dans leur esprit et qu'ainsi ils commencent à les mettre à
exémtion. »(Tome XVI. p. ir>«j. 170.)
itO Le but du oatéiliislo missionnaire avec les petits enfants, n'est autre.
V is, que de leur faire ronnaitre ce qu'ils doivent savoir pour recevoir
it rnhsolutinn et pcrscvoror cnsiiilc dans la grAce ; il doit se lioriicr
la. : nécessaire que les enfants les plus jeunes et les moins inlelli-
^'cii;- I ces notions élémentaires. O sont eu\ qu'il doit surtout avoir
en \ ■ '■ histese pénètre bien «le ce que nous disons aux n"» i'M et
■t^T plus loin en entier im petit catéchisme, divisé en cinq
le(;iiii>, nnt ,(M« mura ce Itul. (Voir n" GXi.)
On iicut. dans la même réunion, faire apprendre aux enfants, plusieurs leçons ; il le faut même, alin qu'ils soient préparés le plus lot possilile à l'absolution. Si une heure s'était écoulée tians ce premier exercice, on congédierail les enfants ; mais chaque fois qu'on les quitte on a soin de leur recommander au préalable quatre choses; 1" de ne pas faire de péché, pendant la ii]i~.-i,,ii.<'l de ne |»as aller avec ceux qui leiu* en feraient faire; 2'» de réciter trois >fi, un pour leur père, l'autre pour lem- mère, le troisième pour eu xii'mandanl à Marie pour tous la grAce de faire une sainte mission : on foiiimence et on termine toujours le catéchisme par cette prière ; :$» d'amener
f»ar la main aux instructions tous les jours leur mère, le matin, et leur père, e soir ; 4" de revenir au cjitéchisuie le lendemain. (Jn leur en lixe l'heure.
|,e cMté>-liisine peut se faire le matin après la messe de mission, ou ù onze ' 'rtie rie l'école. Il faut avoir parcouru avei' les enfants tout ce
, lie avant «le leur donner l'absolution. Qu'on ne perde point de
temps et que les |dus instruits puissent se présenter en confession, dès le lendemain de loiiverture ile la mission.
211. f)li- -.lint Liguori que « le catéchiste doit, dès le principe,
montrer ■ liu que les enfants ne deviennent jtas trop familiers ;
du reste, o ^i- vii'icia d injurier ceux (jui ne répon<lraient pas avec exactitude. » On a soin d entreujèler les réponses des enfants de petits éloges qui leur font |)laisir, ainsi qu'à leurs parents. D'autres fois, ou dit : Il y en a un qui n'a pas bien répondu, où est-il f Képétons et il se corrigera : ou bien : J'en \.,iv iiii .iiii ne sait pas. qu'il preime garde. Il faut aussi alin de ne pas lasser • ion. internuupre quelquefois lestpiestions par quelques couplets de , .Icxanl servir A la mission. OU par le chant des actes du chrétien sur le ton de . - lume.
m. Le ne commence toujours par un cantique. Dans les hingues
loi-^-ions, quand un a é|iuisé le |ietit Catéchisme, que nous donnons ci-après, "Il parcourt avec les enfants toutes les circonstances de leur journée, le lever, la prière du matin et du soir, les repas, le travail, l'élude, lesoflicesdu -litMtnehe. lî» manière de s'y tenir, et d'entendre la messe: |»uis les comte IHeu en cherchant à inspirer une vive horreur pour les péchés lice est le plus ex|»osée. (Voir les Traits historitpies. n"(»'72.) Un i lioisil parmi les pratiques tie piété celles qui sont A la portée clés enfants, et on leur exidique |»ar <les exemples la manière de les faire. Si les 's et le» moins iut«-lligents n'ont pas encore saisi les principaux après les premières leçons, un des missionnaires les prend à part. ' Ile ou dans une sacristie, pendant qu'un de lucés.
]. > .111. Mil-. .I..II-. les pan»isses indilTérentes qu'on évangélise, i^lruils pour taire leur première comunmion. les missionnaires. ' 'm pasteiu' du lieu, pourraient les v préparer de leiu" mieux, lut plusieurs ji>urs. une iustruelion spéciale au commen- . 11. On a vu. dans des paroisses iiidilTérenles. une première iicner à I église un concours ipii ne s'est point ralenti, pendant II. On pourrait obtenir le même résultat par nue communion liants des deux sexes, faite au commencement de la mission • solennité, et suivie de la rénovation «les vomix du baptême cl ion h In Sainte Vierge de tous les commimianls. Il est toute- -es où l'on ne pourrait pas amener à cette communion les jeu- 110* jiiii-^ons ; et pour lors il no faudrait pas l'entreprendre.
iz KXEnrif'RP onniNAiBKs dks missions
Ahui.i.k 1\. — /Je /a//.'>o(.
21 i. Nous donnons aujoiinl'hiti ce nom à ce que saint Ligiiori appelait le grand rntéoliisnie. <■ (»n tiendra cet exercice pf»iir un des i»hi8 précieux el des [dus ini|M)rliiiils d"une inissinn. écrivait ce saint Docteur. » (Tome XVI, p. rii.) il s'ajiil, en ellVl.d'v instruire le peujde des vérités el des devoirs du christianisme. (Jimmodo nuilient gi/te prœdirantp? a dit saint Paul; mais, d'un autre coté, comment instruire une |»opulation. si la nuiitié de ceux qui la com[»osent ne vient pas entendre le prédicateur? Pour faire arriver donc l'inslruclion A un nombre d'Ames aussi consifléralde que possible, il faut avoir soin de faire la plose malin et soir, A moins que dans Tinstj'uction du matin on n'expli(pje le point de la doctrine chrétienne, que l'on «lira brièvement le soir dans la glose.
2lo. (' Ici on g'allacbera non seulement h éclairer l'esprit, dit saint Liguori, mais eni-ore. et même avec plus de soin, à toucher le c(Eur des auditeurs. a(in qu'ils prennent la résolution d'éviter le péché et d'emplover les nmvens nécessaires pour ne pas v tomber. Il se commet plus de péchés jiar défaut (le volonté, que par défaut de connaissance, dépendant les moralités doivent être plus courtes que dans les sermons; il fautlesénonceravecexpression, mais sans jtrenilre le style, ni le ton du sermon. Quelquefois il est ulib' de s'élever, soil contre un vice plus commun, soit contre une fausse maxime en vogue, soit contre certaines excuses frivoles (pie les gens de mauvaises m<eurs ont coutume d"invo«]uer, comme lorsqu'ils disent : Tout le monde n'est i»as destiné à devenir saint; Dieu est miséricordieux ; les autres en font autant, (les excuses seront réfutées avec chaleur pi jugés immoraux, qui deviennent des règles de condul ]»ermettra rarement ces mo(>vements oratoires, afin di ov iuk comme il arrive par erreur A quelques-uns, le catéchisjne avec h (IbhL. ]K 370.)
2lt). N'oublions pas que la glose, le soir, ne doit pas dépasser dotue minutes; le matin, elle doit être bien plus courte ei on peut .i commence!aussitôt aju'ès la communion du jtrètre. On se contente, le malin, de résumer les [téchés commis contre tel ou tel commandement, ou d'expliquer très brièvement quehpies articles du Symbole, ou les conditions requises pour l'ecevoir tel ou tel sacrement.
217. Car, comme le dit .saint Liguori,« ce que l'on doit expliquer ilans les missions se réduit principalement A trois points : 1» les mystères; 2'» les sacrements, surtout la Pénitence ; 3» les commandements de Dieu et ceux de l'Eglise. Je trouve fu-éférable de commencer par les commandements, poursuit le saint Docteur; car si on les exj)li(pie vers la fin de la mission, il arrivera facileuïenl que cette explication fera naître bien des scrupules dans la conscience des auditeurs, ce qui les obligera à se confesser de nouveau, et l'on penlra ainsi beaucoup de temps. » (Pages 173-174.)
218. Pour obvier A cet inconvénient qui est grave, il faut parcourir tous les commandements de Dieu, et, autant que possible, les sacrements avant de donner les absolutions. Afin d'atteindre ce résultat, il faut donc abréger la glose, non pas en passant sous silence des points importants, mais en Tes résumant. t)n peut de cette manière en dix ou douze minutes, parcourir plusieurs commandements. Nous flonnerons au tome second, n<» Wl. un exposé de la doctrine chrétienne avec les dévelo|>pemenls suffisants. Si la mission est rourte, on sup|)rime les dévelop|)ements, et. le malin, on se contente de re qui est imprimé en italique, ou de l'examen du n" 5()l. Nous ne divisons jias la glose de manière à indiquer les points qu'on exposera chaque jour ; la chose pst impossible, attendu que le temps des missions peut varier. A chaque missionnaire de voir le temps qu'il a devant lui et de partager en conséquence la doctrine chrétienne, de manière A ce qu'il ait parcouru les commandements de Dieu el, s'il est possible, les sacrements, avant d'absoudre les fidèles. 11 importe, «lans la glose comme dans les avis, d'être précis et exact. H vauilrail beaucoup mieux avoir A la main un livre, ou un cahier, que de s'exposer A des oublis ou à des inexactitudes qui peuvent avoir de fAcheuses suites. Du reste, le peuple attache unecei'taine autorité à ce qui est
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érrit ou imprimé surtout ; cl il est certains détHils de mœurs qu'on aime mioux lire que prèrher. Qu'on se pénètre bien dans cet exercice de ce que nous disons au n" 487.
219. Un rommenre la glose le jour rie louverlure aux vêpres, et on la continue tous les soirs et tous les malins, répétant le matin ce qui a été flit le soir. Si les premiers jours laufiitoire était insutlisant, on se contenterait de quelque avis et d'une instruction, et plus tard on donnerait plus de temps à la plose en ahrégeant l'instruction. Rien n'empêche du reste d'expliquer les commandements de Dieu sous forme de conférence, ou d'instructions familières à la place du sermon du soir. Il est même bon de faire ainsi quand on se trouve en retard et qu'on voit arriver le moment de donner les absolutions.
Anrés les premières absolutions données, on fait bien de continuer la glose sur les sacrements, si on ne l'a pas terminée, sur le Crerfo, le Pater, VAre Marin (voir n" r>7;{ ;\ 618). la manière de combattre les tentations, n" iitî, les pratiques de piété, lecture, examen, méditation. Chemin de la (iroix, indulgences. (Voir ces mots à la Table générale.)
Article V. — De la méditation.
220. .Saint Liguori recommande avec instaure d'enseigner la pratique de l'oraison mentale, et d'obtenir des fidèles qu'ils la fassent tous les jours à l'églis.'. (Ml du moins dans leurs maisons ; pour cela, il veut qu'on fasse la iii-''lii;itiMii en public durant la mission, afin que tous connaissent la mé-
• On TM>ut choisir à cette fin l'exercice du matin, et faire la mé- ,pt u ' •—sse sur une des grandes vérités annoncéees dans le
uvent venir à l'exercice du soir, et qui ont souvent
lir, trouvent dans la méditation l'aliment qui leur
se on peut, dans une courte instruction, donner
y. '" ' islent en grand nombre à la n»esse, des conseils
pratiques puui leur àaâiuwfication.
221. Il importe aussi d'interrompre quelquefois la méditation diu'ant la messe et d'expliquer aux fidèles, surtout le dimanche, l'excellence du saint sacrifice, les prinripales cérémonies de la messe, la manière de bien l'entendre. (\oir n"li6l.)
222. On trouvera, dans les plans de mission que nous donnons plus loin, l'indiration des sujets k traiter soit dans la méditation, soit dans l'instruction .In .MMii,, /\.,\v n-i 2î>2.)
.\hti<,i,k \I. — Des sermons.
223. t> que nous avons dit n»» 42 et suivants et surtout n" 181) et suivants et les indications que nous fournirons |)lus loin, dans les plans de mi.ssion, nous dispense d'entrer ici dans de longs détails ; nous nous contenterons donr dapprler l'attention de nos lecteurs sur les sujets les plus im|iortanls : 1" /'n sermon ou une ronférenre surletèle, voir n<>241, ital, et un autre sur la /Hirotf lie IHeu, n" 784. sont aujounlhui |>resque nécessaires au commencement des missions, afin de se former un auditoire. On peut toutefois se <-tiiili-nter sur ces sujris d'avis souvent répétés, dans les paroisses où, dès le premier jour, on arcourt aux exercices.
2" Dès i/ue l'auditoire e*7 rowtdet. on parle de la confession e/énérti/r. <• On no manque pas. dit saint Ijgiiori, avant de commencer les fins ilernières, le sermon de la ronfession, dans lequel on montre spécialement la gravité du sacrilège. .>(Tome \VI. p. 2:M).) « Prêche/ souvent sur la confession .sacrilège, disait sainte Thérèse à un missionnaire. <'ar Dieu m'a révélé qu'un grand nombre de chrétiens se damnent par des confessions mal faites.» — (I J'ai eu Ih roii>;"l 'li'" ■l'exercer le minislcre dans cinq rovaumes et dans plus de mille parni ; le H. V. Ma<-h ; j'ai donné peu démissions ou.
sur IrMiseinhlc dc^ ions, il ne s'en soit pa.s trouvé h réparer dans la
proportion de cinq, six, »ept et parfois huit ou neuf sur dix. J'ai rencontre
. 1 EXFRC1CB8 ORDINAIBES DES MISSIONS
lies personnes qui, «vanl reçu trois, quatre, cinq fois les rlerniere sacrements, persiiadoos qu'elles allnient mourir, n'avaient pas encore eu le courage de •lire alors letw.'^ p«'iht''s. »
Ajoutons h cela, re que saint Li^'uori ariirnie. qu'il se fait encore rlans les ini.ssions iiièuie hcaucoiq) de confessions sacrilèges (loin. .\^"I. p. 2ÎM>). cl on sentira la nëcessilé de prêcher soit sur les mauvaises confessions, soit sur la conIV'ssion pénéralequi les répare. 11 est des missionnaires qui n'insistent pas assez sui' ces sujets, ni en public, ni en particulier; et par suite ils ignorent la profondeur et l'étendue «le cette plaie, et laissent les Ames dans le même éiiit qu'avant la mission.
" IMvchiinl une neuvaine sur les Ames du purgatoire, dans une ville qui avait eu une longue mission de quatre semaines, donnée par trois missionnaires très zélés, dit encore le P. .Macli, je trouvais une si grande nniltilude de péchés cachés par honte, même durant ces saints exercices, qu'en un seul jour j'eus à réparer vingt-sept c(mfe.ssions de cette nature. » Le I». .Mach n'est pas le seul qui ail fait cette expérience. Il est donr de la plus haute importance que prédicateurs et confesseurs se liguent contre le sacrilège et sauvent les Ames (piil perd en grand nombre. On trouvera sous le n" li41. un |>lan siu' le sacrilège, et, sous le n. 1071. une instruction sur la confession générale qui sera mieux goiilée au commencement dune inission qu'un sermon s(U' le sacrilège et atteindra le même but. (Voir no 194.)
'Hi. Aujour<rhui, dans la plupart de nos paroisses!, on n'a pas besoin décarLer les gens de la conlession, en leur faisant voir dès le début, le mallietude ceux qui profanent les sacrements, ou en s'élevanl trop vivement contre les désordres les plus répandus : cependant il faut (|ue les lidèles avant de commencer lem- confession, soient instruits sur la confession générale, autrement on perdrait beaucouj» de temps au saint tribunal. (Voii ce qui •,\ élr dit au n" (}H et suivants, (clia pitre III.)
<)h peut donner cette instruction sous forme de confèrent r '
lions suivantes, voir n" 1071. l"Onfsl-ce qu'une con'e, . rpi'esl-ce fpi'une revue ? 2" N'esl-il pas des cas où elles son o ,,
ipii ont déjA fait une confession générale feront-ils bien de m ieVuiin icnaïuer confessions générales et les revues sont-elles cpielipiefois nécessaires? 5" Dans (piel cas:*!)" (Juan<l. par manque d'examenf 7" De contrition ? 8" De ferme propos ? 0" De franchise? 10" Sans être nécessaires, ne peuvent-elles pas être utiles ? 1 1" U'if's avantages en relire-t-on ? 12" Mais il .semble à quelques Ames bien ditlicilo de les entreprendre et elles craignent d"\' employer tr«q» de temps. — Le sermon sur /e sncrUèfje sera «lonné avec fruit aux femmes seules aux vêpres du dimanche avant les absolutions.
225. 3" Le péché. Tout le fruit des missions et des retraites, c'est de faire cvilor le péché. Mais comment y réussir si l'on n'en fait pas connaître clairement aux Ames la malice et les ravages? Donc, point de missions, ni de retraites où l'on ne traite ce sujet, où l'on n'y revienne plusieurs fois, au moins par manière d'avis. O'innd la mission est un peu longue, l'auditoire de la lin n'est plus le même «pie celui du commencement ; il faut donc les «1erniers jfturs traiter de nouveau ce sujet. Si dans la même mission, on fai.sail une retraite pour «-ertaines catégories de fidèles, pour les hommes, pour les femmes, parexemjile, il faut «pie les uns et les autres «-onçoivent l'horreur «lu mal, el enlendeul. |iarconséipienl un seriium sur le péché. C'est pourquoi nous cherchons à en traiter à ftuid «lans les trois instructions «pie nous donnenins plus loin, n" îm;0. 081. OSî).
22r). i'^ Sermons sur /es fins dernières. Hréten«lre qu'il faut épargner aujourd'hui aux Ames la méditation «les lins «lernières, ce serait nier une vérité enseignée par la sainte Kcriture, conlirmée par la raison el par la prati«pie «le tous les hoinmes apostolitpies. Inifium sa/)ienfi(P fimor iJomini. Kc«:li. i. iV). Finem Utquentli pariter omnes audiumus : Deurn time. (Kcc.u. xii. 13.) Dr, la crainte «lans une Ame s'établit jiar la considération des motifs «pji l'inspirent : yiemorare norissima tua et in fpfernum non peccahis (K<:(:l!. vu. 40.) Il est «lans la nature de l'homme d'être frappé plus vivement par les motifs d'intérêts que par ceux du devoir : et d'ailleurs la crainte d'un mal l'émeut plus que l'espérance d'un bien, .\ussi, si l'on trouve dans les missions.