‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 18 sur 416 · DES SERMONS · texte numérisé non relu

DES SERMONS

nu les retraitos. des pécheur» fortement ébranlés et cxintrits, c'est presque toujours à la suite Hos sermons sur In mort, le jugement et l'enfer.

Los hcunmes aposloliques ont tous compris cette vérité. Le ffriind levier <le saint Vini'cnt Ferrier n était-il pas le jugement de Mieu? Saint Ignace dans ses Kxeniccs spirituels, qui tracent aujourd'hui la voir» à tous ceux qui veulent faire un hien sérieux aux Ames, n'insistc-t-il pas sur la méditation de renier * Kt tous «eux qui ont ronimentè son admirable livre ne marchent-ils pas sur sps traces, et ne veulent-ils pas que, même dans les retraites de communauté, on médite la mort, le jugement, l'enfer? Agir autrement que ceux qui sont nos maîtres, n'est-ce pas pactiser avec le siècle qui aime à ù\ro flatté, mais non crmverli? N'est-ce pas aussi stériliser son ministère, ne laisser aucune trace profonde dans les Ames, les amener aux sacrements sans contrition, mettre des eou.ssins sous les coudes des pécheurs, pour les laisser descendre tranquillemenl en enfer?

Il faut adirer les Ames par la confiance et l'aïuour de Dieu ; mais il ne

faut [IMS bAtir eos sentiments en l'air, et c'est i-e qu'on risque de faire quand

In liiis.' leur manque. N'oublions pas que la crainte est l'aiguille qui fait en-

irt-r 'l;ins l'Ame le fil de la eliarité, comme parle saint .\ugustin. L'n grand

iiiiinlpic de |>écheui's sont tellement endormis dans les intérêts périssables et

Ifs Jouissantes grossières, que les foudres de la justice divine peuvent seules

les révfjller de leur léthargie: et jamais ils ne semnl mieux disposés à se jeter

avec confiance entre les mains de Dieu, que lors^pi'Hs seront épouvantés à la

vue des rigueurs de sa justice. Et les Ames saintes elles-mêmes ne s'élancent-

elles pns vers Dieu avec plus d'amour, quand elles ont vu de plus près le

sa grAce i Timefe Domimtm orn/ies sa/icti ejus.

int comment douze .VpfMre.s ont tant fait de con-

j I..» si grand nombre de nrédicateui*s en font si peu. en

■ (eux qui prêchent, dit-elle, ont trop de prudence, trop

^,,.iHi lie.-. lilà pounpioi les auditeui-s (pii abandonnent le vice ne

convient : el n, (Liguori. tom. XVI, p. H.)

H'ix ■ ises, I ' carter les fidèles des exercices en traitant des sujets lr<ip

pra i-i'-oii encore. Oui. nous en ctmvenons si on aborde ces vérités à

ctiM. -.. i..|.s. l'est-à-dire avant <pie les fidèles viennent avec empressement à la mission, et sans leur expliquer que c'est par charité pour leui-s Ames qu on les invile A rélléchir ; mais si (m présente ces .sujets A propos, si on y |ii' |iiire les auditeurs par de bonnes et douces paroles, si on ne les tniile pas iMii- 'le suite, si on les entremêle de sujets con.solants. de cérémonies intérim'-1 nies, cet inconvénient rlisparait. el les avantages restent, (jue si. par .1' ' i'i'Ut, rpielque pécheur, t/iii noiuit intelUijerf Ht bfite nf/^ret, s'éloi- :.niii. ce serait un malheur [lour lui .sans doute ; mais si tous les autres sont Imii. ||.s et contrits, le bien général y gagne.

< h'i' h'iis A amener tout le monde à confesse, mais n'oublions pas de dis- I'"-.. I 11 s {iinitents à s'approcher des sacrements avec des seninnents qui i.i-^Micul. il est donc iuqiortant de traiter les grandes vérités dans les I ri i-.i Iles, même de coruunmautés religieuses; mais surtout dans les missions il faut y revenir plusieurs fois le soir et le malin, afin que tous y réfléchis- «ent. au commencement el à la fin de la mission quand rauditi»ire varie, en |ii .'-■ lice des femmes el en présence îles lnunmes. en ayant toutefois avec ■ ■ /\ ' i de |ilus grands ménagements, (^hi'on n'oublie pas que les esprilsgrosvin- -ont peu capables lie suivre im raisonnement, les tableaux les caplivent lui' u\. el les ima^'iiialions viciées par le nu\l ont besoin délre saisies par les ipim::... terribles de là mort, du jugeuienl et île l'enfer, qui foui un contrel'i'i'l- '^allltaire à reniraiiiciiicnl des plaisirs des S4'ns.

iis. r»" itffusioiijf t/f jifrfiti. (Noir le n" lîMi). licite instruction j>eul èlre domiéc indifTéreinmcut ou par nuinière de sermon, ou |>ar manière «leeonlér.ii.i- ; (voir n" Hlilh les numéros inditiuent les questions de I ini.i l..nilpur); Ile ne devra januiis être oniise : il faudra même re\' iil, par

le «l'avis, sur le devoir qu'elle expose. (Jii'nii nlis.i\. i. le nr tu

'Iniiinr in e.rfenso, que lorsque le peuple a 'I par <le

su|iis On doit la donner cependant, au moin .■. avan' •

'ion des f<;n)mes.

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