‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 175 sur 416 · A VOCATION · texte numérisé non relu

A VOCATION

'os ! .\ifiif ni^i i/rurr. inoderatum <i< leiujuutr lufimm fnH' se

o.NC. Trid.) Pendanl onze sit'cles. dit saint Ligiiori, on exclut de la :iie depuis son baptême s'était souillé d'un seul péché rlion nexigeons-nous pas d'une ;\nie qui fait la commuii • . . l nous qui célébrons tous les jours!...

1). .uenienldela théologie catholique formulé par saint Thomas:

l'i.iii ; les saints ordres, «o/j suffirit honitas qualiscuinque, sed

»'i/itirifiir Itonitas e^rrctlfus. Ce n'est pas assez de l'état de grâce, acquis |, ir ! ii.-,,!iiii()M qu'on vient de recevoir, il faut un état de grt\ce affermi par de durée (1). l'n clerc habitué à des fautes graves de quelque - soient, s'il en a la contrition, peut recevoir l'absolution; mais iprés avancer dans les ordres. Son confesseur est tenu en con- ■ imme l'enseigne saint Liguori, de l'en avertir, lors même qu'il ne lé verrait qu'en passant ; et lui-même est tenu de ne pas avancer dans les ordres. S'il voulait avancer, on devrait lui refuser l'absolution, dont il se nmntrerait par là indigne. Il faut, pour lui permettre d'avancer, qu'il ait priiiivé son amendement pendant un temps assez long, pour donner une espérance fondée que désormais sa vie sera sainte.

l.e Concile de Trente ne veut que ceux quorum probata vita senectus sit. Aussi saint Léonard exige-l-il une épreuve de un ou de deux ans. .Ve ii qui onluumdi sunt /lereant, dit saint tlrégoire, provideri débet quales ordinentur, ne forte semper esse desinant quod immature esse festiiuint. Pourquoi, par une sotte témérité, courir après ce (pi'ont toujours redouté les samts? Serait-on pressé de se perdre ? Casum appétit, dit encore saint (irti;i>ire. qui ad summa loci fastiijia, jiostpositis gradibus per abrupta quitrif asrcndere.

(ielui qui est tombé pendant les vacances précédentes, quelle garantie a-t-il do jicrsévérance ? Ilestera-l-il six mois sans succomber, quand il n'a pas pu se tenir pendant trois mois, en ayant la perspective des saints ordres; inêiiie iwoi- les <nins dont il a été entouré au séminaire. (Ju'on se délie de lilliisi'tn di- Il i éteint, quanti il n'est (pie couvert.

I..S ■jvÀ'fs ; - du séniinaire produisent sur certains Lévites le

lu lu. . Il ; iitemenl que la harpe de David sur la rage de Saùl ; mais à |,fiii( I rri 11 iiilement avait-il cessé, que l'esprit malin tourmentait Said de nouveau, .\ussi rKvé(|ue demande-t-il, avant l'ordination : Scisitlos dif/nos esse ? VA il ne fait que son devoir ; car dit saint Thomas, pecrat mortaliter fanquam inpdelitatis reus qui indignas ad ordines promovet. (III Sup. q. 3«;. a. 4.)

Si la SI' exigée de celui qui se pruit^re i\ recevoir les ordres, elle

Psi don<' - •■ pour celui (pii les a reçus. Le religieux est obligé de

i (jii !ci:lion, et son état est ej-ercitium quoddam ad acquirendam

lem. comme dit saint Thomas ; mais le sacerdoce préexige la

' ' ' ' ' les ordres, est plus cou(>ahIe

erreur donc que celle des

m II .11 -• ii.i> I. iiii> .1 i.i |.i 1 1. .lion au même degré que les

ils y sont bien [dus strictement tenus (i).

, .. ,.,, .. tt-nre voulue, «icltii qui ne !"' "'^'-«^i iii-.'-nli.-i- H ni'-.-.he

ùT iv.Mii. ut contre la bu de IT-glise, et mémo s'il les

conu.iiss I "'''^•'^ ''"''^ '■'''"' li'^ iiidic"- iiu'il 11'. Mil. I ^ ii.itu-

rel, qui il ''"t remplir les devoirs.

Kl ne : .. - , "Ts '■('"'^ qo'i ayant l'intelli-

gence et les connaissances voulues, abandonnent l'étude ou ne s'appliquent

(I) Saini ' -le qu'à la naissance d'Elie, le pAre de ce prophète vil de»

an^es qui ^ >n enfant dans le feu, el lui falMient manger du feu. Ne

faudrait-! ii.^iiiiiies de l'amour divin envlroDntMenl. puriflassent el Dourris»

sent le l<''. te delà loi nouvelle î

■ I <■.• " ' •■ -"• < • ' ."lot.'. .1.. ..r.^ir,. avec les notions qui

r et de la cniKerver :

lectures spinluellea, examen, il luipoiie en elVei, <l<tni une retraite, ti'iitkittei sur ce» exercices, qui «OOl ralimenl de la pi^té et de la vir de foi.

T50 SKRMONS POUR LES lîCCLKSIASTIQUE!^

qu'A lies lecturos frivoles qui n'ont aueun rapport avec leur vocation ? Sliserum est, dit saint Jim-Auic, fieri mayistrum, (/tii nondum didirit esse disrijiulum. ne prias inat/isler i<is f/iiam disci/iuliis.

Donc un rlerc doit aimer l'étude, (Voir plus loin 1734) et la sanctifier (1).

Ainsi donc intention pure, sainteté, science; voilà les trois marques d'une vraie vocation aux saints ordres. Quand on les réunit, on a lieu d'avancer avec confiance.

Ah ! TK^lise de Dieu a besoin de ministres. Rogate ergo Dominum messis, ut mittat operarios, des ouvriers, non des rentiers ; des pasteurs, non des uicrrenaires. Si on n'avait pas eu ces marques jusipi'ici, raison de plus d'acquérir aussitôt ces dispositions. Bonus fac de cœtero vias tuas et studia tua, écrivait saint Hernard à un prélat qui le consultait sur son intrusion. Si sanctitas non prrpcessit, set/uatur tamen. Delicta juventufis tuœ deleat vespertina correctio.eterit in loco ubi dicitur eis: Nonpopulus meus vos, dicetur eis : Filii I)ei viventis. (Oskk, i, 10.)

Sataf/ite ut per honn opéra certam vestrain vocationem facial is. fil Pkt. 1, 10.) Il ilépend de nous, avec la grAce de Dieu, d'avoir une intention droite, d'acquérir la sainteté voulue. Nous sommes assez intelligents pour arriver à acquérir les connaissances nécessaires. Si nous avions qiiehpies doutes, faisons-les connaître A notre directeur ; mais ne dissimulons rien, et tenons-nous-en A sa décision. Quel malheur, si en le trompant, nous nous perdions nous-mêmes !

.Mais, d'autre part, quel bonheur de travailler A la gloire de Dieu, de le faire aimer des Ames. Qui ad justifiam erudiunt multos fulgebunt quasi stelhr in perpétuas œternitates. (D.\n, xii, 3.)

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