‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 19 sur 416 · EXERCICES ORDINAIRES I>ES MISSIONS · texte numérisé non relu

EXERCICES ORDINAIRES I>ES MISSIONS

2Î9. 6" On traite aussi toujours «les devoirs de$ mères de famille et do ceux des jeunes personnes. (Voir ce que nous dirons au n» 286 et aux no» 1481 etU91.)

2IW). 7" Im pénitence, rcnir'dc du péfht', coniino sarromenf surtout, sera la nialif'iT de pliisiours discours ou conférences. (Voir n" 19.'i et n" 842 et suivants.)

231. 8"^ Utpc est vita œternn ut cof/nosrnnt (piem misisti Jesum Christum. Mos /tnediramus Jesum. (Voir ce (jui a (Hé dit n" 192). .lésns-filirist, sa vie, sa passion, voilà ce qu'il ne faut pas manquer de faire connaître aux Ames. (Voir n" 4217.') La passion peut être préchéo avec grand fruit dans toutes les missions: elle servira h inspirer l'horreur du péché et lanioiir de Nolre-Seipneiir, ce (pii est le but de tous les les exercices. (Voir n» 12(î9 et Chemin de Croix n"12*>6.)

232. *.)" Sur la Sainte Vierge, c 11 a été statué par le chapitre général, liit saint Liguori, que dans les missions et les exercices spirituels, on doit toujours faire le sermon de la Sainte Vierge, comme étant le plus profitable, ainsi que l'expérience le prouve. » (Tome XVI, p. 350.) — Voir les n'^* 193, 401 et suivants.)

233.10" « On n'omettra pas non plus le sermon snvlapr'ière, attendu qu'il est d'une très grande im[>ortance ; car si ceux qui ont suivi la mission ne continuent pas î\ se recommandera Dieu, il est certain qu'ils ne persévéreront pas; et s'ils continuent à se recommander A Dieu, il est certain qu'ils persévéreront. » (I.iguori, XVI, p. 300. — Voir n'>s 199 et 1333.

234. 11" Sanctification du dimanche. Il n'y a personne qui ne comprenne l'importance de ce sujet de nos jours. (Voir n" 815.)

2;tô. 12" Sanctification des actions ordinaires. O sermon va bien après l'absolution; si on n'avait pas le temps de le donner, on aurait soin de le résumer en présence des hommes, et en présence des femmes, à la lin de la mission. (Voirn" 1474.)

236. 13" La confession et la communion fréquentes. — « Il ne suffit pas de parler une fois de ce sujet ; il y faut revenir à diverses reprises » dit saint Liguori. O'omeXVI, p. 373.) — (Voir n"* 200 et 1401.)

237. Dans les popidations ignorantes ou indifférentes, et en général devant les autlitoires d'hommes, tels que nous les avons aujourd'hui, il sera à propos de démonti-er la nécessite de la relif/ion, ie-ristence de Dieu, l'immortalité de l'àme. (Voir n"" 732 et 2081.) Toutefois, les vérités telles (\\io l'ej-istence de Dieu, l'enfer éternel, s'affirment fortement et se prouvent sans ipi'onait l'air d'en donner la preuve. Faire autrement, ce serait donner des doutes a ceux (pii n'en ont point. On établit aussi la vérité du catholicisme, n" 746 et la certitude de la foi n" 762.

238. On ne peut terminer une mis.sion ou une retraite sans prêcher la persévérance, et mieux encore les Tuoyens de persévérance, en entrant dans des détails. On profite ainsi de l'aftliience qu'amène la clôture, pour faire arriver »i un grand nombre d'Ames «les conseds pratiques, qui font plus de bien que les sermons. (Voir n" 1534.)

Akticle VII. — Des conférences dialoguées.

2"39. On ne peut nier que ce genre d'instruction n'intéresse le peuple. I/expérience des missions le déniontre invariablement. Le nombre des assistants double d'ordinaire, dès qu'on annonce une conférence, en des termes qui la font apprécier. L'attention des auditeurs, quand elle commence à sommeiller, est excitée par les demandes et les objections dun interlocuteur. Le Ion plus familier de la conférence met le sujet qu'on traite mieux à la portée des simples, qui font toujours le grand nombre. On peut descendre dans plus de détails, et réunir ensemble plusiem's points de morale, qui demanderaient chacun un sermon séparé, et dont on ne pourrait facilement traiter dans un même sermon.

Certains esprits, dans toutes les missions, critiquent les conférences; il importe de ne passe laisser arrêter par l'opinion de quelques lettrés, et de chercher quand même à attirer et h désillusionner ce bon peuple, imbu de

liXERClCES EJtTHAORDlNAtRKS OU DES CKRÊMONIES 77

loiile» sorles do préjugés contre la foi. Ces critiques viennent d'aiileiira souvent «les ennoiiiis de la reli}.'ion, ijiii ne sont pas fiers do voir (pi'on met A néant leiii-s iihjoillons, et cpi'oii fait sourire le peuple à leurs dépens. Que les réponses dans los ronférences ne soient ni trop longues ni trop courtes. Tro|i longues, elles nuiraient A l'intérêt ; trop courtes, elles risqueraient de manquer de force. Les questions doivent être bien plus courtes encore ; l'interlocuteur doit toutefois approuver la réponse, la fortifier par quelques paroles vives et brèves, en évitant avec soin delà faire paraître trop faible.

iiO. Ce genre d'instruction demande qu'on se tienne en garde contre trois écueils, qui en ruineraient les bons effets : le premier, c'est la trivialité, qui ne convient Jamais en cliaire ; le deuxième, c'est le manque d'entente sur les questions et les objections à poser. On pourrait par là amener chez celui iiui est en chaire un embarras et des hésitations funestes à la sainte cause qu'il «léfcnd ; le troisième, ipi'il faut éviter à tout prix, c'est «jue l'interlocuteur se pose en avocat des impies ou des indifférents, présentant leurs objections comme s'il les faisait lui-même. Il doit, au contraire, invariablement poser l'objection de telle manière qu'il paraisse d'abord à tous qu'il la condamne et la réprouve ; sans (pioi il semble jouer un rôle que le petiple sjiit n'être pas le sien. C'est dans les retraites d'hommes, dont nous parlerons plus loin, que les conférences ont les plus heureux résultats : mais elle servent merveilleusement à attirer, dès les premiers jours, un concours de fidèles.

i41. La conférence sur la parole de Dieu sera placée avec fruit le soir qui suivra l'ouverture. (Voir n» 784.) Dans une paroisse indifférente, on pourrait, aux vêpres du jour de l'ouverture, traiter du zèle sous forme do conférence, en se servant des questions suivantes. (Voir n» 951.) L'interlocuteur. Beaucoup de fiflèles pensent assurément que vous nous donnez là un conseil de perfection qui n est nullement obligatoire, veuillez donc nous dire si le zèle pour le salut .l^s autres est vraiment un devoir sérieux. Le /)re(/ica- /^Mr affirme 'l'obligation. — Int. Sur quel commandement est-elle fondée. — Pri'i. Sur le premier commaiRlement. — Int. Mais expliquez-nous de quelle manière ? — Préd. n" 952.

Int. N'est-il [tas un autre commandement qui nous impose le même devoir? — Prrd. Secundum simile est huic. Dilif/es (n« 933.) — //«?. Comment de ces paroles conclure à l'obligation du zèle ? — Préd. (n** 953). — Int. Nous l'avons compris, mais on ne remplit guère une obligation en ce monde si l'un n'y trouve son intérêt. Exposez-nous donc les avantages du zèle? — Préd. (n" 954.) — Int. (^est fort engageant, mais comment un fidèle peut-il l'exercer? Nous comprenons bien que le |)rêtre le puisse et le sache faire, mais un graml nombre d'âmes ne savent comment s'y prendre. — Préd. Trois moyens d'exercer le zèle : conseil, exemple, prière.

Int. Enseignez-nous l'efficacité d'un bon conseil et l'usage qu'on peut en faire ? — Préd. (n'^ 955.) — //*/. Nous ne manquerons pas d'adresser quelques bonnes paroles dans l'occasion; de plus, nous chercherons à faire naître 'ctt. Il, et même nous somtues désireux il'apjjrendre comment nous

i'iii If du bien par l'exemple. — Préd. (u" %'à\.) — Int. Vous nous

iiviv I .M I'- Il un dernier moyen ; la prière, l'ourrions-nous obtenir par là la ••«.nv.isjon de quebpies Ames? — Préd. (n'> 957.) — Int. Donnez-nous quebpies faits à l'appui de cette vérité ? — Préd. (n'i 958.) — Int. Vous avez fait de nous ce soir autant de missionnaires. — Préd. iv> 9.59.)

2ti. l'ne conférence sur la confession ijénérale sera aussi donnée dés les |irtiiiiiis jours. (Voir u"* ii4 et 1071.) On voit par là qu'il est facile de traiter sous i/rir riiitm- iii;il(.LMit'.' I.i tiliipart (los points de la morale chrétienne. N II- lit de ce genre J'iustruction, nuiis sachons

le t,i II pour ranimer l'élan qui se refroidirait.

i43. .Nous donnons plus loin les diverses conférence» qu'on peut faire dans les rétinions d'hommes. (Voir n"» i84, 73i et suiv.)

CII.VPITRE IV r)ES EXERCICES EXTRAORDINAIRES OU DES CKRK.MONIES

ii4. 1/homme a besoin, pour se porter vers Dieu, non seub' instructions qui éclairent son intelligence et excitent sa vidonté, ni:

tti kVEl; . ... i.\TR\OttDlNAttUî>

(les ciToiiionios saillies ijiii, on frappiint los sens, t-lovenl l'i'.sprif vers les pons("'Ps «le la foi; le iiiisKjitnnairo. posst'df' itii zolo du salut dos Aiiios. doit motlrc tout on jeu jKiur les rouvorlir. En no^ligeant les oorômoiiios. il risqiiorail, surtout dans une inissiun de i|uel(|iie durée, d'enufiidror le déj.'oùt dans son autliloire par la monotonie des oxercif.es. el il se |»rivoi'ait d'une ressituno jiuissante pour l'aire le bien.

l'n directeur do mission observe il'iin cril attentif son auditoire; c( s'il voit qu'on s'atli»''dit, il ranime l'entrain sans tarder, soit par une l'onférence, soit |tar une oérémonie, évitant toutefois d'é[)uiser ses moyens d'action, s'en ivservaiit loujoiirs, et les enlreiiu''lanl ,à propos aux inslrui-tions sérieuses.

iir». Avec l'esprit moderne, il est nécessaire <réviler lout ce i|ui |»araitrail o\aj.'éré ou ridicule, el de s'en tenir à ce qui lais.sera sûrement une iuiprossioii lioureii.se dans les populations. On place autant que possible les cérémonies un jour de semaine ; lo dimanciio amène assez par lui-même les lidélos au saint lieu. Voici les principales cérémonies qui nous semblent réunir les conditions voulues :

.\rticle I. — Cérémonies qu'il ne faut jamais omettra

■m*, liénédirtion (les enfants. Cette cérémonie intéresse fort lis pjMcnis. (Voir dans les .Ir/*- la manière <le rann«»n<-er, n" liîM.) On la lixe à la messe du matin que l'on relarde, alin que toutes les mores puissent y app<jrter leurs petits onl'aiils. On choisit de |iréférenco un Jour de lonfié, le jeudi de la première semaine j>ar exemple, alin que tous les enfants dos écoles v |iremient pari.

l'enilant la messe, on i-écite la prière et les trois Ariavons parlé, l'iiis chant de cantique ou de moreeaii.v îi'ni la messe, avis (voir n" '.{'.Ci et suivants,) brève répétition m Les eiifaiits rép(uident tous à la fois el rappellent, s;iii |)rincipaux mvstères à leurs mères. On recommantle ix < de bonne heure ces grandes vérités k leurs plus petits e. lion. Voici quel en pourrait être le plan :

247. Angelis suis mandavit de te ut custodianl te. Que Di^u e^t bon pour les enfaiiis t Jt^suâ, Fils de Dieu, disait : Sinite parvulos venire ad me. L'Eglise les appelle autour des autels pour Jesbi^nir; mais ce qui esl su* tout admirable, c'est que Dieu ordonne à ses anges de les garder. 1" Aux enfants. Us ont u) des anges g-trdiens invisibles. — Vovez-vous, raon enfinl, l'àiiie de cet autre enfant? — Non. — Pourtant si son &nie n'était en lui, il ne serait qu'un cadavre qu'on enterrerait au cimetière. — Vous ne voye2 pas non plus l'ange gardien. Il esl lace bel ange, ministre du grand Dieu.

(rt 1) Hespeclez-le, le jour, la nuit, quand vous êtes seul comme en compngniç; quand vous êtes cacbé, il vous voit encore. Si vous aviez un missionnaire à côté de vous, qui vous suivit partout, vous ne feriez jamais rien de mauvais en sa présence. Ëb bieni l'ange gardien mérite un plus grand respect....

(ai') Ecoutez-le. N'écoutez pas les autres, qui vous donnent de mauvais conseils, qui vous portent au mal ; bîiuchez vos oreilles à leurs paroles, fuyez loin d'eux alin de ne pas les entendre, ne les regardez même pas, mais écoulez voire ange gardien qui vous dit au cœur : « Sois sage, obéifîsant. ne fais jamais de pécbé. »

(a i>) Invoquez-le dans la tentation; dès qu'une mauvaise pensée se présente, dites : « Saint ange gardien, à mon secours I « Dites cela le jour, la nuit.

<bi in ange tjardien visible, voire mère, elle vous a nourri de son lait, elle a veillé sur vous des votre naissance, etc (b 1> liespeclez-la comme votre ange gardien, (b i) Ecoulezlu comme votre ange gardien. Restez toujours avec elle pour entendre ses bons c<in-eils ; travaillez avec %ile à la maison. Jamais ne lui désobi^issez, ce seiait comme si vous désoljéissiez au bon Dieu, qui punit les enfants désobéissant-i. (b 3) Appelez la à rolre secours : quand queiq'i'un veut vous faire faire le mal, dites-le vite à votre mère, afin qu'elle cbasse cette mauvaise compagnie de la maison et ne vous laisse pas aller avec elle (I).

(Il La Bienheureuse Jeanne d'Orviélo, qui entra plus tard dans l'ordre de Saint Dominique, devint «ifpheliiie toute jeune, l'ne personne vertueuse la plaifrnant de la perte de s«»s parents, ejle lui montra limajfe de son an(fc irardien. Voili, dit-elle, celui qui me servira Je père et de mère ; il m Binu-i^t encore plu^ que me» lions paivnts, que le Ciel mu enlevés.

CONSECRATION A MARIli iO

, , .. , cndez-vous. mères chrétiennes? vous éles les an^^es gardiens

visibles de vos tMilaniji ; ili doivent faire pour voiiâ ce qu'ils font pour leur anjje gardien ; faites vuus-intMiieâ pour (>uv ce que fuil l'ange gardien.

(ai L'ange gardien veille ; veillez à ce qu'ils ne voient, n'entendent, ne disent, ne fassent rien qui puisse oflTenser le bon Dieu. ICcartez d'eux tout péril, rie les perdez

• ' s'il est possible; surveillez-les le jour, en chemin quand ils Vont aux

- travailler chez vous alin qu'ils ne vous échappent pas; ne les laissez j II lison; si vous avez à vous absenler, faites-les garder par une voisine

sûre à laquelle vous rendrez le même service. Veillez la nuit ; faites le possible pour qu'ils a'ent chanin on lit séparé et pour qu'ils s'y tiennent modestement.

(b) L'an 'il prie. Priez pour vos enfants, etc.. (c) L'ange gardien pleure.

Ah! si vi. > larmes, que ce soit surtout pour déplorer le malheur de vos en-

fants, qui <:. ...v^ .. c bon Dieu. 0 mes enfants, quel malheur si vous faisiez encore des péchés I Votre ange gardien et votre mère en pleureraient!... Notre-Seigneur exauce les prières et les larmes des mères? Témoin la veuve de Naim. C'est surtout durant la mission qu'il faut les répandre. Alin que les enfants respecieni, écoutent docilement et appellent à leur secours leur ange gardien et leur mère; alin que les mères veillent sur leurs enfants et sachent prier et pleurer pour les sauver tous, pasteur ! bénissez les uns et les autres.

iiî>. M. Ip cuit, i'evt''lii (lo lu cliapo, bt^iiit sdloiiaelleiiipnt lo.s onfants en sp servant de I.i fiirinulo ad hoc du Itiliiel romain. Aussitôt a|)rè.s. chant do rantiijiies ; et les enfant.sciui sont dans le clni'ur, sous la dlfoolion d'un des missionnaires, se présentent en ordre au pied de l'autel, l'n autre missionnaire leur offre son crucifix h vénérer et le pasteur leur donne à cliacim une médaille. .Vprès eux, les enfants cpti sont <lans la nef, se présentent iV la talde sainte, où la môme cérémonie se continue pour eux et pour leurs nièi'es xle la même sortp.

On congé<lic, «piand tout est terminé, les enfants et lem-s mères par quelques boimes pamles; on exhorte les femmes A vile commencer leur confession, à exercer le zèle, etc. (voir n" 31)0 et suivants); on recommande aux enfants d'amener leurs parents. Quelques missionnaires terminent cette fêle par une procession dans la({iielle les enfiinls iiortenl îles oriflammes el chantent de.s cantiques. Mnns une localité où la plupart des maisons sont voisines

• le ré;;lise, el où l'é^'iu' l'psprit de foi. on [)eiit, en elfel, faire ainsi avec fruit.

- hiiiis la procession des enfants, M. (Hier leur faisait proineltre d'une manière solennelle d'ohsei-ver le qualriéiue cumiiiandement île Dieu. (À'tle |troinesse faite à haute voix [lar tous les cid'anis est en effet de nature à faire une heureuse impression sur les parents.

i.'it). CoiiMécrMllou A Ih Naliilo YierK®- — La consécration à ht Sainte Vierge dans les missions piodiiil les plus heureux elïets. Klle attire l'-^ ( u'urs, en même temps que la bénédiction de Dieu, .\ussi les plus grands

• 1 les plus saints niissionnau'es ont-ils atlaché une grande im|)ortance à ce sermon el à cette cérémonie. (Voir, dans lesylriA', n" iOi. la manière de laniioncer.) On choisit, |iour celle consécration, ime fêle de la Sainte Vierge, londjant la |tremière siMiiaine de la mission, ou le preniii'r samedi après l'ouverture, ou lu fin de la neuvaiue en l'homteiir de la Sainte Vierge que l'on commence avec, lu mission.

Un a soin, d'avance, d'apprendre au peu|»le un certain nombre de refrains en riioimeur de Marie, et on l'ail ériger à la divine Vierge, ou au-dessus du mnitre-uutel, mais non sur le tabernacle, ou dans le chiPur, un trône [)aré :iiissi richement que possible de Heurs et de lumières, sur lequel un |»lace son iiii:i;.'e. (ie trône doit être dis()os)'> de telle sorte qu'il soit en vue de toute I église et que. ne gênant pas la <*ii*ciiIalion dans le chu'ur. ni la disiribiilion de lu suinte conimiinion. il puisse rester jusqu'à la lin de la mission. \ ni<-s'iire que les lidèles eiitrenl dans l'église, on fait placer autour du Irôiie de jHiiis garçons ipii ont des cierges et qui sont revêlii» de leurs plus beaux ^1 Iciiienls, iMiis, près de la lable de communion, de petites tilles vêtues rie idnnc, puis les congréganistes en coslunie.

.\près la (irière. un cantique .ï lu Sainte Vierge jiisqu'A ce que tout le monde soil entré ; ufin courte glose, si on ne la HUp|irïme jias loiil à l'ait ; et les avis (>our indiquer l'ordre de la cérén)onie : >• Aussitôt après le Rermofi, Icm churialei) entonneront loi cuntique ; |>ondant ce chant vous allumerez tous \oh

80 ËMËRCtCRS K\ÏKAORDlKAIttË^^

llamltj'aiix. Kn même temps, M. le Curé, revôtu de In chape et escorte «le* enfants <lo rliuMir en surplis, viendra se placer devant le trône de la Sainte Viei>'e. Puis aura lieu la ronsén-alion. Après la consécration, quehpies couplets de tel «-antitpie, Tantum frtjo. et bénédiction du Saint-Sacrement ; après la hénéiliction, nous vous donnerons un avis important, et tout se terminera |)ar un dernier cantique. »

iM. On entonne : Esprit-Saint, etc., et le sermon commence. (Voir n'^ VMM*, ou lIWi. ou un des nombreux sermons qu'on trouvera A l'article des fêtes de la Sainte Vierge.) Après le sermon, un cantique j\ la Sainte Vierge, pendant Iequ<'l tous les cierges sont allimiés; et l'on achève, s'il y a lieu, le placement autour du trône, comme il a été dit plus haut. Il convient que .M. le Curé de la |iar<)isse fasse lui-même la consécrittion de son troupeau A la Sainte Vierge, en (d)servant «l'être très bref. S'il s'v refusait, on |ioin'rait faire lire la consécraliiui suivante, à im enfant tout jeune, petit garçon ou pclitr tille, pourvu qu'il lût fl'uue famille honnête et chrétienne. <pj'il eut une vnix claire et nette, capable d'être entendue de toute l'église, et (pi'il sût lire sans hésiter et avec intelligence.

Dans le cas où l'on ne rencontrerait aucun enfant dans ces conditions, un des missionnaires ferait lui-même la consécration du haut de la chaire, eu s'approprianl les pensées de la consécration suivante, et n'oubliant pas d'offrir à Marie, les enfants, les jeunes gens, les parents, les vieillards, les pécheurs, le pasteur de la paroisse et. en dernier lieu, les missionnaires eux-mêmes avec toutes leurs paroles et tout leur ministère, mais tout cela fort brièvement.

iSi. Co<i%écration à oi Sainte Vierge. - Sain > ' " '^'i'*re. souf-

frez qu'au nom de tous ^>>.< (-nranu At de. 10114 les ' le vii-nne

me jeter à vos pieds et ^ ....

à voiie service el à ci guidez nos premiers p£- .

avons retrouvée dans ^oace de ldans le péclié mortel ; écartez de nui..> juurs les mauvaises compagnies.

Nous vous consacrons toute la jeunesse de la paroisse. C'est le temps ae» ^rag" des périls; dui^nez en préserver tous les jeunes gens el toHU-s les jeunes personf • fuissent ils tous, à votre exemple, vivre dan<i la pureté, par laquelle seule on peut vous plaire el mériter votre protection 1 0 Marie, ne souffrez pas qu'ils s'égarent et qu'ils appellent par leurs fautes, sur leur avenir, la colère de votre Fils el toutes sortes de maux.

Nous vous consacrons nos parents; nous savons qu'après Dieu nous leur devons la vie, les soins les plus constants et les plus dévoués. Comraenl pouvons-nous reconnaître tous les bienfaits de notre père et de notre mère, sinon en vous priant de les bénir? 0 Marie, rendez-leur au centuple tout ce qu'ils ont fait pour nous : gardez les nous de longues années; quel serait notre malheur, si nous venions à les perdre, et sans eux que pournons-nous devenir?

Mais, ô Marie, en nous les gardant, donniz-leur l'amitié de Dieu ; notre malheur serait plus grand encore, si nos parents vivaient dans le péctié, s'ils oubliaient leurs devoirs de ctirétiens, s'iU résistaient à la grande grâce de la mission : nout ne pourrions peut-être jamais les voir au ciel, et nous serions éternellement séparés d'eux.

0 Marie, convertissez les pécheurs; sans votre secours ils vivront malheureux, poursuivis par te remords; par une vie misérable, ils se prépareront une mort plus misérable encore. Si la mission ne les touche pas, qu'est-ce qui pourra les convertir? Souvenez-vous des larmes qu'ils vous ont coulées, du sang que Jésus Chrisl a versé pour eux! 0 vous, qui êtes l'Espérance des désespérés, ne l-^s abandonnez pas; convertissez les et que tous, unis dans un même amour de votre Fils, nous puissions vivre heureux sur celle terre el vous voir un jour tous ensemble avec nos parents dans le ciel 1 Ainsi soil-il!

2.'i3. La consécration achevée, on chante encore un couplet à la Sainte Vierge: puis la bénédiction du Saint-Sacrement. En général, ce joiir-lA, la foule n'est pas pressée <le se retirer ; on peut donc donner, après la bénédiction, les avis importants indiqués aux n. 404 et 405, mais il faudrait les donner avant, si on prévoyait que les hommes s'en iront.

254. C'otiHécratloii À lu Sainte Fterge dans une retraite de con{créKali4»n ou de pensionnat. Les enfants de Marie, les sœurs du IlosHire, ou toutes les pensionnaires se munissent d'un cierge; elles

(ÏONSKCRATION À MARIE 81

se revMent d'un vMemonI hianc, ou <lii moins prennent un voile ; et après le sermon sur la Sainte Vierge, au chant d'un cantique, elles alliunent leur cierge et se motlont en procession ilans l'éçlise. On a eii soin, au préalable, de les placer près de la table île communion; elles descendent donc lentement, ou sur deux liles, dont chacune se <lirige vers le fond de l'église, par une lies basses nefs, ou sur une seule tile, par l'allée du milieu de l'église, afin de remonter aussi par là.

Au retour, elles se dirigent vers l'autel de la Vierge, ou mieux vers la table de communion, près de laquelle on a eu soin d'ériger un trône à la Vierge ; et plusieurs ù la fois, elles disent «l'une voix haute et intelligible ; Marie, vous êtes ma Mère, je serai toujours votre enfant. On a eu soin, la veille, de leur apprendre cette formide, et on les aide à la répéter. On interrompt le ranticpie pendant quelques instants, lorsque les premières rangées prononcent leur consécratifui; mais si la cérémonie est un peu longue, on ne larde pas à reprendre le chant.

255. Communions {générales. Quelques missionnaires ne font jamais faire de communions générales ; ils craignent qu'elles ne pressent trop certaines Aines, neu sérieusement disposées de recevoir l'absolution, pour conuiiimier avec les autres. C'est là, en effet, un inconvénient ; mais il n'est pas clair que ces âmes fussent mieux disposées plus tard ; et rien n'oblige à les admettre à la communion générale : on peut leur lais.ser, si leurs dispositions sont vraiment douteuses, le temps de venir ehcore à ([uelques instructions et de réllé<hir.

25<3. Les communions générales ont de vrais avantages, qui nous paraissent trani'her la question en leur faveur ; elles amènent de bonne heure au confessionnal une |»artie «le la population, ce qui permet de donner ensuite à toutes les autres âmes les soins nécessaires. Si on ne place pas la communion générale des femmes [dusieurs jours avant la fin de la mission, on n'a rien à faire dans les premiei^s jours, et on est écrasé à la fin. La retraite sjiéciale pour les hommes devient pres<pie impossible; et. si elle a lieu, les femmes ne peuvent plus entendre les instructions pour se préparer à l'absolution, car un grand nombre sont empêchées d'y venir le matin. (Voir no :i82.)

Pour la même raison, dans les paroisses nombreuses, une communion générale des jeunes personnes peut se faire utilement deux jours avant celle des femmes; on a plus de temps, par là, pour réconcilier les unes et les autres et plu.s de facilité pour leur donner des avis spéciaux, soit au saint tribunal, soit en chaire. Il est d'ailleurs fort difficile que toutes les femmes puissent quitter les mai.sons et les enfants pour se réconcilier et rimimiinier en même temps. Il faut, toutefois, une grande prudence pour iiniiMn rr soit les communions générales, soit les réunions spéciales des III' ! ' ' Miille et des jeunes personnes.

< ' à tout prix de faire dire, ou même penser, que les mission-

n.iiit ., -m;. . nj ••' ' des femmes. La femme a péché la première, disait

dans ces cii •< un missionnaire, (pi'elle fasse, la première, péni-

tence. Four i . ...,■. .1-, nous rappellerons à toutes les mères leurs flevoirs, tel jour; aux jeunes personnes, tel jour. 0"C pas une ne manque. Dans le même but, on pourrait aussi dire que les vieillards ou les hommes iniirmeii, nui ne peuvent venir au sermon le soir, sont toujours admis aux réunions «les finiiiMs Nous jiarlerons plus loin des instructions A donner soit aux mes, soit aux l'euimes. (Voir n" \\\)\ et 1481.) 'ommunion générale des jeunes perscumes se fait séparément -■ ■ des mères de famille, et qu'on veuille enrôler les unes et les autres ■ i H.v piclques confréries, on le fait immédiatement après les avis qui suivent la communion ; mais si la paroisse était peu nombreuse et qu'on ne fil qu'une communion générale pour les femmes et les jeunes pei"sonnes. ou enrôlerait les mères le malin, et les jeunes personnes le soir après les v.pres (Voir n» 45() et suivants.)

I.:t I ommunion générale nous parait plus importante en ir les

liMiniii.'s ; cl comme c'est le resjject humnin qui les arrête le , t»t. il

laul tréquemment, dans les joui"« qui li précèdent, leur donner a entendre

aï EXERÔICKS OEDINAIUi:^^

«juollc sera nombreuse. Ceux qui édmppcronl à la KriVce de la mission, leur (lil-on, seront rares lommo les épis <pii écha|»penl à la faux du moissonneur. (Voir les avis à leur donner, la veille, n"s .iGO, Mii.)

irw. Les eomuKmions générales se plurent à une hoiu'e assez matinale ; les lidéles n'aiment guère rester longtemps i\ jeun. Il Tant cependant que les iru'res de famille aient le temps de soccuper auparavant de leurs enfants cl de leurs maisons. Les hommes sont libres de meilleure heure.

(Ju'on donne aux messes «le communions générales toute la solennité possible. Qu'on n'épargne ni ornements, ni guirlanries, ni luminaire, ni chants. Au jour de leur communion générale, on place les hommes dans la nef; si elle nesulïisait pas, on en admettrait dans le chœiu* un certain nouibre, <pii communieraient à l'autel, et on les guiderait pour qu'ils s'y présentassent avec ordre. (]cux qui resteraient dans la nef suivraient, comme les femmes, l'ordre indi(]ué dans les avis n" 4:^5.

259. (le serait une consolation et une édification pour les femmes d'assister à la communion générale des hommes. Qu'on évite, toutefois, dans les jtaroisses inililTérentes, d'annoncer (pic cela lem- sera permis; cpielques hommes pourraient y trouver un prétexte pour ne pas faire leur mission. Mais avec cette précaution, on peut admettre les femmes dans une chapelle, ou dans les tribunes.

mO. Au commencement de la messe, chants. L'instruction (voir n» 1445) se fait à l'Kvangile ou même à l'EpItre, si c'est un dimanche et que tous les lidèles ne soient pas arrivés. Ils arrivent pendant l'instruction, et on les prévient après l'instruction rpi'ils sont à temps de bien entendre la messe. Les avis précèdent l'inslruction. (Voir n'>s 424 et 4G;<.)

2<JI. Après le Pater, on récite les actes avant la communion, tels qu'on les trouve dans le catéchisme du diocèse. Pendant toute la durée de la communion, chants de cantiiiues. Aussitôt après la communion, les actes, tels qu'ils se trouvent dans le catéchisme, ayant soin de les entremêler d'un Pater et d'un Ave Maria. Le missionnaire pourrait aussi faire lui-même ces actes du haut de la chaire, en invitant les fidèles à les produire de tout cœur en même temps, et en ayant soin de tout terminer avec la messe, il est bien plus nécessaire, en effet, de se réserver du temps pour les avis à donner soit aux hommes, soit aux femmes, après la communion. (Voir, pour les hommes, n" 44J5 et, pour les femmes, n» 429 et suivants.)

2tj2. On termine par la bénédii-lion du Saint-Sacrement, ou par le chant d'un cantique, ou par une courte |)rière, et, s'il y a lieu, par l'inscription des noms dans le registre de quelque confrérie pieuse. (Voir ce qui a été dit à ce sujet, no 449 et suivants, et 473 à 47G.)

2(33. On neut ordinairement, sans diUiculté, fixer à un autre jour que le dimanche, la cohimunion générale des jeunes personnes et des femmes ; et, dans ce cas, on les convo(|ue à l'église dans 1 après-mi<li, afin de les faire prier ensemble et de donner aux mères de famille un règlement de vie, (pi'on les invile i\ lire tous les dimanches. On peut à cette réunion développer certains points de morale qu'on aurait trop abrégés le matin, comme les moyens de persévérance, la sanctification des actions ordinaires, etc. (Voir ces sujets traités plus loin, n"* 1474 et 1534.)

204. La meitse Hulennelle pour les défauts. (Voir les avis n. 455.) Qu'on n'oublie personne dans les missions; les populations sont heureuses de voir qu'on s'intéresse à tout ce qui les touche. Du reste, quoi de plus utile que de leur rappeler leurs obligations envers leurs défunts, et que de faire prier pour la <lélivrance des Ames du purgatoire I Dans certaines paroisses indifférentes, mais ayant conservé pourtant encore le culte des morts, on pourrait placer ce service solennel dans la première semaine de la mission ; et dans ce cas, on annoncerait ce même jour, pour le soir, d'autres prières pour les <léfunts, afin que ceux <pii ne peuvent pas assister à la messe ne restent pas étrangers à raccomplissement de ce devoir.

Le soir donc de ce même jour, on laisserait le catafalque dressé et les tentures noires, et on chanterait le Miserere à la place du cantique ; puis on réciterait quelques prières pour les défunts, cinq Pater et cinq Ave par exemple. Dans l'instruction, après avoir félicité les fidèles de l'empressement

CHEMIN* DE La croix 83

qu'ils onl mis à prier pour iosilélunU, on les exhorte à ne pas It's oublier et ft penser sérieuseuient qu'un jour ils auront besoin «lu ni(>me serviee, car la I loehe. La mort fait le sujet ilu sermon, que l'on termine en pressant

•iirs de flenuinder fie bonne heure les sacrements, quand ils seront ni;ilailo-. et d'avoir chacun un ami avec lequel ils se promettent de s'avertir A temps du dan;.'or de mort, l/absoute solennelle remplace, à la fin de l'exercice, la bénédiction du Saint-Sacrement.

2(Jv). Toutcf(»is il arrive assez facilement aujourd'hui que la pensée qu'on prie à l'église pour les défunts, n'est pas suffisante pour y amener des indifférents, l'ne conférence obtient plus sùrenient ce résultat dans une paroisse, où la foi est peu vive. Souvent donc on placera plus utilement cette messe solennelle le lendemain delà communion générale des femmes. On obtiendra ainsi une assistance considérable, et on procurera aux Ames du purgatoire le fruit d'un certain nombre de communions. De plus quelques hommes. :\ l'issue «le la messe, pourront déjà se réconcilier.

Hm. Mais ipiel que soit le jour où l'on fixe le service pour les défunts, on doit la veille, l'annoncer |»ar ime sonnerie aussi solennelle que possible; «pion couvre l'autel de tentures noires et le catafalque du drap mortuaire le plus riche. La messe sera chantée et le sermon aura lieu après l'Kvangile. si tout le monde est arrivé ; sinon, avant l'absoute. (Voir le sermon pour les Ames du purgatoire, n. 11%.)

2«i7. Chemin de la Croix prêché. — On a soin de l'annoncer d'avance, «l'en faire coni[)ren(lrc aux lidèles l'importance et de leur dire clairement que ce ne sera pas un chemin de croix ordinaire, mais qu'à chaque station un des missiimnaires prêchera. « Le fruit principal que doivent recueillir nos Pères de leui-s stations «lu (larème et «le leiu's missions, c'est «le laisser, après eux. le chemin de la croix en honneur parmi les fidèles, écrivait saint Léonanl de Port-Maurice. Pour cela, il faudra avoir soin de le faire la première fois, avec toute la solennité possible ; ce «pii relève merveilleusement la cérémonie, c'est de faire une courte allocution à chaque station, ou, si pas A toutes, «lu moins à la douzième, où l'on retiendra les fidèles un peu plus bingtemps. pour leur faire bien peser le sens de ces paroles; t'/i Dieu fisf inoi-t /tfjitr moi.

•• .\tin «le propiiger plus sûrement la pratique du chemin de la croix, il est bon de le «lonner pour pénitence sacramentelle. C'est en effet un des remèdes les plus efficaces, il guérit et préserve tout ^ la fois. C'est pounpioi, le front «lans la poussière, je conjure par les entrailles de Jésu-s-t-'hi-ist nos vénérables pasteiu's de ne pas frustrer leurs ouailles «l'un si grand trésor. Prenez sur vous d'instruire tous les fiilèlea. surtout le pauvre peuple, de la dévotion «lu chemin de la croix, en leur enseignant en quoi consiste ce saint exercice, combien il est excellent, avantageux, facile; quel profit ils en peuvent retirer, pour eux-mêmes et pour les autres, pour les vivants et poiu' les morts. Totis le» jours, j'ai eu l'occasion «le constater que lA où cette sainte pratique a été mise en vigueur, on a remarqué aussit«H une amélioration très notable dans It'S MKPiirs (1). »

!.*• <ainl missionnaire mellnil en pratique ce qu'il reeommandait aux autres. Il .liLra de son vivant cinq cent 8oixante-d«)uze chemins de la cmix. Heureux !<• iiti^sii>iinaire«pii. A l'exemple de ce gran«l serviteur «le Dieu, laissera ajirès lui, «lans les (taniisscs et «ians les communautés, l'habitude de faire lré«piemment le «•bemiii de la cntix ! Dans ce but. on pourrait c«)nseiller aux pasteurs de le faire lire en publi«' par«pielque pers«jnne pieuse, A une heure détf ■••■■'née, tous les ven<lre«lis. et une lois jiar m«>is, le dimanche après les n C'c«;t ce «pie recommanfle le P. Macli. (V«»ir le «hemin «le croix pr

Il l-".Hi.)

HiH. Béuédictlon de« objet* de piété et des f«4'»iiiiiiilr(>M.

— Il importe qu'A la suite de la mission les gravures ini

reMitiIiii'i'S (l:ii]>s lipiiti'S li's r.iillillr»; li.il' ilo. vijiii-; f rli ii'M\

tri , ■',■'■■■• -'>•■-., I . • ■ ' ■ .

menls de la maison des crucifix et de saintes iinagest, d eu faille i*<»i'lef 4 ,1} S. Léooard, Exhortations aux pastturt du dmet, fu^m.

SI i;\KU( .11 .!•,>- h.v i UAUiu'i.NAïuhS

liianiii'cl»' k'urs enfants, de coiidre «les inétiaillos iliins les vêlements de leurs maris (1).

On lait coniprendre en nii"^rne temps les avantages des scapulaircs, surtout du soni)ulaire noir et du scajudaire bleu; ce dernier est le plus riche en indiil^'ences ; ceux (|ui en sont rev^diis et r»'M:ilent six Pater, six Are, six (ilorid, étant en «Hat de j^rAce, gagnent un grand nombre d'indidgenees pb'nières. On annon-e ces bénédii^tions assez à temps pour que les tiilèles jiuissent se procurer ees objets. (Voir Aris n. M'i.)

2G!>. On reçoit du se.apulaire les femmes aux vôpres de leur coinunnnon générale, alin qu'elles puissent gagner les indulgences, et les hommes, à la messe mente <le leur ecuiimunion générale : le soir de la i.dôture, ils seraient exposés par respect Innnain à ne pas se présenter avec les fenmies. Il sera bon, toutefois, de renr)uveler la cérémonie de réception, pour les ims et les autres, le soir de la clôture, pour un certain nombre île personnes (pii n'auraient pu y prendre part les premières fois. La bénédiction des objets de piété tievra aussi être faite deux fois: la première ajirés les vêpres. le jour de la comnuinion générale des femmes, ou le jour de la clôture, après la messe à laiiuclle les femmes assistent ; la seconde, après rciercicc de clôture.

270. Clôture de la mission. — Si une processitm doit avoir lieu, on suit l'ordro indiqué ci-dessous n. Tl'.\ (il. Sinon, après les vêpres qu'on abrège, le missionnaire l'ail le sermon de clôture qui peut traiter de Notre- Dame de la Salelte et de ses enseignements, (voir n- iri'W,) de la persévérance et des moyens de se préserver de la rechute, (voir n. lj'3i.) du ciel et des moyens de le mériter (voir n» 1177). Au lieu de faire un sermon en celte circonstance, il serait meilleur de récapituler les avis les plus importants, comme le recommande le P. Mach. (voir n» 320 ; 277; 321; 410 ; 417.) .Ma fln, le missionnaire termine ainsi :

J'ai fini, mes Frères, et cette instruction est la dernière de la mission. Tout passe sur celte terre : les voici écoulés les jours Je consolation et de grâce que nous avions à vous consacrer. Il faut donc dire à tous adieu I Adieu, mes chers petits enfants, vous nous avez tiien consolés par voire empressement à venir au catéctiisme, à faire de bonne heure vos confessions, ;\ répéter les refrains des cantiques; continuez à vous rendre avec bontieur k l'église et à y bien prier • obéissez bien à vos bons parents, respectez-les comme tenant pour vous la place de Dieu et évitez le péché et les mauvaises compagnies.

Adieu, chère jeunesse, que nous avons vue si ardente à chanter les louanges de Dieu el à prnruer des grâces de la mission; en vous disant adieu, avec un grand désir de vous Voir persévérer, nous vous conjurons pour l'amour de votre âme, de fuir les mauvaises occasions el de vous approcher souvent des sacrements I

Adieu, parents chrétiens, vous avez donné à vos enfants de saints exemples, qu'ils n'oublieront jamais : continuez toujours ainsi; nous comptons sur vous pour écarter l'enfance el la jeunesse des dangers, qui pourraient les perdre. Désormais ces chers enfants, ces jeunes gens, ces jeunes personnes, fidèles à nos recommandations, vous obéiront et vous respecteront; de grâce, écariez-les du péril i

Adieu, vieillards qui touchez au terme de votre carrière. Je demande à Dieu que vous voyiez encore une autre mission; mais soyez prêts, et fuyant le péché, assurezvous cette vie qui dure toujours!

Adieu, justes, et vous l'êtes tous, j'aime à le penser ; devenez plus justes encore, et vous serez notre couronne dans le ciel I

Adieu, pécheurs, il en reste peut-être encore! Ah I mon Dieu, que ne nous a-t-il été donné de les convertir tous! Mais en les quittant, nous prierons pour eux, afin que, touciiés de la grâce, ils viennent bientôt se jeter aux pieds de leur pasleur, qui les accueillera avec la tendresse du père du prodigue l

Adieu, prêtres vénérés, à qui est confié le soin de ces chères Ames, nous n'oabi erons pas votre charité envers les pauvres ouvriers, que vous avez daigné appeler à travailler à votre vigne ; et nous emportons l'espérance que vos paroissiens, qui vous doivent la grâce de la mission, se montreront dociles à vos conseils, el qu'un jour, pasteur et troupeau, nous vous retrouverons au ciel!

Oui, mes Frères, si nous vivons chrétiennement el si nous gardons l'amitié de Notre-

(t) Une image de N.-S. soufTrant fut comme un glaive, qui perçA le cœur de sainte Thérèse. Elle Tomba à genoux, fondant en larmes, et demanda la grâce de ne plus pécher et de souffrir haiii- 1 ;irni>ur de Dieu. Elle fut exaucée.

I^i) Voir sur la bénédiction du Souvenir de mission, le n« 277.

r, Miu.lCES EXTRAORDINAIRES 85

'^ 0 n est pas adieu " " levons nous dire en ce jour, mais au revoir; au

Sur celle terre •: i ce sérail avec bonheur que nous reviendrions

. Je vous, si la rro\ : ^ us y ramenait; mais la vie est courte ei le len-

< : n n'est assuré à personne ; au revoir, où donc l En paradis, où nous bénirons

1) . lies grandes grâces qu'il vous a faites et des consolations qu'il nous a données au

milieu de vous ; mais en altendani prions les uns pour les autres (et on annonce la neu-

vaine de persévérance^. (Voir i4rfs n* 447; 321.)

271. Les missionnaires évitent, autant que possible, les compliments faits

on public par le pasteur de la paroisse. S'ils sont obligés de les subir, souvent

il- i">urront se dispenser d'y répondre; cependant, dans certaines circons-

' 1 ■ s, il peut Mre convenable de le faire. .Mors le directeur de la mis-

li'ux mots, remercie le pasteur des paroles si bienveillantes adressées

-lunnaires. S'il leur a été donné de faire rpielque bien, ajoute-t-il.

est au pasteur, après Dieu, qu'en doit revenir toute la reconnaissance ; aussi

■ f peuple fidèle comprendra mieux encore tout ce qu'il doit de respect et

'•.<:tion à celui tpn par zèle pourson salut, lui a procuré le bienfait d'une

-!i>n ; et ces clières Ames seront duciles à suivre ses conseils. Dans nos

|: ics nous demanderons pour elles cette grAce : et nous vous conjurons,

M i^ieur le Curé, ainsi <pie tous vos paroissiens, aujourd'hui fervents, ae prier

nous, ne forte cum aHia prœdicaverim ipse reprobus efficiar. — Sat

■I biberunt.

z'ii. Bénédiction apoMoIique. — Tous ceux qui se dévouent

au minislère des mi.^isions. Icraicnt bien de se pourvoir à Home de la faculté

de la donner à la lin des exercices : à celle faveur est attachée une indulgence

filénière: on explique d'avance au peuple les conditions à remplir telles qu'elcs sont formulées dans l'induit. .\ussil(jf après le sermon de clôture, avant Il licnédiclion du Saint-Sacrement, un des missionnaires rappelle les principaux motifs de contrition très brièvement ; après, il invite les fidèles à produire avec lui de tout cœur un acte de contrition ; puis il donne la bénédiction apostolique. (Voir le formulaire, no 3<»9.)

Saint Ligiiori voulait qu'à cette occasion on bénit les enfants, les jeimes gens, les pécbetn*s, etc., avec un mot pour chamie classe de personnes; il voulait qu on ajout At : Je bénis vos yetix, vos oreilles, etc., afin de les préserver de tout péché. Si on n'avait pas le pouvoir de donner la bénédiction apo.si.ilique, on pourrait bénir les fiflèles avec la formule ordinaire : lienedirtio hei omnipofenfis Patrù et Filii et Spirifus Snnrti desrendnt super vos et ituiKfitt ^v^m/zcr. Toutefois, si les adieux ont été faits de la manière ci-des.sus i[i(liqii.r. il tst mieux de s'en contenter. Suivent la bénédiction du Saint-Sacrcmenl et le chant du Te Deum, et enfin la bénédiction des objets de piété et dos scapulaircs.

.\rticle h. — Cérémonies utiles, mais que l'on peut jtlus farilement omettre.

-~,'.\. ProceMSions. — Kn voyant l'usage fréquent que les grands mis-

- i iiitires en ont fait, il nous a semblé qu'aujourd'hui on se prive d'un vrai

Il il<' succès, en les m'irliL-'iMiil dans les paroisses où elles ne sont point

Si la mission i lu'à l'église, ceux qui n'y vont jamais peu-

idre de vue. '!■ --i les enfants et les temmes ilevaient seuls

irt h ime procession, elle ne serait pas de nature à donner une

r de la mi-ssion, et il vaudrait peul-èire mieux l'omettre. Mais au

Il d une mission, et siu'tout à la ckilure, une procession où Van sérail

i avoir un bon nombre d'hommes, produirait une heureuse impre.«»sion

Mil- les indilTérents.

on prèviciidrnit d'avance |f«! membres des diverses confréries de se revêtir

'i<\ I^a proccîssion se mettrait en route, dès et que le niissionnaire aurait indiqué lor-

■ ipicl iloiMIll ' ...... ,,,|p

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