‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 182 sur 416 · XIII. — Prédication et couieMsiun · texte numérisé non relu

XIII. — Prédication et couieMsiun

1748. Si on avait omis ces deux sujets dans la conférence précédenle, on pourrait les unir dans une conférence spéciale, en prenant nour eiorde ces paroles de saint Liguori : « Si tous les prédicateurs et tous les confesseurs remplissaient leurs obligations comme ils le devraient, tout le monde serait

saint Bernard au duc d'Aquitaine, pour les adjurer de se convertir. — Il n'acceptait aucun présent; un de ses paroissiens (it un jour à son insu descendre dans sa cave un tonneau de vin; mais un le trouva plusieurs années après intact et couvert de toiles d'araignée; Fourier ne bavait que de l'eau depuis son enfance. Pour être prêt A voler la nuil, comme le bon pasteur, partout où on l'appelait, il couctiail sur un banc large d'un pied et demi, et quelquefois il passait des nuits entières en contemplation.

Il assemblait les pauvres deux fois par semaine et leur donnait du pain pour trois jours. Il visitait oulie cela les pauvres tionteux, et les assistait, li faisait acheter la plus belle viande de boucherie pour les malades de sa paroisse et leur fournissait non seulement le nécessaire, mais même l'agréable, leur donnant les meilleures confitures qu'il pût trouver.

Au bout de quelques années, Hattaincoart fat renouvelé ; les sacrements étaient fréquentés; les offices, suivis et exécutés d'une manière admirable. Plusieurs jeûnaient tous les vendredis et samedis; des époux vivaient comme frère et sœur; un grand nombre portait le cilice, et on venait des environs dans ce pays jadis re louté, pour s'édifier au spectacle de la fui qui y régnait. L'évéque de Metz disait que s'il avait eu cinq hommes comme Fourier, son diocèse aurait été un des plus florissants de l'Eglise.

(b) Saint Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence, qui avait un diocèse si vaste, qu'il demanda k l'empereur d'obtenir du Saint Siège qu'il fût divisé en plusieurs, avait cependant la liste de tous les ciercs vicieux, de tous les concubinaircs, de tous les époux séparés, des joueurs et des usuriers de profession, afin de pouvoir les reprendre en temps et lieu; et un curé ne pourrait pas tenir son registre de l'état des âmes, comme le vent le Rituelî

(c) Dans ses visites pastorales, saint Ouen, archevêque de Rouen, allait non seulement dans les villes, les villages et les châteaux, mais encore dans les hameaux et les fermes les plus éloignées, afin de connaître son peuple, de montrer aux plus ignorants les voies du salut, de retirer du désordre les plus grands pécheurs, et d'assister ceux qui étaient dans le besoin.

(1) Saint llilarian, prêtre du Rooergue, exerçait avec zèle son ministère au temps de Charleroagne, malgré les périls que lui créaient les incursions des Sarrasins. Sa mère qui vivait avec lui, lui dit un jour: « Dans vos courses après les âmes, vous finirez par laisser votre té'.e. — Ma mère, répondit-il avec enjouement, s'il m'arrive d'y perdre la tête, je vous la rapporterai. » El il continua. Effectivement les Sarrasins lui coupèrent la tête, et llilarian. apr^s l'avoir lavée dans une fontaine, la rapporta à sa mère.

Ne nous laiisi.ns pas arrêter dans les œuvres de zèle par les considérations humaines. Allons jusqu'au martyr, sauf à rapporter après notre léie, s'il le faut.

(2^ Dans an concile assemblé par saint Cyprien, fut excommunié un fidèle, après la mon duquel on défendit d'offrir l'oblation pour le repos de son âme et de faire aucune prière dans l'Eglise pour son soulagement, parce que, contrairement aux canons, il avait instilué un prêtre Juteur de ses enfants. « Celui-là, disent les évêques, ne mérite pas d'être nommé à l'autel de Dieu dans la prière des prêtres, qui a voulu détourner les ministres du Seigneur et les embarrasser du soin des affaires temporelles, tout à fait éloigné de leur profession. »

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Sanclifié. Les mauvais prédicateurs et les mauvais confesseurs ruinent le monde ; et par mauvais jenlends «eux ij^ui ne remplissent pas convenablement leurs devoirs. » On parcourrait ensuite les points les plus prafiqifï^ des chapitres il et 111 du tome 1 de ce livre.

On pourrait même faire une conférence d'abord sur la prédication en suivant le chapitre II, et une autre sur la confession, en commençant par ces paroles de saint Liguori : Kn prêchant on, etc.. n. 1745.

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