‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 183 sur 416 · XIV. — Quelques vertUM du prêtre · texte numérisé non relu

XIV. — Quelques vertUM du prêtre

17i".>. On pourrait faire une conférence particulière sur ce sujet. I. Wrf us envers les supérieurs. Respect et obéissance. 1" Respect. — Promit fis mihi et successoribus meis reverentiam et obelientiamf — Promifto. Donc respect : Qui vos spernit me spernit. Aujoiir-

• l'hiii la lecture des journaux apprend à tout critiquer ; et le prêtre, nouvel \ - lion, travaille parfois à démolir l'autorité de son père et à lui enlever

•lion de ses autres enfants. A qui le comparer, sinon i\ cet instrument ix inventé pour séparer la tète du corps ? Faut-il s'étonner après cela tus une paroisse on n'entend que critiquer et murmurer contre un pasleur : Per quip peccaverit homo per hœv et torquetur. Rp<?peri donc aux évêques. aux vicaires généraux, en action et en parole.

• ' lietéde déchirer un absent qui ne peut se défendre ? Et si cet absent

lue qui souvent aurait tant à révéler sur le compte de ceux qui t ! Aussi les bons prêtres ne se permettent pas de critiquer leurs - .. Nous déplorons l'esprit «l'indépendance, de rébellion, qui ruine

f)renons garde de le subir et de le répandre nous-mêmes. Souvee ce que nous enseignons aux enfants en leur cxpli({uant le quaui'! ludemenl.

i >'. — Filii sapientiœ eccleaia justorum et natio illorum

< ' I '-/ dilectio. (E«;cl. iu. 1.) Vous êtes les fils de la divine sagesse,

l'asseniblée des justes, votre race est celle de l'obéissance et de la ...Ml I''' ■'■'■^ donne tant que nous ne pouvons rien lui refuser, pas Mx-nii' II' volonté. I) Nous devons obéir, nous sommes crea/ure»-,

•■t ■y]''\\-' ... .1 droit de se soustraire au gouvernement de Dieu ? Si

.il, (lue deviendrait la terre? Si les astres s'entrechoquaient,

, >ji 11', 1 une dans l'univers. 2) Nous sommes les serviteurs fie Dieu,

iiDiis lui devons donc l'obéissance ; car le servir, c'est régner. 3). .Nous

s.iimncs les enfants de Dieu, Que devient la famille sans la soumission à

relui iiui II :.'.)uverne? 4^ .Nous soin mes />^cAeurjf; et comme pénitents nous

.I.v.R- [,ii- /.le de la justice détruire la place où s'est commis le crime de

On coupe la tète aux princes coupables, parfois on rase

> chAteaux forts: ainsi faut-il retrancher la propre volonté,

. . >-i la lèlo qui a commis le péché, c'est la force qui l'a exécuté, elle est le

riiiii:c de toutes nos passions rebelles. 5) Nous sommes disciples «le Jésiis-

t.liiisl: Qui non odit animam suam, non itotest métis esse disripulus.

I.lu'lions, en effet, les exemples île .N'olre-.Seiuneur... (i) Nous sommes les

soldats >\ " ' ■ levient iiii' îplinée?

7) La <: I la riiiti' ruine de nos premiers

1 ■ ' ' cell»; -M- Il s.i. i.ii' actuelle. Depuis ipie les

liés A l'exclusion «les droits de Dieu, que s (.1 ...... ^. . ii-de à cet esprit de révolte qui se répand

|iii ne trouve i ut qu'il ne foule aux pieds, ou qu'il ne dé-

Ni 'irf. — Voir n. l<>2i à la lin. .Vussi a-t-on vu dû

s^iin; , -, -•■ grand mérite renoncer aux charges honorables

.|ii ils ... . iip iHiit, pour lairc à Dieu le sacrîtice de tous le plus grand, celui

• If i.";l 1. ..;. .■ \..!..nl.v

17 iir et d'esprit, au -

.1. - "i-ieurs, des avis jf-

des a\i» parliculiei-s qu ils donnent pour no» »4u.lfs cl lutiiu n ut <lans la piété. .N'entrcprcoons rien qu'ils ne rappruineut. sou-

7i0 SlîIlMOîiS POUR LEâ RCCLKSlASTlC'UfiS

mettons nnlrc ftino tout entière à leur direction, <le telle sorte qu'en sortant nous avons désappris A nous conduire nous-int-mcs et que nous sentions le besoin"d'(d)éir, dt'-lre dirigés. Nous en avons aujourd'ijui un pressant besoin pour ne pas nous égarer. Ce. besoin ne sera pas moins grand, quand nous serons au milieu des périls du monde.

l'eul-on penser sans efTroi A un jeune homme de 25 ans, qui porte sur ses épaides le fardeau du sacerdoce et avec cela le soin de conduire les âmes au ciel et (jiii serait seul, ne prenant pas la peine de chercher im directeur vertueux et soucieux de le faire avancer dans la vertu, ni d'entretenir des rapports avec son directeur de séminaire. Ah ! il ne remportera pas la victoire. Jamais un soldat sans chef ne le flt; il n'aboutira pas au port, il hii manque un pilote. L'infortuné ! dans sa jirésomption, il fait ce que le l'ape lui-même ne ferait pas, tout en gouvernant l'église.

Il se soumet à un guide insensé celui qui se conduit lui-même, il tombera rl.ins la fosse. Intolerabilis est siiperhiœ arffumenfiim e.ristimare se nullius egereconsilio. (S. Hasilej. 0"e dire de ceux qui, refusant la mission (pi'on leur donne pour une paroisse, se donnent à eux-mêmes mission pour une autre de leur goût, la recherchant par des voies détournées? Ils ne se laissen*. pas conduire par l'obéissance, mais par le caprice, leiu's intérêts ou leur ambition. Ouelle bénédiction de Dieu peuvent-ils attendre pour leurs travaux ? Tout ce qui procède de notre stérile volonté propre n'a que peu ou point lie bons résultats, dit saint IJguori. Aussi saint Hernard dit-il: (iraiide mahim propria voltoitas qitd fit uthona tua tibi fuma non sint.

Uuelle situation que celle des supérieurs ecclésiasliciues ! Ohfdite prœpositis x'estris et sKÙjarete eis. Ipsi enim pervigilunf (/iiasi rationem pro animnbus vestris reddituri, ut cum gaiidio hoc faciant. Hélas ! quelle joie peuvent-ils avoir, quand ils rencontrent rébellion et insoumission? Ne rien demander, ne rien refuser ; telle doit être la règle d'un saint prêtre.

Saint Liguori parlant pour tous les prêtres, même pour ceux qui sont âgés j»ar conséquent, dit : o Si nous voulons cheminer dans la voie de la perfection, il faut au moins .soumettre notre volonté, non seulement à l'obéissance d'un supérieur, mais encore k la direction d'un père s[tirituel, (jui nous guide dans dans nos exercices de piété, et même dans les affaires temporelles de quelque importance qui ont trait au bien de l'Ame. »

Kt s'il faut obéir à un directeur, n'est-il pas [dus urgent encore d'obéir aux statuts du diocèse, de les connaître, de les relire souvent et d'en faire la règle ' «le sa conduite ? U"i ne sait qu'ils renferment de véritables lois, obligeant snb grm^i en matière grave, et qu'on peut se perdre en les ignorant, ou en les transgressant ? Ne serait-il pas même bon de consulter son évêque dans tous les cas difficiles, <lo le tenir au courant de ce qu'on entreprenrl pour le bien ! Ne faut-il pas qu'un diocèse soit une famille dont le père ait toute la confiance de ses enfants? Faut-il qu'un évêque ne reçoive point d'autres nouvelles de ses prêtres que celles qui lui percent le cœur? ut cum gaudio hoc faciant et non tanquam gementes.

Filii sapient iœ ecc/esia justorurn , et natio illorum obedientia et dilectio. l/obéissance est la preuve de l'amour, ut cognoscat mundus quia diligo... et s'icut mandatum dédit tnihi sic fado, surgite earnus. (Joa.n xiv. 31.)

1751. II. Envers le prochain. — Tout est dans la charité, v.no 26 et suivants jusqu'à 40. (Insister sur la laideur de la Jalousie à l'égard de ses confrères (1), sur les avantages des conversations pieuses avec eux, des conférences ecclésiastiques fréquentes sur la pratique du zèle et sur la théologie, des exercices spirituels faits avec euœ à des heures régulières, sur la monition fraternelle.)

(i) Le B. Conrad, qui d'abbé de Ctleaux devint cardinal évêque de Porto et légat du Pape en Langueduc, ayant rencontré un curé qui se plaignait de ce que les dominicains venaient confesser chez lui et gagner les bonnes grâces de ses paroissiens, lui demanda combien il avait de paroissiens. • Neuf mille, répondit le curé. — Homme téméraire, s'écria le légat, ne savez-voua pas qu'au Jugement de Dieu vous aurez à rendre compte de chacune de ces &mes? Pourquoi vous plaindre alors qu'on vienne vuus aider et alléger votre fardeau T > Et, le trouvant iniigae d'exercer le ministère, il le priva d« ses (ooctioos.

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