QUELQUES VEBTUS DU PRETRE
Tout est saint dans le prt^lre. et séparé de l'usage commun, dit Ma»-
-' n : sa langue ne doit plus parler que des discours de Dieu, et les seules
;lilés la profanent, coniine les viandes communes souillent un vase
houceur imjierturbable avec les paroissiens, tout en étant ferme pour les
' ' " lilcment. Il faut que le prêtre se fasse aimer, et rien n'est plus
la <|ue la douceur et le dévouement. Ce fut là le secret des
'Hix de saint Fran«;ois de Sales auprès des hérétiques {{).
ous, dit Massillon, que l'autorité dont nous sommes revêtus
.^ n'est qu'une véritable servitude; notre autorité n'est pas
une •' domination, mais de travail, de sollicitude, de tendresse.
" 1 - qui nous sont confiés ont des droits bien plus rigoureux et
bien lus sur nous, que nous n'en avons sur eux-mêmes : ils ont le
'Ii'i' le nous, nos soins, notre temps, nos veilles, nos forces, notre
, notre vie même, s'il faut la sacrifler pour eux: et le seul droit que nous > sur eux. est de les édiOer par nos exemples, et de les conserver dans i;i ni >t lans la piété par nos instructions et par le secoure des sacrements 'Iniit ri''i=n ne nous conGo l'administration que pour eux. Le titre saint qui ii"iis If^ssus d'eux est le même qui nous assujettit A eux. Tout notre
s-'iil i - si d'être chargés de leur salut et d'en répondre au souve-
rain raslciii : ainsi nous en devons être plus humiliés et plus elTravés. que pitis fiers et plus glnrieux. 11 faut que nos peuples ne sentent notre autorité '.rnos soins et par notre tendresse pour eux. Ils doivent trouver en ptirs pères et leurs pasteurs, pour que nous avons droit de les regarder inls et nos brebis; l'humeur, la hauteur, la rudesse que nous lit la gros.siêrcté de leur éducation et la bassesse de leur état, de la sublimité de ces titres. Paraissons élevés au-dessus iiteté de nos mœurs : c'est elle seule qui assure l'élévation de
iiur eux des modèles de foi, de piété, de désintéressement, . •.. douceur et de patience, c'est la seule supériorité que nous i- montrer, qu'ils soient forcés d'estimer notre caractère : non do- 'I I liTts, seil forma facti i/regis e.v animo (i). »
lis aux autres I obligation de l'aumùne, nous en affranchi-
iii("rii(s ;' Hi niinccrions-nous à la sentence de bénédiction du
'.y mihi mandticare, etc. ? Ne devons-nous pas
iics eux-mêmes?
I e que l>ieu a établi pour le distributeur de sa parole, de ses
ses sacrements et même de son corps el de son sang, ne serait-il
que pour les bien.s temporels? Prodigue des biens de I>ieu, ne saurait-
:; di»nn(»r des stops? Pieu pîir vous, ô prêtres, se donne à tous et tou-
-< limites fie personnes el de temps? I>ieu
uremenLs, arque, increpa,publue et />er
npclle lulnirr. t.raimJriez-vous d'offrir et de prodiguer des biens
li n'ont do valeur qu'aulant qu'on les donne, quand pour les biens
' ■ lonomie ! Kevi: ' ' ^. rechenhez