V. Dericentur 'is, et qu'on
fjpnifurujndo. Le peupit' ii jue
{»rêtro ne devait foinpalir a ■ o ;
'■ir.-M ,1 ...1, 1,11. „ I i,i;ii-„' les fondations que Von deMiii.ui .i,ia (.mm..-., et
'S Ames pieuses encore aujourd'hui font passer par les mains du prêtre ce
fl) Saint Laurent Jastinien, devenu patriarche de Yeoiae, jamais oe se faisait attendre nnr »a f^uie. Il quitiait tout pour donner audience i ceux qui voulaient lui parler, saaa !e personnes ou de choses.
I tout le monde avec une doucear, une cbariti inaltérables. Chacun le regarm ange descendu du ciel pour consoler les hommes.
' -i^tnn de Thienne, ayant fini ses trois ans de supériorat à Ksplet* et se ren*
• là supérieur à sa place un religieux de grande vn c plaignait
i chargé d'un trop lourd fardeau. I>e saint lui dit : • ' > charge
.- .ai.,v a porter, si vous avei »oin de »on» faire iim»r rr. ' ••'" "••■
{i:i vous doivent obéissance. >
743 Sermons pour les ecclésiastiques
qu'elles destinent aux pauvres, persuadées que personne ne fera arriver leur aumône plus lidclenicnt cl plus prudemment. Devons-nous être moins charitables qu'elles, et ne joindrions-nous pas nos aumônes aux leurs ? et si, dans notre paroisse, personne n'a le souci des pauvres, n'est-ce pas nous, uasteurs, qui devons Mre leurs pères, leurs amis, leur ressource? Que de lois notre ministère nous met à même de voir les tristes réduits de la misère, d'entendre les cris, les sanglots, parfois les murmures des malheureux ! De touchants récits ont quelquefois attendri notre cu'ur. s'il n'est pas dur comme la pierre. Nous n'avons peut-être pas pu retenir nos larmes, comment retenir nos libéralités ? N'auriez-vous à donner à ceux qui souffrent que des paroles? (Certes, il ne faut pas négliger les exhortations et un bon conseil doit toujours accompagner l'aumône ; mais la dureté en fait perdre le fruit. On laisse dire : mais on maudit peut-être en secret un prédiraleur qui n'a que des paroles, surtout si on le sait riche, et ne se refusant rien. Au contraire, un cœur gagné par des bienfaits écoute avec plaisir, il obéit avec docilité. La réputation de prêtre charitable dispose à bien recevoir toui ce qui vient de lui ; celle d'avare ferme les cœui*s. On parfionne «le grands défauts à qui est généreux, et la dureté fait oublier de grandes vertus. N'oublions pas Notre-Seigneur : Misereor super iurbam, ni les .Vpôtres ni saint Paul en parlicidier, qui entreprend de longs voyages pour porter des aumônes aux fidèles d'.\sie. (i)
17")2. 111. Envers soi-même. — 1« La chasteté, voir plus haut n» 1724. Ne craignons pas de pousser trop loin la réserve avec les personnes d'un autre sexe. Le pharisien se scandalisa de voir une pécheresse en larmes aux pieds de Jésus, le monde d'aujoiu'd'hui n'est pas plus charitable : n'attendons pas qu'il excuse nos imprudences, quand il interprète mal même nos vertus. Il ne vous pardonne rien, il exagère tout. Curam habe de bono nomine.
Mais il faudrait avoir bien peu d'expérience, se connaître bien peu soimême, pour penser que, dans les conversations assidues avec les lemmes, on n'ait à craindre que pour sa réputation. Les Jérôme, les Basile, les Augustin, les Chrysostome, et tous les saints Docteurs n'ont rien tant recommandé aux clercs et aux religieux que l'éloigneinent de toute familiarité avec les personnes d'un autre sexe. L'Ecriture, Thistoire ecclésiastique, l'expérience de chaque jour sont là pour nous dire que les chutes scandaleuses viennent de celte dangereuse occasion. Le Sainl-Esprit dont la parole n'est que vérité a soin de nous en avertir. Omni homini noli intendere in specie. Ouel que soit le visage sur lequel elle s'étale, la beauté est toujours clangereuse et excite la convoitise. Pourquoi appliquer nos yeux à un si dangereux usaçe ! Et in medio mulierum noli cowmorari : de i->estimentis enim procedit tinea et a muliere iniqiiitas viri. La teigne nail des vêtements, et les égarements de l'homme de la familiarité avec les femmes. De même que la teigne ronge les vêtements, ainsi les passions qu'engendre la familiarité corrompent l'esprit et le cœur. Il faut visiter souvent les vêtements afin de les garantir de la teigne, et il faut bien garder son cœur pour le préserver des ravages des affections sensuelles et coupables. On connaît le mol de saint Jérôme : Femina if/nis, vir stunpa, diaoolus flabellum. C'est insensi- ''iMont que nail la teigne el qu'elle opère ses ravages ; ainsi la passion -<ndre presqu'à notre insu des rapports fréquents avec les personnes du qui sans s'en douter nous créent à nous-mêmes un péril. C'est dans leur <■ de nous offrir un danger. Les charbons lancent des étincelles, dit i..i...i Cyprien, le fer cn^'cndre la rouille, les aspics sifflent, millier fundit concupicenfiœ jiestilentium ; et il ajoute qu'il est plus dangereux d'écouter ses chants que les sifflements du basilic. Saint BasUe dit à son fils spirituel :
(1) J. C. lai-méme, tout matlre des cœurs qu'il était, ne disposa-t-il pas sur la montagne cette multiiude afTamée A reconnaître la divinité de sa mission et de sa doclrine, en la rassasiant d'un pain miraculeux? Les guérisons corporelles ne facililaienl-elles pas tous les jours i sa grâce la guérison des âmes dont il venait de délivrer les corps des infirmités qui les affligeaient? Ses bienfqils ne préparaient-ils pas toujours à ses instructions î Et sa parole divine ne fructifiait-elle pas en tous lieux, parce qu'il passait partout en faisant du bien 1 (Ma$$illon).