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DEUXIÈME DIMANCHE

«nnonct^e. Jésus a dit de lui : Je suis la vérité. L'Evangile c'est aussi la vente. L'ne femme dit à N. S. Fientns venter qui te portavit, etN. S. répondit : Qui/timu beati qui audiunt verbum Dei et custodiunt illud. vSaint Augustin nous avertit qu'il faut craindre de laisser perdre une parole de l'Kvangile, comme une panollc du corps de N. S. dans rKucliaristie. 2o Son nom indique - " " " '•■lie: t) testament, c'est-à-dire /ei"/«/?o mentis, la II! - de Dieu, de ses sentiments, (jue personne n'aurait II-, s 11 lie Ms avait révélés. Les anciens, en peignant l'amitié, la T' '^nl avec une fenêtre ouverte sur le cœur, pour signiUer que c'est 'de manjue d'alTcction que d'ouvrir son cœur à quelqu'un. Jani non s sen^os sed amicos. Ij empereur Constantin avant écrit des loltit . .. .....i Antoine qui était au <lésert, pour se recommander à ses prières,

et le saint voyant que ses religieux regardaient cela comme une grande favpiir l.rii- .lit : Il ne faut pas tenir à grand honneur que l'empereur de la teri • écrit, mais bien que l'empereur du ciel ait daigné nous parler

par ~- vos.

Testament, cost-à-dire dernière volonté, quel bonheur, quelle prérogative, quel avantage n'avons-nous pas sur les mfldcles et même sur les juifs, i\o savoir assurément quelle est la volonté de Dieu, quelle est sa dernière volonté, c'est-à-dire comme saint Paul (Rom. ^i. 2.) l'appelle, sa volonté sainte, agréable et parfaite : Hona et beneplaceus, et perfecta. Non fecit taliter omni nationi ! Si Dieu nous avait laissés sans Evangile et sans Ecriture sainte, nous serions toujours en peine : ceci est-il agréable à Dieu? Est-ce lo plus parfait ? Cette action est-elle selon sa volonté? Et qui aurait jaiii si l'Evangile ne le disait, que la pauvreté, que l'humiliation

son - à Dieu; que ceux qui pleurent, qui ont faim et qui .soutirent

les ; lis sont bienheureux ? Les Juifs étaient bien éloignés de le

croi: I ils attendaient et obtenaient pour récompense de leurs vertus

les s et les richesses temjtorelles. liona terrœ comedetis? 0"î

aui lue tout ce qu'on fait à ces pauvres qui rampent par les rues

coiiii ''S vers de terre, le Koi du ciel le tient comme fait à lui-même ?

Aussi, à proprement parler, est-ce par l'Evangile que s'est accomplie cette promesse : Erunt omnes docibiles I)ei. C'est prescpie l'unique voie, ou du moins la plus assurée, par laquelle nous pouvons connaître quel est le bon plaisir de Dieu en la conduite de notre vie ; car ce qui nous semble inspiration peut venir de notre esprit ou de l'esfiril malin qui se Iranstigurc souvent en ange de lumière : /Cst via auœ videtur /lomini recta; novissima auteni rjuf (li'durunt ad tnortem. (Vhov. xiv, ti.) Les instructions que les hommes il .iiiHiii s'ils ne les tirent de l'Evangile^ sont peut-être des paroles d'honnij' s à caution jiar conséquent.

2) Le II Muent signilie encore alliance, contrat, et l'Evangile est

appelé nouveau leslament, parce qu'au lieu qu'anciennement Dieu contracta, par l'entremise de Moïse, une alliance avec le peu[>le juif, par la- «pielle il était arrêté que ce ueuple garderait les commandements de Dieu, et «pic I>icii lui donnerait des oiens temporels, alliance qui fut conlirmée par les ■ victime dont le peuple fut arrosé ; en la loi de grâce. Dieu a

cou '' les hommes, par l'entremise «le Jésus-Christ, une nouvelle

alliau. (■ [lar laquelle on a arrêté <|ue les hommes vivraient chrétiennement il |';n laileinen». et que Dieu leur donnerait des réconi[>enses i-élestes ; ilii innée, non pas i>ar le sang <rui) animal, mais parle

s II : el la minute de ce contrat, le titre de cette alliance,

' 1 -- Il -~i ime des |»arties manipie en un

M ul iiMiiii 1 l'autre partie n'est pas obligée à

<c \ si nous manquons à un '

pi'i: le, nous n'avons aucun

de jri. • .pi 117. III. II. 11.1. -> .1 iiM luiij-i . iiensibles (|uc Dieu a pr<•(Ml•:^

aux chi' l's, car t\yi'i pctrat in unu, factug est omnium reus.

Le ti.. iiiim ipie l'Ecriture donne au nouveau TcslHinenl es' . .-ii"!

il l.v;i!i;jili'. 1 ( s! à-dire en grei- bonne nouvelle, .\oiis sommes si i il .ijipicniJrc (les nouvelles, si joyeux d'en opnrendre de bonnes ! y eu jamais de meilleure ni de plus assurée que l'Evangile. Ne vous scmbie-t-ii

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pas que c'est une ('trnngo nouvelle qu'un Dieu se soil fait homme, qu'il Hit été fouetté, ronronné d'épines et attaché à un gibet '^ Si nous n'en avions jamais entendu parler, cpieile ne sérail pas à cette nouvelle noire sur|)nse! quel ne serai! pas notre ravissement ! Oiiand on nous a appris dans notre enfance (pie les Anglais et les Français avaient fait mourir leur roi publiquement sur un éi'hafaud par la main d'un bourreau, combien en fùmcs-nous étonnés ? et iprétait-co en comparaison d'apprendre qu'un Dieu créateur et sauveur du monde, a été attaché par les hommes A une croix i\ la vue de plus d'un million de personnes ? Si un prophète prédisait (pie vous serez qiiebpie Jour maréchal i\G France, ne vous serait-ce pas bonne nouvelle, jeune homme r Kt vous, ma fille, si on vous assurait que vous serez quebpie jour reine d'Angleterre, que le roi jtassanl par cette ville vous épousera, ne serait-ce pas une bonne nouvelle? et s'il était besoin de faire, de (hmncr ou d'endurer quelque chose pour voir l'accomplissement de cette prédiction, que ne voudriez-vous faire, donner ou endurer pour la voir accomplir f Kt on vous jirédit très certainement que, si vous gardez les commandements de Dieu, que si vous vivez chrélienneinenl, nonobstant votre pauvreté, vous serez quelipiejour, et plus t(")t qu'on ne pense, roi au royaume des cieux, bonhomme; que vous serez épouse du Itoi des rois, ma tille ; n'est-ce pas là une bonne nouvelle?

Aussi les moindres paroles de l'Evangile, re(;ues dans le cœur d'une âme bien née. comme une semence féconde dans une bonne terre, produisent des fruits et des elTels merveilleux. Saint Antoine et saint Fram.ois, entendant lire à la messe ces paroles del'Kvangile : Si tu ven.r être puî'fait. va, i^eiuh ce (jue tu fis et donne-le au.x pauvres, les rei;urent comme étant dites pour eux en particulier. Saint Théodose entendant ces paroles : Itienheureux eeux qui pleurent, (piitta le troupeau dont il était berger et se retira, au fond du désert, pour pleurer et faire pénitence. Saint Siméon stylite, entendant les mômes paroles, se condamna volontairement à mener une vie très austère, le reste de ses jours, sur une colonne; saint Sérapion, rencontrant un pauvre qui lui demandait raum<')ne, lui donna son manteau ; un peu après il donna sa tuni(pie à un autre, et étant interrogé par ses gens: (}\ii est-ce qui vous a ainsi dépouillé?il répondit, montrant le livre des Evangiles: C'est ce livre. S;iinl Jean caiybite, très noble gentilhomme romain, va faire pénitence au liy étant importuné de tentation, d'amour et de tendresse envers ses p^i; pour se vaincre lui-même, à Texeinple de Saint Alexis, il retourne à Hoiue cl demeure trois ans fiauvre et inconnu dans la maison de ses parents. Si vous demandez (pii l'a ainsi api>auvri: C'est l'Evangile qu'il portait toujours avec lui et qu'il laissa à ses parents à l'heure de sa mort, disant qu'il leur servirait de bouclier en ce m<)nde et de viati(jue pour l'autre. Saint llilarion, ayant donné tout son bien aux pauvres à l'ftge de quinze ans, demeure dans la solitude jusqu'à soi.xante-et-dix, portant continuelleinenl le cilice, ne mangeant qu'une fois par jour, à l'entrée de la nuit, quelques ligues et le suc de quelques herbes, priant et travaillant sans cesse. Si vous lui demandez qui 1 a obligé à une si grande austérité, il vous répondra : C'est le saint Evangile ; car il n'avait jtoint d'autre meuble, et il le laissa pour toute siieccssiou à son disciple Esychius. Sainte Cécile, très riche et très illustre romaine, méprise les vanités du monde et les délices de la ehair; elle porte la haire, elle icùne nn''me le jour de ses noces, elle persuade à son mari Valérien de garder la virginité avec elle, elle meurt pour la loi. Qui la rendue si sainte et si pure? C'est le saint Evangile qu'elle portait toujours sur son coMir. )'injo Christ i, Evanf/elium semper f/erefjaf in pertore. Saint Clément. évê(jue d'Ancyre. souffre les plus elTroyables tourments ipie la rage des démons et que la cruauté ing(-nieu.«;e des hommes aient su inventer et exercer, pendant l'espace de vingt-huit ans. Si vous lui demandez qui l'a ainsi durci et rendu invincible aux tourments: C'est le saint Evangile qu'il avait toujours entre les mains, qu'il portait même quand il sortit de prison pour aller à la mort.

Sainte Consortie, lille de saint Enchère le jeune, étant importunée d'épouser un riche et illustre gentilhomme nommé Aurèle, lui dit: Dieu est maître de ma volonté ; pour savoir la sienne, allons à l'église, entendons la messe el. après avoir prié Dieu, mettons le saint Evangile sur l'autel, et au premier

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