‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 202 sur 416 · OCTAVE DB LA NOËL · texte numérisé non relu

OCTAVE DB LA NOËL

sanoc i»liiiii\ s,i s.iizt^sst:' incoiupréliensihle et sa bonté ineffable. La puissance de Uieu a imiluinf df se montrer, iicm pas à faire siinpleiiient de grandes choses, mais à. les faire par de faibles instruments. 11 disait à l'haraon : Pusui te ut ostendam in te fortifudinem meam, et narretur noinen meum in omni terra: Je vous ai choisi pour montrer en vous ma force et mon pouvoir, et par ce moyen me renilrc célèbre par toute la terre. Kn quoi montra-t-il sa puissance contre Pharaon? en ce qu'il lui fit la guerre par des moucherons. Los Kgypliens qui avaient été aveugles et insensibles à toutes les autres plaies, et qui n'avaient point reconnu la mnin de Uieu, voyant rctt.' année volante, la reconnurent et s'écrièrent : Digitus Dei est hic : Le pouvoir de Dieu agit ici, on n'en peut plus douter.

VA quand la vaillante Judith demanda l'assistance du ciel contre Holoph.M M armée, elle disait à Dieu que ce lui serait Une grande gloire,

s'il il par la main d'tmc femme: Erit hoc memoriale nominis tut,

fUf/i innmis f'fi/iinœ dejererit eum ; c'est donc un trait de sa puissance et un urand hnnni'iir pour lui qu'il fasse des cho.ses si merveilleuses par la faible^- ' niant. Il est conçu dans la chair, mais celle qui le conçoit deinci liée ; il ne se remue point dans le sein de la Vierge, mais il faii de joie le petit saint Jean-Baptiste dans le sein de sa mère ; il est ■ MIS une élable, mais avec l'intégrité de celle qui l'enfante; il

est • ;is le coin d une grotte, et le ciel le découvre ; il est couché dans

une crè<he, et il dépeuple le paradis pour se faire adorer par ses habitants ; il .si .litre deux animaux, et les anges publient et annoncent sa gloire; il bile dans un berceau, et il étonne la ville de Jérusalem ; il nait en .' de la nuit, et les étoiles l'annoncent en l'Orient ; il tremble de froid, et il fait trembler de frayeur les llérorle ; il répand des larmes, et tous les nnf.mls de la province répandent leur sang pour le mettre à couvert de la violence ; il jette des cris enfantins, et il remplit d'élonnenient tous les voisins; il est circoncis comme s'il était pécheur, et il se l'ail nommer le Sauveur de tous les pécheurs ; il ne parle qu'en bégayant, et il fait taire les ora. les; il e.sl banni en Kgyple,et il en bannit l'idolâtrie ; il est fugitif dans le d.scrt, et il le peuple de saints anachorètes et le change en paradis lerresli-e : il est sujet à sa mère, et il est victorieux des rois.

résar disait par vanité : Vent, rù/i. vici ; cet enfant peut dire avec vérité:

AVr rr/ii. nec cidi et vici. Il n'est point allé en Orient, il n'y a point vu les

' ' -iijettis par une glorieuse victoire ; il Tes a obligés par

venir se prosterner à ses pieds: Tanto tem/iore in

■ nu. ri nun iulruvit i lu ctinis vaf/iit et salvavit, dit saint Chry-

II a si souvent tonné en Orient, et les mages ne s'en sont pas re-

iMu •lit v.l il pleure en une crèche, et il les fait sortir de leur pays.

il a '■'; uiiracles dans l'Kgyple, en l'air, dans l'eau, aux champs,

uii\ i..„,.. a la coiu', et il n'a converti i»crsonno ; il y passe son enfance

dans un profond silence et sans aucun prodige, et il convertit tout ce

ntya" \fii,n/ii,i, imnli'f iii nrœnepio Jan'f \ aidera retfif, ubera tam-

Int 'fer infanis, itu mut/nun in fornui Dei,

lî'i ■ igta brevitate maynitudo illa minuere-

t(i brevitan premeretur. (S. .\ug. ser. i7. do

; ■.-• fie Jésus a fait des choses plus grandes et

sa mort, plus c|uc ses travaux, plus

'pie sa résurrection et que tous les

■ne oui a allié ces deux [>réroga-

el la virj:inilé ; clic a associé la

^ ne se jii luf, il ne serait pas le

ni lie vioi - ' Ifet si prodigieux et si

ni faux I' si arrogant que de se

' ou par i n.

de

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Dieu,

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