‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 207 sur 416 · I. Ce que r'fst que. la tiédeur, la décrire, voir n" 172S · texte numérisé non relu

I. Ce que r'fst que. la tiédeur, la décrire, voir n" 172S

M. Outraqe qu'elle fait à Dieu. Dieu 1" mérite tout notre cœur, pourquoi lui en refuser une partie ? 2'> II nous appelle à la perfection : n'est-ce pas lui résister que de ny pas tendre? 3» Il nous donne des grâces abondantes pour que nous le servions parfaitenient; n'est-ce pas une ingratitude et une inlldélilé que de n'en pas user? aussi 4« voyez comme il déleste la tiédeur, l'tinam friqidus esses; quia te/tidus es incipiam te evomere ex ore meo. (ippendant, dira une ànje tiède, je noiTense pas Dieu gravement. (Juelle excuse ! Klle est semblable à celle d'im enfant qui le long du jour ne cesse de nié<'ontenter son père et qui croit se jiislilier en disant qu'il ne le bal j»as et ne l'insulte pas gravement. Est-ce un enfant bien né, et quelle idée son père peut-il avoir de lui?

m. /Jw lu'elte cause à l'fhne : 1" Klle prive des consolations qu'ap-

porte le ■ Dieu. 2" Klle expose à de terribles chutes. Derliminies

aulem in n'iiujin mnes adduret Dominus rum operantibus iniquitatem. (1)

(l)La gr&ce dans cette â~- -- •-•--• ---- -~r~- -•'--nfe et affaiblie, on par les uMgcs du monde qu'elle ^ lonl elle abuse, uu par les

objets des sens qui nourn.s ie la religion qui augmen-

tent ses dégijùls, ou par les piatsirs qui la tlKtàipeut, uu par les devoirs qui la lassent; tout la faisant pencher vers sa ruine, et rien ne la .«i'^'Oienani : h*f ««< < quelle destinée pourrait-elle se T La lampe qui manque d'hu 7

l'arbre qui ne : plus de suc de la terre, )

jeté au feu? Or. . . .a silust. n ,i.. '.w.... ii^de: : •. tf

la soutient ; toute pleine de faii leur, rien i i tout enviroa*

née d'ennuis et de d<^goût, rien ut ce qui ' ne juste, ne f&il

qu'augmenter sa langueur i.i uiie âme lldèlcla di'^uàic et l'accable ; tout

ce qui rend aux autres le ^.intit le sien ; et le.t secours de la piété ne

■ -• • • rjue ses fatigues ' •■ "" ' ■ - " ■ • '''

.-race, lassée df luir .vs maux el |> ver»e , eileroémp penche ver» la chute, sans qu'aucun ntuuveiuenl étranger U pvUMe, et pour la voir luniber il ne faut pu*» même lu voir nwni]»^'^.

Tel est l'artilice ordinairr :

ce serait effaroucher sa p^

trop les ronip» u:ir ... t '^ , * '

la conscie: ^ tin" hon-

nête», ei . . c'M' en

792 DwMi.NJ.-Ai.i.» L»h l'kI'H'HAME

30 Kllc inontr los lianimos du purf^atoiro. -4" Klle pciil luijiiuci 1.1 lumnialion par là-in^mc qu'elle coniliiil à des rJiules graves. Notre-Scigneur maudit le lijîuior stérile. Terra sfrpe renientem su/ter se hihens imbrem et ferens trilnilos tnuh'dicto jtroxima. Uoncadmo/ieo te uf ressuscites f/rotiam Dei. Hememoraini/ii pristinos (lies, les jours de votre première «•oininuniorij les jours de votre ferveur, les consolations (|uc vous ayez goiUées. Aspirienfes in auctorem fidei... Jesum qui proposito sibi gatidio sustinuit crurem. (}ue\\c générosité pour vous ! (Jucllc tendresse dans son cœur ! Kt le nôtre serait sec ! Ah ! sacrifions-lui nos négligences. I.a |trièrc, les sacrements souvent reçus, les bonnes lectures, l'examen avec pénitence pour sanction de nos fautes, jusqu'à ce que nous arrivions à être spiritu ferx:eiites Domino servienfes.

iH^)^^. :{nie i>iinnnc]ie après rKpiplianic. — Sur ces paroles de l'épitre ; Aon t'osmetipsos de/'endentes sed date locum irœ. (Kom. xu.) l'ar Jer du pardon des injures, comme suit :

Plan de saint Léonard.

Le précepte, l'exemple, les châliraenls de Dieu^ nous commandent de pardonner.

1. Je vous demande >m conseil, une personne m'a insulté, (exposer toutes les circonstances aggravantes.) Je vais laisser mon hahil, prendre une épée, tirer vengeance. — Que dites-vous, père, vous êtes religieux. Rien dans ma règle qui le défende. Mais l'Kvangile. — Ali! TKvangile, il est pour vous aussi bien que pour moi ; et l'I^lvangile veut qu'on pardonne. EffO autetn divo vobis. Ce qu'est Dieu... tout lui obéit. Immunde spiritus, er/o prœcipio tibi : ejci ab eo. Egodico vobis : diligite : le démon obéit, l'homme refuse. Tetnpestates, dit saint Jérôme, rerbum Dei faciunt, et tu non fncis ! La nature a une loi qui commande la vengeance. Quelle est cette loi ? loi des anthropophages dont la fureur n'est assouvie que lorsqu'ils se sont servis des crAnes de leurs ennemis en guise de coupe ; loi bonne pour les hôtes féroces, qui remplit la terre de meurtres, qui sème partout la riiscordc. l^e monde jtrescril la vengeance comme un honneur. Qu est-ce que le monde ? Quelques insensés ; car les sages estiment comme une gloire le pardon. Jules Oésar ne se plaignit-il pas de ce que Caton, en se donnant la mort, lui eût enlevé le plus beau Iriomplie avec l'occasion de pardonner? Ktaicnt-ils infimes les grands saints qui rendaient le bien pour le mal ? Ah ! vous ne craignez l'infamie que quand Jésus-Christ ordonne. Si im prince vous ordonnait, si un ennemi vous offrait une fortune, à la condition de pardonner, si une créature criminelle le demandait vous menaçant de vous priver de ses bonnes grAces, vous pardonneriez. Si c'est une infamie, Jésus, détachez vos bras de la croix, plus de souffrances; mais des foudres vengeresses.

l'ounjuoi trouver infAme de pardonner quand Jésus le commande? Ne peut-il pas vous récompenser aussi bien qu'un prince de la terre ? i't sitis filii Patris vestri. Et puis, qu'il y ait tous les inconvénients du mninlf divino intonante pracepto, obediendum est, nondisputnndum. {\)

fcrpenl : i! ne voas mène pas droit au gouffre; il vous y conduit par des voies déiournées. Non, M. F., les crimps ne sont jimais les coups d'essai du cœur. David fut in* discret et oiseux, avant d'être adultère ; Salomon se laissa amollir par la magnificence cl par les délices de la royauté, avant de paraître sur les hauts lieux au milieu des femmes étrangères; Judas aima l'argent avant de mettre à prix son Malire; l'ierre présuma avant de le renoncer. Le vice a ses progrès comme la vertu ; cl il n'y a pas loia entre un état qui suspend les grâces de protection, qui fortifie toutes les passions, qui rend presque inutiles tous les secours de la piété, et un état oii elle est enfin loutà-fait éteinte. (Hassillox.)

(1) Il ne vous dit pas pardonner-leur parce qu'ils le méritent ; mais il vous dit pardonnez-leur parce que je l'ai bien mérité moi-même. Ce fut ainsi que les enfants de Jacob touchèrent le coeur de Joseph leur frère, qu'ils avaient si indignement vendu, et qu'ils obtinrent de lui le pardon de l'allenlal même le moins pardonnable, où leur envie les avait portés contre fa propre personne. Votre père, lui dirent ils, cl le nô'.re, nous a chargés de vous faire une demande en son nom : c'est que vous ne pensiei plus aux crimes de vos frères, el que vous oubliiez réuorme injustice qu'ils ont commise envers

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