‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 210 sur 416 · I.A MISÉRICORDE bE lilEU · texte numérisé non relu

I.A MISÉRICORDE bE lilEU

Coniine le feu consume les épines, ainsi la volonté de Dieu consume nos pé- ,1... .^1 plie rend le pécheur scniblahie à relui qui n'a point péché. Tâchez 'les larmes. I.a pécheresse ne répondit que cela ; et cependant ses ..ivèrent ses iniquités. »

4) Kt .si j'en appelle à l'expérienrc de chacun d'entre vous, vous serez obligés <1<' I i.n\.'iHr (iiic Dieu vous a miséricordieusement prévenus.

. ' is chrétiens, »le notre vocation au baptême 1 Avions-nous

iinp : s. Pavions-nous prévenu par quelques prières, afin que sa

uiisérirorde nous amenAI aux eaux salutaires où nous avons été régénérés? .N'est-ce pas lui, au contraire, qui s'est avancé et qui nous a aimés le premier ? .Mais peut-être cpie le bienfait est trop ancien et que notre ingratitude ne s'en souvient plus ; ilisons ce que nous éprouvons tous les jours. Te souviens-tu, pécheur, avec quelle ardeur tu courais au <MMme 1 La vengeance ou le plaisir l'emportait. Combien de fois Dieu a-t-il parlé à ton cœur pour te retenir sin* ce penchant ? Je ne sais si tu as écouté sa voix, mais je sais qu'il s'est présente souvent, l/invitais-tu. quand tu le fuvais : Tappelais-tu. quand" tu f 1 litre lui ? Cependant il est venu à toi par sa grâce, il a frappé,

il a .linsi ne l'a-l-il pas prévenu et ne t'a-l-il [>as aimé le premier.

Mais, !i I. M -. j en vois un autre qui ne court pas au péché: il est déjà engagé dans s.» servitude. Il s'abandonne au blasphème, aux médisances et à l'im- • ' " -.ne ni le bien ni l'honneur des autres poiu" satisfaire son

ire que l'auiour du monde. Jésus-Christ dcscendra-l-il dans . il ...Miu.- . i.i >. . mini-t-il dans cet enfer ? Autrefois il est allé aux enfers, mais il y était appelé par les cris et les désirs des prophètes, qui soupiraient après sa venue. Ici on rejette ses inspirations, on le fuit, on lui fait la guerre. Il vient loutefois, il s'approche ; dans une fête, dans un jubilé, dans tpielque s.iir,ii. , ,1. m,, nie, il l'ait sentir ses terreurs à une conscience criminelle, il 'irement à la pénitence. Le pécheur fuit, et Dieu le presse ; il Dieu redouble ses coups pour réveiller cette Ame enilormie. .N 0^ I prévenir les hommes par un grand excès de misériconle.

■' > - . o justes, o enfants de Dieu, je sais que vous aimez votre Père :

esl-re vKiis qui l'avez aimé les prenners ? Ne confessez-vous pas avec l'Apôtre que lu cliiiriié a été répandue en vos cœurs par le Saint-Ksprit qui vous est donné? Kt Dieu vous ferait-il un si beau présent si, avant (pie de le faire, il ne vous aimnit ''C'est donc lui qui nous prévient, n'en doutons pas: c'est lui qui - les avances. » (Hossiet.)

Il endos, il vous a invités, pressés par le remords de votre cons-

cience, jKir les exhortations de vos parents, de vos amis, des prêtres, de revenir A lui. il vous a enlevé ces créatures après lesquelles vous couriez quand i'iiiez; que si vous êtes revenus il ne vous a jamais repoussés, ni ses - non plus. Si vous avez été préservés du péché (ce qui est une grâce j>nis i,inde que d'en recevoir le pardon), c'est à sa miséricorde que vous le devez.

<' C'est un beau sentiment de saint Augustin, dans le livre de la sainte Virginité : Omnia perratit sir fuibcmla tiinufiinm (li/nittunfur, a t/itibus iJt'its

'■■'•-'■' /7/«/</«r (tome VI, ''■■•■ ^'' ' '»5i.). Vous devez croire,

[u'il TOUS a remis ' où sa grAce vous a euj-

>."'. ii.,ii< .. .>:, pour linsi iijirler. dans

Page 1