‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 211 sur 416 · Non, m il n'y a ni · texte numérisé non relu

Non, m il n'y a ni

c, dont ni . '^ en nous

le I aller ta main pour nous livrer à nous-

in.i il ) qii'jl lève tant soit peu la digue,

nul! s. «. (IJo>si Kr.) C'est sa main

ijui \ non sumus ronsitm/tti. .Ne

p.is eu rire luuclié. ce serait «voir uu cuiur de tigre. Il est temps enfin de comprendre :

IKIO. III. Comment nous «tefon^i r>- ' ses amnres paternelles. 1'^

Puisqu'il nous attend, ne lassons pas i.-e. AV tarifas iiunt-rfi \.o

temps de la moisson vient ; c'est la f.i- in>rt <pii in

à l'ivraie ! c est alors iju'on la sépare 'i in cl qu > :

de l'enfer. Donc, ne diras miserùontia i>f\ nmyna ea(,ef nf <tttji< du jie<.-^

SOO r>OMlN*ICALTÎS DE r/él'IlMlANtR

catum ad peccatuin. An ignoras quoniam henif/nifas Dei ad pœnitenfiatn te addurit. spcundum... impœnitens cvr thésaurisas tibi iram. 2« Puisqu'il nous invite, no faisons pas la sourde oreille, mais disons-lui connue Samuel : Lotiuere Jtomine, i/ina audit servus tuus. Sonet l'ox tua in auribus meis. No nii-ritons pas le reproche adresse aux Jiiifs : Dura cervice, vos semper Spiritui sancto resisfifis. Vocavi et renuisfis. I)otnine,<juid me vis face re?

3" Puisqu'il nous poursuit, gardons-nous de le fuir : Ah ! ne repoussons pas iJieu. i'ourquoi fuir noire l'ère, notre bienfaiteur, notre bonheur de la terre cl du ciel 1 Si nous le faisions, quœretis me et non invenietis ; et in peccato vt'stro moriemini.

« Apprenez qu'il ne nous prévient qu'afin nue nous le prévenions. Que dites-vous? (lela se peut-il? Oui, lidcles, nous le pouvons. Ecoutez le psalmiste <pii nous v exhorte: prévenons sa face, dit-il : Pnvccupemus fariem ejus. (jue laut-fl faire poiw le prévenir ? 11 v a deux attributs en Dieu qui regardent parliculièrement les hommes : la miséricorde et la justice. On ne peut prévenir la miséricorde ; au contraire c'est elle qui prévient toujours ; mais elle ne nous prévient qu'afin «pie nous prévenions la justice. » (IJossi kt.)

4" Puisqu'il est prêt à nous accueillir, pauvres prodigues, allons nous jeter dans ses bras. Il ne nous laissera pas tomber, n'ayons pas peur ; ne disons pas comme Gain : Mon péché est trop grand pour mériter un pardon. La miséricorde, dit saint François de Sales, se rehausse d'autant plus que le tas de nos péchés est plus gros. Le trône de la miséricorde ayant notre misère pour jiiédestal, la miséricorde ne peut s'exercer qu'à l'égard des misérables. S'il dépendait de celui qui vous prêche de vous pardonner, hésilerait-il un seul instant, quelque grandes (pie soient vos iniquités ? Kt cependant la tendresse (pi'il a pour vous n'est (pj'un faible rayon de la bonté de Pieu. O'ielle mère abandonne son enfant infirme, affligé, coupable même? £t si illa oblita fuerit, ef/o non obliviscar tui. Aussi David disait-il : Propitiaberis peccato meo, multum est enim. Nous serons donc bien reçus et île Uieu et de ses ministres, quand, nous jetant à leurs pieds, nous leur dirons: propitius esta mi/ii peccatori. Il y aura fête au ciel. Les saints donnent des fêles aux hommes, mais les pécheurs qui reviennent à Dieu donnent fêle aux saints et i\ I>icu lui-même. S'onne oportet epulari t/uia filius meus perierat et inventas est ?VX une fois de retour dans la maison île notre Père, prodigues ne le quittons plus ; mihi adhœrere Deo bonum est. Autant il y a de péril à désespérer de sa bonté ; autant il est funeste de présumer de sa clémence et de s'en servir pour l'offenser. Si Dieu est bon, n'est-ce pas une raison de plus de le servir et de l'aimer ? N'est-ce pas armer sa justice que de méconnaître sa bonté ? 0 Dieu, la reconnaissance pour vos bienfaits passés, votre patience à me supporter et à m'atlendre, votre tendresse à minviter,à me poursuivre, à m'accueillir au retour, me forcent à chanter avec le Psalmiste, voire miséricorde, et à ne pas tarder d'écouter votre voix, de me rendre à vos avances paternelles, de me jeter entre vos bras, et sur votre cœur. C'est là le port après le naufrage, l'abri après la tempête. J'y veux demeurer toujours. Mihi adhœrere Deo bonum est, ponere in Domino Deo spem meam. Ah ! pourquoi faut-il que je me sois séparé de vous? Ilélas! j'ai été assez ingrat, assez rebelle. C'en est fait ; et à jamais je suis à vous. Tenui illum tiec dimittam : à la vie à la mort, je suis A vous ; et misericordias Domini in œternum cantabo.

4811. IVe Dimanche après l'Epiplianie. — l-r sujet. — Salra nos perimus. La prière n» 1333.

A propos de : Yenli et mare obediunt ei.

Les commaiideineiits de Dien.

Dieu est le Souverain Seigneur de toutes choses, donc nous devons lui obéir. C'est an devoir pour l'homme d'observer et d'aimer ses commandements, ce sera le premier point, et dans le second nous dirons les motifs qui nous y doivent déterminer.

1. Les commandements doivent être : 4» observés. — C'est une merveille de voir l'aflectioD que Dieu a toujours eue pour ses divins commandements, avec quelle ardeur et queile instance il en a recommandé le souvenir et l'observation à son peup'e. D':,bord, lui-même les écrivit de son doigt sur deux tables de pierre, afln que nous ne dédai-

i* DIMAN<:HE. — LES COMMANDEMENTS DE DIEU 80 1

gnons pas de graver ea nos cœurs ce qu'il a daigoé écrire de sa propre main ; ensuite, il fait faire un laberaacie et une arche de bois incorruptible, toute couverte d'or le plus pur, pour y conserver ces tables; en troisième heu, il commande que le rot de son peuple écrive lui-même et de sa propre maie ces saints commandements ; en quatrième lieu, il commande au peuple, q l'après avoir passé It: Jourdain et en entrant dans la lerre promise, on mette de grosses pierres sur le rivage, où soient écrits ces commandéments, alln que tous dussent assurés que s'ils ne les gardaient, ils ne jouiraient pas longtemps de cette heureuse terre, qu'ils avaient conquise par la bénédiction de Dieu ; et parce qu'ils ne pouvaient pas être toujours là pour les lire, il leur commande de les écrire à l'entrée et sur toutes les portes des maisons, de les imprimer bien avant dans leur esprit et dans le coeur de leurs enfants. Voici ses paroles ; « Ces commandements que je vous fais, seront dans votre cœur; vous les enseignerez à vos enfants, vous les méditerez dans la ville et aux champs, le jour et la nuit, vous les écrirez sur les portes de votre maison. »

Et parce que l'espérance de la récompense est ce qui agit le plus sur le cœur humain, il fait des promesses si avantageuses à ceux qui les garderont, qu'e'Ies seraient incroyables, si un autre que lui les faisait : « Si vous gardez mes commandements, dit-il, je TOUS enverrai la pluie en temps o,iportun, la teire sera fertile et les arbres se chargeront de fruits; il y aura une si grande abondance de biens, qu'à peine aurez- vous le temps poar les recueillir. Les moissons seront si longues, qu'elles ne seront pas sitôt achevées qu'il faudra commencer les vendanges, et les vendanges dureront si longtemps qu'elles occaperont le temps des semailles. >

Notet que c'était aux Juifs qu'il faisait ces grandes promesses, aux Juifs qa'il avait coutume de récompenser par des biens terrestres, quand ils gardaient ses commandements, et de châtier par des punitions temporelles quand ils les transgressaient, parce qu'ils étaient matériels, grossiers et terrestres; mais aux chrétiens il promet des biens spirituels et célestes, des récompenses éternelles, si grandes et si excellentes que ces félicités quil promenait aux Juifs et qui nous semblent si admirables, n'en sont que des ombres et des figures; c'est-à-dire que, comme votre corps est incomparablement plus que Votre ombre, ainsi les biens que vous devez espérer, si vous gardez les commandements de Dieu, sont plus grands sans comparaison et plus souhaitables que toutes ces prospérités qu'il envoyait aux Juifs vertueux. Mais si nous ne les gardons pas, nous renonçons au ciel.

On raconte qu'on avait inventé autrefois, en Allemagne, une horloge dont le mécanisme était si admirable, que le ressort du réveille-matin, se détendant à l'heure marqut^ei iw" > ieur, frappait sur une pierre à fusil, allumait la chandelle, ouvrait un livre

qu !t les yeux du maître, de peur qu'il prit froid, en sortant les bras hors du

lit. ... ».. v.,.,.cr disait : je veux avoir une de ces horloges ; mais, au réveille-matin, je veux qu'il y ait un ressort qui fasse que l'horloge étudie pour moi, et me mettre la science dans l'esprit pendant que je dormirai, ne serait-ce pas absurde?

Si an pauvre marchand disait : Je veux acquérir de grands biens, et je ne veux pas tenir magasin, ni exercer le commerce sur mer ou sur lerre, je veux toujours me tenir dans ma maison au coio du feu, ne serait-ce pas ridicule? C'est absurde que de vouloir la Hn et non les moyens, la moisson et non la semence, la science et non l'étude le salairr? ti n'>;i !e inériie, la victoire et non la bataille; vous scmble-t-il qu'il soit plus- ■i- du blé dans votre champ que des vertus en votre àme; u'acquérii la

SCI jiie la science des saints, la science du salut, la connaissance de

Dieu , d'amai^scr des biens terrestres et temporels, que des richesses cèle stes et éternelles ?

Et c'est ure "■ r„„,;a r,,,., «ig (jjfg ^^ qq^ vous avez si souvent à la bouche : Qu'e$l-il besoin de tan ,' Dieu ne nous a pas faits pour nous perdre, il veut que

mus !es hom 1 car, dites-moi. n'e5l-il pas vrai que Dieu ne nous a pas

veut que tous ceux qui sont en ce

2V0US pour cela de travailler pour

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:« Dieu, Il ne vuus a p4s fait pour vous meiti'e en oubli ;

! n« lui »"nt ps^ si cli'^re.< que vous ; il noorril les petit»

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Nous trouvons bien, en i Ecriture el en i'iiatoiie ccc;e»i«Bti<|ur, que i» providence

80à DOMINICALES DE l'kPIPHA.NIÈ

de Dieu a nourri miraculeusement plusieurs saiots, qui employaient leur temps à prier Dieu et ne travaillaient point pour gai^ner leur vie, comme saint Paul, premier ermite, qui fut nourri par un corbeau; saint Gilles, par une biche; saint Rocli, par un chien; le prophète ï.hB. par un ange; et ces saints anachorètes, dont Pallade fait mention, qui trouvaient tous les jours du pain sur leur table, apporté par une main invisible ; mais on ne lit point que Dieu ait jamais sauvé aucune créature qui eût l'usage de la raison, ni homme, ni ange, sans sa propre action, sans sa coopération. On lit bien dans l'Evangile qu'il nous a recommandé de n'être point en inquiétude des vivres ni des vêtements de notre corps. On ne lit point qu'il nous ait recommandé de n'avoir point de soin du salut de notre âme; au contraire il nous a dit formellement : Si tis ad vilain ingredi, terra mandata.

Nous devons garder ces divins commandements, non point par un esprit mercenaire, mais par un amour Riial;

Non timoré pcenœ sed amore justiliœ, comme saint Augustin dit si souvent, non point comme des esclaves et des forçats, mais comme des enfants. Aussi quand les Israélites allaient tous les ans dans le temple, ils chantaient par les chemins le psaume cent dix-huitième, qui ne parle que des commandements de Dieu, afln de nous faire savoir que pour aller au ciel, il faut nécessairement les garder, et ils le disaient en chanlaot pour montrer qu'il faut les garder joyeusement, de bun cœur et de grande affection. C'est ce que faisait David, en répétant si souvent: J'ai aimé votre loi, j'ai chéri vos commandements; ils font la joie de mon cœur, je lésai aimés plus que des millions d'or, plus que les topazes et autres piètres précieuses, plus que toutes les richesses du monde; ils me sont plus doux que le miel, je prends plus de plaisir à les garder qu'un conquérant à se charger de dépouilles.

Enfin, pour connaître évidemment, comme ces divins commandements sont plus que très raisonnables, très justes et très aimables, faisons deux suppositions. Supposons qu'étant tous assemblés comme nous sommes. Dieu nous dise : Quelques-uns trouvent que j'ai fait trop de commandements, et qu'il y en a qui sont trop rudes et trop incommodes, je permets à chacun de vous d'en abroijer un ou deux, ceux que vous voudr»z, et je soutiens que personne n'en pourrait abroger un seul, sans avoir contre lui dix mille bons esprits qui le conirediraipnt ; car par exemple, voudriez-vous abroger le premier? Je m'y iiiipiiserais, et Inus ceux qui ont quelques gouHes de bon saogdan** les veines: quoi. Voudriez vous que j*^ fusse dispen>é d'aimer Dieu ? Certes, voilà une belle dispense. Le plus grand honneur et le plus grand bonheur qui me puisse arriver, c'est de l'aimer, et je me sens obligé de lui dire avec saint Augustin, sur ce premier commandement : Ç>Mid mihi est, quid tibi sum ego, ut amari te jubeas à me, et nisi faciam, mineris ingénies miseriax, parvane est ipsa miseria, sinon amem ? Eh l mon Dieu I ne m'ètesvous pas plus que nécessaire ?ne vous suis-je pas plus que tiësinutileTcomment daignezvous me commander de vous aimer, et me menacer de grandes misères, si je ne le fais? est-ce une petite misère de ne pas vous aimer? Voudriez-vous ôter le second et lihuiliëme commandements, c'est-à-dire permettre les parjures et les faux témoignages, tous les hommes justes s'y opposeraient; on ne pourrait exercer la justice, les juges ne pourraient savoir la vérité pour donner le droit à qui il appartient. Voudriez-vous abolir les dimanches, les serviteurs et les servantes, les apprentis, les laboureurs, tous les gens de travail, qui sont ravis d'avoir ce pauvre jour de repos, crieraient contre vous comme contre un barbare et un impitoyable. Quand au quatrième commandement, tous les pères et toutes les mères de famille ontgrand intérêt à ce qu'il soit bien recommandé et soigneusement gardé. Si le cinquième était abrogé, s'il était permis à chacun de tuer, quel est l'homme qui ne serait toujours eu crainte et qui pourrait éire assuré d'un jour dévie? Si l'adulière n'était défendu, que deviendraient l'affection et la fidélité conjugales ? quel soin auraii-on d'élever des enfants, quand on ne saurait à qui ils seraient? quelles jalousies, quelles querelles, quels assassinats n'y aurait-il pas dans le monde! Si le septième et le dixième commandements ne défendaient le larcin, les paresseux consumeraient comme des guêpes le travail des autres, les laborieux perdraient l'affection de travailler, pour acquérir des biens qui pourraient être usurpés par dés fainéants et des voluptueux. Ou bien, si vous voulez que nous prenions la chose à un autre point de vue, supposons qu'il n'y ait en ce monde que deux vi<les, pas davantage mais villes peuplées de tous les hommes qui sont sur la terre, et que dans une, tous les habitant.';, tant grands que petits, gardent entièrement et très exactement lousies commandements de Dieu.et que dans l'autre. Dieu n'ait point fait de commandements, mais permette à tous de faire impunément tout ce que bon leur semble ; n'est-il pas vrai que la première ville serait un paradis terrestre, un jardin de délices, un lieu de paix et de tranquillité, une image de l'état d'innocence, un tableau du ciel et un avant-goût de la béa'ilude? il n'y aurait point d'envie, point de médisances, point de querelles, point d'inimitié, point d'injustice, point de crainte ni de défiance ; on ne craindrait point d'être trompé, ni trahi, ni volé ; une mère ne se défierait point de la venu de ses filles, ni un mari de la fidélité de sa femme, ni un mattre de la probité de ses serviteurs, ni un marchand de la bonne foi de son associé.

Il ne faudrait point de verroux aux portes, point de serrures aux coffres, point de garde aux vignes, point de sentinelle que sur les frontières Comme, au contraire, la seconde ville où personne ne serait obligé de garder les commandements de Dieu, serait

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