DIMANCHE. — LES «16MN[\NDBMENTS DE DIEU
une forét peuplée de voleurs qui s'entrepilleraient l'un l'anlre, une tanière de lion», qui s'entre-dévoreraient, une éiable de vils pourceaux qui $e vautreraient dans le bourbier d« toutes sortes de fanges (i).
N'avc^s-nous donc pas sujet de remercier Dieu de nous avoir donné des commandements si saints, si justes, si salu'aires et si aimables? Ne devons-nous pas nous soumettre avec beaucoup de respect aux ordres de sa souveraineté ? La manière dont en parle la sainte Ecriture doit nous le persuader ; elle dit que ce sont les parole» de Dieu. C'est pour nous une faveur et un honneur incomparable qu'il ait daigné nous parler, nous découvrir ses desaeins, nous faire savoir ses volontés. Il n'a pas fait de même à toute nation. Ces divins commandements sont appt-lés justifications, parce qu'ils nous jostiRent et nous rendent justes devant Dieu quand nous les gardon»; ils sont appelés Toies et sentiers, parce qu'il n'est point d'autre chemin pour arriver au ciel que l'observance de ces commandements ; ils bont appelés jugements, parce qu'ils nous feront ■otre procès et nous condamneront, si nous les transgressons ; ils sont appelés témoignagea, parce qu'ils nous témoignent et certifient ce que Dieu désire de nous.
II. Motifs qui doivent nous ij déterminer. !• La raison, y a-t-il rien de plus insupportable et de plus ingrat que de vivre contre la volonté de celui qui nous a donné la vie, de refuser d'obéir à celui qui ne commaade que pour avoir sujet de récompenser notre obéissance ? Quiil ma(jis superbum, quid magis ingraluni, quam advertus illius vicere voluntatem, à quo ipsum vivere acceperis, quam illius prœcepta