‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 215 sur 416 · DIMANCHE. — LES PECUES DR PENSÉE H'M · texte numérisé non relu

DIMANCHE. — LES PECUES DR PENSÉE H'M

ehSn Frères, crie le grand Apôtre saint Paul, preDex garde qoe voas ne soyez trompés par Satan ; car nous n'ii^norons pas ses pensées. »

Dieu se rabais^^e, St >" '•'' ■■•>*>^:.--'» aussi i sa mode, (i vo- '->:' '• '"■■ "-■>-• r--»vcius rendre d'abiri e lui. s'il pouvait; qu'

siinwn lie cirrijinpie .s innocentes 'saint A' -;

IV, p. 326) ei de les purier, lia iti premier pas, à la dernière tnfauiie.' N»o, vouâ n êtes pas encore capables d'une si grande action, il vous y faut mener pag à pa<t. (Vest ponrqaoi il se rabaisse, dit saint Chrysostome, il s'aco '

TODS de condescendance. Oh! ce ne sera, dii-il.

qa'one complaisance et on agrément innocent. Prt.... ^ , . ,.^„... . , . ,o

le laissex faire, il va mordre.

Qui ne sait que par là David devint adultère et homicide. Inspirant à Judas de livrer soa Hiltre : le crime est horrible, allons par degré, qa'il le vole d'abord, après qu'il le vende. PoossoDS de l'avarice au larcin, du larcin à la trahison, à la corde, aa désespsir. EveilloDs-nous et ne nous laissons pas séduire à Satan.

Conclusion. — Résistons à ses attaques, défions-nous de ses ruses et nous le vaincrons. La victoire est facile ; car s'il est fort comme un lion, rusé comme un serpent, ti est néanmoins retenu par la main de Dieu qui lui a mis un frein à la mâchoire, et qui ne Iftche la bride qu'autant qu'il lai platt. Il a un grand empire, mai!<cet emoire est un châtiment; il n'a sous ses ordres que les ma'heurcux qui n '. Il sent bien que nous lui sommes supérieurs par quelque

envie et a besoin d'employer la ruse à notre égard : Resistite < . . >. , ,... -

Craignons nos vices et nos passions qai noas trahissent et se mettent d'accord avec lui pour loi livrer notre àme.

184â. Deuxième Dimanelie de Carême. — N. B. A mesure qu'on approche du milieu du carême, il l'aut, au moins, par manière d'avis, presser de sortir du péché et de se préparer à la communion {)ascalc ; puis quand arrive la troisième et la quatrième semaine, de commencer aussitôt que possible sa confession. Combien il est important, dans les paroisses, où on le peut, de parlapcr les communions pascales en liiverses caléjiorios. Le dimanche de la Passion, on place lu communion i.'i}ni'ralo dos cillants ou du * ■ - ' "<; jeunes filles, au dimanche des Hameaux celle dos foiimios. au I, ou au jour de l'Aques celle des hommes. (Jueliinos inslm, lions .^- K, c,^;.. .:,,,. ,.,i !.. ..^iiiaine, disposent admirableinonl les àmcs iiitiiin. On trouvera dans les [dans de iiiis-

.^, .. V > .|. . irailer pendant le carême. Kp ^'^ '■'•■■n:inl

ainsi, on ne se trouve pas surcliari:o à la lin ; on a le temps, .1 iImi-

nal, de donner à chaque pôniiini Ir-; avis cl les instructions ne. Les

âmes on sont lonsolôos. fort: os.

Kuieti« A traiter : A - paroles de l'Kpitre : /fiec est

f)ei sanrtifirittin ri\<fni, on peut en ce jour exhorter à travailler it sans ret.iP'l o' ilmnor la scoondo partie du soruion sur ce sujet (n» 939).

A propos de l'épitre : Son enim vûcinu no? Ueus in immun'itdam.

Des pécliéa de pensée.

De corde exeunt eo^itilionef mnVf... f1(pr. vint qmv coirffjuinant humin^m. (Mat. XV, 10.) (D'apr.éclairés, pour croire i|

r««r,ri|, |f>» «pnlirri.-(,- . . ,„„ , ,^ ^, j,..,

l un ros.'an pen-

sant. .i.xi que l'uiuvcr^i cm.

d'eau le tuer. Mais quand 1

noble 'jui- . c .|iji le lu- •

lai, l'univers n'en sait

là qu'il faut nous rcle\ : . . ,

voilà le principe delà murale. ■ (I'am.al, l'gHièes.)

L'Eglise elle-ro^me nous apprend à n<>«^ ronfe*fer. d'avoir péché pnr p^nn^^*, ffir paroles el ; la toarce

nous affran L. ....... V.V, .,. ■,. .

fuoetles suites, et les remèdes à l'aide desquels u< I. Divsr$e$ toiles de péchés de pensées. Par p' seo-

838 l)OMINir.A.LES DU CAHEMK

lemenl les idées, les jugements de l'espril, mais les inclinalions coupables de lu volonté, la complaisance dans le mai, le désir du mal, la joie d'avoir fait le mal ; or nous pou*

Dire la foi, murmures contre la Providence, désespoir, blas-

pl. ... .^ naux de la religion.

2" Cimlre le proc/iuin; Soupçons et jugements injustes, mépris, haine, jalousie, désir de faire dii mal snx autres, souhaiter qu'il leur arrive du mal. se r**jouir Ju mai qu'ils font <iii iii leur arrivent, désirer de leur ravir !• . etc.

[i» I : Ambition, orgrueil, représentations m is l'esprit avec

compli-,...^ ... .- — inié, désirs déihonnéles. joie d'avoir f.... es fautes contre

la sa nte vertu. Ces pioches, quand ils sont volontaires, et quand la matière est grave sont mortels. Je dis quand ils sont volontaires, car il n'y a point de péché oii il n'y a point de volonté. Par conséquent, quels que soient les pensées et les sentiments qui travers' nt notre esprit «t notre cœur, si nous ne les remarquons pas, ou si nous ne nous y complaisons pas volontairement, il n'y a pas lieu de nous en inquiéter. Mais si, avec délibération on se complail dans le mal, il en résulte :

II. De funestes effets. Les mauvaises pensées. 1» Souillent l'âme qui est le temple de Dieu, et de saintes pensées en sont l'ornement, comme les flambeaux, les fleurs, sont la parure d'une église. Fode parietem de ces hommes qui extérieurement paraissent honnêtes, si vous y trouvez des pensées coupables, volontaires, ils sont semblables à des sépulTes blanchis qui au dedans sont pleins de pourriture. Le regard de l'homme ne peut découvrir ces horreurs; mais le regard des anges et celui de Dieu les voient à découvert; i^' elles engendrent tous les autres péchés. L'àme qui en est infectée est comme une source empoisonnée, comme la racine d'une plante v^néneu.^^e qui pousse toutes sortes de rejetons funestes. De corde exeunt. El cela ne peut tarder. Le feu qui est recouvert, finit par se faire jour ei à allumer des incendies; 'à° mais du moment où l'Âme est coupable, elle porte déjà en elle un cliàlimeni, avant même que sa faute éclate en dehors. Le remords, le trouble, la crainte s'éiablissent dans un cœur coupable.

11. Les remettes En retrancher les causes qui sont: \) la dissipation. L'âme dissipée esi comme une maison dont les portes et ie.<« fenêtres sont ouvertes, comme un jardin sans clôture, comme une place publique; 2) l'oisiveté, l'âme oisive est semblable au champ du paresseux ; .'^o le découragement; 4) les mauvaises compagnies et les mauvais livres.

"l" Les éloulVer promplement comme une étincelle qui tomberait sur de l'étoDpe, comme des vipères qui viennent de naître, comme des maladies qui deviendraient vite graves si on ne les traitait dès le principe.

3° Si elles revenaient quand nous les avons repoussées, les mépriser el continuer notre route, comme un voyageur qui, environné d'un tourbillon de poussière, feime les yeux et poursuit son voyage. Le démon peut nous offrir sa marchandise ; mais il ne peut nous la vendre malgré nous.

4" Par de saintes méditations et de bonnes lectures, remplir notre esprit de pensées salutaires qui en feront le temple saint de Dieu, oii le Saint-Esprit habitera

Des prétexter des pécheurs.

1843. Celui qui veut faire le mal cherche des raisons qui le justifieni, n'en pouvant trouver de bonnes, il en trouve facilement de mauvaises. Ces mauvaises raisons sont ce qu'on appelle des prétextes. Les prétextes sont des voiles qu'on jette sur le mal, des bandeaux qu'^on se met sur les yeux, afin de ne pas voir la laideur du péché. Ce sont encore des breuvages soporifiques destinés à endormir les remords de la conscience, mais non à la guérir. Les hommes peuvent s'illusionner par ces fausses raisons; mais Dieu ne les acceptera pas. Il faut donc en faire connaître les plus ordinaires et en montrer le vide.

l. On n'est pas obligé ù éviter tant de sortes de fautes. On voudrait nier la loi alin de pouvoir l'enfreindre à l'aise. Si un prévenu ignorant ou pervers niait la loi devant ses juges, son excuse serait-elle valable f Quelques-uns osent pfutêlre nier les châtiments de Dieu. A qui les comparer sinon à un volenr qui nierait qu'il y eût des prisons?— Dieu ne m'a pas fait pour me damner, di^enl-iLs. — C'est très vrai ; mais pas pour l'offenser non plus; et le croire capable délaisser impunis ceux qui l'ofl'ensent. c'est nier sa justice et le mettre au-dessous du père de famille, ou du prince le plus vulgaire. — J'ai péché et il ne m'est rien arrivé. — Attendez un peu. Altissimus est patiens redditor. Il vous voit venir et personne ne lui échappe. — Il y en a bien d'autres qui n'observent pas les lois de Dieu et qui sont bien tranquilles. — Il est vrai que la voie de la perdition est large et que beaucoup la suivent ; c'est une raison de plus de l'éviter ; car on sait où elle mène. Quand on est surpris par un incendie, est-ce une grande consolation d'être brûlé en compagnie, qu'en sera-t-il donc de subir les feux de l'enfer ? — Dieu ne damne pas ceux qui vivent honnêtement. — Non, pourvu qu'on entende bien l'honnêteté qui consiste à rendre tout ce qu'on doit à Dieu d'abord, puis au prochain et à soi-même. — On exagère la malice du péché. — La malice du péché est en proportion de la grandeur de Dieu ; peut-on exagérer une grandeur infinie, on ne peut môme la comprendre. El qui donc exagère ? L'Eirlise, la colonne de la vérité, Jésus-Christ, la lumière du monde. Dieu lui*méme qui nous revoie dans l'Ecriture la malice du péché? —

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