‹ Le Prêtre dans le ministère de la prédicationChapitre 223 sur 416 · LA PASSION · texte numérisé non relu

LA PASSION

une folie, et moi je vais vous faire voir que c'est dans ce mystère que Dieu

a fait »^c1ator plus hautement sa sagesse.

1. «lost -laasie mystère de la croix «ine J.-C. a fait paraître toute la puis' sunre liim Dieu ; car J.-fi.est mort, et il est mort en Dieu. 1) Un homme qui mouil après avoir prédit lui-uième clairement et expressément toutes les cil 'sa mort. 2) L'n homme qui meurt en faisant actuolleuient

ih ir montrer qu'il n'y a rien que de surhumain et de divin

<la ! . M ; 3) l;'n homme qui par l'infamie de sa mort parvient à la plus

Il 1 '.et qui expirant sur la croix, triomphe par sa croix même de

I iini M iiM .lu monde ; n'est-ce pas un homme <pii meurt en Dieu, ou si vous voulez en Homme-Dieu? Or, c'est ainsi que J.-(;. est mort.

1) Jésus-Christ est mort après avoir prédit toutes les circonstances de sa niort. A l'entendre parler de sa l'assion longtemps avant sa Passion, on dirait (ju'il en parle comme d'un événement déjà arrivé, tant il est exact à en marquer jusques aux moindres particularités. 11 y avait déjà des siècles entiers que les l'rophèles avaient prédit cette mort et toutes ses circonstances ; cependant la preuve était encore bien plus sensible et plus convaincante dans la prédiction immédiate qu'en faisait Jésus-Christ lui-même. Aussi tout ce qu il avait marqué des livres de Moïse et des Prophètes, comme se rnpiinrtant à lui, s'exécuta-t-il bientôt après, et à la lettre, dans la sangl rophe de sa passion et desamort.

arist est mort en faisant des miracles. Il fait trembler la terre, U ouvio les sépulcres, il ressuscite les morts, il déchire le voile du temple, il obscurcit le soleil ; preuve de la vérité de ses miracles. Il n'y eut qu'un seul miracle que Jésus-Christ ne voulut pas faire dans sa passion ; c'était de se sauver lui-même. Mais pouripioi ne le fit-il pas? parce que ce seul miracle eût détruit tous les autres, et arrêté le grand ouvrage qu'il avait entrepris.

II a accepté librement et volontiers la mort, car en vertu de son sacerdoce, étant par excellence le souverain Pontife de la loi nouvelle, il n'y avait que lui qui piil et qui dût offrir à Dieu le sacrifice de la Hédemption du monde, et immoler la victime qui y était destinée. Ce fut donc lui-même qui se sacrifia, et c'est en ce sens <pfil disait : Semo tollit anima/n meam a me, sed etfo jtrono eam à ineipso.

Je «lis plus, el Jésus-(>hrist dans la conjoncture où je le considère, pouvant, comme il est indubitable, se sauver lui-même, et ne le Y<^>'l<int pas. n'a-t-il pas fait quelque clinse de plus grand et plus au-dessus de l'homme «pic s'il ("oui ti .iT.'i Vdulu ? Enfin cette douceur envers ses ennemis, celte charité h' lix et cette tranquillité (|u'il fil paraître dans sa passion.

ti. - de patience, dans un homme d"ailleui*s d'une conduite irré-

pri'cliable el pleine de sagesse, n'étaient-ils pas [dus miraculeux rpie s'il eut pensé A se lirer des mains de ses bourreaux, el qu'il se fiil détaché de la croix?

il est vrai qtip ce Dteti mourant a eu ses langueurs et ses faiblesses, mais S'- il autant de miracles : s'il sue dans le

i;i les moments après sa mort on lui

!'• '. il cil suri ilu h.iiii^ cL de 1 eau.

iirist. par l'infamie de sa mort, est parvenu A la plus haute gloire, cl. expirant sur la croix, il a triomphé par sa croix même de linfi-

(1) Nous retranchons ici on(> des subdivisions du P. Boordaloue. comine n'étant pas exa''t*» Te r^'èbr*» pr^diraiçor a prv'tenda qo'il a fallu que N -S. fit un mira»*!*» pour m i s de N.-S. ■' 'le

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